Réseau Environnement Santé

Mundo M – 47 avenue Pasteur
93100 Montreuil
Tél. : 01 80 89 58 37
E-mail : contact@reseau-environnement-sante.net
Site : http://www.reseau-environnement-sante.fr

logo-reseau-environnement-santeRevendiquant à peine 200 membres individuels, le Réseau Environnement Santé (RES) fédère une trentaine d’associations nationales et locales sur la thématique de la santé environnementale. Le RES est principalement piloté par André Cicolella, et malgré son engagement partisan au sein d’Europe Ecologie-Les Verts, il a réussi à se donner une image assez neutre. Aidé au départ par les élus écologistes, le député PS Gérard Bapt ou la sénatrice UDI Chantal Jouanno, le RES est ainsi rapidement devenu un interlocuteur des acteurs publics français et européens. Il est aussi arrivé à nouer des partenariats avec des structures comme la Fédération nationale de la mutualité française ou la Mutuelle Familiale. Ayant acquis une image institutionnelle, notamment en organisant régulièrement depuis 2012 des colloques à l’Assemblée nationale et au Sénat, les alertes du RES sont souvent reprises par les médias.
Outre ses campagnes alarmistes sur les produits chimiques et leurs effets sur la santé, le RES stigmatise régulièrement les experts des agences d’évaluation sanitaire en désaccord avec eux, les accusant d’être soumis aux lobbies industriels. Cependant, le toxicologue Jean-François Narbonne a critiqué le rôle joué par le RES, déplorant le fait «qu’il y a une forte tendance politique pour demander la suppression de agences sanitaires, pour un transfert de l’évaluation des risques à des lobbies associatifs privés formidablement illustrés par WWF ou le Réseau environnement santé». Le professeur Narbonne dénonce aussi les «contre-vérités scientifiques» du RES ainsi que ses «accusations mensongères sur la soi-disant soumission de tous les experts des agences aux lobbies industriels».

Association de la loi de 1901, créée en 2009. Il existe cinq délégations régionales : Poitou Charentes-Nouvelle Aquitaine, Midi-Pyrénées-Occitanie, Nord-Hauts-de-France, Paris-Ile-de-France, Alsace-Grand Est.

Conseil d’administration

  • André Cicolella : président
  • Christine Receveur : secrétaire
  • Jean-Claude Genêt : trésorier-partenariats
  • Nathalie Ferrand : responsable de campagnes
  • Bernard Petit : responsable de campagnes
  • Paul Cordonnier : responsable de campagnes
  • Serge Robert : responsable des régions
  • Hélène Roche
  • Albert Levy
  • Marie-Madeleine Braud
  • Karine Chagnes
  • Virginie Rio

Equipe salariée

  • Amélie Cant : chargée de mission scientifique
  • Maïté Gérard : chargée de campagne «Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens» (VTSPE)

C’est aux Entretiens de Millançay de 2008 que François Veillerette a annoncé la prochaine création d’une plate-forme d’ONG sur les questions de santé environnementale. Un an plus tard, plusieurs associations écologistes membres de L’Alliance pour la planète fondent le RES. Il s’agit de Générations Futures, de la Fondation Sciences Citoyennes, du WWF, de Fac Verte, de Nord Ecologie Conseil et d’Objectif Bio (coquille vide dont la responsable est Maria Pelletier, présidente de Générations Futures). Les autres membres fondateurs sont des associations de professionnels de la santé et des associations de malades et de victimes : SOS-MCS (Association des Personnes atteintes du Syndrome d’Hypersensibilité Chimique Multiple), Coordination Nationale Médicale Santé et Environnement, Comité pour le Développement Durable en Santé. Les réseaux européens Health & Environment Alliance (HEAL), dont est membre Générations Futures, et le WECF soutiennent le RES.

