Réseau Action Climat

Mundo M – 47 avenue Pasteur
93100 Montreuil
Tél. : 01 48 58 83 92
Email : infos@rac-f.org
Site : http://www.rac-f.org

Profil

Le Réseau Action Climat-France (RAC-F) est une des principales structures de lobbying sur le thème de l’effet de serre et du changement climatique. Il a milité en 2020 pour que l’Europe fixe son objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre à -55% pour 2030. Il est le représentant français du réseau mondial d’ONG concernées par les changements climatiques, le Climate Action Network (CAN), qui revendique plus de 1500 ONG membres dans 130 pays. Le RAC-F fédère 27 associations nationales (dont Greenpeace, le WWF, Les Amis de la Terre, Agir pour l’environnement, LPO, Réseau Sortir du nucléaire, Zero Waste France, France Nature Environnement, Fondation pour la nature et l’homme, WECF France…), 10 associations locales et 38 adhérents individuels.
L’objectif de RAC-F est notamment de «porter d’une seule voix auprès des décideurs des solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les principaux secteurs responsables : transport, agriculture et alimentation, logement, industrie lourde, production et consommation d’énergie, etc.» Il effectue donc principalement un travail de communication auprès du grand public, y compris dans les écoles, par le biais d’interventions médiatiques, de débats ou de documents de campagnes. Le RAC-F a pour mission de «dénoncer les lobbies ou les Etats qui ralentissent ou affaiblissent l’action internationale» et son président estime que «la surconsommation de masse et nos modes de vie deviennent des questions environnementales prioritaires». En amont des négociations internationales sur le climat, le RAC-F fait un lobbying important auprès des décideurs français et des cabinets ministériels. Toutefois, le président du RAC-F estime que «le rapport des forces nous est pour l’instant défavorable», ajoutant que «le RAC et les autres ONG ont leur part de responsabilité dans cette situation. Notre message reste souvent perçu comme anxiogène (…).» Il préconise de «communiquer bien davantage sur les solutions que nous proposons en matière de consommation et de production d’énergie et, plus encore, sur les opportunités qu’elles représentent pour l’emploi non délocalisable, le pouvoir d’achat, la réduction de la précarité énergétique, la santé, etc.».
Le RAC-F dénonce ce qu’il appelle de «fausses solutions», comme le nucléaire car il «comporte trop de risques pour être un vrai progrès pour le climat», ou encore les agrocarburants et le label bas-carbone qualifiés de «greenwashing». Le RAC-F demande que la France supprime «les nombreuses subventions nocives pour l’environnement, qui vont à l’encontre du principe pollueur-payeur», notamment les avantages fiscaux pour l’aviation, les transporteurs routiers, les agrocarburants, le fioul utilisé comme carburant, les engrais, etc.
De même, sur les questions agricoles, RAC-F propose de «réduire la consommation de viande, de lait et de produits laitiers car leurs productions sont de grosses émettrices de GES», de manger bio et de «développer une véritable agriculture durable et paysanne». De manière plus générale, RAC-F dénonce les risques liés à l’adoption d’accords commerciaux, comme le TAFTA ou le CETA, «qui menacent les acquis de l’accord de Paris».
Outre ses activités en France, RAC-F coordonne le Réseau Climat & Développement, comprenant plus de 80 ONG francophones, qui vise entre autres à «renforcer l’influence de la société civile et des délégués africains francophones dans les négociations internationales sur le climat»

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1996. Le RAC-F est agréé au niveau national comme association de protection de l’environnement, association d’intérêt général et association nationale de jeunesse et d’éducation populaire. Il est reconnu par la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques.

