Thierry Jaccaud

Rédacteur en chef de L’Ecologiste
Gérant de The Ecologist France
Membre des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE)
Président des Amis du Bocage Bourbonnais
http://www.thierry-jaccaud.com

Issu du mouvement naturaliste, l’idéologie de Thierry Jaccaud rejoint celle de l’écologisme radical et conservateur de feu Edouard (dit «Teddy») Goldsmith, le fondateur de L’Ecologiste. A l’instar de son mentor, Thierry Jaccaud estime qu’«à long terme une décroissance de la population serait souhaitable». Il rejette la mondialisation et défend le retour à de petites communautés, inspirées des peuples premiers. Il appelle à sortir de la société industrielle, dénonce le développement durable et promeut la décroissance. D’ailleurs, il a été entre 1997 et 1999 secrétaire du Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waechter qui s’inscrit dans cette même idéologie écologiste conservatrice et malthusienne. En janvier 2018, il signe un appel à la convergence antiproductiviste initié par un collectif de décroissants. Il est également signataire de la pétition du Mouvement des coquelicots qui demande l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Selon Thierry Jaccaud, «les pesticides sont dangereux aux doses du nanogramme par millilitre». Par ailleurs, il considère les religions et les spiritualités comme des alliés potentiels dans le combat écologiste. En juin 2015, par exemple, il se félicite de l’encyclique du pape François sur l’écologie, affirmant : «Alors il manque l’appel pour la sortie du nucléaire ou des OGM. Alors il manque l’appel à la stabilisation de la population mondiale. Mais d’ores et déjà, si les catholiques commençaient à appliquer ce que leur demande le pape, un immense progrès serait accompli.» Toutefois, en 2017, il fustige le Vatican qui «autorise les hosties aux OGM» : «Faire avaler des hosties OGM au milliard de catholique sur la planète, transformer les 400.000 prêtres catholiques du monde en agents commerciaux de Monsanto, quel succès pour le lobbying de Monsanto et consorts !»
Si Thierry Jaccaud se trouve peu impliqué dans les mouvements écologistes en tant que tels, il n’hésite pas à régulièrement critiquer leurs compromis, comme par exemple leur participation au Grenelle de l’environnement. Il leur reproche aussi un discours flou que ce soit sur le nucléaire ou la question de la surpopulation.
En 2013, lors des débats concernant le projet de loi sur le «mariage pour tous», Thierry Jaccaud prend une position opposée à celle de la majorité des écologistes. En effet, il demande «le retrait de ce projet de loi inique», car «ce serait une négation sidérante de la nature, l’aboutissement consternant de notre société industrielle qui détruit la nature non seulement dans la réalité mais aussi dans les esprits». Malgré sa radicalité, Thierry Jaccaud ouvre les colonnes de sa revue avec des responsables écologistes ayant adopté une stratégie plus pragmatique.

Né le 9 janvier 1969, Thierry Jaccaud est ingénieur en gestion de l’environnement. En 1994, il rejoint le Mouvement écologiste indépendant (MEI) tout fraîchement créé par Antoine Waechter. Thierry Jaccaud devient d’abord président du MEI Paris avant de devenir secrétaire national jusqu’en 1999. Il a été candidat aux municipales de 1995, aux législatives de 1997, aux régionales de 1998, tête de liste à Paris de la liste «L’écologie pour Paris», avec 3%. Dans la dynamique de préparation des Européennes de 1999, Thierry Jaccaud est pris dans une polémique. En effet, à l’époque, le MEI se rapproche de certaines personnalités de la Nouvelle Droite, dont Laurent Ozon, directeur d’une publication militante Le recours aux forêts. Ce dernier se présente alors au MEI comme interlocuteur d’Edouard Goldsmith, fondateur de The Ecologist en Angleterre. Laurent Ozon est par la suite désigné comme responsable de communication pour la campagne des Européennes, et Edouard Goldsmith est pressenti pour figurer sur la liste du MEI et prendre une part active à la campagne. Après dénonciation de cette dérive par deux membres du parti, Vincent Cheynet et Bruno Clémentin, aujourd’hui responsables du journal La décroissance, Edouard Goldsmith renonce à se présenter aux Européennes. Quand Thierry Jaccaud termine son mandat de secrétaire national du MEI à l’automne 1999, il ne renouvelle pas son adhésion au parti et accepte la proposition d’Edouard Goldsmith de devenir rédacteur en chef de L’Ecologiste, la version française de The Ecologist, dont le premier numéro paraît en septembre 2000. En mars 2011, il se présente aux élections cantonales dans l’Allier et obtient 14,85% des suffrages. En mars 2014, il présente une liste aux élections municipales à Ygrande et obtient 117 voix (35,33%).
Il intervient ponctuellement comme modérateur ou orateur dans des débats et colloques Ainsi, en novembre 2014, il intervient au colloque «Sauver la Création. Écologie enjeu spirituel» (à Paris), sur le thème «Puissances de la technoscience et du pouvoir financier : les défis de la conscience». En décembre 2014, il est invité par la Fondation d’entreprise Ricard à parler «des médias de l’environnement à l’heure de la transition». En février 2015, il intervient au Salon Primevère (à Lyon) lors d’une table ronde sur le thème «Libertés d’expression et lanceurs d’alertes». Il contribue ponctuellement au journal La décroissance, comme en juillet-août 2015 avec l’article intitulé «En finir avec le mythe du progrès».

Ce contenu a été publié dans Acteurs, Jaccaud. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.