Greenpeace

13, rue d’Enghien
75010 Paris
Tél. : 01 80 96 96 96
E-mail : contact-france@fr.greenpeace.org
Site : http://www.greenpeace.org/france

logo-greenpeaceAvec une structure internationale, 28 structures nationales et régionales réparties dans plus de 55 pays et des ressources globales de 360 millions d’euros en 2018, Greenpeace constitue une véritable multinationale écologiste. Greenpeace France, sa filiale française, mène avec une centaine de salariés des campagnes sur différents thèmes – climat/énergie, océans, forêts, agriculture –, mais estime que la priorité est aujourd’hui la transition énergétique.
Par rapport aux autres organisations écologistes, l’image de marque de Greenpeace réside dans ses actions «non violentes» spectaculaires et médiatiques. Sa communication est très professionnelle, Greenpeace s’occupant de la production et de la diffusion des images de ses actions commandos, pour que celles-ci soient ensuite livrées aux médias et exploitables en tant que telles. Pour certaines campagnes en France, Greenpeace a souvent fait appel à l’agence DDB, 3ème groupe de communication en France. D’ailleurs, Axel Renaudin, le directeur de la communication de Greenpeace entre 2009 et 2015, avait travaillé auparavant à DDB pendant plusieurs années, notamment sur les comptes Pepsi Co et Greenpeace. Pour accroître son impact médiatique, l’association fait aussi appel à des people comme les comédiennes Marion Cotillard, Mélanie Laurent, Vahina Giocante ou Valéria Golino.
Greenpeace privilégie aussi les actions spectaculaires de «guérilla marketing», stigmatisant directement des entreprises, comme Petit Navire sur la problématique de la pêche, Mattel sur celle de la déforestation ou encore différentes marques de mode «épinglées pour des produits toxiques dans leurs vêtements». Jean-François Julliard,  directeur général de Greenpeace France, explique leur stratégie : «Généralement, nous ciblons les plus gros. Nous savons par expérience que cela a plus d’influence sur le secteur. Dans un secteur ultra-concurrentiel comme la grande distribution, nous savons que si Leclerc bouge, les autres enseignes suivront.» Il ajoute : «Nous refusons les partenariats pour des raisons d’indépendance économique, politique et financière.» Cependant, il existe des collaborations entre Greenpeace et des entreprises, Jean-François Julliard admettant par exemple que «Michelin fait partie des entreprises avec lesquelles nous avons des relations que je qualifierais de constructives». De même, pendant la campagne contre les OGM, il y avait une collaboration de fait avec Carrefour, comme en témoigne Arnaud Apoteker : «Ce que faisait Carrefour aidait la campagne de Greenpeace, et ce que faisait Greenpeace, évidemment, aidait sans doute le travail de Carrefour, y compris pour la recherche de fournisseurs et d’autres opérateurs.» En outre, en 2005, en partenariat notamment avec Biocoop La Nef et les Amis de la Terre, Greenpeace a cofondé Enercoop, «un fournisseur alternatif d’énergie 100% renouvelable».
La priorité des campagnes et des actions n’est pas décidée par Greenpeace France, mais au siège international de l’association à Amsterdam. Les responsables de Greenpeace France ont certes des marges de manœuvre, mais la structure est verrouillée et peu démocratique. Ils sont avant tout des salariés de l’association, se soumettant donc aux impératifs et argumentaires décidés par leur employeur, le siège international. D’ailleurs, Greenpeace International avait décidé, en 1985 puis en 1991, de limoger les responsables de Greenpeace France en raison de divergences avec le siège d’Amsterdam.
Les opérations spectaculaires ne sont plus, depuis plusieurs années, le seul mode d’opérer de Greenpeace. L’association s’est donc impliquée dans le lobbying auprès des instances nationales et internationales, à l’instar de sa participation au Grenelle de l’environnement, aux Conférences environnementales ou aux Etats généraux de l’alimentation. Greenpeace France s’est aussi engagée dans un travail d’expertise, publiant régulièrement des études ou des enquêtes sur des thématiques diverses.
Avec l’arrivée en 2005 de Pascal Husting comme directeur général, Greenpeace a connu une plus grande professionnalisation, ce qui a entraîné de nombreuses tensions internes. Comme l’a admis Pascal Husting, «sur les 45 salariés présents au moment de mon arrivée, 25 ont quitté Greenpeace. Certains sont partis parce qu’ils n’arrivaient plus à suivre cette logique de professionnalisation, d’autres ont été licenciés mais de manière motivée et aucun recours devant le conseil des prud’hommes n’a été gagné».
Mais déjà bien avant cette professionnalisation, dès les années 90, certains anciens reponsables de Greenpeace critiquaient déjà les dérives supposées de l’association, comme Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Society, qui va même jusqu’à qualifier la multinationale verte de «machine à fric», ajoutant : «Je me sens comme le Docteur Frankenstein : j’ai contribué à créer cette immense et monstrueuse entité corporative écolo». Ou encore Jacky Bonnemains, ex-président de Greenpeace France, qui estime que «Greenpeace est devenu la caricature du nouveau riche. Ils ne savent pas quoi faire de leur argent mais ils le gardent soigneusement.»

