Réseau Action Climat

Mundo M – 47 avenue Pasteur
93100 Montreuil
Tél. : 01 48 58 83 92
Email : infos@rac-f.org
Site : http://www.rac-f.org

logo-racfLe Réseau Action Climat-France (RAC-F) est une des principales structures de lobbying sur le thème de l’effet de serre et du changement climatique. Il demande notamment que l’Europe fixe un objectif de réduction de ses émissions de GES de minimum 30% pour 2020. Il exerce également un lobbying auprès des collectivités pour qu’elles se fixent un cap 100% énergies renouvelables. Le RAC-F est le représentant français du réseau mondial d’ONG concernées par les changements climatiques, le «Climate Action Network» (CAN), qui revendique plus de 1100 ONG membres dans 120 pays. Le RAC-F fédère 21 associations nationales (dont Greenpeace, le WWF, Les Amis de la Terre, Agir pour l’environnement, LPO, Réseau Sortir du nucléaire, Zero Waste France, France Nature Environnement, Fondation pour la Nature et l’Homme, etc.) et 10 associations locales.
Représentant plusieurs associations écologistes radicales, le RAC-F a pour mission de «dénoncer les lobbies ou les Etats qui ralentissent ou affaiblissent l’action internationale». De plus son président estime que «la surconsommation de masse et nos modes de vie deviennent des questions environnementales prioritaires». Malgré cela, le RAC-F est une structure assez institutionnelle, financée en grande partie par le gouvernement français et l’Union européenne, et travaillant régulièrement avec la CDC Climat, une filiale de la Caisse des Dépôts. En amont des négociations internationales sur le climat, le RAC-F fait un lobbying important auprès des décideurs français et des cabinets ministériels. Toutefois, le président du RAC-F estime que «le rapport des forces nous est pour l’instant défavorable», ajoutant que «le RAC et les autres ONG ont leur part de responsabilité dans cette situation. Notre message reste souvent perçu comme anxiogène (…).» Il préconise de «communiquer bien davantage sur les solutions que nous proposons en matière de consommation et de production d’énergie et, plus encore, sur les opportunités qu’elles représentent pour l’emploi non délocalisable, le pouvoir d’achat, la réduction de la précarité énergétique, la santé, etc.».
Le RAC-F est clairement opposé au nucléaire, proposant l’éolien et l’hydraulique comme alternative. Il n’hésite pas à qualifier de «plus que médiocre» le texte initial du Projet de Loi sur la Transition Energétique, ou de s’engager dans la bataille contre l’aéroport de Notre-Dame des-Landes ainsi que contre l’exploitation des gaz de schiste. Il demande que la France supprime «les nombreuses subventions nocives pour l’environnement, qui vont à l’encontre du principe pollueur-payeur», notamment les avantages fiscaux pour l’aviation, les transporteurs routiers, les agrocarburants, le fioul utilisé comme carburant, les engrais, etc.
De même, sur les questions agricoles, RAC-F propose de «réduire la consommation de viande, de lait et de produits laitiers car leurs productions sont de grosses émettrices de GES», et de «développer une véritable agriculture durable et paysanne». De manière plus générale, RAC-F dénonce les risques liés à l’adoption d’accords commerciaux, comme le TAFTA ou le CETA, «qui menacent les acquis de l’accord de Paris». Outre ses activités en France, RAC-F coordonne le Réseau Climat & Développement, comprenant plus de 60 associations francophones, qui vise entre autres à «renforcer l’influence de la société civile et des délégués africains francophones dans les négociations internationales sur le climat»

Association de la loi de 1901, créée en 1996. Le RAC-F est agréé au niveau national comme association de protection de l’environnement, association d’intérêt général et association nationale de jeunesse et d’éducation populaire. Il est reconnu par la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques.

