CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)

29 Cours Manuel de Falla
26000 Valence
Tél. : 04 75 41 82 50 – Fax : 04 75 81 26 48
Email : contact@criirad.org
Site : http://www.criirad.org

logo-criiradLa CRIIRAD est une association antinucléaire utilisant l’expertise scientifique comme outil de contestation. C’est ainsi qu’elle se déclare «indépendante des exploitants du nucléaire, de l’État et de tous partis politiques». Cependant, il existe une proximité entre la CRIIRAD et EELV, exigeant une sortie du nucléaire, du fait notamment que l’association a été créée par l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi. Néanmoins, Roland Desbordes, le président de la CRIIRAD, prétend que son association «n’invite pas à renoncer au nucléaire, ce n’est pas une association anti-nucléaire. Notre mission consiste à alerter nos concitoyens sur les risques associés à telle technique, telle pollution, tel déchet». Pour éviter une image d’association militante, la CRIIRAD ne fait pas partie du Réseau Sortir du Nucléaire. Son mode d’opérer inspirera la création d’autres associations comme le CRIIGEN et le CRIIREM, feignant elles aussi leur nature militante.
Avec 14 salariés, l’association agit sur deux plans : mener des campagnes anxiogènes auprès du grand public sur le danger de la pollution radioactive (aliments, radon, eau, etc.) et réaliser des études de détection de la radioactivité, principalement à la demande de collectivités locales. Ce discours anxiogène sert bien évidemment les campagnes des associations antinucléaires, et celles-ci, comme par exemple EELV ou Greenpeace, commandent ponctuellement des études à la CRIIRAD. L’association est régulièrement sollicitée par les médias, avec un discours alarmiste. La peur qu’elle suscite à travers ses campagnes permet à l’association d’alimenter son fonds de commerce qui consiste à vendre des analyses, des études, des formations, etc., sur la radioactivité. Ainsi, suite à sa participation à l’émission «Pièces à conviction» (France 3) en 2009 sur le thème «Le scandale de la France contaminée», les ventes de radiamètres par la CRIIRAD ont explosé pour atteindre les 96.700 euros. Lors de l’accident nucléaire qui est survenu au Japon en mars 2011, la CRIIRAD a été très active tant en France, avec de multiples interventions médiatiques, qu’au Japon.

Association de la loi de 1901, créée en 1986.

Conseil d’administration

  • Roland Desbordes : président
  • Paulette Cellier : secrétaire
  • Jean-Marc Verpillon : secrétaire adjoint
  • Bertrand Nouvelot : trésorier
  • Christophe Seywald : trésorier adjoint
  • Jacqueline Collard
  • Didier Glatigny
  • Martial Mazars
  • Michel Liogier
  • Emily Bonfort
  • Eliane Bruyat
  • Arlette Maussan
  • Jacques Redoux
  • Elyane  Rejony

Laboratoire

  • Bruno Chareyron : responsable du laboratoire
  • Julien Syren : responsable du service radon
  • Stéphane Monchâtre : secrétaire polyvalente des services balises, radex et radon
  • Jérémie Motte : responsable du service balises

La CRIIRAD a été créée par Michèle Rivasi, juste après l’accident de Tchernobyl, afin d’apporter une expertise contradictoire à celle des autorités. Michèle Rivasi fut la première présidente de la CRIIRAD, remplacée en 1997 par Roland Desbordes.

Outre ses travaux d’expertise et d’études radioécologiques pour les collectivités locales, la CRIIRAD intervient dans de nombreuses conférences (entre 50 et 100) et foires ou salons liés à l’environnement (47 en 2010) comme Marjolaine, Artemisia, Bio Nature,… Elle mène aussi des campagnes. Elle se mobilise par exemple contre l’ajout de substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction, et demande l’abrogation d’un arrêté ministériel du 5 mai 2009 qui a instauré une procédure de dérogation sur ces pratiques. Depuis plusieurs années, la CRIIRAD mène une campagne «Pas de radioactivité dans nos assiettes», avec 164 associations, 190 professionnels de l’alimentation, 5 syndicats et 5 collectivités territoriales. L’association est aussi engagée contre l’irradiation des aliments et a participé au Collectif français contre l’irradiation des aliments. La CRIIRAD organise des stages sur la radioactivité et la radioprotection, ainsi que sur l’utilisation d’un compteur Geiger. Parmi les priorités de la CRIIRAD, il y a la révision des normes de radioactivité présente dans l’eau potable, ainsi que la demande de voir considérer comme un délit «la diffusion d’informations mensongères ou manifestement erronées». Lors de l’accident nucléaire qui est survenu au Japon en mars 2011, la CRIIRAD a été très active tant en France qu’au Japon, où l’association a effectué des mesures de radioactivité.
En octobre 2012, la CRIIRAD participe à la création du Collectif Mines d’Uranium pour lutter «contre les effets environnementaux et sanitaires des mines d’uranium en France et au Niger». En mars 2014, la CRIIRAD lance une pétition «la mise en service d’une balise de surveillance de l’air gérée en toute indépendance par le laboratoire de la CRIIRAD». En novembre 2014, la CRIIRAD publie un rapport international qui dénonce les impacts de l’extraction de l’uranium. En février 2015, la CRIIRAD lance une pétition pour une «réduction drastique des niveaux de contamination autorisés en cas d’accident nucléaire».

En 2016, 538.936 euros proviennent des cotisations et des dons, ce qui représente 49% du budget. Alors qu’ils avaient environ 5000 adhérents avant, l’accident de Fuskushima a permis à la CRIIRAD d’enregistrer de nombreuses adhésions nouvelles en 2011. Néanmoins, l’effet Fukushima se résorbe puisque la CRIIRAD est passée de 7214 adhérents en 2011 à 5801 en décembre 2015.
Une autre part de leurs recettes provient des ventes et prestations de service (analyses ponctuelles, études radioécologiques, vente et location de radiamètres, formations, etc.). Il existe aussi des conventions de partenariat avec plusieurs collectivités locales concernant la gestion de balises, des actions de contrôle, etc., dont le Conseil régional de Rhône-Alpes, le département de la Drôme, le département de l’Isère, etc.
En 2011, le groupe écologiste au Parlement européen, sous l’impulsion des eurodéputées EELV Eva Joly et Michèle Rivasi, a participé au financement d’une mission de la CRIIRAD au Mali. En 2016, la CRIIRAD a reçu 5000 euros de la Réserve parlementaire du Groupe écologiste à l’Assemblée nationale.
A noter qu’en 2013, la CRIIRAD a changé de locaux. Sans prendre en compte la valeur du bâtiment, les produits seraient de 1.092.584 euros et les charges de 1.131.400 euros.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20161.100.783 €1.082.231 €18.552 €
20151.059.447 €1.077.293 €-17.846 €
20141.107.383 €1.118.407 €-11.024 €
20132.043.150 €2.081.966 €-38.816 €
20121.649.128 €1.070.188 €578.940 €
20111.252.304 €1.129.544 €122.760 €
2010858.402 €879.680 €-21.278 €
2009872.981 €850.479 €22.502 €
2008812.547 €715.216 €97.331 €

Principales sources extérieures de financement

2014
Région Rhône-Alpes192.623 €
Département Drôme52.000 €
Département Ardèche30.240 €
Département Isère24.750 €
Agglomération de Montélimar8000 €
2013
Région Rhône-Alpes285.183 €
Département Drôme54.000 €
Département Isère18.000 €
Réserve parlementaire EELV15.000 €
Département Ardèche12.892 €
Agglomération de Montélimar7790 €
Réserve parlementaire du sénateur EELV André Gattolin5000 €

 

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