Le RES effectue un important travail de lobbying auprès des institutions publiques françaises et européennes. Il organise souvent ses colloques dans des lieux lui permettant de donner une image institutionnelle à son action. Ainsi, le RES a organisé un colloque à l’Assemblée nationale sur les perturbateurs endocriniens en septembre 2010. En avril 2010, c’est à la Mutualité Française que le RES a organisé une conférence sur l’hypersensibilité, avec Robin des Toits et le professeur Belpomme. Ses actions de sensibilisation ont d’abord porté sur le Bisphénol A, avec un impact médiatique important. Le RES signe là son premier succès avec l’interdiction du BPA dans les biberons. Il est aussi intervenu dans le reportage d’Envoyé Spécial (France 2) sur les crèmes solaires en juillet 2009. En décembre 2010, le RES lance, avec HEAL et Générations Futures, une campagne «Environnement et Cancer». En mai 2011, le RES lance une campagne contre l’aspartame. Le 28 avril 2011, le RES et le WWF organisent au Muséum national d’Histoire naturelle un colloque sur le thème «Perturbateurs endocriniens et biodiversité». En février 2012, le RES lance une campagne contre l’utilisation du perchloroéthylène dans les pressings. Le 10 avril 2012, le RES organise un colloque à l’Assemblée nationale sur les perturbateurs endocriniens et les troubles de la reproduction. Six jours plus tard, le RES organise une conférence au Sénat afin d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur les «scandales sanitaires». En juin 2012, le RES a organisé plusieurs animations sur le thème «Parlons santé» en partenariat avec la Mutuelle Familiale, dont l’un des intervenants était Aldino Izzi, membre du RES et responsable de la Mission Santé de la Mutuelle Familiale. Le 2 juillet 2012, le RES participe à la création du Rassemblement pour la planète avec quatre autres associations (Écologie Sans Frontières, Générations Futures, Respire et Robin des Toits), afin de pouvoir peser sur le dossier de santé environnementale à l’occasion de la Conférence Environnementale de septembre 2012. Cependant, le RES a déploré le «manque de vision, manque d’ambition et régression par rapport au Grenelle».
Le 4 avril 2013, le RES organise un colloque à l’Assemblée nationale sur le thème «Environnement chimique, obésité, diabète». Le 26 avril 2013, l’association organise au Sénat une conférence sur le thème «Perturbateurs endocriniens : à la reconquête de la santé publique». En juin 2014, le RES et l’unité Cancer Environnement du Centre Léon Bérard publient le premier panorama des formations en Santé-Environnement en région Rhône-Alpes. Le 16 octobre 2014, le RES organise à l’Assemblée nationale un colloque sur le thème «Crise sanitaire des Maladies Chroniques : les maladies environnementales émergentes nous alertent». A la suite de cet événement, l’association crée l’Alliance Maladies Environnementales Émergentes (AM2E), «afin de répondre aux attentes des personnes atteintes d’affections environnementales». Le 29 octobre 2014, le RES organise au Sénat une conférence sur le thème «Cancers hormono-dépendants et Perturbateurs Endocriniens : pourquoi la France est-elle devenue le premier pays au monde ?». En novembre 2014, le RES déplore le fait que «l’Agence du médicament (ANSM) refuse d’interdire l’amalgame dentaire, alors que ce dispositif médical est composé pour moitié de mercure métallique, une substance dont la toxicité est clairement établie».
En octobre 2017, le RES organise une première Rencontre des Villes & Territoires sans Perturbateurs Endocriniens, avec le soutien de la Ville de Paris. A cette occasion, une charte d’engagement a été rédige. En septembre 2018, le RES a organisé une seconde rencontre «Villes & Territoires sans Perturbateurs Endocriniens», lors de laquelle des élus parisiens dont Anne Hidalgo ont prélevé une mèche de leurs cheveux pour y analyser la présence de phtalates.
Depuis 2018, le RES propose des formations d’une journée «autour de la Santé Environnementale destinées aux comité de projet de la ville, professionnels de santé, acteurs de la Responsabilité Sociale des Entreprises et directions techniques». Ces formations sont facturées 3000 euros.

Le RES est totalement opaque concernant ses sources de financement. En 2016, les subventions ont représenté 70% de ses ressources (102.720 euros) et, en 2017, 82% (90.000 euros).

AnnéeProduitsChargesRésultat
2017134.203 €129.155 €5048 €
2016146.601 €146.355 €246 €
2015non connunon connunon connu
2014non connunon connunon connu
2013358.592 €358.310 €282 €
2012215.213 €230.749 €-15.536 €
2011106.667 €162.437 €-55.700 €

Pour le démarrage, le WWF, membre du RES, a aidé financièrement, en octroyant via Générations Futures une première subvention de 20.000 euros, et une deuxième de 10.000 euros. Outre les adhésions des associations membres, le RES a tenté de solliciter les 2000 adhérents de la campagne «toxiques» de Greenpeace. Le RES et la Mutualité Française ont signé en juin 2010 une convention de partenariat. Ce partenariat comprend des modules de formations, un budget de 10.000 euros attribué afin de «développer des actions d’information et de sensibilisation à destination du grand public et de la communauté scientifique, la réalisation d’un état des lieux des publications sur certaines pathologies, comme l’obésité, et leurs liens avec l’environnement». En 2011, la Mutualité Française a accordé 40.000 euros au RES, et la Mutualité familiale 15.000 euros. En 2012-2013, le RES a reçu une subvention de la Fondation pour une Terre humaine.
Le RES reçoit également des fonds publics. En 2010, le ministère de l’Ecologie soutient, dans le cadre de son programme REPERE, le RES à hauteur de 50.000 euros pour l’organisation de deux journées d’information (pour faire l’état des connaissances), des rencontres régionales (permettant de «développer une information plus proche des populations, notamment via les médias régionaux») et deux enquêtes de terrain (pour mettre en évidence la réalité du problème) consacrés à l’hypersensibilité et aux perturbateurs endocriniens. En 2011, RES a reçu 25.000 euros du ministère de l’Ecologie et 5000 euros du ministère de la Santé ; en 2012, il a reçu 20.000 euros du ministère de l’Ecologie. En 2016, le RES a reçu 1720 euros de la Région Ile-de-France (contre 27.832 euros en 2014 et 45.062 euros en 2013) et 11.000 euros du département de Paris (et une somme équivalente en 2017). En 2014, le RES a reçu 13.698 euros de la Région Rhône-Alpes (contre 37.500 euros  en 2012).
En 2017, le RES a reçu 10.000 euros de la réserve parlementaire du sénateur écologiste Hervé Poher. En 2016, l’association a reçu 17.000 euros de la réserve parlementaire du député EELV Jean-Louis Roumégas (contre 20.000 euros en 2015, 10.000 euros en 2014 et 20.000 euros en 2013), 8000 euros de la sénatrice Chantal Jouanno, 5000 euros de la sénatrice Aline Archimbaud, et 20.000 euros en 2013 de la réserve parlementaire du groupe EELV au Sénat. En 2015, le RES a reçu 5000 euros de la réserve parlementaire du groupe écologiste à l’Assemblée nationale (contre 10.000 euros en 2014).
Dans les comptes 2017 ont été inscrits en produits constatés d’avance : 40.000 euros de la Fondation de France et 20.000 € de la Région Poitou (ARS Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes) pour le projet PEPEP.

 

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