Bureau exécutif

  • Philippe Quirion : président
  • Edouard Toulouse : trésorier
  • Pierre Perbos  : administrateur
  • Antoine Bonduelle : administrateur
  • Damien Demailly : administrateur
  • Raphaëlle Gauthier : administratrice
  • Diane Vandaele : administratrice

Salariés

  • Morgane Créach : directrice
  • Emmanuel Bernard : gestion
  • Anne Bringault : chargée de la coordination pour les ONG des activités sur la transition énergétique
  • Carole Brun : gestion et développement associatif
  • Simon Coquillaud : information et communication
  • Cyrielle Denhartigh : agriculture et alimentation
  • Lucile Dufour : relations internationales et coordination du Réseau Climat et Développement
  • Meike Fink : climat et transition juste
  • Charlotte Izard : climat et territoires
  • Lorelei Limousin : transport et fiscalité
  • Neil Makaroff : responsable Europe

Le RAC-F effectue un travail de propagande auprès des médias et du grand public par le biais d’articles de presse, de débats ou de documents de campagnes. Pour le grand public, le RAC-F publie de petites brochures avec comme thèmes : «Agrocarburants et climat : Pourquoi ce n’est pas une solution ?», «Des gaz à effet de serre dans mon appartement», «Des gaz à effet de serre dans mon assiette», «Des gaz à effet de serre dans ma poubelle», «Transports : Moteur des changements climatiques». Il propose aussi en avril 2015 un kit pédagogique sur les changements climatique, présenté comme «un outil de sensibilisation et de formation “clé en main” sur les grands enjeux climatiques». Il publie des rapports plus pointus, comme par exemple Climat et biodiversité dans la planification territoriale (2017), Les légumes secs : quelles initiatives territoriales ? (2016), La précarité énergétique à l’heure de la transition énergétique (2015) ou Prospective et stratégie régionale pour l’énergie (2014).
Par ailleurs, le RAC-F suit également les engagements et les actions de l’Etat et des collectivités locales en ce qui concerne la lutte contre l’effet de serre, avec un lobbying soutenu auprès des élus. C’est avant tout l’interlocuteur privilégié des autorités lors des négociations internationales, comme avec la COP21 fin 2015, ou nationales lors du Grenelle de l’environnement et des Conférences environnementales. Pour la COP21, RAC-F a cofondé et co-animé la «Coalition Climat 21», qui regroupe 130 organisations. En amont de cet événement, le RAC-F a publié une brochure pour dénoncer l’énergie nucléaire comme solution dans la lutte contre les changements climatiques. De même, le réseau a coordonné puis diffusé «30 fiches pédagogiques» à destination de l’enseignement agricole,  accessibles gratuitement sur le site de Educagri Edition. En 2016, RAC-F a coordonné les ONG françaises en amont et pendant les deux sessions de négociations de Bonn et de la COP22 à Marrakech, pour leurs relations avec les négociateurs français et les médias. A l’occasion du One Planet Summit de décembre 2017, RAC-F se joint à 23 ONG pour former la coalition «pas un euro de plus» pour «mettre fin aux soutiens aux énergies du passé».
En 2007, le Réseau Climat & Développement (RC&D) a été créé pour «renforcer l’influence de la société civile et des délégués africains francophones dans les négociations internationales sur le climat». Ce réseau regroupe aujourd’hui plus de 80 associations africaines et est coordonné par RAC-F et ENDA Energie. RAC-F participe a des études concernant le climat. En 2015, le RC&D a créé une équipe spéciale d’«ambassadeurs climatiques» composée de 6 membres, chargés de relayer ses positions. Le RC&D publie régulièrement des rapports comme en 2017 celui intitulé Acteurs non-étatiques : Vers un rôle moteur dans la mise en œuvre de l’accord de Paris.
En 2009-2010, il a notamment mené des travaux de recherches, de synthèse et de rédaction avec la FNH (en partenariat avec les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture, l’Inra et l’Ademe) sur les émissions de GES du secteur agricole aux échelles européennes et françaises. En mai 2015, le RAC, avec l’association Solagro, a publié l’étude Diagnostic des filières de légumineuses à destination de l’alimentation humaine en France – Intérêt environnemental et perspectives de développement. Le RAC-F a également siégé au comité technique de l’étude Ademe en 2009-2010 sur les carburants, se félicitant d’avoir «contribué à influencer le contenu du rapport sur certains aspects». RAC-F pilote aussi un projet baptisé «European Network engaging CIvil Society in Low Carbon Scenarios», qui vise à élaborer, avec des laboratoires, «deux scénarios sobres en carbone pour l’Allemagne et la France avec un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2050 suffisamment ambitieux». Le RAC-F travaille aussi au sein de la CDC Climat, une filiale de la Caisse des Dépôts créée en février 2010, pour lutter contre le changement climatique. En avril 2011, le RAC-F a rédigé une note de position à l’attention du Président de la République, du Gouvernement et des parlementaires à propos des gaz de schiste.
En juin 2012, avec la FNH, le RAC-F lance une campagne avec un appel «Stop aux subventions à la pollution» soutenu par une trentaine d’associations, plus de 50 économistes et 14.000 signataires. Depuis 2012, le RAC-F travaille sur le sujet des émissions liées à la consommation. Il participe également au débat sur la transition énergétique au sein du Conseil national du débat sur la transition énergétique et des groupes de travail. Le RAC-F anime des formations auprès d’associations, de collectivités et de services déconcentrés de l’Etat sur les changements climatiques et les Plans Climat Energie Territorial. En 2015, le RAC-F a assuré 5 formations auprès d’un total de 200 participants, à la fois élus, techniciens et associatifs. En 2017, le RAC-F a formé 288 bénévoles associatifs locaux sur les plans climat (PCAET) et les schémas régionaux (SRADDET). En 2016, dans la perspective de l’élection présidentielle, RAC-F a diffusé six propositions comme la lutte contre la précarité énergétique ou l’introduction de produits bio dans la restauration collective. La même année, la structure a rejoint la Plateforme emplois-climat, réunissant syndicats, associations écologiste et sociales. En janvier 2017, cette Plateforme lance une campagne autour du rapport 1 million d’emplois pour le climat. En janvier 2017, il a publié «une feuille de route pour mieux respirer». En septembre 2017, il a coordonné le travail inter-associatif dans le cadre des Assises de la mobilité. La même année, il a participé aux Etats généraux de l’alimentation, notamment dans les ateliers consacrés à la bio-économie, la fertilisation, les agrocarburants et dans l’atelier consacré à la demande alimentaire. En décembre 2017, il a publié les résultats d’analyse des reportings carbone et des stratégies climat de 10 entreprises françaises.

