Green Cross France et Territoires

33 rue Chaptal
92300 Levallois-Perret
Tél. : 01 84 16 07 89
E-mail : contact@gcft.fr
Site : http://gcft.fr

logo-green-crossPrésidée par Jean-Michel Cousteau, le fils du célèbre commandant Cousteau, Green Cross France et Territoires (GCFT) est la branche française de Green Cross International (GCI), basée à Genève et fondée par l’ancien dirigeant de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev.
Avec une approche institutionnelle, GCFT mène des campagnes de lobbying principalement sur les thématiques de l’eau, des océans, de l’économie circulaire et de l’énergie. Ainsi, son directeur explique : «La position de Green Cross, par la voix de son président, est que le nucléaire n’a pas d’avenir, que la création de nouvelles installations ne devrait, en conséquence, même pas se poser. Il en est ainsi pour l’EPR.» GCFT est également opposée à l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, jugés «inutiles d’un point de vue énergétique et néfastes pour l’environnement». Toutefois, GCFT collabore régulièrement avec des entreprises. Ainsi, en 2017, elle a comme mécène et partenaire GRTgaz, leader européen du transport du gaz, tout en faisant du lobbying en faveur du gaz, «un accélérateur de la transition énergétique».  L’association est aussi impliquée sur la thématique de l’économie circulaire, car «c’est une réponse à la crise qui montre qu’on innove, on crée de l’emploi en préservant les ressources naturelles et en rendant un meilleur service aux gens». Sans base militante, les revendications de GCFT sont souvent portées par ses responsables lors de colloques, forums ou conférences, comme par exemple celles sur le climat organisées par l’ONU.
Une première structure baptisée «Green Cross France» a mis fin à ses activités en 2008 suite à la démission de son président Yves Paccalet. Ce dernier avait justifié sa décision par le fait que le président de GCI d’alors – le sulfureux milliardaire polonais Jan Kulczyk – avait «trop d’intérêts financiers directs dans des secteurs industriels pollueurs (pétrole, automobile, etc.) pour diriger GCI».
Début 2017, une grave crise a secoué GCI. En février 2017, Martin Bäumle, fondateur du parti écologiste suisse Vert’libéraux et président de Green Cross Suisse, estime que «l’organisation internationale est insolvable» au vu des comptes 2016, avec un découvert de 1,5 million d’euros. Ces difficultés financières seraient dues à des problèmes de trésorerie causés par le non-paiement de leur cotisation par certaines sections nationales, notamment suisse. Mikhaïl Gorbatchev a démissionné, accusant la section suisse d’avoir «saboté» l’organisation environnementale internationale. L’ancien leader soviétique accuse aussi la section suisse d’être devenue une «machine à générer de l’argent, qui a capitalisé sur le travail de tout le réseau de la Croix-Verte et utilisé ses ressources pour des activités promotionnelles et non pas des projets et pour manipuler les autres sections nationales». Jean-Michel Cousteau a également démissionné du conseil d’administration de GCI. Martin Bäumle est désormais président de GCI.

Dans un premier temps, Green Cross International Lyon a été créée en décembre 2000 comme association de la loi 1901. En février 2006, elle transforme son nom en Green Cross France. Après la démission en juillet 2008 d’Yves Paccalet, le président de Green Cross France, une nouvelle association loi 1901 est créée en septembre 2011, sous le nom de Green Cross France et Territoires.

Conseil d’administration

  • Jean-Michel Cousteau : président
  • Jacques Degroote : trésorier
  • Jessica Bezolles
  • Patrice-Albert Comte
  • Emmanuel Dupuy
  • Philippe Rigout
  • Faiçal Slim
  • Eric Villalonga

L’équipe

  • Nicolas Imbert : directeur exécutif
  • Marie-Pascale Rogier : chargée des relations avec les adhérents et suivi des partenariats
  • Henri Robert : conseiller stratégique

Comité d’orientation

  • Sonia Bahri
  • Anne Beaufumé
  • Jérôme Beilin
  • Jean-Marie Collin
  • Nelly-Françoise Comte
  • Emilie Gaillard
  • Géraud Guibert
  • Michel Hignette
  • Jean-Yves Léber
  • Geneviève Maillet
  • Dominique Martin Ferrari
  • Paul Quilès
  • Dider Raciné
  • Henri Robert
  • Michèle Sabban
  • Houria Tazi Sadeq
  • Anne-Catherine Trepagne

Green Cross International (GCI), basée à Genève, a été fondée par l’ancien dirigeant de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev en 1993. Aujourd’hui, GCI est présente dans plus de 30 pays, et a pu aussi se développer grâce des membres honoraires célèbres comme Robert Redford, Ted Turner (fondateur de CNN), l’ancien secrétaire des Nations unies Javier Pérez de Cuéllar ou encore le prix Nobel de la Paix Wangari Maathai. La branche française de GCI est fondée fin 2000, mais elle connaît une crise lorsque son président Yves Paccalet démissionne en 2008. Il faut attendre septembre 2011 pour que GCI crée une nouvelle branche française sous le nom de «Green Cross France et Territoires».

