CAP 21/Le Rassemblement Citoyen

81, rue de Monceau
75008 Paris
Email : cap21infos@gmail.com

logo-cap21lrcN’ayant plus de site Internet actif et avec un budget d’environ 15.000 euros depuis 2015, CAP21/LRC — le parti de Corinne Lepage — existe principalement par ses négociations avec d’autres partis, comme EELV, pour grappiller quelques places au moment des échéances électorales. Ainsi, en vue des municipales de 2020, CAP21/LRC a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres partis (Alliance écologiste indépendante, Génération Ecologie et le Mouvement écologiste indépendant). L’apathie de CAP/21 s’explique aussi par le fait que Corinne Lepage a déclaré début 2018 qu’elle ne fait «pratiquement plus de politique aujourd’hui».
Pourtant, la fusion en 2014 de CAP 21, le parti de Corinne Lepage, avec Le Rassemblement Citoyen, également fondé par l’ancienne ministre, avait l’ambition de créer un pôle écologiste au centre de l’échiquier politique. Cette «coopérative politique», centrée autour de la personnalité de Corinne Lepage (d’ailleurs, le siège du mouvement se trouve au Cabinet d’avocats Huglo-Lepage), s’était inspirée du succès de Daniel Cohn-Bendit avec Europe Ecologie en 2009. Toutefois, même si Corinne Lepage en avait «rêvé», Daniel Cohn-Bendit a refusé de participer à cette entreprise. Aux élections européennes de 2014, les listes du Rassemblement Citoyen n’ont pas dépassé 1%, excepté celle de Corinne Lepage qui est arrivée péniblement à 2,28% des voix.
Au départ, d’autres groupuscules politiques (Parti du vote blanc, Humanisme-Ecologie-République, Les Centristes Humanistes, Europe Populaire, etc.) s’étaient ralliés à ce mouvement et quelques rares figures connues de la société civile l’avaient rejoint, comme Victor Ferreira, fondateur de Max Havelaar France, ou la vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, Marie-Odile Bertella-Geffroy, connue pour avoir mis en examen Martine Aubry dans le dossier de l’amiante. En 2016, sans doute pour préparer les ambitions de Corinne Lepage, CAP21/LRC s’était associé avec d’autres structures (Génération Citoyens, Bleu Blanc Zèbre, La Transition, etc.) pour lancer la Primaire des Français, qui avait pour but de désigner un candidat issu de la société civile à l’élection présidentielle de 2017. Les modalités exactes du scrutin devaient être détaillées après avoir réuni 500.000 signatures de soutien. L’objectif a été ensuite nettement revu à la baisse, à 75.000 signatures, mais n’as pas été atteint.
Concernant le programme du parti, quatre axes sont particulièrement mis en avant : la transition économique avec «la 3e révolution industrielle» (nouveau modèle énergétique et internet, économie circulaire et circuits courts, agroécologie, etc.) pour «sortir de la société du pétrole et du nucléaire» ; la transition sociétale «avec la sécurité humaine comme objectif pour gérer les risques dans la société complexe et incertaine qui est la nôtre» ; la transition politique (laïcité, l’égalité et la lutte contre toutes les discriminations, l’éthique du pacte républicain, lutte contre la corruption, les trafics d’influence, les conflits d’intérêt, etc.) ; la transition dans le modèle de construction de l’Europe, contre «l’Europe des lobbys».

Association de la loi 1901, déclarée à la préfecture de police de Paris le 8 mars 2013. En mars 2015, elle adopte le nom «CAP21/Le Rassemblement Citoyen».

En l’absence de site Internet, il n’existe pas de liste à jour des responsables de CAP21/LRC.

Bureau national

  • Corinne Lepage : présidente
  • François Damerval : président exécutif
  • Bouchera Azzouz : vice-présidente
  • Chantal Cutajar : vice-présidente
  • Stéphane Gemmani : secrétaire général
  • Beatrice Hovnanian : secrétaire général adjointe
  • Franck Poirier : secrétaire général adjoint
  • Philippe Segers : secrétaire général adjoint
  • Victor Ferreira : membre
  • Charles Girardin : membre
  • Richard Hasselmann : membre
  • Patricia Pompilius : membre
  • Jean-Luc Rotureau : membre

Le 1er mai 2010, une réunion est organisée à l’initiative de Corinne Lepage sur le thème «Un nouvel espace politique démocrate, écologiste et humaniste», afin de poser les bases d’une refondation de CAP 21. A cette occasion, Corinne Lepage explique : «Quand on s’est lancés dans cette aventure de refondation, on avait deux solutions : une solution qui consiste à dire “On rase tout et on fait autre chose et les différents mouvements CAP 21 et autres viendront s’agréger dans cette autre chose”. Et puis ça nous paru difficile, d’abord parce recréer de zéro n’est jamais simple, et deuxièmement parce qu’il y a des questions liées au fonctionnement des partis politiques en France (association de financement). Donc on s’est dit “On va essayer de faire la même chose en ne repartant pas de zéro, de refonder complètement le mouvement quitte à changer de nom”.»
La création du Rassemblement Citoyen est décidée lors d’une réunion le 17 février 2013 rassemblant Corinne Lepage, Stéphane Gemmani, Stéphane Guyot, Jean Rapenne, Nicolas Berthe, Dominique Lemoine, Christian Romain et Grégoire Jauneault. Le congrès fondateur réunit environ 200 personnes le 24 mars 2013 et la convention nationale s’est tenue le 29 juin 2013. Le 27 juin 2015, CAP21 Le Rassemblement Citoyen a tenu sa première convention nationale.

