FPH (Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme )

Avenue Dickens 6
1006 Lausanne – Suisse
Tél : (41) 21 342 50 10 – Fax : (41) 21 342 50 11
Bureau de Paris :
38 rue Saint-Sabin
75011 Paris
Tél. : 01.43.14.75.75 – Fax : 01.43.14.75.99
Email : contact.paris@fph.ch
Site : http://www.fph.ch

logo-fphFondation de droit suisse dont la direction se trouve à Paris, la FPH octroie entre 7 et 10 millions d’euros chaque année à des associations qui militent «en faveur d’une transition sociale et écologique». Elle part en effet du constat que «nos modèles de croissance et de consommation ont non seulement dépassé les limites de la planète mais ont également durablement détérioré le patrimoine naturel mondial et accentué les inégalités sociales». En conséquence, elle veut promouvoir «des modes de vie et d’organisation socio-économique dans une perspective post-consumériste» et estime que «les sociétés industrialisées elles-mêmes devront procéder à des changements radicaux vers la sobriété».
Toutefois, la FPH finance exclusivement les actions qu’elle considère servir les objectifs ambitieux de Pierre et Matthieu Calame, les responsables de la FPH, de réformer la gouvernance mondiale. En effet, Pierre Calame est convaincu que, dans le contexte de la mondialisation, «l’ordre mondial fondé sur les rapports entre Etats-nations souverains contrôlant chacun son territoire a vécu». Il pense que c’est à la société civile que revient la tâche de penser et préparer les mutations nécessaires à cette nouvelle gouvernance mondiale, car «les Etats, les entreprises multinationales, qui apparaissent aux yeux du public (…) les mieux à même de conduire ces mutations, ne sont pas, en réalité, préparés à les conduire».
C’est ainsi que la FPH va par exemple encourager et soutenir la création d’associations prétendument «indépendantes» et «impartiales», comme Sciences Citoyennes ou Inf’OGM, Pierre Calame affirmant que «cette expertise citoyenne en réseau, peut-être encore brouillonne et parfois irresponsable, sera, à n’en pas douter, une des modalités essentielles de la gouvernance de demain». La Fondation est particulièrement sensible sur la question des «jurys citoyens» pour décider des orientations technologiques de la société ainsi que sur la défense des «lanceurs d’alerte». La FPH a toujours été en pointe dans la lutte contre les OGM, apportant son aide financière à des associations comme Inf’OGM et l’ENSSER, ou en donnant 1 million d’euros en 2008 à Gilles-Eric Séralini et au CRIIGEN pour leur étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs OGM NK603. La FPH est aussi engagée à favoriser l’émergence de réseaux d’associations en tant que forces de lobbying. C’est le cas par exemple avec la Convention Agricole et Rurale 2020 (ARC2020), un vaste réseau de structures écologistes basé à Bruxelles qui vise «à un changement de paradigme dans l’agriculture».
En 2015-2025, dans la continuité de la période précédente, l’action de la FPH s’organise au sein de quatre grands programmes : «Transition vers des sociétés durables», «Gouvernance légitime et coopérations régionales», «Responsabilité et éthique», «Méthodes et outils pour l’information et la diffusion des idées».
Par ailleurs, Matthieu Calame, le directeur de la FPH, est ponctuellement impliqué dans d’autres structures. Il a notamment présidé l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) pendant trois ans et fait partie du conseil scientifique de la Fondation de l’écologie politique, proche d’EELV.

Fondation enregistrée dans le registre de commerce du Canton de Vaud en mars 1982, avec le numéro CH-550.0.091.272-1. En 1999, une association française de la loi 1901, baptisée «Editions-Diffusion Charles Léopold Mayer» et présidée par Matthieu Calame, a été créée pour la diffusion des idées et des documents de la FPH et de ses partenaires. La FPH est par ailleurs membre de l’Environmental Funders Network, un réseau d’une cinquantaine de fondations, pour la plupart britanniques, coordonné par Jon Cracknell, directeur de la JMG Foundation, la fondation de la famille Goldsmith. La FPH est membre aussi des réseaux suivants : Edge, EFC, Ariadne, AgroEcology Fund.

