Colibris

18-20, rue Euryale Dehaynin
75019 Paris
Tél. : 01 42 15 50 17
Email : info@colibris-lemouvement.org
Site : http://www.colibris-lemouvement.org

logo-colibrisAssociation centrée sur la personnalité et les interventions multiples de son fondateur, Pierre Rabhi, Colibris revendique, fin 2018, 107 groupes locaux en France, 4900 cotisants et 330.000 personnes se reconnaissant dans les valeurs du mouvement. L’association est en pleine croissance, d’une part grâce à la médiatisation de Pierre Rabhi et, d’autre part, sous l’impulsion du succès du film Demain, coréalisé par Cyril Dion, un responsable de Colibris.
Colibris milite pour un changement radical de société, affirmant la nécessité de «sortir de l’idéologie de la croissance indéfinie» et de «choisir la sobriété volontaire et heureuse». Elle est convaincue que le changement viendra par le bas, en multipliant des initiatives individuelles. Colibris entend ainsi arriver à une «masse critique» susceptible de faire basculer l’ensemble de la société.
Axé sur le changement individuel, le mouvement des Colibris participe peu aux mobilisations d’autres ONG écologistes, que ce soit sur le climat, la pollution ou autre. Comme l’explique Pierre Rabhi, «Si on ne fait pas de travail sur soi-même, sur sa mutation personnelle, ça ne sert à rien. On rentre dans le cycle de la protestation stérile». Le directeur de Colibris, Mathieu Labonne, ajoute : «Si on veut changer le monde avec une démarche trop militante, ça peut être violent. Un peu triste. Ça peut diviser. Alors que notre idée, c’est que tous les humains aspirent à mieux vivre». Dans cet esprit, Colibris crée des réseaux pour lesquels sont proposés des actions dans différents domaines : pratiquer l’agroécologie, convertir les cantines au bio, utiliser les écomédecines, créer une monnaie locale, mettre en place des lieux d’éducation alternative, etc. Colibris a par exemple encouragé la participation à des séances de coaching basées sur le «Self-Leadership, la sociocratie et l’Holacratie», comme au sein des Ateliers du Devenir Humain, organisés notamment par Isabelle Desplats, l’une des cofondatrices de Colibris dont c’est l’activité professionnelle. De même, Colibris a lancé une campagne pour créer des «Oasis», c’est-à-dire des «lieux écologiques et solidaires» car «l’être humain est avant tout un être de relation, et que le sentiment d’appartenance à une communauté est nécessaire à son épanouissement».
Pierre Rabhi
étant lui-même influencé par les préceptes ésotériques de l’agriculture biodynamique, on retrouve une présence importante des milieux anthroposophiques au sein de Colibris. L’association a notamment reçu des soutiens financiers de la Nef et de Weleda, tous deux d’inspiration anthroposophique.
Malgré des idées proches de la décroissance, Colibris offre une image «people», en exhibant par exemple ses marraines comme la chanteuse Zaz ou les comédiennes Marion Cotillard et Mélanie Laurent, séduisant ainsi les milieux bobos. Son discours radical n’empêche pas non plus l’association d’avoir le soutien d’entreprises comme Biocoop, Ecover (produits de nettoyage) ou le Groupe Léa Nature, et d’organiser des événements en direction des chefs d’entreprise. En janvier 2017, l’association a lancé «le chant des colibris, l’appel du monde de demain», signé par différentes personnalités, dont Nicolas Hulot et Françoise Nyssen alors qu’ils étaient encore au gouvernement. Enfin, Colibris dirige la collection «Domaine du possible», chez Actes Sud, la maison d’édition dirigée par Françoise Nyssen.

Association de la loi de 1901, créée en septembre 2006, sous le nom de «Mouvement pour la terre et l’humanisme». En juin 2009, son nom devient «Colibris, Mouvement pour la terre et l’humanisme» et, en septembre 2012, «Colibris».