CAP21/Le Rassemblement Citoyen a présenté une poignée de candidats sur quelques listes aux municipales de 2014, Corinne Lepage admettant  que leur «concept de coopérative est plus opérationnel pour des petites villes». Le parti revendique un député, Jacques Krabal, 30 maires (dont 2 de villes de 14.000 habitants) et près de 150 élus locaux.
Aux élections européennes de 2014, Corinne Lepage avait annoncé la présence de huit listes du Rassemblement Citoyen sous l’étiquette «Europe Citoyenne». Cependant, la liste Ouest menée par Dorothée Benoit-Browaeys, fondatrice de l’association VivAgora, et la liste Sud-Est menée par Véronique Debue n’ont finalement pas abouti. A part Corinne Lepage qui obtient 2,28% des voix, les autres listes «Europe Citoyenne» obtiennent des scores inférieurs à 1%.
Aux élections régionales de 2015, CAP21/LRC a eu des candidats sur les listes PS d’Auvergne-Rhône-Alpes, de Bourgogne-Franche-Comté, de Centre-Val de Loire, de Pays de la Loire et de Normandie, sur la liste EELV d’Ile-de-France, sur la liste Union des démocrates et des écologistes de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Le parti revendique 7 conseillers régionaux CAP21/LRC.
Pour les municipales de 2020, CAP21/LRC a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres partis (Alliance écologiste indépendante, Génération Ecologie et le Mouvement écologiste indépendant).

En 2015, CAP21/LRC a précisé : «L’année 2014 a été marquée par un regain d’activité liée aux campagnes des municipales et des européennes. Les municipales ont été une opération neutre pour l’association de financement. Par contre, les européennes ont eu pour conséquence un accroissement important de la dette due à la couverture par l’association de financement du R39 de la campagne des européennes. La dette auprès de l’imprimeur s’établit à 251.173 euros au 31 décembre 2014 (hors intérêts de 6278 euros). Cette dette est échelonnée sur 3 ans pour un montant annuel de 83.724 euros.
Le parti est autosuffisant entre les adhésions et les dons pour assurer son fonctionnement. La dette va être supportée par de nouvelles entrées, avec l’arrivée des financements publics du pilier 2 par l’adhésion d’un député au mouvement. Par ailleurs, les négociations pour les régionales qui auront lieu en décembre prochain laissent présager l’arrivée d’un nombre de conseillers régionaux et le reversement d’une part de leur indemnité de mandat (9% pour chacun).»
En 2016, le parti précise : «La dette auprès de l’imprimeur s’établit à (…) 226.173 euros au 31 décembre 2016. Cette dette […] était échelonnée […] pour un montant annuel de 83.724 euros (protocole du 10 décembre 2014). Le 15 décembre 2015, un avenant à la convention du 10 décembre 2014 a redéfini l’échéancier, avec un apurement d’une première partie de la dette, au cours de l’année 2017 et le solde de ladite dette, avant 2020.» La Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) ajoute pour sa part : «Le parti a indiqué être à la recherche d’un accord financier avec la formation politique “La république en marche” pour le règlement de cette dette.» Depuis lors, CAP21/LRC a cependant précisé à la CNCCFP : «L’apurement prévu en 2017 n’a cependant pu être mis en œuvre et la formation politique est en attente d’un potentiel financement public à verser en 2018 par rapport aux résultats électoraux de l’année 2017.»

AnnéeProduitsChargesRésultat
201811.688 €20.264 €-8576 €
20177618 €13.830 €-6212 €
201629.095 €18.599 €10.496 €
201544.198 €16.847 €27.351 €
2014110.235 €381.070 €-270.835 €
201311.282 €10.583 €699 €

Sources de financement

2018
cotisation des adhérents11.688 €
2017
dons des personnes physiques7618 €
2016
cotisations des adhérents29.095 €
2015
cotisations des adhérents43.951
autres247 €
2014
dons de personnes physiques88.864 €
contributions des élus9600 €
cotisations des adhérents6004 €
produits de manifestations et colloques5336 €
autres431 €
2013
dons de personnes physiques7000 €
produits de manifestations et colloques2196 €
cotisations des adhérents1265 €
autres821 €

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