Générations Futures (Ex-MDRGF)

179 rue La Fayette
75010 Paris
Tél.-Fax : 01.45.79.07.59
E-mail : mdrgf@wanadoo.fr
Site : http://www.generations-futures.fr

Générations Futures (GF) est la principale association française de lutte contre les pesticides. Toutefois, elle fait aussi campagne sur d’autres thématiques, en soutenant par exemple les Faucheurs Volontaires d’OGM, en s’opposant à la «Ferme des 1000 vaches» ou encore au Traité de libre-échange transatlantique (TAFTA). L’association a connu un succès rapide, en raison notamment du dynamisme de son véritable animateur François Veillerette, et est devenue un interlocuteur incontournable aussi bien pour les autorités que pour les médias en ce qui concerne les pesticides. En dépit d’une idéologie radicale, François Veillerette a su développer une stratégie pragmatique pour GF : palier le faible nombre d’adhérents par un large réseau d’associations partenaires (nationales et internationales), sortir des dossiers chocs et alarmistes à l’attention des médias et adopter un profil plus modéré avec les autorités publiques. Ainsi, à terme, GF veut la suppression de tous les pesticides et la mise en place d’une agriculture 100% bio. Sachant que ce n’est pas possible dans l’immédiat, l’association plaide pour une réduction progressive des pesticides, présentant même l’agriculture intégrée comme une alternative.
GF travaille en étroite relation avec les entreprises bio, en leur demandant de «soutenir (leur) travail d’information des citoyens sur les dangers de pesticides et sur l’importance de manger bio», afin de «permettre de développer le secteur de la bio en général et donc de créer un climat propice au développement de votre propre société Pour UFC-Que Choisir, «Générations Futures assume le rôle d’organisme de promotion d’une filière», en l’occurrence celle du bio. En effet, GF apparaît comme une force de lobbying pour promouvoir le bio en dénigrant les produits issus de l’agriculture conventionnelle. D’autant plus que l’association est présidée par Maria Pelletier, PDG d’une entreprise bio mais surtout administratrice de Synabio (le syndicat national des entreprises bio) et présidente de Bioconvergence (associations des entreprises bio de Rhône-Alpes). De même, les entreprises partenaires de la Semaine sans pesticide, organisée chaque année par GF, sont le Groupe Léa Nature, Distriborg, Biocoop, Ecocert et Botanic, toutes membres du Synabio.
Ces dernières années, la stratégie de GF a été de mettre en avant l’impact des pesticides sur la santé, jugeant le moyen plus efficace pour intéresser les journalistes et mettre la pression sur les responsables politiques. Ainsi, GF manie souvent les chiffres afin de susciter la peur. Lorsque l’association a sorti son étude «Menu Toxique» qui révélait la présence de résidus chimiques dans un menu type, elle a préféré communiquer sur le nombre de résidus (127) plutôt que sur leur quantité qui était infinitésimale. Le toxicologue Jean-François Narbonne avait déclaré au sujet de cette étude : «Il faut arrêter d’affoler les gens sans leur donner les clés pour comprendre les vrais risques qu’ils courent.» Depuis, GF sort régulièrement des «enquêtes» d’analyse de présence de pesticides perturbateurs endocriniens (PE) dans les fraises ou dans les cheveux d’enfants. Bien que l’association admette que les résultats contenus dans leurs dossiers «n’ont pas de valeur statistique significative», elle communique des chiffres tout en sachant qu’ils n’ont aucune valeur. Concernant l’une de ces «enquêtes», le docteur Dominique Dupagne, chroniqueur sur France-Inter, a estimé que c’était «un rapport militant destiné à convaincre et non à étudier la réalité. La conclusion était écrite avant la réalisation des dosages, c’est une approche typiquement non-scientifique. (…) Ce genre de rapport décrédibilise la lutte scientifique contre les pesticides  un peu comme un policier qui fabrique des fausses preuves».

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