Cercle de pilotage

  • Péo Dombre
  • Emmanuelle Ribes
  • Laurent van Ditzhuyzen
  • Flore Biron Cercellier
  • Sylvie Calais-Bossis
  • Philippe Dubarry
  • Marie-Hélène Pillot

Equipe

  • Mathieu Labonne : coordinateur pôle «Soutenir»
  • Vincent Tardieu : coordinateur pôle «Inspirer»
  • Aurore Du Roy : développement de l’Université des Colibris
  • Bernard Dion : responsable administratif et financier
  • Florian Schmitt : numérique
  • Floriane Hamon : animation et suivi des GL
  • Myriam Rosier-Coco : animation et suivi des GL
  • Virginie Mazet : animation et suivi des GL
  • Gabrielle Paoli : publications, mag, Oasis
  • Gregory David : responsable communication
  • Marie-Hélène Pillot : coordinatrice pôle «Relier»
  • Nicolas Bayart : responsable boutique
  • Yann Le Beguec :  responsable pédagogique, université des Colibris

Cercle d’orientation

Collège des fondateurs

  • Cyril Dion
  • Pierre Rabhi
  • Isabelle Desplats
  • Josette Amor
  • Claire Eggermont

L’association a été créé quand Pierre Rabhi a pris la décision de ne pas présenter sa candidature aux élections présidentielles de 2007. Il a préféré fonder une «organisation citoyenne», comme pendant militant et politique à l’association Terre & Humanisme, qu’il a créée en 1994 pour promouvoir l’agroécologie.

En 2009, l’association a organisé une quinzaine de rencontres «Colibris». En mai 2009, Colibris a organisé la «1ère soirée des entrepreneurs Colibris», avec la participation d’une centaine d’entrepreneurs «engagés dans une démarche de développement humain et écologique». En octobre 2009, environ 250 personnes des réseaux Colibris se sont réunies au 1er Forum Colibris sur le thème «Comment nos actions locales peuvent-elles influer sur la société». En décembre 2009, Colibris a accompagné la ville de Rennes dans l’élaboration de son plan climat territoire, avec un Forum Ouvert organisé par Colibris et son partenaire Awareness. Le site organise aussi un réseau social avec de nombreux acteurs et projets locaux. En 2010, l’association a été mobilisée dans la promotion du film Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau, une amie de Pierre Rabhi. En 2013, il y a eu la sortie de Pierre Rabhi, au nom de la terre, un autre film cette fois-ci entièrement consacré à Pierre Rabhi. L’axe des activités pour 2010 est  de changer de paradigme en agriculture, avec l’élaboration d’un plan de transition pour l’agriculture française. L’axe des activités pour 2010 était de changer de paradigme en agriculture, avec l’élaboration d’un plan de transition pour l’agriculture française. La fréquentation du site de Colibris a connu un essor avec près de 300.000 visites en 2010 et 1 million en 2016.
Pour profiter de l’exposition médiatique des élections de 2012, Colibris a lancé en octobre 2011 la campagne «Tous Candidats» afin de créer «un vaste mouvement populaire capable d’agir localement et d’influer sur les grandes tendances économiques et politiques, à l’échelle nationale et européenne». 27.000 personnes se sont déclarées candidat à cette occasion et, dans cette dynamique, Colibris a organisé en juillet 2012 l’Université des Colibris pour établir les grandes lignes d’un programme. En parallèle, Colibris a organisé 25 forums citoyens TNT (Transformons nos Territoires) dans toute la France, qui ont permis l’émergence de 218 plans d’actions locaux et plusieurs dizaines de projets. A la suite de cela, l’association a élaboré un «Plan de Transition de la société, à destination de tous : citoyens, entrepreneurs et élus». En 2013 , Colibris mène campagne sur les différentes thématiques de ce plan, appelé aussi «la (R)évolution des Colibris» : «(Ré)inventer l’économie», «Planter ce que nous mangeons !», «(R)êves d’école». En 2014, «Localiser l’économie !», , «Révolutionner l’éducation !», «Réinventer la démocratie !», «(R)évolutionner l’énergie», «Soyons le changement !». Au premier semestre 2014, Colibris a poursuivi avec deux nouvelles campagnes : «(Ré)inventer la démocratie» et «Débranche tout».
En janvier 2016, Colibris a organisé une conférence à Paris, intitulée «Le sens de la communauté», avec plus de 1000 personnes. A la mi-2016 est lancée La Fabrique des colibris, une plateforme d’entraide citoyenne qui «accompagne les porteurs de projets dans leurs demandes de matériel, financement, ressources humaines,…» En janvier 2017, dans le cadre des élections présidentielles et législatives, Colibris a lancé «le Chant des colibris, l’appel du monde de demain», qui invite à agir «pour limiter notre impact sur la planète» et «à porter de nouvelles idées jusque dans les sphères politiques». Cet appel a été signé par différentes personnalités, dont Nicolas Hulot et François Nyssen qui sont aujourd’hui tous deux au gouvernement. En 2018, quatre évènements du Chant des colibris ont été organisés, dont un à Casablanca avec Pierre Rabhi. Le projet du Chant des colibris est en pause en 2019.
Fin 2014, Colibris lance le projet Oasis, qui consiste à créer des lieux qui, à leur échelle, «sont la maquette de la société plus écologique et plus humaine que nous avons à construire». Colibris affirme qu’il existe plus de 800 lieux de ce type en France. En 2018, le mouvement a créé la SCIC Coopérative Oasis, qui vise «à faciliter l’accompagnement et le financement des oasis via un mécanisme de collecte d’épargne citoyenne». Fin janvier 2016, le MOOC «Concevoir une oasis» (Massive Open Online Courses = cours en ligne ouvert à tous) a été lancé et «23.000 participants ont ainsi découvert des clés pour créer une oasis, lors de 17 modules représentant un total d’environ 25 heures de cours». En septembre 2018 a été lancé le MOOC intitulé «Quelle démocratie pour demain ?» En 2018, Colibris a lancé l’Agora des colibris, «un laboratoire d’idées participatif» sur différents thèmes : «Comment rendre accessible au plus grand nombre une alimentation de qualité ?», «(Re)Humanisons le Web», «Se reconnecter à la nature».
Depuis 2011, Colibris poursuit un travail de coédition avec Actes Sud dans le cadre de la collection «Domaine du possible». En 2012, Colibris a co-créé le bimensuel Kaizen (35.000 exemplaires et 12.000 abonnés en 2017) et participe à sa ligne éditoriale. En contrepartie, la SARL Eko Libris (chiffre d’affaires de 1,1 millions d’euros en 2016 et dont Colibris est actionnaire minoritaire), qui édite le magazine, propose aux colibris un tarif préférentiel, donne de la visibilité au mouvement dans ses pages et offre un outil de diffusion des idées de Colibris auprès du grand public. En 2018, Colibris a réalisé quatre Cahiers d’activité pour enfants avec les éditions Nathan : l’alimentation, la nature en ville, le potager et les quatre saisons.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20181.322.530 €1.323.722 €-1192 €
20171.301.229 €1.281.772 €62.456 €
20161.281.431 €1.110.724 €170.707 €
20151.013.044 €999.010 €14.034 €
2014785.604 €757.937 €27.667 €
2013703.087 €699.111 €3976 €
2012645.051 €674.789 €-29.738 €
2011653.656 €595.532 €58.124 €
2010392.775 €429.092 €-36.317 €
2009352.331 €417.686 €-65.355 €