Dirigeants

Bureau exécutif

  • Philippe Quirion : président
  • Edouard Toulouse : trésorier
  • Antoine Bonduelle
  • Raphaëlle Gauthier
  • Damien Demailly
  • Venance Journé
  • Pierre Perbos
  • Charlotte Izard
  • Lucile Dufour

Equipe salariée

  • Morgane Créach : directrice
  • Emmanuel Bernard : gestionnaire administratif
  • Carole Brun : coordinatrice administrative et financière
  • Mathilde Lebourgeois : responsable communication
  • Yvon Chagué : chargé de communication digitale
  • Benjamin Crettenand : chargé de sensibilisation au changement climatique
  • Anne Bringault : coordinatrice des programmes
  • Cyrielle Denhartigh : responsable agriculture et alimentation
  • Benoit Granier : responsable alimentation
  • Fiona Steffan : chargée de mission certification carbone
  • Valentin Desfontaines : responsable mobilités durables
  • Pierre Leflaive : responsable transports
  • Léa Mathieu-Figueiredo : responsable industrie lourde
  • Zélie Victor : responsable transition énergétique
  • Céleste Duriez : responsable climat & emploi
  • Emeline Notari : responsable des politiques climat
  • Clara Sannicolo : Responsable Climat & Territoires
  • Neil Makaroff : responsable Europe
  • Olivier Guérin : chargé de mission «Présidence française de l’Union européenne»
  • Aurore Mathieu : responsable politiques internationales
  • Marine Pouget : responsable gouvernance internationale sur le climat

Activités

Communication et publications. RAC-F publie régulièrement des brochures, des notes de position, des briefings presse, des études… En 2022, le RAC-F a publié le rapport Fin de vente des véhicules neufs essence et diesel : quelle échéance pour respecter les objectifs climatiques ?, Le nucléaire est une fausse solution pour le climat, ou encore l’Etude prospective sur l’évolution de l’emploi dans le secteur aéronautique et l’aérien en France. En 2021, l’association a par exemple publié le document Scénarios RTE : le choix du 100% renouvelables, Ma Région en action – Les leviers pour une transition écologique et juste, Moins et Mieux : la position du Réseau Action Climat sur l’élevage et les produits animaux. RAC-F publie aussi des documents davantage destinés au grand public, comme en 2022 la brochure Répondre aux défis climatiques : l’alimentation, ou en 2017 la bande dessinée Planetman contre le changement climatique qui «vise à montrer que tout le monde peut agir pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre».
RAC-F a développé en 2018 un outil de suivi en ligne des politiques publiques baptisé «Observatoire Climat Energie» qui «permet de suivre les objectifs présents dans les lois et les textes réglementaires». RAC-F s’est impliqué au sein de la Plateforme pour une autre PAC  «pour élaborer sa nouvelle position sur l’alimentation ainsi que dans les travaux de consultation sur la déclinaison de la PAC en France».
En juin 2012, avec la FNH, le RAC-F lance une campagne avec un appel «Stop aux subventions à la pollution» soutenu par une trentaine d’associations, plus de 50 économistes et 14.000 signataires. Depuis 2012, le RAC-F travaille sur le sujet des émissions liées à la consommation. Il participe également au débat sur la transition énergétique au sein du Conseil national du débat sur la transition énergétique et des groupes de travail. Le RAC-F anime des formations auprès d’associations, de collectivités et de services déconcentrés de l’Etat sur les changements climatiques et les Plans Climat Energie Territorial.
En 2016, dans la perspective de l’élection présidentielle, RAC-F a diffusé six propositions comme la lutte contre la précarité énergétique ou l’introduction de produits bio dans la restauration collective. La même année, la structure a rejoint la Plateforme emplois-climat, réunissant syndicats, associations écologiste et sociales. En janvier 2017, cette Plateforme lance une campagne autour du rapport 1 million d’emplois pour le climat. En janvier 2017, il a publié «une feuille de route pour mieux respirer». En septembre 2017, il a coordonné le travail inter-associatif dans le cadre des Assises de la mobilité. La même année, il a participé aux Etats généraux de l’alimentation, notamment dans les ateliers consacrés à la bio-économie, la fertilisation, les agrocarburants et dans l’atelier consacré à la demande alimentaire. En décembre 2017, il a publié les résultats d’analyse des reportings carbone et des stratégies climat de 10 entreprises françaises.
Lobbying : Le RAC-F suit les engagements et les actions de l’Etat et des collectivités locales en ce qui concerne la lutte contre l’effet de serre, avec un lobbying soutenu auprès des élus. C’est avant tout l’interlocuteur privilégié des autorités lors des négociations internationales, comme avec lors des différentes COP. En 2021, le RAC-F a participé à la COP26 et «réalisé un travail de coordination de ses associations membres, de positionnement, de plaidoyer et de sensibilisation médiatique. Il a ainsi poussé la France à augmenter ses financements climat, stopper ses subventions publiques aux projets d’énergies fossiles à l’étranger et financer les pertes et dommages liées au changement climatique».
En 2007, le Réseau Climat & Développement (RC&D) a été créé pour «renforcer l’influence de la société civile et des délégués africains francophones dans les négociations internationales sur le climat». Ce réseau regroupe aujourd’hui plus de 80 associations africaines et est coordonné par RAC-F et ENDA Energie. RAC-F participe a des études concernant le climat. En 2015, le RC&D a créé une équipe spéciale d’«ambassadeurs climatiques» composée de 6 membres, chargés de relayer ses positions.
RAC-F déclare avoir dépensé annuellement depuis 2017 moins de 10.000 euros pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 5 actions de lobbying en 2021, 7 actions en 2020 et en 2019, 8 actions en 2018 et 6 actions en 2017. Pour le lobbying auprès des instances européennes, l’association déclare 1,8 équivalents temps plein.