Association de la loi de 1901, créée en 1977. Depuis janvier 1993, Greenpeace est agréé pour la protection de l’environnement. L’association a créé un fonds de dotation en août 2009.

Equipe

  • Jean-François Julliard : directeur général
  • Jérôme Frignet : directeur programme
  • Laurence Veyne : directrice adjointe du programme
  • Cécile Génot : chargée de communication
  • Mélanie Veillaux : chargée de communication
  • Cédric Gervet : chef de projet
  • Anne Valette : International Project Leader
  • Cécile Leuba : chargé de campagne Forêt
  • Hélène Bourges : chargée des campagnes Pétrole et Océans
  • Edina Ifticene : chargée de campagne Océans
  • François Chartier : chargé de campagne Océans
  • Clément Sénéchal : chargé de campagne Climat
  • Sarah Fayolle : chargée de campagne Climat
  • Yannick Rousselet : chargé de campagne Nucléaire
  • Alix Mazounie : chargée de campagne Energie
  • Clara Jamart : responsable campagne agriculture et alimentation
  • Suzanne Dalle : chargée de campagne Agriculture
  • Anne-Marie Schmit : directrice de la Collecte de Fonds et des Relations Adhérents
  • Suzanne Dell’Orto : responsable Programme Philanthropie
  • José Santos : manager de Programmes de Collecte de Fonds
  • Marie-Ève Lhuillier : directrice de Collecte de Fonds
  • Charlotte Curis : responsable de l’équipe Grands Comptes
  • Gandou Bertrand : responsable Mobilisation
  • Guillaume Bienvenu : responsable Fidélisation
  • Anissa Legeard :  coordinatrice Ressources Humaines
  • Swapna Filatriau : directrice des Ressources Humaines
  • Camille Darde : directrice des Ressources Humaines
  • Frédérique Claisse : responsable des Ressources humaines
  • Sylvain Trottier : responsable Médias
  • Pierre Klipfel : directeur artistique
  • Elsa Palito : responsable audiovisuel
  • Alexis Chailloux : responsable engagement citoyen
  • Elodie Paluszezak Chantre : coordinatrice du réseau militant
  • Mehdi Leman : Communications Office
  • Laurent Le Gouanvic : Digital Campaigner
  • Eric Moranval : Digital Campaigner
  • Maud Oyonarte : Digital Campaigner
  • Sélyne Ferrero : Head Of Digital
  • Jean-Baptiste Paulhet : Digital Strategist
  • Fabio Gbadoe : Traffic Manager
  • Sylvianne Turri : chargée de projets logistique en collecte de fond
  • François Courtine : comptable général

Conseil d’administration

  • Sylvain Breuzard : président du Conseil d’Administration
  • Eric Burgstahler
  • Thomas Bonduelle
  • Déborah Poulvelarie
  • Martial Cozette
  • Céline Vander Cruyssen

