Agir pour l’Environnement

2 rue du Nord
75018 Paris
Tél. : 01.40.31.02.37
Email : contact@agirpourlenvironnement.org
Site : http://www.agirpourlenvironnement.org

Revendiquant plus de 24.000 adhérents en 2019, le rôle principal d’APE est de fédérer des associations autour de campagnes consistant à diffuser des dépliants de propagande, à envoyer des cartes postales «pétitions» aux différents responsables politiques et économiques concernés. Depuis sa création, APE a lancé une quarantaine de campagnes de lobbying sur des thèmes  multiples : nanoparticules, OGM, 4×4, agro-carburants, pollution lumineuse, déchets ménagers, pesticides, antennes relais, nucléaire, chasse, etc. Depuis quelques années, l’association semble privilégier des campagnes électroniques (notamment des pétitions en ligne), s’appuyant sur un réseau de près de 500.000 contacts. En 2016, APE n’hésite pas, par exemple, à stigmatiser sur les réseaux sociaux, via un trombinoscope, les sénateurs qui ont rejeté le principe d’une interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes et qualifiés de «sénaTUEURS d’abeilles».
Appelant à une «décroissance nécessaire», APE a adopté une attitude critique vis-à-vis du Grenelle de l’environnement, tout en collaborant étroitement avec des associations fortement impliquées dans le processus de négociation. Depuis, APE a participé aux concertations sur le bilan de santé de la PAC ainsi qu’au Grenelle des ondes. Dénonçant les «grands projets inutiles et imposés», l’association voit dans les «zadistes» une «nouvelle forme d’engagements (qui) s’exprime de plus en plus bruyamment». APE estime que «les associations de protection de l’environnement ne peuvent être en reste», n’hésitant pas à les critiquer : «Enfermées dans un tête-à-tête stérile, elles en ont oublié le sens profond de l’engagement. Les causeries expertes ont un peu facilement négligé l’ingratitude du travail militant.» APE ajoute : «La détermination et la radicalité qui s’expriment localement et globalement nous obligent à redéfinir notre stratégie afin d’articuler le nécessaire dialogue avec les décideurs sans renoncer à l’exigence écologique.» Impliquée contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’association a apporté son soutien à divers acteurs locaux opposés par exemple au Grand contournement ouest de Strasbourg ou encore contre un «projet de ferme usine envisageant de rassembler près de 4000 bovins».
APE est aussi en pointe dans le lobbying institutionnel, organisant par exemple des colloques à l’Assemblée nationale, ou en participant à la création en 2010 d’un Comité de soutien des élus à l’Abeille et aux Apiculteurs, et en 2013, d’un Comité de soutien des élus pour les alternatives aux pesticides. En 2019, elle se félicite d’avoir «contribué à obtenir l’abandon de la ferme-usine des 4000 bovins (71) ainsi qu’un avis négatif pour celle de Houlbec (27), obtenu l’adoption d’un moratoire sur le dioxyde de titane tout en diffusant une nouvelle enquête sur la présence du TIO2 dans les dentifrices, fait condamner la société DowAgrosciences et annuler l’autorisation de mise sur le marché du sulfoxaflor, soutenu les maires ayant adopté des arrêtés anti-pesticides, mobilisé notre réseau pour obtenir l’arrêt des aides fiscales à l’incorporation de l’huile de palme dans les carburants et incité les sympathisants d’Agir pour l’Environnement à créer plus de 15.000 zones de BZZZ».
APE a une certaine proximité avec Europe Ecologie-Les Verts. Stéphen Kerckhove, délégué général d’APE, a longtemps milité chez les Verts et a signé début mai 2011, avec Yves Cochet, un appel de soutien à la candidature de Nicolas Hulot. Le président d’APE jusqu’en 2011, Domi Bernard, est depuis longtemps un compagnon du parti écologiste et est ami d’Yves Cochet. Le président suivant d’APE, Philippe Colomb, était responsable de la Commission Nationale Lesbiennes, Gais, Bis et Trans à EELV. Quant au secrétaire de l’association, il collabore avec la commission agricole d’EELV, et le trésorier est un militant du parti écologiste.

Association de la loi de 1901, créée en 1996. En mars 2012, APE adopte de nouveaux statuts permettant l’adhésion de particuliers. Depuis décembre 2015, elle est agréée pour la protection de l’environnement. Depuis décembre 2016, elle est habilitée pour prendre part au débat sur l’environnement se déroulant dans le cadre des instances consultatives nationales ayant vocation à examiner les politiques d’environnement.