Sans descendance, l’ingénieur chimiste Charles-Léopold Mayer lègue à sa mort, en 1971, une fondation à Madeleine Calame qui a été pendant quarante ans sa secrétaire et collaboratrice. Embarrassée par ce patrimoine géré dans différents pays et objet de convoitises, Madeleine Calame fait alors appel à son fils, Pierre Calame, pour l’aider. En avril 1982, la Fondation pour le progrès de l’homme s’installe à Lausanne, son patrimoine est remembré et mis sous tutelle publique de l’Etat de Vaud. C’est en 1986, à la mort de Madeleine, que Pierre Calame prend la direction de la FPH. Depuis lors, c’est toute la famille Calame qui est impliquée, en particulier Pierre et sa femme Paulette, tous deux membres du conseil de la Fondation et du conseil de gestion, ainsi que leur fils Matthieu, actuel directeur de la FPH.

Conseil de Fondation

Membres actifs

  • Christian Mouchet : président
  • Bruno Descroix : vice-président
  • Benoît Frund
  • Suzanne Humberset
  • Henri Poizat
  • Markus Lüthi
  • Frédérique Rigal
  • Jean Richard

Membres honoraires

  • Pierre Calame : président honoraire
  • Paulette Calame
  • Françoise Astier
  • André Talmant
  • Danièle Talmant
  • Maurice Cosandey
  • Yves de Bretagne
  • Jean Fischer
  • Joseph Tarradellas

Conseil de gestion

  • Henri Poizat
  • Benoît Frund
  • Christian Mouchet

Equipe

À Paris

  • Matthieu Calame : directeur
  • Juliette Decoster : responsable de programmes
  • Annie Gogat : comptable
  • Hamid Hamis : comptable
  • Françoise Macé : responsable de programmes
  • Jocelyne Massal : assistante logistique accueil
  • Claudia Neubauer : responsable de programmes
  • Chantal Planché : assistante de direction
  • Naïma Sayah : assistante administrative
  • Inga Wachsmann : responsable de programmes
  • Djamila Zemmari : assistante administrative

À Lausanne

  • Louca Lerch : responsable de programmes
  • Nicolas Krausz : responsable de programmes

Le capital financier de la FPH, résultant de la valorisation du capital légué par Charles Léopold Mayer, est d’environ 345 millions d’euros. Il est composé à 85% d’un capital mobilier réparti entre obligations et actions. Les derniers 15% sont constitués de biens immobiliers : deux immeubles d’habitation en Suisse (Genève et Lausanne), un immeuble de bureau à Paris et un domaine dénommé La Bergerie de Villarceaux (400 hectares de terres agricoles, 250 hectares de forêt, un golf de 110 hectares, deux châteaux dans leur parc de 70 hectares) dans le Val d’Oise.
De 2004 à 2013, le Conseil de la FPH a décidé de fixer des budgets biennaux et non plus annuels. Pour la période 2012-2013, le financement de l’action s’est élevé à environ 17,5 millions d’euros. A partir de 2015, les budgets deviennent trisannuels, avec un budget de financement de l’action de l’ordre de 29,5 millions d’euros pour la période 2015-2017. En 2017, ce montant a été d’environ 6,3 millions d’euros. Les frais de fonctionnement représentent environ 20 à 25% du budget.

AnnéeProduitsChargesRésultat
201767.390.922 €24.494.846 €42.896.076 €
201643.957.488 €46.504.779 €-2.547.291 €
201527.311.253 €55.896.908 €-28.585.655 €
201431.304.729 €19.203.076 €12.101.653 €
201352.308.273 €25.208.119 €27.100.154 €
201254.556.822 €31.224.822 €23.332.000 €
201134.063.453 €47.027.464 €-12.964.011 €
20108.623.275 €38.037.500 €-29.414.225 €

Liste non exhaustive de subventions attribuées par la FPH

2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

  • Réseau Semences Paysannes : 95.460 €
  • Sciences Citoyennes : 80.000 €
  • Inf’OGM : 76.337 €
  • ENSSER : 20.000 €
  • Association Monde Pluriel Grenoble : 116.000 €
  • AGTER : 12.000 €
  • IRG : 497.000 €
  • Forum Synergies : 66.000 €
  • Association les Petits Débrouillards : 101.000 €
  • Ritimo : 381.000 €

 

Ce contenu a été publié dans Financeurs, FPH. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.