En 2018, Colibris déclare que 70% de ses ressources proviennent de dons de particuliers, et 14% du mécénat.
Colibris est opaque concernant les sommes accordées par les différentes sources de financement. L’association reçoit des aides de certains acteurs économiques : la Nef, banque d’inspiration anthroposophique (26.000 euros en 2013), Biocoop (15.000 euros en 2013), Botanic (1200 euros en 2014 et en 2013, 2400 euros en 2012), Fondation Léa Nature (5000 euros en 2014, 15.000 euros en 2011 et 40.000 euros en 2010), Ecover (40.000 euros en 2011), les produits anthroposophiques Weleda (20.000 euros en 2011). En 2018, Colibris a reçu 5000 euros de la fondation Terra Symbiosis pour l’organisation en 2019 des «rencontres nationales Education et reconnexion à la nature». En 2019, Colibris affiche un seul partenaire financier : la Fondation Maif.
Josette Amor, proche de Pierre Rabhi et trésorière de Terre & Humanisme dont il est le fondateur, est à l’origine du livret Agir diffusé par le Crédit Coopératif au bénéfice de Colibris. Cette épargne a rapporté à Colibris 35.070 euros en 2011 et 25.000 euros en 2010. A noter qu’en 2015 Terre & Humanisme a récolté 523.885 euros grâce à cette épargne.
En 2009, Pierre Rabhi a lancé une collecte de dons baptisée «Appel des 4000». Sans savoir s’il y a de gros donateurs dans cette collecte, celle-ci a rapporté 341.854 euros en 2011 (contre 171.348 euros en 2010). La boutique en ligne de Colibris a enregistré en 2018 la vente de plus de 10.000 produits pour une somme d’environ 160.000 euros (contre 6660 produits en 2017 pour 77.194 euros et, en 2016, plus de 14.000 produits pour une somme de 191.754 euros). En termes d’aides en nature, le WWF a hébergé les bureaux de Colibris au domaine de Longchamp, dans le Bois de Boulogne, jusqu’au printemps 2009.

Principales sources extérieures de financement

2011
Ecover40.000 €
Fondation Pierre Rabhi35.418 €
Weleda20.000 €
Groupe Léa Nature15.000 €
Fondation de France10.000 €
Fondation Nature Vivante5000 €

 

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