Bureau

  • Marie-Jeanne Husset : présidente
  • Jacques Caplat : secrétaire
  • Jean Hascoët : trésorier

Equipe salariée

  • Stéphen Kerckhove : délégué général
  • Magali Ringoot : coordinatrice de campagne
  • Mathias Chaplain : coordinateur de campagne
  • Manon Rieutord : animatrice de campagne
  • Aurore Bonnefoi : chargée de mission – Pôle Bénévole
  • Martin Sérieye : chargé de mission web
  • Benjamin Menant : développeur web
  • Benoit Maigret : développeur web
  • Céline Misery : chargée de la fidélisation et des partenariats
  • Alejandra Magnasco : chargée de la communication
  • Marie-Laure Parisot : chargée de mission
  • Michèle Dougé : administration
  • Magali Leroy : administration

Campagnes : Chaque année, APE lance trois à quatre actions, soit des «Campagnes» soit des «Alertes». Ces campagnes peuvent se faire par la diffusion de documents papier (entre 60.000 et 150.000 exemplaires) et/ou par des pétitions. APE fédère des partenaires associatifs connus pour leur expérience dans la thématique de la campagne, parmi lesquels le Générations Futures, FNE, Greenpeace, Amis de la Terre, WWF, Réseau Action Climat, UNAF, FNAB, Réseau Semences Paysannes, Nature & Progrès, LPO, etc. Au-delà des associations écologistes, APE a développé des partenariats avec la Confédération paysanne, Attac, la CLCV, etc. Les dernières campagnes d’APE ont été : «Suppression du dioxyde de titane dans les dentifrices», «PAS de pestICIdes», «Zone de BZZZ, saison 3», «Miel in France», «Aviation : le crash climatique», «Le plastique, c’est pas fantastique !», «Pour l’arrêt des aides fiscales à l’huile de palme».
Fort d’un réseau électronique de près de 500.000 internautes, APE mène aussi des campagnes électroniques. Ainsi, en mai 2016, l’association a diffusé un trombinoscope des «sénaTUEURS d’abeilles», ciblant les sénateurs qui ont rejeté le principe d’une interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes. Cette action a fait le buzz avec près de 10.000 «partages» sur Facebook en moins de 48 heures. En mai 2018, l’association réitère cette opération avec un vote sur le glyphosate. Partagé près de 80.000 fois, APE estime avoir touché près d’un million de personnes avec ce trombinoscope, «apportant ainsi la nécessaire publicité aux travaux parlementaires sans laquelle une démocratie se réduit à un échange nocturne réservé aux fidèles serviteurs des lobbies de l’agrochimie».
Dans le cadre de ses campagnes, APE utilise l’outil des sondages, comme en 2015, un sondage sur les projets de ferme-usines et un autre sur la commercialisation des produits phytosanitaires dans la grande distribution, ou en 2016 sur les néonicotinoïdes. En mars 2017, APE a sorti un sondage sur la transition agricole et alimentaire. En mars 2019, un sondage commandé par APE montre que 88% des personnes interrogées se déclarent favorables à une interdiction des plastiques à usage unique. En février 2020, APE rend public un baromètre annuel portant sur la perception des Français vis-à-vis des questions écologiques.
En 2019, APE affirme que plus de 15.231 «zones de BZZZ» (espaces refuges pour les insectes pollinisateurs) ont été créées à son initiative.
En 2014, en partenariat avec Générations Futures et Bio Consom’acteurs, APE a développé deux sites visant «à référencer les communes réduisant l’utilisation des pesticides et promouvant une alimentation bio dans la restauration collective». Dans un second temps, les associations ont lancé en 2015 un prix «0 phyto 100% bio».
Communication : En mars 2016, APE rend publiques les analyses révélant la présence de nanoparticules dans quatre produits alimentaires courants. En janvier 2017, publication de nouvelles analyses montrant la présence de nanoparticules dans des chewing-gums Leclerc et les bonbons Têtes Brulées. En mars 2017, APE publie sur le site internet www.infonano.org, une base de données répertoriant plus de 300 produits alimentaires suspectés de contenir des nanoparticules. Plusieurs pétitions contres les nanos sont diffusées par l’association, ciblant en particulier le dioxyde de titane.
Evénements et manifestations : Chaque année, APE est coordinatrice du «Jour de la Nuit», une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne «ainsi qu’une prise de conscience du problème de pollution lumineuse». Fédérant une quinzaine d’associations, la 11e édition en 2019 a compté 721 événements, avec 572 animations organisées simultanément avec 355 extinctions totales et partielles de l’éclairage public. En raison de la crise sanitaire, l’édition 2020 a été annulée.
En mars 2021, APE avec la Confédération paysanne et Nature & Progrès ont symboliquement déployé plus de 300 panneaux représentant une abeille poing levé face au Conseil d’Etat, pour protester contre la ré-autorisation des néonicotinoïdes.
Juridique : APE utilise aussi l’arme juridique. En février 2021, APE et la Confédération paysanne ont déposé un référé devant le Conseil d’Etat en vue d’obtenir la suspension de la réautorisation des néonicotinoïdes pour le traitement des semences de betteraves sucrières. En décembre 2020, le Conseil d’Etat a rejeté les recours d’APE et de Priartem dans le dossier 5G. En février 2020, dans le cadre d’un référé suspension engagé par le collectif des maires anti-pesticides contre la décision prise par le gouvernement de fixer des zones sans traitements pesticides de 3 à 20 mètres à proximité des habitations, APE a décidé, avec l’appui de Maître Corinne Lepage, de déposer un mémoire en intervention volontaire devant le Conseil d’Etat. En novembre 2019, suite à une action d’APE et de l’UNAF, le Tribunal administratif de Nice a annulé l’autorisation de mise sur le marché de deux insecticides systémiques, le «Transform» et le «Closer».
Lobbying : APE déclare avoir dépensé annuellement entre 10.000 et 25.000 euros en 2019 et en 2020, pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 3 actions de lobbying en 2019 et 7 actions en 2020.
En mars 2016, APE avec Générations Futures et Bio Consom’acteurs ont lancé à l’Assemblée Nationale, un kit «collectivité» destiné à accompagner les élus locaux «dans le développement de l’agriculture biologique et la suppression des pesticides». L’association a aussi mené une campagne de lobbying auprès des députés pour qu’ils votent la loi visant à favoriser l’alimentation bio et locale dans les cantines. En 2018, l’association, en lien avec la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, a également mené campagne «afin d’interpeller le ministère de l’Agriculture sur les retards de paiement dûs aux paysans bio». En mars 2013, dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, APE a lancé, avec Générations Futures et l’UNAF, le Comité des élus pour les alternatives aux pesticides.  En 2009, en marge de sa campagne «Pesticides : des abeilles piquées au vif !» visant en particulier le Cruiser, APE a lancé avec la LPO, Générations Futures et l’UNAF, un comité de soutien des élus à l’abeille et à l’apiculture.

