Basta!

5 avenue Paul Langevin
93100 Montreuil
Tél. : 09 52 83 22 46
Email : contact2@bastamag.net
Site : https://basta.media/

Profil

Piloté par l’association Alter-médias et avec un quart de son budget assuré par la Fondation pour le progrès de l’homme, le site Basta! se présente comme une «agence d’information sur les enjeux sociaux et environnementaux». Avec 9 salariés et une trentaine de contributeurs réguliers,  ce média pure player revendiquait 1 million de lecteurs en 2018. Proche de la gauche radicale, il s’agit avant tout d’un média écolo-alternatif composé de «journalistes engagés» et de «militants associatifs», à l’image de son directeur Eros Sana, ancien porte-parole de José Bové, ou des rédacteurs Maxime Combes, porte-parole d’ATTAC, ou Sophie Chapelle qui vient des Amis de la Terre. Ainsi, de son propre aveu, Basta! est «un appel qui suscite une résistance. Une résistance qui doit se traduire par un engagement en faveur d’une autre société». D’ailleurs, l’association Alter-médias précise qu’elle pilote aussi un «“bureau d’investigation” au service des mouvements sociaux» afin de réaliser «des enquêtes et des missions d’investigation, pour ou en partenariat avec des ONG ou des organisations syndicales – rapports d’expertise, enquêtes de terrain,…»
Basta! s’oppose à l’émergence de nouvelles technologies, aux OGM, au nucléaire, etc., et promeut des «alternatives au modèle productiviste» qui s’inspirent de la mouvance décroissante et altermondialiste. Parmi les médias partenaires de Basta!, il y a notamment Reporterre, Silence, L’âge de faire, Politis ou la revue Kaizen, proche de Pierre Rabhi. Depuis 2012, Basta! a également mis en place un Observatoire des multinationales et, en 2016, il a lancé le «portail des médias libres», proposant chaque jour une sélection d’articles d’actualité ou de fond provenant de différents médias dans la mouvance écologiste, altermondialiste, libertaire et/ou décroissante, qualifiés de «sources fiables, toutes indépendantes des grands intérêts commerciaux, industriels et financiers». Enfin, ils interviennent dans des établissements scolaires «pour former les élèves à l’analyse du discours médiatique et à la production de contenus».
Basta! n’hésite pas à donner la parole à des personnalités troubles comme en mars 2015 au caricaturiste brésilien Carlos Latuff, lauréat en 2006 d’un prix au concours international de caricatures sur l’Holocauste organisé en Iran. En avril 2016, le groupe Bolloré a été débouté lors d’un procès en diffamation contre Basta! suite à la publication d’un article de 2012 portant sur l’accaparement des terres, une décision confirmée en appel en février 2017.

Structure

Le site est édité depuis décembre 2008 par Alter-médias, une association de la loi de 1901 créée en 2004.

Dirigeants

Conseil d’administration d’Alter-médias

  • Sabrina Caron
  • Christophe Alliot
  • Alexis de la Tour du Pin
  • Goundo Diawara
  • Ulf Clerwall
  • Jeanne Planche
  • François Gèze
  • Fabrice Chambon
  • Noël Mamère

Equipe de Basta!

  • Eros Sana : directeur de publication
  • Ivan du Roy : journaliste, cofondateur de Basta!
  • Agnès Rousseaux : journaliste, coordination de Basta!
  • Sophie Chapelle : journaliste
  • Rachel Knaebel : journaliste
  • Olivier Petitjean : journaliste, coordinateur de l’Observatoire des multinationales
  • Nolwenn Weiler : journaliste
  • Nathalie Quiroga : community manageuse
  • Nicolas Camier : responsable du développement
  • Carole Rouaud : responsable du développement
  • Frédéric Peylet :  secrétaire de rédaction
  • Maxime Combes : économiste, contributeur régulier
  • Simon Gouin : journaliste, contributeur régulier
  • Audrey Guiller : journaliste, contributeur régulier
  • Guy Pichard : journaliste, contributeur régulier
  • Anne Paq : photographe, contributeur régulier

Finances

Depuis 2012, Alter-médias qui édite Basta! consacre une partie de son budget à un deuxième média : un Observatoire des multinationales avec un site dédié.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2020414.791 €412.559 €2232 €
2019437.510 €438.929 €-1419 €
2018483.777 €487.893 €-4115 €
2017414.528 €421.547 €-7018 €
2016367.117 €331.363 €35.754 €
2015370.963 €350.997 €19.966 €
2014235.613 €232.277 €3336 €
2013216.645 €210.083 €6562 €
2012222.000 €196.000 €26.000 €
201197.608 €96.134 €1474 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

Un quart des ressources provient de la Fondation pour le progrès de l’homme (FPH), principal pourvoyeur de fonds d’Alter-médias, qui a donné 105.000 euros en 2020 et la même somme en 2019. Pour 2012-2013 une somme supérieure à 90.000 euros et plus de 45.000 euros annuels en 2014, 2015 et 2016. En 2010 et en 2012, la Fondation pour une Terre humaine a également soutenu Alter-médias. En 2014, la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés a donné 15.000 euros à l’association. Alter-médias déclare avoir reçu des subventions de la Fondation Un monde par tous et la Fondation pour les droits de l’homme au travail. En 2015, Alter-médias a lancé un appel aux dons qui a permis de récolter 56.591 euros. En 2016, l’association a renouvelé sa campagne d’appel aux dons, avec un objectif de 80.000 euros à collecter. Fin 2021, un financement participatif lui permet de récolter 59.091 euros «pour remodeler notre offre éditoriale, faire évoluer nos formats, affiner nos domaines d’investigation et renforcer le poids (…) de nos publications».
Côté fonds publics, Alter-médias a reçu en 2016 la somme de 11.385 euros du Fonds stratégique pour le développement de la presse et 9000 euros en tant que «soutien aux médias de proximité». L’association a reçu  34.929 euros du ministère de la Culture en 2013 (contre 10.000 euros en 2012 et 20.000 euros en 2011) ; 11.583 euros de la région Ile-de-France en 2017 (contre 16.250 euros en 2016, 19.583 € en 2015, 25.833 euros en 2014, 19.333 en 2013, 14.500 euros en 2012, 15.000 euros en 2011, 30.000 euros en 2010). En 2016, Alter-médias a reçu 2000 euros de la Réserve parlementaire du député écologiste Noël Mamère. En 2015, Alter-médias a reçu 5000 euros de la Réserve parlementaire du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, contre 10.000 euros en 2014 et la même somme l’année d’avant.

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