Robin des Toits

22 rue Descartes
78460 Chevreuse
Tél. : 01.47.00.96.33
Email : contact@robindestoits.org
Site : www.robindestoits.org

logo-robin-des-toitsAvec Priartem, Next-Up et le CRIIREM, Robin des Toits est l’une des principales associations françaises impliquées sur la thématique des ondes électromagnétiques. Principalement animé par Etienne Cendrier et son père Marc, Robin des Toits prétend ne pas militer «contre la téléphonie mobile», mais lance des campagnes particulièrement anxiogènes concernant tout ce qui a trait aux ondes électromagnétiques (téléphone portable, antennes relais, wifi, etc.). L’association demande au gouvernement d’adopter un seuil contrôlé d’exposition maximal du public de 0,6 V/m et défend aussi la création de zones blanches, c’est-à-dire d’endroits inhabités et sans exposition aux ondes. Elle mène campagne contre «de nouveaux compteurs dits “intelligents” d’eau, de gaz et d’électricité émetteurs d’ondes nocives pour notre santé». L’association dénonce régulièrement les expertises officielles, jugées dépendantes des lobbys industriels de la téléphonie mobile. Plus discrètement, elle accrédite la théorie du complot des «chemtrails», selon laquelle certaines traînées blanches dans le ciel proviennent de l’épandage délibéré en haute altitude de produits chimiques par des avions. Marc Cendrier a ainsi expliqué en juillet 2014 sur l’antenne de Radio Courtoisie : «On s’est aperçu qu’un des effets de ces produits répandus consistait à faciliter la diffusion des émissions électromagnétiques, et bien entendu en particulier celles qui sont dans le groupe de la téléphonie mobile. Dans le groupe de la téléphonie mobile, il y a des volumes d’argent considérables qui circulent, et bien entendu si on améliore les caractéristiques physiques de l’atmosphère pour améliorer la rapidité et la précision d’information, c’est très utile. Donc, à partir du moment où il y a une raison économique à ce type d’épandages, il est facile de comprendre que c’est une raison suffisante pour qu’il y en ait.»
Robin des Toits apparaît régulièrement dans les médias et est devenu un interlocuteur dans les négociations concernant les normes sur les ondes électromagnétiques. Cependant, en avril 2010, Robin des Toits a suspendu «sine die» sa participation au Grenelle des ondes, qui refuse de prendre en compte ses mesures contradictoires d’exposition aux émissions de la téléphonie mobile.

Association de la loi de 1901, créée en 2004. Il existe une quinzaine de délégations régionales, la plupart non structurées.

Conseil d’administration

  • Nathalie Ouzoulias : présidente
  • Etienne Cendrier : porte-parole national
  • Marc Cendrier : chargé de l’information scientifique
  • Françoise Estève
  • Anne Boury
  • Maryse Renault
  • Jean-Marc Seigle

Bureau

  • Nathalie Ouzoulias : présidente
  • Stéphane Garber : secrétaire
  • Martine Zdrzalik : trésorière

Robin des Toits mène des actions de lobbying auprès des institutions publiques et des campagnes de propagande alarmiste auprès du grand public, notamment à travers ses interventions régulières dans les médias. En mars 2009, par exemple, l’association a organisé un colloque «Technologie sans fil, un nouvel enjeu sanitaire» au Sénat, avec le soutien des sénateurs  écologistes Marie-Christine Blandin et Jean Desessard, et en partenariat avec SUPAP-FSU et Ecologie sans frontière. En avril 2010, Robin des Toits est associé à l’Alliance Scientifique pour le Traitement et la Reconnaissance des malades Electrosensibles (ASTRÉ), créée par le CRIIREM et l’ARTAC. Depuis 2011, l’association lutte contre les «compteurs intelligents» ou «Linky» pour l’électricité, le gaz ou l’eau, qui cutilisent un module radiofréquence incorporé dans le compteur. En mai 2015, Robin des Toits s’est mobilisé dans une campagne de lobbying auprès des députés pour qu’ils ne votent pas loi sur le compteur Linky, car «tous les réseaux électriques, tous les appareils électriques deviendront des émetteurs des radiofréquences injectées par EDF depuis les postes de transformation au moyen de coupleurs. Il n’existera plus un espace non pollué où se mettre à l’abri».
En 2012, et afin de peser sur la thématique de la santé environnementale lors de la Conférence Environnementale organisée par le gouvernement, Robin des Toits décide avec plusieurs associations de s’unir au sein du Rassemblement de la planète. En décembre 2012, Robin des Toits dépose un recours en justice pour que soit rediscutée la nouvelle charte de téléphonie mobile liant la mairie de Paris et les grands opérateurs télécoms. En février 2013, Robin des Toits dénonce une publicité de Free Mobile, mettant en scène une fillette ayant moins de 14 ans pour promouvoir un forfait mobile, obligeant l’opérateur à la retirer. En septembre 2013, l’association renonce à son recours contre la nouvelle charte de téléphonie mobile liant la mairie de Paris aux opérateurs télécoms, par crainte de voir la justice interdire le principe même de ces chartes utilisées dans d’autres villes.

Concernant ses finances, Robin des Toits affirme que «toute subvention de l’industrie et des pouvoirs publics est exclue». Etienne Cendrier expliquait en juin 2009 que Robin des Toits «vit grâce à des adhésions, on ne demande aucune subvention ce qui nous permet de garder notre indépendance, sauf à deux reprises avec la Fondation pour une Terre humaine. Le nombre d’adhérents est en croissance continue, nous recevons entre 50 et 70 adhésions par mois. (…) Il y a déjà plus de 250 associations et collectifs adhérents à Robin des Toits». Cependant, l’association est totalement opaque, puisqu’il n’y a aucune indication sur son site de ses bilans et de ses sources de financement.

 

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