WWF (Fonds mondial pour la nature)

35/37, rue Baudin
93310 Le Pré-Saint-Gervais
Tél. : 01.71.86.40.60
E-mail : contact@wwf.fr
Site : http://www.wwf.fr

logo-wwfLe WWF France, plus grande ONG écologiste du pays, fait partie du plus vaste réseau écologiste au monde. En 2016, il prend la tête du classement des ONG les plus médiatisées en France.
Cette multinationale verte a souvent été dirigée par des personnes issues de milieux institutionnels (monde des affaires, politique, aristocratie, etc.). Le WWF a compté comme dirigeants des aristocrates comme le prince Bernhard des Pays-Bas, le prince Philip, duc d’Edimbourg, ou encore des hommes d’affaires comme John H. Loudon, ancien président de la Royal Dutch Shell, Anton Rupert, PDG des cigarettes Rothmans, ou encore Ronald Biegs, ancien directeur général de Coca-Cola en France et en Allemagne.
Le WWF France ne déroge pas à la règle et a aussi eu des dirigeants issus des milieux des affaires comme, par exemple, Luc Hoffman, héritier du groupe pharmaceutique Hoffmann Laroche. D’ailleurs, le trésorier actuel du WWF France, Hervé de Rocquigny, est un ancien directeur de la Banque Neuflize OBC, et le secrétaire, Mathieu Rambaud, est avocat d’affaires. Donc, loin des milieux altermondialistes et décroissants, le WWF promeut une démarche de développement durable, de réformisme écologique pour une croissance économique verte. C’est le WWF qui a popularisé le concept d’empreinte écologique.
Bénéficiant d’un soutien de ses plus de 1400 bénévoles pour ses actions sur le terrain, le WWF a néanmoins toujours privilégié comme mode d’opérer les négociations et le lobbying, en faisant fonctionner ses réseaux hauts placés. C’est ainsi que l’on voit le WWF participer au Grenelle de l’environnement en France ou participer à la table ronde pour le soja responsable aux côtés des multinationales de l’agro-alimentaire. Le WWF est aussi fortement impliqué dans une politique de label, à l’effigie de son petit panda, avec de nombreuses entreprises, dont certaines, comme le cimentier Lafarge ou le Crédit agricole, sont soupçonnées de greenwashing. Le WWF promeut aussi le marché des obligations vertes (green bonds) «pour accélérer la transition écologique et énergétique grâce aux capitaux publics et privés qu’il permet de lever».
Depuis plusieurs années, le WWF organise également des actions spectaculaires médiatiques, comme chaque année l’opération «Earth Hour». Les milieux de la décroissance sont très critiques à l’encontre du WWF pour ses compromissions avec le monde de l’industrie. La participation du WWF à la table ronde sur le soja responsable a, par ailleurs, été dénoncée par des associations comme les Amis de la Terre ou le Corporate Europe Observatory.
Cependant, les critiques existent aussi en interne, avec la publication en juin 2011 d’une lettre de 57 salariés du WWF France demandant la démission de leur directeur général Serge Orru. Ces salariés estiment que les valeurs du WWF sont bafouées au profit d’une approche marketing de la protection de l’environnement. En novembre 2011, un audit indépendant évoque les menaces qui pèsent sur l’ONG : démotivation et départ de salariés, perte d’image et de crédibilité auprès des instances publiques et des autres ONG, perte de sens du projet associatif, risque de dérive financière, perte de crédibilité auprès des donateurs, l’indépendance de la Fondation pourrait être remise en cause. Toutefois, le WWF bénéficie d’une bonne image auprès du grand public.

Association créée en 1973, reconnue d’utilité publique en 2004, mais le WWF opère en France sous deux entités juridiques :

  • la Fondation WWF, avec 68 salariés et créée en 2004, a pour objet de «promouvoir, encourager et assurer la protection et la conservation de la faune et de la flore, des sites, des eaux, des sols et des autres ressources naturelles, soit directement, soit indirectement, en associant d’autres organismes à la réalisation de ses actions et programmes» ;
  • Panda, une EURL avec une dizaine de salariés et gérée par Isabelle Autissier, créée en 1992, dont les ressources sont générées par les produits sous licence (partenariats entreprises), la vente par correspondance, les produits d’édition, les formations. La Fondation WWF France en est l’associé unique.

En 2004, la SAS WWF Domaine de Longchamp, avec 1 salarié, avait été créée dans le but d’exploiter la concession de domaine public et l’organisation d’activités en relation avec le développement durable et la protection de l’environnement. La Fondation WWF en était l’associé unique. En juillet 2015, la Mairie de Paris a autorisé la cession de la convention d’occupation du domaine public à la Fondation GoodPlanet. En conséquence, la SAS WWF Domaine de Longchamp a été liquidée en septembre 2016.

