Inf’OGM

38, rue Saint-Sabin
75011 Paris
Tél. : 07 66 22 02 76
Email : infogm@infogm.org
Site : http://www.infogm.org

logo-infogmEtroitement liée à la Fondation pour le progrès de l’homme, son hébergeur et principal bailleur de fonds, Inf’OGM prétend produire et diffuser «une information critique et indépendante» sur les OGM, en ajoutant qu’elle «n’a pas vocation à prendre position». Cependant, si l’association se refuse d’être militante anti-OGM – elle n’organise ni ne soutient ouvertement des actions contre les OGM –, son conseil d’administration est exclusivement composé de militants anti-OGM, membres des Faucheurs Volontaires (trois administrateurs), de Greenpeace, de STOP OGM Pacifique, d’OGM Dangers, de la Confédération paysanne, de la FNAB, etc. D’ailleurs, jusqu’en septembre 2020, le représentant légal de l’association a été Jacques Dandelot, un des principaux porte-parole des Faucheurs Volontaires. Il explique ainsi qu’au sein des Faucheurs Volontaires, «nous nous posions toujours plein de questions, que nous avions beaucoup de difficultés à trouver des réponses simples, précises et référencées. Et la mission d’Inf’OGM était justement d’apporter ces éléments-là». Il précise la collaboration entre les Faucheurs Volontaires et Inf’OGM : «Inf’OGM a été sollicitée pour être témoin lors de certains procès, pour animer des ateliers ou des conférences. En 2020, les Faucheurs et Inf’OGM ont, ensemble, réalisé un diaporama très complet et très pédagogique sur les OGM, anciens et nouveaux. Belle source d’enrichissement intellectuel et humain.» Mais avec l’image de journalistes «neutres», les rédacteurs d’Inf’OGM comme Eric Meunier ou Christophe Noisette arrivent plus facilement à obtenir des informations de la part des milieux institutionnels.
De même, le lobbying d’Inf’OGM auprès des élus et des journalistes se fait de façon assez efficace, en présentant une façade de neutralité. Ainsi, l’association a pu avoir des contacts réguliers avec le ministère de l’Ecologie. En 2009, la députée Delphine Batho a déclaré qu’«elle a beaucoup utilisé les services d’Inf’OGM et apprécie son expertise citoyenne, scientifique et juridique. Notamment au moment de proposer des amendements pour le projet de la loi OGM 2008». Toutefois, en 2020, Inf’OGM déplore qu’«il est devenu plus compliqué de travailler avec les ministères français mais nous avons toujours des contacts pertinents malgré la fréquente obligation de passer par la case “relation presse”». En 2019, Inf’OGM a été repris ou cité 29 fois par différents médias (Capital magazine, France 3 Lorraine, Le Canard Enchaîné, La France Agricole, La Nouvelle République, LCI, Le Parisien, Ouest France, Que Choisir, Plein Champ, Russia Today, Science et Vie, etc.) ou écologistes (Reporterre, Silence).
Inf’OGM apporte surtout une information sur les aspects juridiques et techniques des OGM ainsi que sur l’actualité internationale sur ce sujet. Elle assure notamment une veille juridique sur les OGM destinée à plusieurs associations opposées aux OGM ainsi qu’à des structures de l’agriculture bio, comme Biocoop, la FNAB et Nature & Progrès. Principal fournisseur d’informations de base pour les activistes anti-OGM, Inf’OGM constitue donc un outil essentiel dans la stratégie de lobbying des associations écologistes et des milieux bio. D’ailleurs, plusieurs entreprises bio sont des donateurs réguliers. Par ailleurs, à la demande des Faucheurs Volontaires, de la Confédération paysanne et d’autres structures anti-OGM, Inf’OGM les «accompagne dans leurs besoins d’informations et leurs réflexions sur des sujets comme les variétés rendues tolérantes aux herbicides (…), les nouvelles techniques de modification génétique ou l’évolution législative européenne du dossier semence».

Association de la loi de 1901, créée en juillet 1999. Inf’OGM a une association sœur à Lyon, Rés’OGM Info, qui agit plus régionalement.