Assemblée Statutaire

  • Alice Darcq
  • Anne-Marie Schmit
  • Anne-Sophie Robin
  • Armelle Girard
  • Bernard Baissat
  • Bernard Debargue
  • Brigitte Burnand
  • Céline Bertrand
  • Céline Vander Cruyssen
  • Daphné Destievan
  • Déborah Poulvelarie
  • Eric Burgstahler
  • Fanny Verrax
  • François Catzeflis
  • Jean-Hugues Caffin
  • Joëlle Childs
  • Kim Gordon-Bates
  • Marie Jorio
  • Martial Cozette
  • Nathalie Biteau
  • Philippe Dorleans
  • Sabine Hilaire-Betbeder
  • Sandrine Magnin
  • Stéphane Barde
  • Sylvain Breuzard
  • Thomas Bonduelle
  • Véronique Laveissiere

L’histoire de Greenpeace commence avec un petit groupe de militants qui, en 1973, décide de mener campagne contre les essais nucléaires français à Mururoa. Les militaires français arraisonnent le bateau de Greenpeace, et l’un des militants, David McTaggart, est blessé. Les images de l’agression, prises par un membre de l’équipage, seront reprises dans la presse internationale. L’émergence de Greenpeace dans les années suivantes est liée à la personnalité trouble de David McTaggart, un Canadien soupçonné d’escroquerie. En 1977, David McTaggart, alors qu’il n’est pas un membre fondateur de Greenpeace, fait un putsch : il fonde sa propre branche de Greenpeace, créant des bureaux à Paris et à Londres avant d’installer le siège de Greenpeace International à Amsterdam.
La branche française est principalement créée par Katia Kanas et Jacky Bonnemains. En 1987, deux ans après l’attentat contre le Rainbow Warrior, Greenpeace France doit fermer ses portes. Greenpeace France redémarrera en 1989. Mais c’est surtout à partir de 1997, quand Bruno Rebelle devient directeur exécutif de Greenpeace France, que l’association prend véritablement son essor. Bruno Rebelle fait passer en quelques années le nombre d’adhérents de 18.000 à 65.000 et l’équipe salariée progresse de 7 à 47 permanents.