Conseil d’administration

  • Isabelle Autissier : présidente
  • Hervé de Rocquigny : trésorier
  • Mathieu Rambaud : secrétaire
  • Antoine Housset
  • Jean-Paul Paddack
  • Monique Barbut
  • Fabienne Allag-Dhuisme : représentant du ministère de l’Ecologie
  • Jean-Paul Holz : représentant du ministère de l’Economie
  • Philippe Cannard : représentant du ministère de l’Intérieur

Comité exécutif

  • Pascal Canfin : directeur général
  • Céline Foireau : secrétaire générale
  • Valérie Gramond : directrice des programmes
  • Jacques-Olivier Barthes : directeur de la communication
  • Benoit Duchier : directeur de la collecte de fonds grand public
  • Marie-Christine Korniloff : directrice déléguée au monde économique

Equipe

Direction générale

  • Isabelle Laudon : chargée de projet politiques publiques
  • Manon Garin : chargée de mission
  • Marine Braud

Direction des programmes

  • Pascal Quéru : économie
  • Christine Sourd : biodiversité, espèce, patrimoine naturel
  • Béatrice Jouenne : biodiversité, espèce, patrimoine naturel
  • Stéphane Ringuet : biodiversité, espèce, patrimoine naturel
  • Jean-Christophe Poupet : Alpes
  • Jochen Krimphoff : finance verte
  • Renaud Lapeyre : développement international
  • Jean Bakouma : forêts
  • Daniel Vallauri : forêts
  • Lisa King : forêts
  • Denis Ody : océans
  • Théa Jacob : océans
  • Catherine Piante : océans
  • Rita Sahyoun : océans
  • Selim Azzi : océans
  • Hubert Géraux : Nouvelle-Calédonie
  • Marc Orémus : Nouvelle-Calédonie
  • Emma Do Khac : Nouvelle-Calédonie
  • Thomas Pesci : Nouvelle-Calédonie
  • Laurent Kelle : Guyane
  • Yesenia Cervigon : Guyane
  • Philippe Thibault : Guyane
  • Pierre Cannet : climat, énergie, villes durables
  • Canddie Magdelenat : climat, énergie, villes durables
  • Audrey Solans : climat, énergie, villes durables
  • Jean-Baptiste Crohas : climat, énergie, villes durables
  • Claude Taleb : mécénat de compétences
  • Arnaud Gauffier : systèmes alimentaires durables
  • Lenaïc Moniot : systèmes alimentaires durables

Direction de la générosité publique

  • Laetitia Lesné : web marketing
  • Maëlle Martin-Richon : web marketing
  • Frédéric Souvay : bases de données et statistiques
  • Delphine Lefranc : grands donateurs et libéralités
  • Amélie Magnin : marketing direct
  • Allison Attia Brisard : marketing direct
  • Sonia Belhocine : marketing direct
  • Isabelle Jean : bénévolat, mobilisation et événements de collecte
  • Caroline Duard : bénévolat, mobilisation et événements de collecte
  • Jean Lachaize : bénévolat, mobilisation et événements de collecte
  • Lara Lestrade : bénévolat, mobilisation et événements de collecte

Direction des relations avec le monde économique

  • Aurélie Pontal
  • Amélie Boissonnet
  • Benjamin Mabille de Poncheville
  • Ornella Trudu
  • Lucie Smith
  • Fabien Jimenez
  • Aurélie Pontal
  • Amélie Boissonnet
  • Nicolas Loz de Coëtgourhant
  • Pauline Soudier

Direction de la communication

  • Marielle Chaumien : presse et médias
  • Eleonora Trementozzi : presse et médias
  • Héloïse Pichon : presse et médias
  • Chloé Moitié : communication/campagnes
  • Antoine Meunier : communication/campagnes
  • Pascal Herbert : graphisme
  • Eléonore Petitet-Hadida : graphisme
  • Mathilde Valingot : édition et documentation
  • Anne-Laure Taillant : édition et documentation
  • Michael Neveu : digital, vidéo, web
  • Camille Richer : digital, vidéo, web
  • Maxime Gayet : digital, vidéo, web

Secrétariat général

  • Mélanie Teixeira : ressources humaines
  • Lauren Danvy : ressources humaines
  • Mélanie Douce : ressources humaines
  • Joffrey Elis : responsable plateforme WAG
  • Ugo Carboni : responsable des moyens généraux
  • Michael Morini : administratif et financier
  • Laurence Tourneux : contrôle de gestion
  • Adrien Poitou : donations, legs
  • Wanda Szenauk : comptabilité
  • Jérémy Blacodon : comptabilité
  • Jean -François Minet : comptabilité
  • Afiavi Aduayom : comptabilité