Conseil d’administration

  • Arnaud Apoteker
  • Jean Azan
  • Annick Bossu
  • François Catzeflis
  • Jean-Luc Juthier
  • Hervé Le Meur
  • Thierry Mercier
  • Brigitte Nardin
  • Anne-Marie Schmit
  • Sylvain Willig

Equipe

  • Christophe Noisette : rédacteur en chef, rédacteur & webmaster
  • Eric Meunier : rédacteur
  • Frédéric Prat : secrétaire de rédaction et rédacteur sur le thème «semence»
  • Rachel Dujardin : chargée de communication
  • Zoé Jacquinot : rédactrice & coordinatrice de la veille juridique

Inf’OGM est une initiative de la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme (FPH). C’est lors d’une conférence organisée par la FPH en décembre 1998 à Rishikesh (Inde) que le besoin de mettre en place un service d’informations entre associations francophones sur les OGM a été ressenti. Après un tour de table des associations comme Greenpeace et la Confédération paysanne, d’un côté, et, de l’autre, la FPH par le biais d’associations comme Geyser, BEDE et la défunte Solagral, tous ont convenu «qu’un organisme plus neutre avait son rôle à jouer» dans le débat sur les OGM.

Communication : Inf’OGM diffuse sa communication via plusieurs supports. D’abord, un journal de 24 pages publié cinq fois par an (282 abonnés fin 2019), avec chaque fois un dossier thématique et des pages d’actualités. En 2017, Inf’OGM a tenu une chronique régulière dans le journal L’âge de faire et, en 2019, l’association a mis en place un partenariat avec Alternatives Santé, une revue spécialisée sur les médecines alternatives. Outre les articles concernant les divers sujets liés aux OGM, l’association initie aussi des campagnes d’analyse. En 2013 et 2014, Inf’OGM a réalisé deux campagnes d’échantillonnages et de tests des repousses de colza féral dans des zones cibles afin de vérifier la présence de colza GM interdit à la culture. En octobre 2016, Inf’OGM et l’association CLCV ont enquêté sur des produits alimentaires fabriqués aux États-Unis pour vérifier s’ils respectaient l’obligation d’étiquetage des aliments contenant des OGM. Les deux associations ont alerté la DGCCRF sur certains manquements. En 2017, Inf’OGM a mené une enquête plus large avec analyse des produits concernés par un laboratoire indépendant pour confirmer ou infirmer la présence d’OGM transgéniques.
Le site principal d’Inf’OGM a eu 288.821 vues uniques en 2019. L’association a assuré, de 2004 à 2018, le maintien en ligne d’un moteur de suivi des autorisations des OGM. Inf’OGM a aussi un site sur les aspects généraux concernant les OGM mais qui n’est plus mis à jour depuis 2017.
L’association publie aussi régulièrement des petites brochures comme Des OGM adaptés au changement climatique ? (2010), Avec ou sans OGM, l’étiquetage décrypté (2012), Expertise des OGM : l’évaluation tourne le dos à la science (2012), ou encore des livres comme OGM : la bataille de l’information (2011). En 2013, Inf’OGM publie un mini-guide sur l’étiquetage des OGM dans l’alimentation (Des OGM dans mon assiette ? Comprendre l’étiquetage des aliments), imprimé à 27.000 exemplaires. En 2017, Inf’OGM a publié un mini-guide pédagogique sur les OGM et les Nouveaux OGM, et en 2018, un mini-guide sur les brevets publié à 10.000 exemplaires. En 2020, publication de la brochure Forçage génétique : vers une désorganisation du vivant ?
Depuis 2016, l’association réalise des vidéos diffusées sur YouTube, avec des thèmes comme «Comment sont autorisés les OGM en Europe ?», «Nouveaux OGM, où en est-on ?», «OGM, état des lieux», «Des bactéries et des levures génétiquement modifiées, déjà dans nos assiettes ?».
Veille : Depuis 2002, Inf’OGM assure une veille juridique sur les OGM, avec comme membres du comité de pilotage : Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Biocoop, Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), Greenpeace, Nature & Progrès, Union nationale de l’apiculture française. En 2014, la veille juridique a appuyé une réflexion initiée par plusieurs structures écologiste «sur la mise en place d’un moratoire sur les Variétés rendues tolérantes aux herbicides». Fin 2014, une étude technique sur les mesures de coexistence à travers l’Europe a été réalisée par la veille juridique d’Inf’OGM à la demande d’IFOAM Europe. Inf’OGM participe aussi à une Veille Europe, mais de façon moins soutenue en 2019. Depuis 2013, Inf’OGM assure une veille citoyenne d’information sur les semences en partenariat avec le Réseau Semences Paysannes.
Lobbying : En 2008, la veille juridique d’Inf’OGM a rédigé des modèles d’arrêtés anti-OGM pour les maires. Cette même année, Inf’OGM a aussi contribué à élaborer un argumentaire juridique en faveur du moratoire sur le maïs MON810. La veille juridique a également soutenu les organisations membres de son comité de pilotage dans l’élaboration des propositions d’amendements à la loi française sur les OGM. En octobre 2009, Inf’OGM organise à l’Assemblée nationale un colloque sur les «veilles citoyennes d’information» soutenu par Delphine Batho, à l’époque députée des Deux-Sèvres. Frédéric Jacquemart, pendant qu’il assurait la présidence d’Inf’OGM jusqu’en 2014, était en même temps vice-président du Comité Economique, Ethique et Social du Haut conseil des biotechnologies, dont l’objet est d’émettre des recommandations sur les OGM destinés à la culture en France.
Actions militantes : Malgré son positionnement officiel de neutralité dans le débat OGM, Inf’OGM a déposé en mai 2011 une pétition signée par 7735 personnes demandant aux ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie «d’afficher clairement et sans délai (leur) refus sur la demande de renouvellement d’autorisation du maïs Mon810, conformément à (leurs) prises de position antérieures» et «d’interpeller les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations précédemment données et celles en cours». En 2016, dans la cadre du «Tribunal Monsanto», Inf’OGM a produit un «Kit d’action, à l’usage des citoyens engagés pour une justice sociale et environnementale».
Conférences : En 2019, Inf’OGM a donné 5 conférences à l’invitation de diverses organisations. En 2017, l’association a organisé deux «apéros-débats». En avril 2016, Inf’OGM a organisé une conférence sur le thème «Nouvelles techniques de modification génétique : quels enjeux culturels, quel débat de société ?». En mai 2016, Inf’OGM a organisé une table ronde sur le sujet des nouvelles techniques de modification génétique et des brevets. L’association intervient dans une quinzaine de conférences par an. En mai 2015, Inf’OGM a co-organisé avec l’Ensser (Réseau européen de scientifiques en faveur d’une responsabilité sociale et environnementale) un atelier lors de la GMO Free Conférence 2015 à Berlin.