Communication : Greenpeace France est connue pour ses actions spectaculaires à visées médiatiques ainsi que ses campagnes publicitaires (photo ou vidéo). Quelques exemples. En février 2014, lors de la venue d’Angela Merkel à l’Elysée, cinq tonnes de charbon ont été déversées par Greenpeace devant le palais présidentiel pour dénoncer le charbon et le nucléaire. En mars 2015, des militants de Greenpeace ont déposé quatre tonnes de bois devant le ministère de l’Ecologie, pour protester contre les importations illégales de bois tropical. En mai 2015, Greenpeace a mené une action coup de poing devant l’entrée du siège de la première coopérative agricole de France, InVivo, pour dénoncer l’utilisation des pesticides. En mai 2016, Greenpeace bloque les accès marchandises à l’usine Petit Navire de Douarnenez afin de protester contre l’usage des DCP dans la pêche au thon. En mars 2017, des militants de l’ONG Greenpeace ont déversé quelque 3000 litres de mélasse devant le siège de Total, à La Défense, pour protester contre un projet d’exploration pétrolière, sur le fleuve Amazone. En octobre 2017, des militants de Greenpeace ont allumé un feu d’artifice sur le site nucléaire de Cattenom ; ils ont été condamnés à des peines de cinq mois de prison avec sursis à deux mois ferme. En juillet 2020, Greenpeace a déployé une banderole sur la grue surplombant Notre-Dame-de-Paris pour dénoncer l’inaction climatique de la France.
Ces dernières années, l’association a régulièrement collaboré avec l’agence publicitaire 84.Paris. En décembre 2017, ils signent un film catastrophe «sur l’impact dramatique sur la planète de la surconsommation et la surproduction de viandes liées à l’élevage industriel». En juillet 2018, ils diffusent un spot contre l’élevage industriel. En décembre 2019, ils lancent une publicité dans laquelle Star Wars est détourné pour dénoncer le côté obscur d’Emmanuel Macron au sujet du climat. En mars 2020, Greenpeace France lance campagne de communication conçue avec l’agence Strike pour dénoncer l’inaction climatique des décideurs politiques. Toutefois, la régie Mediatransports et plusieurs cinémas n’ont pas accepté de diffuser cette campagne.
Campagnes : L’association mène en France quatre campagnes principales. La plus importante porte sur le thème «Climat-Energie», mobilisant 50% de ses dépenses de campagne en 2019, suivie par les thèmes «Agriculture» (20%), «Océans» (18%) et «Forêts» (12%).
Sur «Climat-Energie», l’association mène des actions de lobbying auprès des responsables français, mais cible aussi les entreprises impliquées dans les énergies fossiles, comme avec la campagne contre l’exploitation des sables bitumineux par Total ou celle contre Volkswagen qui «s’oppose à deux lois européennes stratégiques pour la protection du climat». Quant au nucléaire, il a toujours été une campagne privilégiée de Greenpeace, avec des actions contre l’EPR et des blocages de convois de déchets nucléaires. Avec l’accident de Fukushima de mars 2011, Greenpeace a refait du nucléaire une de ses campagnes phares. En 2019, dans le cadre de l’action «L’affaire du siècle», Greenpeace s’est associé à Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) et Oxfam France afin d’assigner l’État en justice pour inaction face aux changements climatiques, et non-respect de ses obligations internationales, européennes et françaises.
La campagne «Océans» a surtout porté sur la pêche du thon rouge et l’association demande un moratoire sur la pêche industrielle. Depuis 2014, Greenpeace cible l’entreprise Petit Navire, leader du thon en boîte sur le marché français. En juillet 2017, Greenpeace s’est félicité que Thai Union, la maison-mère de Petit Navire, s’est engagé sur la voie de la pêche durable.
Sur la question agricole, Greenpeace France a longtemps mené campagne contre les OGM jusqu’à la loi sur les OGM en 2008 (alors qu’aux Etats-Unis, Greenpeace a très peu fait campagne sur les OGM). Avec le moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 en France, Greenpeace France a progressivement réorienté sa campagne. Aujourd’hui, elle cible en particulier les pesticides. Depuis mai 2015, Greenpeace a lancé une «course zéro pesticide» entre les 6 principales enseignes de la distribution française. Les distributeurs sont classés en fonction des moyens qu’ils mettent en œuvre pour atteindre l’objectif d’éliminer en priorité les pesticides les plus dangereux. En juin 2015, elle publie par exemple un rapport intitulé Pommes empoisonnées – Mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l’agriculture écologique. Depuis 2018, l’association s’attaque à la consommation de viande et a lancé une campagne de mobilisations pour demander deux menus sans viande ni poisson par semaine dans les cantines d’écoles. En décembre 2018, suite à la publication par l’ONG d’une cartographie interactive des «fermes-usines» en France basée sur des données erronées, Greenpeace s’est excusé auprès d’agriculteurs «qui ont eu le sentiment d’être injustement pointés du doigt».
Enfin, la campagne «Forêts» vise principalement à dénoncer l’importation en France de bois illégal ou provenant de déforestations. Début 2013 à Caen, quinze militants procèdent à une saisie de bois illégal, accusant le gouvernement de ne pas appliquer le règlement sur le bois de l’Union européenne. En juin 2011, Greenpeace a notamment ciblé le fabricant de jouets Mattel, car «il s’approvisionne en papier d’emballage auprès d’Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts». En mars 2013, Greenpeace lance un défi à la haute couture sur trois segments de leurs chaînes d’approvisionnement : le cuir, le papier d’emballage et le textile. Ciblant notamment Hermès et Chanel, Greenpeace considère que «les modes de production de ces matières peuvent contribuer à la destruction des forêts en Indonésie, en Amazonie, et à la contamination toxique des ressources en eaux de la planète». Greenpeace est aussi engagée dans une campagne dénonçant l’industrie de l’huile de palme.
Lobbying : Greenpeace déclare avoir dépensé entre 700.000 et 800.000 euros en 2017, et entre 200.000 et 300.000 euros en 2018 et 2019, pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 24 actions de lobbying en 2017 et 9 actions en 2018.
Pétitions : En décembre 2017, Greenpeace a par exemple lancé une pétition «Moins de viande et plus de bio à la cantine !» récoltant plus de 170.000 signatures. En 2018, l’association a lancé une pétition «EDF : c’est pas bientôt fini le nucléaire ?» récoltant plus de 115.000 signatures. En octobre 2018, Greenpeace a remis symboliquement à Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, une pétition signée par plus de 2 millions de personnes dans le monde et appelant à protéger l’océan Antarctique. En 2020, Greenpeace lance une pétition «Déforestation : stop au massacre», avec plus 66.000 signatures.

