BEDE (Biodiversité : échanges et diffusion d’expériences)

47, place du Millénaire
34000 Montpellier
Tél.-Fax : 04 67 65 45 12
Email : bede@bede-asso.org
Site : http://www.bede-asso.org

logo-bedeBEDE n’apparaît pas comme une association militante contre les OGM, les nanotechnologies ou l’agriculture conventionnelle. En effet, elle présente ses arguments sous forme de dossiers, fiches ou conférences «pédagogiques», mettant en avant l’agriculture paysanne comme alternative. Cependant, le responsable de BEDE, Robert Ali Brac de la Perrière, a été et reste une personne clef de la contestation anti-OGM. BEDE collabore avec une cinquantaine d’organisations dans le domaine agricole et de la solidarité, dont notamment le Réseau Semences Paysannes dont elle fait partie. BEDE joue aussi un rôle important dans la veille et l’échange d’informations concernant la privatisation du vivant. Basée à Montpellier, elle a une forte orientation vers les pays du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest, où l’association organise de nombreux ateliers et rencontres entre paysans.

Association de la loi de 1901, créée en 1994.

Conseil d’administration

  • Pascale Moity-Maïzi : présidente
  • François Liaud : trésorier
  • Estelle Raynaud
  • Nathalie Ramos
  • Pierre Deltour
  • Patrice Gaudin
  • Marie Giraud

Equipe

  • Robert Ali Brac de la Perrière : coordinateur général
  • Nordine Boulahouat : coordinateur Programme Maghreb
  • Anne Berson : coordinatrice Programme Afrique de l’Ouest
  • Christine Domerc : responsable des éditions et du site internet
  • Audrey Turquet : responsable administrative
  • Athénaïs Grandjean : assistante administrative

Créée à l’origine en solidarité avec des étudiants algériens (Bob Ali Brac ayant lui-même vécu en Algérie) et siégeant à Paris, l’association est d’abord appelée «Bibliothèque d’échange de documentation étudiante» avant d’être rebaptisée en 1997 «Bibliothèque d’échange de documentation et d’expériences» et transférée à Montpellier. L’association a pu se développer grâce au financement de la Fondation pour le progrès de l’homme (FPH). D’ailleurs, Robert Ali Brac a collaboré à plusieurs grands projets de la FPH, qui ont en particulier débouché sur la création de l’association Inf’OGM dont il a été le coordinateur au départ.

BEDE publie bon nombre de rapports et dossiers sur l’agriculture paysanne et sur les OGM, ainsi que des DVD sur les mêmes sujets. Elle organise aussi régulièrement des conférences et des manifestations «pédagogiques», tout en intervenant souvent dans de nombreux événements, comme lors des échanges paysans «Renaissance de la biodiversité céréalière et savoir-faire paysans» organisés par le Réseau Semences Paysannes. Une grande partie de ses activités concerne les formations et conseils en agroécologie comme par exemple la formation en traction animale en 2008 en Algérie, des ateliers de gestion de l’eau en 2006 en Algérie, une caravane paysanne et foire des semences en 2009 au Sénégal, un atelier « Les femmes font vivre la biodiversité en Afrique » en 2006 au Mali, etc. Ces «formations» sont souvent mises en place avec des animateurs du Réseau Semences Paysannes et d’Inf’OGM. BEDE est aussi impliquée dans un travail de veille, en relation étroite avec Inf’OGM, GRAIN, IIED et ETC Group, qui consiste à mettre en relation, traduire et diffuser des informations allant de la privatisation du vivant aux nanotechnologies.

BEDE n’affiche pas ses bilans sur son site, et il n’y a plus d’indications sur ses ressources après 2006. Le budget estimé est d’environ 270.000 euros pour 2006. Il semble que l’autofinancement de l’association est presque inexistant et qu’elle ne vit que grâce à des subventions. En 2006, près de 70% des subventions venaient de fondations ou ONG, comme la Fondation pour le progrès de l’homme (FPH), la Fondation de France, la Fondation Nature et Découvertes ou la Fondation Un monde pour tous. La FPH est un des principaux donateurs. En 2006-2007, la FPH a octroyé 40.000 euros à BEDE pour deux projets («Rechercher des démarches scientifiques adaptées à l’approche du vivant et de la complexité» et «Préserver la biodiversité cultivée par une démarche participative de sélection des semences»). La Fondation Nature et Découvertes a donné 7000 euros en 2008 pour la création d’un kit d’information sur la biodiversité, les semences et les OGM à destination des enfants et des jeunes. Outre la FPH, BEDE reçoit des subventions de fondations étrangères. Par exemple, pour l’ouvrage juste précité, la Fondation Goldsmith a aussi contribué financièrement. La Patagonia Foundation a donné 2500 dollars à BEDE en 2004 et 6000 dollars en 2010, et la fondation franco-américaine FACT Services a cofinancé le Séminaire européen sur les semences paysannes, avec la Région Poitou-Charentes, la Fondation pour une Terre humainee et la FPH. Son image d’association à but pédagogique lui permet aussi d’avoir des subventions publiques de l’Union européenne (24.225 euros en 2006, dans le cadre du Programme Leonardo).
Sur son site, BEDE donne une liste de ses bailleurs, sans préciser les dates et les sommes octroyées : Association des anciens appelés d’Algérie contre la guerre, Caisse d’Epargne, Commission européenne (Programme Leonardo), Conseil Général de l’Hérault, Conseil Régional Languedoc-Roussillon, Educagri, EuropeAid, Fonds international de développement agricole (200.000 dollars en 2008), Fondation Léa Nature, International Institute for Environment and Development, Coopération Suisse au Mali (DDC), DIREN Languedoc-Roussillon, FPH, Fondation de France, Fondation Nature & Découvertes, Fondation Sciences Citoyennes, Fondation Terra Symbiosis (6000 euros en 2011), Fondation Un monde par tous, Hivos, Patagonia Foundation, Entreprise Le Yeti, Mairie de Montpellier, Misereor, Swed Bio.

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