Inf’OGM a une forte dépendance financière, principalement vis-à-vis de fondations privées, avec un faible autofinancement. Fin décembre 2019, Inf’OGM n’avait que 124 adhérents et 382 abonnés (contre 280 fin 2018), rapportant 9085 euros en 2018 contre 17.212 l’exercice précédent. La Fondation pour le progrès de l’homme (FPH), en particulier, assure plus de 30% de son budget en 2019.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2019321.946 €291.131 €30.815 €
2018247.028 €277.095 €-30.067 €
2017262.819 €298.759 €-35.940 €
2016269.510 €268.026 €1484 €
2015278.938 €264.783 €14.155 €
2014285.008 €278.967 €6041 €
2013274.736 €265.559 €9177 €
2012270.345 €256.805 €13.540 €
2011278.522 €244.782 €33.740 €
2010247.172 €249.649 €-2477 €
2009255.000 €252.000 €3000 €
2008196.000 €183.000 €16.000 €
2007169.000 €160.000 €9000 €

Répartition des financements


Principales sources extérieures de financement

En mai 2018, Inf’OGM a signé une convention avec la FPH avec un montant annuel de 100.000 euros sur une période de trois ans. En 2019, une campagne de financement participatif a permis de récolter 25.023 euros pour une enquête sur le forçage génétique. En 2017, une campagne de financement participatif a permis de récolter 12.060 euros pour enquêter sur des produits contenant des OGM transgéniques vendus dans certains magasins français sans aucun étiquetage spécifique. En 2016, une campagne de financement participatif a permis de récolter 25.950 euros pour lancer une nouvelle maquette du journal et développer sa distribution. Ponctuellement, Inf’OGM lance un appel à dons auprès de leurs abonnés, ce qui leur a permis de récolter plus de 4900 euros en 2013 et plus de 3500 euros en 2014.

