Génération Ecologie

48, rue Paul Balbastre
34070 Montpellier
Email : contact@generationecologie.fr
Site : http://generation-ecologie.org/

Fondé en 1990 par Brice Lalonde sous l’impulsion de François Mitterrand, Générations Ecologie (GE) a rapidement connu scissions et défections. Il a ainsi périclité sans jamais se relever. Aujourd’hui, selon Le Monde, GE aurait 2000 adhérents, un chiffre peu crédible en considérant les 2840 euros de cotisations encaissés par le parti en 2016.
GE doit sa survie principalement à l’accord de partenariat qu’elle a signé avec le Parti radical de gauche (PRG) en 2011.  GE et le PRG souhaiteraient désormais engager  un «processus d’une recomposition politique du centre gauche et des écologistes» avec les Radicaux Valoisiens et l’Union Démocrate et Ecologique.
GE compte surtout relancer une dynamique avec l’arrivée à sa tête le 10 septembre 2018 de l’ancienne ministre de l’Environnement Delphine Batho, transfuge du Parti socialiste. Cette dernière déclare : «Mon objectif est de faire de Génération écologie le parti d’une révolution non violente, celui de l’écologie intégrale. Je veux que l’écologie ne soit plus considérée comme une force d’appoint ou marginale, mais centrale et hégémonique.» Pour elle, «le vrai clivage est entre les Terriens, c’est à dire ceux qui sont lucides sur cette situation et qui veulent y apporter une solution et ceux qui sont dans le camp des “écocideurs”, qui font preuve ou d’aveuglement ou, c’est plus grave, de cynisme».
Selon la motion d’orientation adoptée en septembre 2018, GE défend l’écologie intégrale, c’est-à-dire qu’ils entendent «aborder TOUS les défis économiques, sociaux, numériques, sanitaires, culturels, éducatifs, démocratiques et géopolitiques de notre époque sous l’angle de l’écologie». Selon cette motion, «La lutte contre la malbouffe et les perturbateurs endocriniens, pour la sauvegarde de la biodiversité, pour la qualité de l’eau et un habitat décent, pour la sobriété énergétique, les énergies renouvelables ou encore contre la pollution de l’air – troisième cause de mortalité en France ! – sont au centre de notre projet politique.» Militant pour les économies d’énergie, la sortie des énergies fossiles, un nouvel aménagement du territoire, une transformation profonde du modèle agricole et productif, GE considère que «cette révolution passe par une décentralisation accrue, de nouveaux modes de distribution et d’échanges, et s’appuie sur le savoir-faire des PME et des TPE, principales créatrices d’emplois», et cela avec «des modes de production circulaires». Enfin, GE entend mener un «combat sans merci contre les lobbies et la technocratie qui organisent dans les coulisses l’impuissance publique», précisant : «Nous voulons la fin des domaines réservés de la décision, cette conception qui a permis la construction du nucléaire sans jamais imaginer comment en sortir, d’une agriculture biberonnée aux poisons chimiques, d’une pollution à grande échelle qui fait régresser la santé publique.»

Association de la loi 1901, déclarée à la préfecture de Paris en 1990.

Equipe

  • Delphine Batho : présidente
  • Yves Pietrasanta : président d’honneur
  • France Gamerre : présidente d’honneur, relations extérieures
  • Lucile Schmid : vice-présidente, en charge de «la Canopée»
  • Quentin Guillemain : porte-parole
  • Loubna Meliane : porte-parole
  • Elhadi Azzi : co-secrétaire général
  • Estelle Narbonne : co-secrétaire générale
  • Eddie Aït : animation décentralisée des groupes locaux
  • Myriam Petit : santé environnementale
  • Jacques Bucki : action territoriale énergie, numérique et smart-city
  • Henri Malosse : écologie, Europe et géopolitique
  • Marie-Christine Anglade Brouard : biodiversité
  • Michel Villeneuve : veille scientifique
  • Vincent Defaud : écologie de la mer et Outre-Mer
  • Christian Monferrini : entreprises pour l’écologie, économie circulaire
  • Carine Pelegrin : éducation et formation
  • Eric Poujade : travail, inégalités et enjeux sociaux de la transformation écologique
  • Amapola Ventron : échanges méditerranéens, trésorière adjointe
  • Eric Grasset : résilience et adaptation de la Nation et des territoires au changement climatique
  • Marcelle Termolle : plume et publication
  • Angelo Giordano : conseiller politique et élections
  • Jean-Marc Signes : campagne d’adhésion
  • Ingrid Renaudin : trésorière

Génération Ecologie a été fondé en 1990 par Brice Lalonde, Jean-Louis Borloo, Yves Pietrasanta,  Corinne Lepage et Noël Mamère, avec l’impulsion de François Mitterrand et du Parti socialiste afin de concurrencer Les Verts et de préempter l’espace de l’écologie politique au seul profit du PS. En 1993, GE et Les Verts présentent des candidats communs dans le cadre de «l’Entente des Ecologistes». En 1994, GE connait le départ de nombreux responsables et se rapproche de la droite. En 1995, GE appelle à voter pour Jacques Chirac à l’élection présidentielle et entame des accords avec Démocratie Libérale afin de regrouper les écologistes «non Verts». Après l’échec des législatives de 2002, Brice Lalonde démissionne et est remplacé par France Gamerre. GE tente diverses alliances avec d’autres groupuscules écologistes comme le Mouvement écologiste indépendant, la France en Action ou Le Trèfle. En 2011, Yves Pietrasanta devient président du parti et conclut avec le Parti radical de gauche la création d’un «Pôle radical et écologiste».

En 2005, France Gamerre annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2007, mais elle ne parviendra pas à réunir les 500 parrainages nécessaires.

Aux législatives de 2007, Génération Ecologie a récolté 1,06 % des voix.

En 2017, GE a présenté des candidats en commun avec le PRG dans plus de 50 circonscriptions.

GE compterait en 2017 une trentaine d’élus en France.

Ces dernières années, plus de la moitié des faibles revenus de GE provient du Parti radical de gauche (PRG), suite à un accord lors de la campagne aux élections législatives de 2012. Il s’agit de subventions correspondant à une quote-part de reversement de la dotation publique du PRG.

AnnéeProduitsChargesRésultat
201621.440 €28.482 €-7042 €
201521.200 €30.199 €-8999 €
201425.351 €22.117 €3234 €
20139116 €10.316 €-1200 €
201213.858 €7848 €6010 €
201116.686 €25.564 €8878 €
201014.178 €13.058 €1120 €
200924.445 €9680 €14.765 €
200811.475 €12.342 €-867 €
2007109.378 €240.752 €-131.374 €
2006105.955 €76.403 €29.552 €

Sources de financement

2016
contributions reçues d’autres formations politiques13.163 €
dons de personnes physiques4237 €
cotisations des adhérents 2840 €
autres1200 €
2015
contributions reçues d’autres formations politiques13.181 €
dons de personnes physiques5690 €
cotisations des adhérents 2285 €
autres44 €
2014
contributions reçues d’autres formations politiques14.568 €
cotisations des adhérents 4755 €
dons de personnes physiques4240 €
autres1716 €
2013
contributions reçues d’autres formations politiques4568 €
cotisations des adhérents 3270 €
autres1278 €

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