En 2020, les ressources proviennent de donateurs/adhérents, dont 2155 personnes ayant opté pour un prélèvement automatique mensuel. En 2017, l’association a décidé «de renoncer à toutes subventions publiques afin de garantir son indépendance». L’association affirme en 2020 : «Notre indépendance financière est complète puisqu’aucune subvention publique ou privée n’a été versée à l’association en 2019 et ce pour la troisième année consécutive.»

AnnéeProduitsChargesRésultat
20201.595.152 €1.433.968 €161.184 €
20191.375.336 €1.215.209 €160.127 €
2018852.326 €777.586 €74.740 €
2017713.017 €709.362 €3655 €
2016600.620 €524.319 €76.301 €
2015513.472 €478.785 €34.687 €
2014435.424 €423.404 €12.020 €
2013355.588 €354.681 €907 €
2012323.056 €313.682 €9374 €
2011315.844 €308.152 €7692 €
2010314.197 €327.740 €-13.543 €
2009410.250 €394.289 €15.961 €
2008301.040 €297.676 €3364 €
2007308.033 €294.756 €13.277 €

Principales sources extérieures de financement

2016
Aides à l'emploi20.473 €
Réserve parlementaire de Denis Baupin12.000 €
Ministère de l'Ecologie 10.000 €
Biocoop8000 €
Ville de Paris 7000 €

2015
Conseil régional d'Ile-de-France 61.705 €
Réserve parlementaire de Denis Baupin13.000 €
Aides à l'emploi11.000 €
Biocoop8000 €
Ville de Paris 7000 €
Ministère de l'Ecologie 6000 €

2014
Conseil régional d'Ile-de-France 28.294 €
Réserve parlementaire EELV15.500 €
Aides à l'emploi11.000 €
Ville de Paris 8000 €
Ministère de l'Ecologie 7000 €

2013
Ministère de l'Ecologie 15.000 €
Réserve parlementaire EELV15.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 12.941 €
Aides à l'emploi11.250 €
Ville de Paris 8000 €

2012
Aides à l'emploi25.000 €
Ministère de l'Ecologie 15.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 12.410 €
Ville de Paris 8000 €
Réserve parlementaire3500 €

2011
Aides à l'emploi31.593 €
Ministère de l'Ecologie 10.000 €
Ville de Paris8000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 7000 €
Réserve parlementaire4500 €

2010
Aides à l'emploi37.920 €
Conseil régional d'Ile-de-France 35.466 €
Ministère de l'Ecologie25.000 €
Ville de Paris8000 €
Réserve parlementaire5000 €

2009
Amis de la Terre Europe40.000 €
Aides à l'emploi35.466 €
Conseil régional d'Ile-de-France 26.250 €
Ville de Paris18.000 €
Ministère de l'Ecologie15.000 €

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