C’est en 1961, à Fontainebleau, que Max Nicholson, Sir Julian Huxley, Sir Peter Scott et Luc Hoffmann ont fondé le WWF, afin, au départ, de financer l’Union internationale pour la conservation de la nature. Le WWF est rapidement devenu la plus grande association de protection de l’environnement au monde. Il faut attendre 1973 pour que la branche française voit le jour. Le premier président emblématique du WWF France sera Luc Hoffmann, héritier des Laboratoires Hoffmann-Laroche. Si au départ le WWF s’est surtout occupé de projets de conservation de la nature, l’association s’est engagée progressivement sur les autres sujets écologistes, comme par exemple la lutte contre le danger de la pollution chimique ou le réchauffement climatique.

Outre ses opérations de conservation de la nature, comme la protection des cétacés de Méditerranée ou les acquisitions foncières pour la préservation des zones humides, le WWF est engagé dans différentes campagnes : changements climatiques, alimentation durable, pollutions chimiques, modes de vie durable, espèces menacées, forêts, agriculture, eaux douces, etc. A l’été 2016, le WWF a adopté une nouvelle stratégie programmatique pour les quatre prochaines années baptisée «Biodiversité et Soutenabilité 2020», comprenant la protection des espèces et habitats menacés, la sauvegarde des océans, la conservation et la restauration des forêts, la promotion de systèmes alimentaires durables, la lutte contre le dérèglement climatique. Pour arriver à ses objectifs, le WWF veut agir avec trois leviers : le marché (les entreprises), la gouvernance (les politiques publiques) et la finance.
Chaque année, le WWF organise des actions largement médiatisées. Il s’agit par exemple de l’opération «Earth Hour» qui demande une fois par an d’éteindre pendant au moins 5 minutes toutes les lumières. Il y a aussi la communication sur le «Jour du dépassement», en partenariat avec l’ONG Global Footprint Network, qui marquerait la date à laquelle l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année. Depuis 2010, le WWF propose le Pandathlon aux entreprises et aux particuliers, afin «de se mobiliser sur un événement ludique et éco-conçu permettant une action de protection d’un espace naturel menacé en France». Le WWF publie également une fois par an le rapport Planète Vivante, censé apporter un bilan de l’état de la planète. En outre, le WWF est également très impliqué dans le lobbying. L’association a été très présente lors du Grenelle de l’environnement, ayant notamment contribué à la création de L’Alliance pour la planète. Elle a aussi participé aux différentes Conférences environnementales ou encore aux Conférences internationales sur le climat.
Le WWF développe en outre des partenariats de deux types avec les entreprises : partenariat stratégique, qui consiste à faire diminuer l’empreinte écologie de l’entreprise ; partenariat produit, qui consiste à labelliser un produit «responsable». Il participe par exemple à la table ronde sur le soja responsable. En mai 2014, le WWF publie un rapport intitulé Enquête soja, dans lequel il a évalué la politique d’approvisionnement direct ou indirect en soja de 88 entreprises parmi les principales utilisatrices de soja et de produits animaux dans cinq pays européens. Il regrette qu’en France, «aucune entreprise interrogée n’a pris d’engagement suffisant et aucune n’a établi de politique pour couvrir 100% de ses approvisionnements en soja responsable à une échéance précise». En février 2017, le WWF France a diffusé une publication commune avec INTERBEV, l’Interprofession élevage et viande, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et Green Cross, «sur les impacts environnementaux de l’élevage bovin allaitant français». Le WWF publie le Baromètre PAP50, réalisé avec Riposte Verte sous mécénat de PAPREC, «permettant d’évaluer la politique papier des grandes entreprises, collectivités ou institutions dans le but de les inciter à améliorer leurs performances environnementales».
En mai 2016, le comité de candidature Paris 2024 et le WWF France ont formalisé un partenariat stratégique, afin d’«organiser des Jeux à impact environnemental positif».
En 2016, Pascal Canfin impulse une nouvelle stratégie numérique. L’objectif est notamment «d’inventer l’application qui va offrir de nouveaux services, simplifier le passage à l’acte de toutes celles et ceux qui veulent participer, à leur niveau, à cette grande aventure collective».