RAC-F a un autofinancement faible, de l’ordre de 8% des recettes, dont 4% provenant des cotisations, dons et adhésions. Les subventions publiques sont importantes, 443.626 euros en 2017, en particulier de l’Etat (46% du budget total).

AnnéeProduitsChargesRésultat
2017942.150 €930.574 €11.576 €
2016907.458 €901.299 €6159 €
2015985.689 €979.338 €6351 €
2014902.583 €901.448 €1135 €
2013859.464 €858.461 €1003 €
2012655.871 €654.582 €1289 €
2011599.901 €598.506 €1395 €
2010664.014 €662.828 €1186 €
2009447.406 €445.770 €1636 €
2008464.729 €461.176 €3553 €
2007230.865 €227.815 €3050 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

RAC-F est opaque concernant la liste détaillée de ses sources de financement. En 2016, RAC-F a reçu 277.840 euros des ministères (contre 167.470 euros en 2015, 155.800 euros en 2014, 173.000 euros en 2013 et 230.281 euros en 2012). En 2016, RAC-F a reçu 12.000 euros de la  Réserve parlementaire du groupe EELV à l’Assemblée nationale, 5000 euros du député PS Jean-Paul Chanteguet, 2000 euros de la députée PS Geneviève Gaillard, 5000 euros du sénateur Ronan Dantec et 2000 euros de la sénatrice Chantal Jouanno. En 2016, le collectif a reçu 42.000 euros de la Région Ile-de-France (contre 15.000 euros en 2015, 5833 euros en 2013 et 10.583 en 2012) et 10.000 euros de la Ville de Paris. En 2014, il a reçu 15.000 euros de la Réserve parlementaire du groupe EELV à l’Assemblée nationale. En 2015, il a reçu 5000 euros du sénateur écologiste Jean-Vincent Placé (contre 16.000 euros en 2013). Parmi les donateurs occasionnels, on peut mentionner la CDC Climat, les Friends of the Earth, la Fondation du Prince Albert II de Monaco, la Fondation Mava, la FNH, la European Climate Foundation, le GRET, le WWF et le CAN Europe. En 2015, il a reçu plus de 9000 euros de la Fondation pour le progrès de l’homme.

 

 

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