Début 2012, GCFT revendique le «recrutement» d’une centaine de membres et de plus de 30 volontaires. En mars 2012, elle se fixe 5 axes prioritaires d’action : les enjeux liés à l’eau ; la prévention des crises environnementales et humanitaire ; la transition vers des modèles de développement plus pérennes et sereins ; la solidarité internationale ; l’éducation. GCFT est impliquée dans le projet «Smart Water For Green Schools», «un projet d’accès à l’eau et à l’assainissement, qui permet aussi la scolarisation des enfants sur le temps dégagé par la corvée d’eau». 22 villages ont mis en place ce dispositif au Ghana et GCFT veut développer de nouveaux projets dans le bassin de la Volta, et lancer des projets pilotes en Bolivie, au Sri Lanka et en Chine. GCFT a aussi lancé un projet en collaboration avec des étudiants de l’Ecole Centrale de Paris, qui vise à qualifier et quantifier l’ensemble des risques, environnementaux, économiques et sociaux, de l’exploration et l’exploitation des gaz de schistes. En avril 2012, GCFT lance un appel (avec Ecologie sans frontière, les Ateliers de la Terre et la Fondation Danielle Mitterrand) afin de repositionner l’eau au cœur de Rio+20. En mars 2012, elle a participé au Forum Mondial de l’Eau à Marseille. En mai 2012, elle a participé au Forum International Green Business, à l’invitation de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale) et du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement) à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. En juin 2012, GCFT crée avec d’autres partenaires «L’Alliance pour les Mers et les Océans» à l’occasion de Rio+20. Le 2 juillet 2012, GCFT a rejoint le Rassemblement pour la planète afin de pouvoir être présente lors de la Conférence Environnementale organisée par le gouvernement en septembre 2012. Le 11 juillet 2012, GCFT publie un rapport sur le coût et les prix de l’électricité dans lequel elle préconise «la mise à l’arrêt progressive du parc électronucléaire français, en faisant en sorte qu’aucune centrale nucléaire ne dépasse 35 ans d’exploitation». GCFT finalise un «livret vert» sur un état des lieux des pollutions des zones littorales, grands fleuves, et lacs en France et en Europe. En juillet 2013, GCFT publie un rapport intitulé Enjeux sanitaires, environnementaux et économiques liés à l’exploitation des gaz de schiste. GCFT anime deux groupes de travail complémentaires : un sur l’économie circulaire et énergie, un autre sur l’économie circulaire littorale. En avril 2014, GCFT publie un livret intitulé Eau: des clés pour agir. Il sera republié à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2015. En juin 2015, GCFT participe au groupe qui rédige la Déclaration universelle des droits de l’humanité, sous la direction de Corinne Lepage. Ce texte est remis au président François Hollande en septembre 2015. En 2015, GCFT met en place une nouveau site intitulé «Des clés pour agir», sur lequel l’association présente ses publications. Depuis, 2015, GCFT a mis en place un think-and-do tank «Alimentation», qui réunit «dans une logique de co-construction les professionnels de la filière, ainsi que différents organismes et relais territoriaux impliqués». En février 2017, ce think-tank a notamment organisé son colloque annuel «Coup de projecteur sur les filières qui marchent». C’est aussi dans cette logique que GCFT a été partie prenante à la concertation menée par Interbev sur la performance environnementale de l’élevage allaitant. En avril 2016, l’association sort son ouvrage Economie circulaire – Des clés pour agir. En juin 2016, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Océan, GCFT annonce la prochaine sortie de son ouvrage Océan – Des clés pour agir. En novembre 2016, GCFT  organise avec la «coalition climat : objectif Océan» une conférence dans le cadre de la COP22, au Maroc, sur le thème «2017 : sortons les plastiques de l’océan». En mars 2017, GCFT organise un colloque sur le thème «Défense, Dissuasion et Climat : Quelles évolutions dans un monde qui change ?» En avril 2017, l’association co-organise avec l’ESA un colloque sur le thème «2017 : stoppons le plastique dans l’océan». En août 2017, l’association publie une note intitulée Le gaz, un accélérateur de la transition énergétique. En novembre 2017, GCFT avec Métro Cash & Carry organisent un colloque sur le thème «Mon restaurant passe au durable». En décembre 2017, GCFT participe au World Efficiency Solutions à Paris, organisé cette année dans le cadre du «One Planet Summit».

GCFT est totalement opaque concernant ses finances, puisqu’il n’y a ni rapport financier ni bilan sur son site. Dans le registre des Représentants d’intérêts à l’Assemblée nationale, GCFT déclare en 2016 avoir eu un budget global de 163.973 euros (dont 135.000 euros de dons et 15.000 euros de cotisations), sans préciser l’année de l’exercice. Dans ce même registre, GCFT affirme avoir 221 adhérents «personnes physiques» et 20 adhérents «personnes morales» (Association Bilan Carbone, Association Orée, Banque Populaire de l’Ouest, CIWF, Climates, Eiffage, Féminin Bio, Fleury Michon, Fondation Nature et Découvertes, Iguana Yatchs, Institut Inspire, La Française Group, Office du tourisme du Pays de Saint-Brieuc, Pratibuches, Resolute Marine Energy, Rochexpo association, Sollis, Sopra Group, WE Demain, Wimi).
En 2016, GFCT  a reçu 8000 euros de la réserve parlementaire du député socialiste Arnaud Leroy. L’association a reçu 40.000 euros du ministère de l’Ecologie en 2012. Parmi ses «partenaires et mécènes», GFCT mentionne Corénove, Nexity, Groupe Circular Forever, l’Agence spatiale européenne, Metro Cash & Carry France, GRTgaz, Groupe Clarins,  Groupe Bonduelle, l’Ademe, Sopra Steria, Fleury Michon, Groupe La Française (groupe de gestion d’actifs dépendant du Crédit Mutuel), Intermarché, la Fondation Léa Nature, etc.

 

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