2019
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard45.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
Fondation Léa Nature17.500 €
Vrai/Triballat15.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
Biocoop10.000 €
Fondation Bjorg Bonneterre & Citoyens7000 €
Eurodéputé Benoît Biteau6000 €
La Boulangère & Co5000 €
Fondation Humus5000 €
Fondation Ekibio4000 €
Fondation Nature & Découvertes3000 €
Fondation Lemarchand3000 €
Satoriz2000 €
Mairie de Paris2000 €

2018
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard40.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Fondation Un monde par tous7000 €
Biocoop5000 €
Vrai-Triballat5000 €
Fondation Bjorg3000 €
Fondation Humus3000 €
Fondation Lemarchand3000 €
Satoriz2000 €
Biocash1500 €
Aides à l'emploi1122 €

2017
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation Buffard55.000 €
Biocoop10.000 €
Fondation Léa Nature7000 €
Ministère de l'Ecologie7000 €
Fondation Un monde par tous7000 €
Aides à l'emploi5400 €
Groupe des Verts (José Bové)5000 €
Vrai-Triballat5000 €
Ass. Nat. Coll. Sans OGM5000 €
Réserve parlementaire de la députée EELV Isabelle Attard4000 €
Fondation Humus3000 €
Fondation Lemarchand3000 €
RAP 20173000 €
Ritimo2500 €
Réserve parlementaire du député PS Bernard Lesterlin2000 €
Satoriz2000 €

2016
Fondation pour le progrès de l'homme80.000 €
Fondation Buffard50.000 €
Goldsmith Foundation10.000 €
Biocoop10.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Ministère de l'Ecologie7000 €
Fondation Un monde par tous7000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale5000 €
Bjorg Bonneterre5000 €
Ass. Nat. Coll. Sans OGM5000 €
Fondation Humus3000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin3000 €
Réserve parlementaire de Noël Mamère2000 €
Réserve parlementaire de Brigitte Allain2000 €
Satoriz2000 €
Mairie de Paris1500 €

2015
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation Buffard50.000 €
Goldsmith Foundation20.000 €
Biocoop10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale10.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Ministère de l'Ecologie7000 €
Terra Symbiosis5000 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Bjorg Bonneterre5000 €
Ass. Nat. Coll. Sans OGM5000 €
Réserve parlementaire de Leila Aïchi5000 €
Fondation Lemarchand3000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin3000 €
Patagonia Foundation 2657 €
Fondation Humus2000 €
Satoriz2000 €
Crédit coopératif1000 €

2014
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation Buffard35.000 €
Aides à l'emploi (CR IDF)10.250 €
Biocoop10.000 €
Ministère de l'Ecologie10.000 €
Terra Symbiosis10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale10.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Conseillers régionaux5800 €
Patagonia Foundation 5313 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Distriborg5000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin4500 €
Fondation Lemarchand3000 €
Fondation La Ferthé3000 €
Réserve parlementaire de Geneviève Gaillard1500 €
Réserve parlementaire de Frédéric Roig1000 €
Conseil régional de Lorraine1000 €

2013
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation de France40.000 €
Fondation pour une Terre humaine12.990 €
Aides à l'emploi11.250 €
Goldsmith Foundation10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV au Sénat10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale10.000 €
Fondation Léa Nature10.000 €
Terra Symbiosis10.000 €
Un monde par tous5000 €
Fondation Lemarchand5000 €
Coredem3000 €
Fondation la Ferthé2000 €
Fondation Nature & Découvertes2000 €

2011
Fondation pour le progrès de l'homme76.337 €
Fondation de France30.000 €
Aides à l'emploi20.916 €
Goldsmith Foundation20.000 €
Réserve parlementaire16.500 €
Groupe Léa Nature15.000 €
Ministère de l'Ecologie10.000 €
Terra Symbiosis5000 €
Un monde par tous5000 €
Patagonia Foundation3489 €
Fondation Denis Guichard2500 €
Crédit Coopératif2200 €

2010
Fondation pour le progrès de l'homme57.500 €
Fondation de France45.250 €
Aides à l'emploi27.500 €
Goldsmith Foundation20.000 €
Groupe Léa Nature15.000 €
Fondation pour une Terre humaine7700 €
Un monde par tous7000 €
Députés Verts6000 €
Patagonia Foundation4800 €
Réserve parlementaire de Delphine Batho3000 €
Fondation Denis Guichard2500 €

 

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