Fac Verte – L’écologie universitaire

Espace Vie Etudiante
701, avenue Centrale
38400 Saint-Martin-d’Hères
Email : contact@facverte.org

logo-fac-verteFac Verte est un syndicat ouvert à toute la communauté universitaire (étudiants, enseignants-chercheurs, etc.) qui promeut l’écologie dans le champ de l’enseignement supérieur. Mais outre son activité syndicale, Fac Verte a aussi un pôle d’activité de type associatif «avec l’ensemble des forces écologistes et anti-productivistes». Avec seulement 300 adhérents revendiqués en 2008, Fac Verte est un poids plume à côté des autres syndicats étudiants et ne semble pas vraiment progresser, comme le reconnaissait son porte-parole en 2010. Ce dernier avait en effet parlé d’une «année de refondation», regrettant une «une perte de vitesse» qui touche Fac Verte qu’il impute au Grenelle de l’environnement. Lors des élections au Crous (Centres régionaux des oeuvres universitaires et sociales), Fac Verte a obtenu 7 élus en 2006, 6 élus en 2008, 3 élus en 2010 et aucun en 2012.  De plus, le site Internet de Fac Verte n’existe plus et il semble que le syndicat n’a pratiquement plus d’activités.
En dépit de sa très faible représentativité, Fac Verte s’assure une certaine visibilité en s’associant à certaines actions (comme la mobilisation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) et à d’autres collectifs d’associations écologistes. Ainsi, Fac Verte a été membre de L’Alliance pour la planète (aujourd’hui dissoute), ce qui lui avait permis d’avoir un représentant dans deux groupes de travail du Grenelle de l’environnement. De même, Fac Verte est associée au réseau Sortir du nucléaire, au Réseau Environnement-Santé et à l’Appel de la jeunesse.
Quant aux idées défendues, dans son texte fondateur intitulé Le Réveil, Fac Verte affirme faire le choix d’une autre société, «celle du développement soutenable et désirable» : «Nous faisons le choix de l’économie plurielle, de l’agriculture biologique, du commerce équitable, des transports doux, d’une Europe fédérale et politique, des énergies renouvelables, d’un revenu universel, de l’épanouissement personnel, de la paix et de la non-violence, du métissage et de la diversité, de la solidarité avec les peuples du Sud, d’une éducation alternative. Nous sommes les artisans d’un paradigme civilisationnel.» Ses principales propositions concernant le monde universitaire sont : «Revenu d’autonomie pour les étudiants, droits à une véritable formation tout au long de sa vie, agriculture biologique dans les RU, subsidiarité et décentralisation, harmonisation européenne des diplômes, création d’un grand service public européen de l’enseignement supérieur, construction de logements étudiants HQE, Agenda 21 et démocratie participative dans les universités, verdissement de ses institutions, coopération internationale et solidarité avec les étudiants étrangers, relance des politiques de recherche…»

Association de la loi de 1901, créée en 2003. Fac Verte revendique plusieurs groupes locaux situés à Rouen, Caen, Paris, Strasbourg, Tours, Lyon, Toulouse, Aix-Marseille, Montpellier. Mais leurs sites Internet ou leur page Facebook sont peu mis à jour.

Les derniers co-présidents, jusqu’en 2012, étaient Jérôme Cucarollo et Guillaume Getz. Depuis, il n’y a plus d’informations concernant les responsables du syndicat.

Fac Verte est issue d’un groupe de Jeunes Verts, animée par Alexis Deck, suite à leur mobilisation en mai 2003 contre le G8 à Evian. Le mois suivant, cette équipe décide de «poursuivre le rassemblement des écologies, en dehors de toute structure politique, en inventant une nouvelle forme d’organisation, qui se tourne prioritairement vers les universités». En septembre 2003, le texte fondateur de Fac Verte intitulé «Le Réveil» est adopté.

Fac Verte n’a presque plus d’activités, les antennes de Lyon et de Strasbourg apparaissant comme les moins léthargiques. Les dernières campagnes de Fac Verte sont en 2010 «du Bio dans mon RU», qui demande la généralisation d’aliments bio, locaux, équitables dans les restaurants universitaires, et «du Soleil sur mon campus», qui propose de «rénover les bâtiments aux normes écologiques». En 2008 et 2009, Fac Verte Aix-Marseille a co-organisé à Marseille, avec entre autres les antennes locales de Greenpeace et d’Attac, la première Green Pride, réunissant quelques centaines de personnes. Fac Verte promeut aussi la création d’AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) au sein des campus universitaire. La première AMAP de Fac Verte a été constituée à Aix-en-Provence et elle a contribué à en créer deux autres. Fac Verte Tours et Fac Verte Nantes ont également chacune créé une AMAP, mais l’antenne de Nantes a été dissoute fin 2013. De plus, Fac Verte Aix-Marseille voulait mettre en place un jardin collectif à la cité U des Gazelles. Le syndicat étudiant écologiste affirme en effet : «Si les engrais, les pesticides, l’arrosage par aspersion, les semences OGM ont permis de soutenir la croissance démographique mondiale, ils ne sont plus aujourd’hui la réponse nécessaire. En effet, l’alimentation de l’humanité, en particuliers dans l’Europe de l’après seconde guerre mondiale, s’est basée sur le développement d’une agro-industrie, dont personne aujourd’hui ne remettra en cause les effets néfastes sur la nature et sur la santé humaine.» Partant de ce constat, Fac Verte Aix-Marseille a «l’espoir de faire découvrir une alternative à l’agro-industrie qui serait capable de nourrir toute l’humanité. Selon la FAO (…), l’agriculture biologique locale permettrait de remplir cette mission.» D’où la création d’un jardin collectif «comme lieu d’expérimentation», en partenariat avec l’association Kokopelli et cultivé en permaculture. En janvier 2012, Fac Verte a proposé la mise en place de Parlements étudiants pour «parler de l’Université en dehors des mouvements de grève». En février 2015, l’antenne de Strasbourg organise «La journée Fac Verte», avec «présentations, ateliers et table ronde». En juin 2015, il y a eu à Lyon un atelier participatif sur la mobilité étudiante dans le cadre de la création d’une plateforme de mobilité, projet initié par Fac Verte Lyon.
Par ailleurs, Fac Verte se mobilise dans certaines campagnes écologistes, par exemple contre le nucléaire suite à l’accident de Fukushima, ou plus récemment contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Fac Verte est totalement opaque concernant ses finances, puisqu’il n’y a jamais eu aucune indication de ses bilans et de ses sources de financement sur son site quand l’association en avait un. En 2008, Fac Verte expliquait qu’elle avait un budget de 25.000 euros et que ses recettes provenaient des cotisations de ses adhérents et de quelques financements sur projet. De plus, à l’époque, il y a eu un accord avec la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) qui lui reversait une petite partie de ses subventions.

 

 

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