AnnéeProduitsChargesRésultat
201926.692.657 €25.468.662 €1.223.995 €
201824.945.647 €24.012.494 €933.154 €
201721.520.579 €21.518.658 €1921 €
201619.776.900 €19.439.590 €337.311 €
201518.751.320 €18.277.832 €473.488 €
201416.749.012 €16.440.376 €308.636 €
201315.865.010 €15.625.068 €239.942 €
201214.581.338 €14.627.032 €-45.694 €
201114.158.788 €14.507.201 €-348.313 €
201012.272.087 €11.615.628 €656.459 €
200910.676.419 €10.046.194 €630.225 €
20089.504.230 €7.406.405 €2.097.825 €
20079.004.475 €7.070.843 €1.933.632 €

Greenpeace France a plus que doublé ses recettes en dix ans. L’association est en autofinancement total, puisqu’elle refuse les dons des institutions privées et publiques. Début 2019, l’association revendique en effet plus de 215.000 adhérents. Cependant, cet autofinancement est réalisé par un important effort de collecte de fonds puisqu’il représente environ 26% de son budget, c’est-à-dire 7 millions d’euros en 2019. En fait, Greenpeace embauche des «recruteurs» (et non des militants) qui vont ensuite dans la rue pour récolter des fonds auprès du grand public. Cette approche marketing et professionnelle est totalement assumée par les responsables de Greenpeace. Ainsi, Pascal Husting, ancien directeur général de Greenpeace France, explique : «Nous avons été les développeurs de ce mode opératoire au milieu des années 1990. Aujourd’hui, en France, 90% du marché du “street marketing” est géré par des anciens de Greenpeace.»
A peine plus de la moitié des recettes est directement consacrée aux campagnes (10 millions d’euros pour les campagnes en France, 4,5 millions pour celles réalisées à l’étranger). Selon un rapport de la Cour des comptes publié en octobre 2012, la Cour «s’est trouvée dans l’impossibilité de se prononcer sur l’emploi des fonds versés par Greenpeace France à la fondation Greenpeace International, qui représentent environ 20 % des ressources collectées par Greenpeace France». Elle ajoute : «Sous cette réserve, les dépenses exposées par Greenpeace France, que la Cour a examinées, sont conformes tant aux statuts de l’association qu’aux objectifs poursuivis par ses appels à la générosité publique. La Cour juge souhaitable qu’à terme, la part des dépenses de l’association consacrées à ses missions sociales s’accroisse.»

Principales sources extérieures de financement

«Pour garantir son indépendance d’action et sa liberté de parole», Greenpeace France se targue de refuser «toute subvention et n’accepte que les dons de ses adhérents». Cependant, Greenpeace International ou différentes branches nationales acceptent des dons d’associations et de fondations. Ainsi, depuis 2015, Greenpeace USA a par exemple reçu 3,3 millions de dollars de la David and Lucile Packard Foundation, ou encore 2,6 millions de dollars de la William and Flora Hewlett Foundation depuis 2014. Greenpeace USA a régulièrement reçu des dons de fondations comme la Climate and Land Use Alliance (une initiative de plusieurs fondations, dont la Fondation Ford), Rockefeller Brothers Fund, Turner Foundation, John D. & Catherine T. MacArthur Foundation, V. Kann Rasmussen Foundation, Blue Moon Fund, Trust for Mutual Understanding, Marisla Foundation, Charles Stewart Mott Foundation, Wallace Global Fund.
Il est un fait aussi que Greenpeace International a son siège dans la paradis fiscal des Pays-Bas, avec plusieurs fondations opaques : Stichting Phoenix, Stichting Iris, Stichting Rubicon, Stichting Theseus.

Le Fonds de dotation Greenpeace France

N’étant pas reconnue d’utilité publique, Greenpeace France n’est pas habilitée à recevoir des libéralités (legs ou donations). C’est pourquoi l’association a créé son fonds de dotation dès août 2009. En 2019, les dotations consomptibles s’élèvent à 574.238 euros pour 19 legs (contre 2.089.974 euros pour 15 legs en 2018, 720.583 euros pour 11 legs, 776.372 euros pour 10 legs en 2016 et 714.751 euros pour 7 legs en 2015).

 

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