Finances

En 2021, RAC-F dépend à 95% de subventions publiques et privées : 1.008.632 euros de subventions privées (contre 615.886 euros en 2020 et 505.627 euros en 2019), 592.627 euros de subventions publiques françaises (contre 511.485 euros en 2020 et 380.302 euros en 2019), 70.000 euros de subventions publiques européennes (contre 59.113 euros en 2020 et 12.385 euros en 2019).

AnnéeProduitsChargesRésultat
20211.765.694 €1.721.787 €43.908 €
20201.252.236 €1.206.080 €46.156 €
2019989.279 €971.887 €17.392 €
20181.033.829 €1.019.838 €13.991 €
2017942.150 €930.574 €11.576 €
2016907.458 €901.299 €6159 €
2015985.689 €979.338 €6351 €
2014902.583 €901.448 €1135 €
2013859.464 €858.461 €1003 €
2012655.871 €654.582 €1289 €
2011599.901 €598.506 €1395 €
2010664.014 €662.828 €1186 €
2009447.406 €445.770 €1636 €
2008464.729 €461.176 €3553 €
2007230.865 €227.815 €3050 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

RAC-F est opaque concernant la liste détaillée de ses sources de financement. L’association déclare que ses principaux financeurs en 2021 sont : l’ADEME, l’European Climate Foundation, la Fondation Daniel et Nina Carasso, l’Agence française de développement, l’Oak Foundation, la Fondation pour le progrès de l’homme (20.000 euros en 2020 et 2019, et plus de 9000 euros chaque année depuis 2015), l’European Climate Initiative, le ministère allemand des affaires économiques et de l’action sur le climat et divers ministères français (Affaires étrangères, Agriculture et Transition écologique.
En 2019, RAC-F a reçu 153.300 euros des ministères (contre 165.775 en 2018, 272.725 euros  en 2017, 277.840 euros en 2016, 167.470 euros en 2015, 155.800 euros en 2014, 173.000 euros en 2013 et 230.281 euros en 2012). La Ville de Paris a octroyé 10.000 euros en 2019 (contre 12.000 euros en 2018).
En 2016, RAC-F a reçu 12.000 euros de la  Réserve parlementaire du groupe EELV à l’Assemblée nationale, 5000 euros du député PS Jean-Paul Chanteguet, 2000 euros de la députée PS Geneviève Gaillard, 5000 euros du sénateur Ronan Dantec et 2000 euros de la sénatrice Chantal Jouanno. En 2016, le collectif a reçu 42.000 euros de la Région Ile-de-France (contre 15.000 euros en 2015, 5833 euros en 2013 et 10.583 en 2012) et 10.000 euros de la Ville de Paris. En 2014, il a reçu 15.000 euros de la Réserve parlementaire du groupe EELV à l’Assemblée nationale. En 2015, il a reçu 5000 euros du sénateur écologiste Jean-Vincent Placé (contre 16.000 euros en 2013).

2020
European Climate Foundation479.795 €
ADEME256.999 €
Oak Foundation243.000 €
Ministère de la Transition écologique135.000 €
Union européenne (LIFE)59.113 €
Fondation pour le progrès de l'Homme20.000 €
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