Les ressources financières viennent en grande part des dons du public, le WWF revendiquant 220.000 donateurs en 2016. Cependant, cet autofinancement est réalisé par un important effort de collecte de fonds puisqu’il représente plus d’un quart de son budget, c’est-à-dire 5,4 millions d’euros en 2016. Selon l’estimation de la Cour des comptes, les frais de recherche de fonds représentent 37% des ressources en 2015-2016. Ces collectes de fonds sont confiées à des prestataires et non à des militants.
Dans un rapport d’avril 2018, la Cour des comptes a constaté «deux importantes défaillances qui nuisent tout particulièrement à la bonne information des donateurs». En premier lieu, alors que les messages d’appel à dons sont centrés sur la protection d’espèces emblématiques, «les messages des appels à dons ne mentionnent pas explicitement que le don effectué peut être utilisé pour des actions de sensibilisation, alors même que celles-ci représentent 40% des emplois en missions sociales». Ensuite, la Cour des comptes estime que «ce défaut majeur d’information se double d’une construction erronée du compte d’emploi des ressources, qui aboutit à minorer les frais de collecte et à majorer les dépenses de missions». La Cour des comptes déplore d’autre part l’«absence de traçabilité» des versements effectués par le WWF France au profit du réseau international, qui représentent «environ 16% des ressources collectées auprès du public».

AnnéeProduitsChargesRésultat
2016-201725.421.941 €20.489.161 €4.932.780 €
2015-201621.138.220 €19.096.047 €2.042.171 €
2014-201517.082.701 €16.103.600 €979.101 €
2013-201415.899.790 €15.983.883 €-84.093 €
2012-201318.995.864 €20.323.911 €-1.328.047 €
2011-201216.248.737 €17.503.838 €-1.255.101 €
2010-201116.535.202 €15.763.840 €771.362 €
2009-201016.174.510 €15.799.291 €375.219 €
2008-200915.457.280 €14.886.519 €570.761 €
2007-200812.806.000 €12.702.000 €104.000 €
2006-200711.570.617 €11.219.846 €350.771 €

Répartition des financements

Chiffre d’affaires de l’EURL Panda

2016-2017non connu
2015-20162.236.700 €
2014-20151.990.000 €
2013-20142.089.300 €
2012-20132.193.000 €
2011-20122.493.400 €
2010-20112.898.100 €
2009-20102.648.269 €
2008-20092.489.764 €
2007-20082.216.000 €
2006-20071.823.000 €

Principales sources extérieures de financement

En 2015-2016, les dons de sociétés sont en forte hausse, de +89% par rapport à l’exercice précédent, passant de 2,6 millions à 4,9 millions d’euros. En 2017, le WWF-France compte 39 partenaires privés, parmi lesquels : Arjowiggins Graphics, Boralex, Bouygues Construction, Carrefour, Caudalie, Compagnie fruitière, Crédit Coopératif, Fondation Air Liquide, Fondation Coca-Cola, Fondation Hermès, Fondation Michelin, Fondation Schneider Electric, Fromageries BEL, Groupe SEB, International Paper, La Poste, Michelin, Petit Navire, Picard, Sodexo. En juin 2010, Lafarge et le WWF-France ont signé, pour trois années, un partenariat portant sur la construction durable et la biodiversité.  Le WWF propose aussi «aux marques de développer des produits aux couleurs du Panda. (…) Les partenariats noués avec les entreprises reposent sur le mécanisme des produits partage. Il s’agit de produits ou de services dont une partie du prix de vente est reversée au WWF pour soutenir ses actions». La Fondation Coca-Cola a octroyé 196.000 euros au WWF France en 2016. Toutefois, depuis 2010, le WWF est opaque concernant les sommes versées par chacun de ses partenaires privés.
Concernant les subventions publiques en 2015-2016, le WWF a reçu 350.247 euros de l’Union européenne (contre 304.107 euros en  2014-2015, 831.934 euros en 2013-2014), 305.514 euros du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (contre 193.659 euros en  2014-2015), 59.628 euros des ministères (contre 102.175 euros en 2014-2015, 44.193 euros en 2013-2014) et 22.898 euros d’autres organismes publics (contre 153.368 euros  en 2014-2015). En 2014-2015, le WWF a reçu 143.225 euros de l’Agence de l’Eau (contre 62.450 euros en 2014-2013). Pour l’exercice 2016-2017, le WWF ne donne plus ces précisions sur les subventions publiques.

2009-2010
Lafarge1.100.000 €
Union européenne713.614 €
Carrefour500.000 €
Crédit agricole400.000 €
Ministères256.629 €
Régions286.931 €
Orange300.000 €
Rip Curl258.000 €
Ikéa150.000 €
Arjo Wiggins145.000 €
DIREN89.808 €

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