Agir pour l’Environnement

2 rue du Nord
75018 Paris
Tél. : 01.40.31.02.37
Email : contact@agirpourlenvironnement.org
Site : http://www.agirpourlenvironnement.org

logo-apeRevendiquant 8064 adhérents fin décembre 2016, le rôle principal d’APE est de fédérer des associations autour de campagnes consistant à diffuser des dépliants de propagande (environ 250.000 exemplaires par an) et à envoyer des cartes postales «pétitions» aux différents responsables politiques et économiques concernés. Depuis sa création, APE a lancé une quarantaine de campagnes de lobbying sur des thèmes  multiples : nanoparticules, OGM, 4×4, agrocarburants, pollution lumineuse, déchets ménagers, pesticides, antennes relais, nucléaire, chasse, etc. L’association lance aussi maintenant des campagnes électroniques, s’appuyant sur un réseau électronique de plus de 450.000 contacts, et affirme poursuivre «sa mue vers une professionnalisation de son activité».
APE a adopté une attitude critique vis-à-vis du Grenelle de l’environnement, tout en collaborant étroitement avec des associations fortement impliquées dans le processus de négociation. Depuis, APE a participé aux concertations sur le bilan de santé de la PAC ainsi qu’au Grenelle des ondes. Dénonçant depuis longtemps les «grands projets inutiles et imposés», l’association voit dans les «zadistes» une «nouvelle forme d’engagements (qui) s’exprime de plus en plus bruyamment». APE estime que «les associations de protection de l’environnement ne peuvent être en reste», n’hésitant pas à les critiquer : «Enfermées dans un tête-à-tête stérile, elles en ont oublié le sens profond de l’engagement. Les causeries expertes ont un peu facilement négligé l’ingratitude du travail militant.» APE ajoute : «La détermination et la radicalité qui s’expriment localement et globalement nous obligent à redéfinir notre stratégie afin d’articuler le nécessaire dialogue avec les décideurs sans renoncer à l’exigence écologique.» APE est aussi en pointe dans le lobbying institutionnel, organisant par exemple des colloques à l’Assemblée nationale, ou en participant à la création en 2010 d’un Comité de soutien des élus à l’Abeille et aux Apiculteurs, et en 2013, d’un Comité de soutien des élus pour les alternatives aux pesticides.
APE est proche au départ des Verts, puis maintenant d’Europe Ecologie-Les Verts, étant donné que la plupart de ses responsables en sont soit adhérents soit sympathisants. Stéphen Kerckhove, délégué général d’APE, milite depuis longtemps chez les Verts et a signé début mai 2011, avec Yves Cochet, un appel de soutien à la candidature de Nicolas Hulot. Le président d’APE jusqu’en 2011, Domi Bernard, est depuis longtemps un compagnon du parti écologiste et est ami d’Yves Cochet. L’actuel président d’APE est par ailleurs responsable de la Commission Nationale Lesbiennes, Gais, Bis et Trans à EELV. Enfin, au lancement de l’association, un comité de parrainage a été rendu public, présidé par l’écologiste malthusien René Dumont, rassemblant Théodore Monod, Albert Jacquart, Edgar Morin, Pierre Rabhi

Association de la loi de 1901, créée en 1996. En mars 2012, APE adopte de nouveaux statuts permettant l’adhésion de particuliers. Depuis décembre 2015, elle est agréée pour la protection de l’environnement. Depuis décembre 2016, elle est habilitée pour prendre part au débat sur l’environnement se déroulant dans le cadre des instances consultatives nationales ayant vocation à examiner les politiques d’environnement.

Bureau

  • Philippe Colomb : président
  • Clémence Lerondeau : secrétaire
  • Jean Hascoët : trésorier

Equipe salariée

  • Stéphen Kerckhove : délégué général
  • Martin Sérieye : chargé de mission web
  • Benjamin Menant : développeur web
  • Magali Ringoot : chargée de mission
  • Mathias Chaplain : chargé de mission
  • Antoine Lagneau : chargé de mission
  • Stefanie Gicquel

Chaque année, APE lance environ quatre actions, soit des «Campagnes» soit des «Alertes». La diffusion des documents oscille pour chaque campagne entre 60.000 et 150.000 exemplaires. APE fédère des partenaires associatifs connus pour leur expérience dans la thématique de la campagne, parmi lesquels le Générations Futures, FNE, Greenpeace, Amis de la Terre, WWF, Réseau Action Climat, UNAF, FNAB, Réseau Semences Paysannes, Nature & Progrès, LPO, etc. Au-delà des associations écologistes, APE a développé des partenariats avec la Confédération paysanne, Attac, la CLCV, etc. Les dernières campagnes d’APE ont été : «Stop aux nanos !», «Moi Président #TransitionAgricole», «Crèches, maisons de retraite, hôpitaux… Voir la vie en Bio !» ; «Transport de marchandises : Un train de retard ?!» ; «Perturbateurs endocriniens : Environnement perturbé, santé menacée !» ; «Élevages industriels : Tous victimes !» ; «Alerte aux pesticides !» ; «Automobile : La sobriété… maintenant !» ; «Nucléaire : Mille et une façons d’en sortir !».
Fort d’un réseau électronique de près de 500.000 internautes, APE lance désormais des campagnes électroniques. Ainsi, en mai 2016, l’association a diffusé un trombinoscope des «sénaTUEURS d’abeilles», ciblant les sénateurs qui ont rejeté le principe d’une interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes. Cette action a fait le buzz avec près de 10 000 «partages» sur Facebook en moins de 48 heures.
En 2009, en marge de sa campagne «Pesticides : des abeilles piquées au vif !», visant en particulier le Cruiser, APE a lancé avec la LPO, Générations Futures et l’UNAF, un comité de soutien des élus à l’abeille et à l’apiculture. En mars 2013, dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, APE a lancé avec Générations Futures et l’UNAF le Comité des élus pour les alternatives aux pesticides. En 2014, en partenariat avec Générations Futures et Bio Consom’acteurs, APE a développé deux sites visant «à référencer les communes réduisant l’utilisation des pesticides et promouvant une alimentation bio dans la restauration collective». Dans un second temps, les associations ont lancé en 2015 un prix «0 phyto 100% bio». La même année, l’association a aussi organisé une pétition en ligne «afin de réclamer une véritable interdiction des épandages aériens de pesticides» ainsi que contre le barrage de Sivens. Entre juin et décembre 2015, APE a organisé différentes actions (conférences, marches, publication du livre Le climat pour tous, etc.) dans le cadre de la COP21. En mars 2016, APE avec Générations Futures et Bio Consom’acteurs ont lancé à l’Assemblée Nationale, un kit «collectivité» destiné à accompagner les élus locaux «dans le développement de l’agriculture biologique et la suppression des pesticides». L’association a aussi mené une campagne de lobbying auprès des députés pour qu’ils votent la loi visant à favoriser l’alimentation bio et locale dans les cantines.
En mars 2016, APE rend publiques les analyses révélant la présence de nanoparticules dans quatre produits alimentaires courants. En mars 2017, APE publie sur le site internet www.infonano.org, une base de données répertoriant plus de 200 produits alimentaires suspectés de contenir des nanoparticules.
APE utilise également l’outil des sondages, comme en 2015, un sondage sur les projets de ferme-usines et un autre sur la commercialisation des produits phytosanitaires dans la grande distribution, ou en 2016 sur les néonicotinoïdes. En mars 2017, APE a sorti un sondage sur la transition agricole et alimentaire.
L’association participe au débat national sur la transition énergétique lors de la Conférence environnementale. Elle assiste à la commission de concertation parisienne sur la téléphonie mobile. APE contribue aussi aux travaux du Réseau Action Climat sur le lien «agriculture-climat» et a engagé en décembre 2010 une participation aux travaux du groupe PAC2013 sur la réforme de la PAC. En 2011, APE a dispensé trois sessions de formation auprès des élus écologistes sur «les alternatives aux pesticides en agriculture», «la téléphonie mobile» et «la qualité de l’eau» en lien avec le Cédis, le centre de formation des Verts. L’association a participé à une formation organisée par le Centre national de la Fonction Publique Territoriale sur les questions de la téléphonie mobile à destination des élus locaux.
Chaque année, APE est partenaire du «Jour de la Nuit», une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne «ainsi qu’une prise de conscience du problème de pollution lumineuse». En 2016, ce sont au total 686 événements qui ont marqué cette 8ème édition, avec 329 animations organisées simultanément avec 357 extinctions totales et partielles de l’éclairage public.

En 2016, l’autofinancement est important puisque 90% des recettes proviennent de dons de 8566 donateurs/adhérents, avec plus de 1200 personnes ayant opté pour un prélèvement automatique mensuel. En 2017, l’association a décidé «de renoncer à toutes subventions publiques afin de garantir son indépendance».

AnnéeProduitsChargesRésultat
2016600.620 €524.319 €76.301 €
2015513.472 €478.785 €34.687 €
2014435.424 €423.404 €12.020 €
2013355.588 €354.681 €907 €
2012323.056 €313.682 €9374 €
2011315.844 €308.152 €7692 €
2010314.197 €327.740 €-13.543 €
2009410.250 €394.289 €15.961 €
2008301.040 €297.676 €3364 €
2007308.033 €294.756 €13.277 €

Répartition des financements 2015

Principales sources extérieures de financement

2016
Aides à l'emploi20.473 €
Réserve parlementaire de Denis Baupin12.000 €
Ministère de l'Ecologie 10.000 €
Biocoop8000 €
Ville de Paris 7000 €

2015
Conseil régional d'Ile-de-France 61.705 €
Réserve parlementaire de Denis Baupin13.000 €
Aides à l'emploi11.000 €
Biocoop8000 €
Ville de Paris 7000 €
Ministère de l'Ecologie 6000 €

2014
Conseil régional d'Ile-de-France 28.294 €
Réserve parlementaire EELV15.500 €
Aides à l'emploi11.000 €
Ville de Paris 8000 €
Ministère de l'Ecologie 7000 €

2013
Ministère de l'Ecologie 15.000 €
Réserve parlementaire EELV15.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 12.941 €
Aides à l'emploi11.250 €
Ville de Paris 8000 €

2012
Aides à l'emploi25.000 €
Ministère de l'Ecologie 15.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 12.410 €
Ville de Paris 8000 €
Réserve parlementaire3500 €

2011
Aides à l'emploi31.593 €
Ministère de l'Ecologie 10.000 €
Ville de Paris8000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 7000 €
Réserve parlementaire4500 €

2010
Aides à l'emploi37.920 €
Conseil régional d'Ile-de-France 35.466 €
Ministère de l'Ecologie25.000 €
Ville de Paris8000 €
Réserve parlementaire5000 €

2009
Amis de la Terre Europe40.000 €
Aides à l'emploi35.466 €
Conseil régional d'Ile-de-France 26.250 €
Ville de Paris18.000 €
Ministère de l'Ecologie15.000 €

Ce contenu a été publié dans Agir pour l'environnement, association. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.