Bretagne Vivante

19 rue de Gouesnou – BP 62132
29221 Brest Cedex 2
Tél. : 02.98.49.07.18
Email : contact@bretagne-vivante.org
Site : http://www.bretagne-vivante.org

logo-bretagne-vivanteDans la mouvance naturaliste, Bretagne Vivante mène principalement son action depuis une cinquantaine d’années sur la protection de la faune et de la flore. Avec 2947 adhérents et 68 salariés en 2016, Bretagne Vivante est l’une des plus importantes associations régionales de protection de la nature en France. L’association gère un réseau de 125 sites naturels en Bretagne, dont 5 réserves naturelles nationales et 2 réserves naturelles régionales, sur des terrains qui lui appartiennent ou dont la gestion lui a été confiée par les propriétaires publics ou privés. Cofondatrice de France Nature Environnement, l’association coordonne aussi des programmes de conservation, concernant par exemple le phragmite aquatique, la sterne de Dougall ou la moule perlière.
En 2009, à l’occasion de ses 50 ans, l’association a réactualisé son projet associatif, car elle «porte un projet sociétal, celui de faire connaître, reconnaître, protéger et intégrer la nature comme un bien commun». Ainsi, Bretagne Vivante souhaite jouer un rôle pilote sur les sujets suivants : la biodiversité en général, les espaces agricoles, forestiers, urbains-périurbains, littoraux et maritimes, la trame verte et bleue. L’association a cependant aussi un caractère militant, participant par exemple à la Marche contre Monsanto en 2015, afin de dénoncer le système agricole conventionnel dont «les conséquences sociales et environnementales du système agricole sont depuis trop longtemps désastreuses».
Dans sa lutte environnementale, Bretagne Vivante apparaît quelques fois comme un frein au développement de projets économiques. Elle est notamment engagée contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle a aussi été épinglée en mars 2013 par le Rapport parlementaire de la mission de lutte contre l’inflation normative. Les auteurs expliquent que le Stade Brestois a été contraint d’abandonner son projet de construction d’un centre de formation, car Bretagne Vivante avait trouvé sur le terrain du futur chantier des escargots de Quimper, espèce protégée au niveau national. Bretagne Vivante a répondu : «Oui, les normes concernant les espèces protégées sont strictes. Oui, les lois, conventions internationales et directives européennes sont strictes. Car la protection des espèces vulnérables et en danger n’est pas une variable d’ajustement, elle est vitale pour sauvegarder la diversité biologique et le patrimoine naturel.»

Association de la loi de 1901, créée en 1959. Elle est déclarée d’utilité publique depuis 1968 et est agréée pour la protection de l’environnement. Bretagne Vivante-SEPNB est membre fondateur de grandes structures nationales et régionales telles que France Nature Environnement, Réserves Naturelles de France et le Réseau d’Éducation à l’Environnement en Bretagne (REEB). L’association a 19 antennes locales.

Bureau

  • Jean-Luc Toullec : président
  • Patrick Philippon : vice-président
  • Gwénola Kervingant : secrétaire général
  • Bernard Iliou : secrétaire adjoint
  • Laurent Gager : trésorier
  • Christian Hily : trésorier adjoint
  • Yvon Guillevic

Conseil d’administration

  • Jacqueline Alleaume
  • Vincent Bouche
  • Nathalie Buckvald
  • Daniel Chicouène
  • Sarah Degand
  • Marion Delisle
  • Philippe Frin
  • Erwan Glemarec
  • Jean-Yves Jalaber
  • Nicole Maillard
  • Tony Mougenot
  • Claude Poupon
  • Gérard Prodhomme
  • Tony Robinet
  • Jean-Pierre Roullaud

La Société pour l’Etude et la Protection de la Nature en Bretagne (SEPNB) est fondée en 1959, jouant un rôle précurseur en créant des réserves ornithologiques sur le littoral. Son champ d’action s’est rapidement élargi à tous les problèmes de défense de l’environnement se posant sur l’ensemble des cinq départements de la Bretagne historique. En 1968, l’association SEPNB est reconnue d’utilité publique. En 1998, la SEPNB change de nom et devient «Bretagne Vivante-SEPNB».

Une partie de l’activité de Bretagne Vivante consiste en la gestion d’un réseau de 120 sites naturels en Bretagne, dont 5 réserves naturelles nationales et 2 réserves naturelles régionales. L’association coordonne aussi des programmes de conservation, concernant par exemple le phragmite aquatique, la sterne de Dougall ou la moule perlière. Ainsi, depuis 2010 et jusqu’en 2016, l’association Bretagne Vivante coordonne un programme européen LIFE+Nature, consacré à la conservation de la moule perlière en Bretagne et en Basse-Normandie. Depuis 2012, Bretagne Vivante co-organise les Rencontres d’Ornithologie Bretonnes. Depuis 2013, Bretagne Vivante participe aux «24 h de la biodiversité», proposant animations et sorties découvertes. L’association est engagée contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et est présente depuis 2013, notamment pour les inventaires dominicaux et l’axe juridique. En janvier 2014, la Préfecture du Finistère met fin à des décennies de gestion de la Réserve Naturelle Nationale d’Iroise par Bretagne Vivante. En 2014, l’association est devenue partenaire de Disneynature, société française de production de film sur la nature du groupe Walt Disney, dans le cadre d’un nouveau site «Zoom by Disneynature». En novembre 2014, Bretagne Vivante organise à Brest un colloque sur le thème «Conservation et restauration des populations et de l’habitat de la mulette perlière». En 2015, Bretagne Vivante a organisé un programme de découverte des oiseaux d’eaux migrateurs à l’échelle régionale à l’occasion de la Journée Mondiale des Zones Humides. En février 2015, Bretagne Vivante dénonce le projet d’installer une ferme éolienne en pleine forêt de Lanouée. En mai 2015, Bretagne Vivante participe à la Marche contre Monsanto. Bretagne Vivant utilise également l’arme juridique, avec en 2015 le suivi de 80 dossiers dont 34 nouvelles affaires. Par exemple, en octobre 2015, Bretagne Vivante a fait condamner la société Bolloré en raison de plusieurs travaux qu’elle a menés sans autorisation sur l’île du Loch.
L’association est aussi impliquée dans des animations scolaires. Par exemple, depuis 2007, Bretagne Vivante a réalisé 1952 séances d’animation scolaire touchant 15.545 élèves de Brest métropole. Enfin, Bretagne Vivante publie quatre magazines : Bretagne Vivante, une revue semestrielle envoyée à tous les adhérents, Penn ar Bed (1151 abonnés), une revue naturaliste trimestrielle, L’Hermine Vagabonde (1108 abonnés), «pour découvrir la nature de façon ludique à partir de 8 ans», et Ar Vran, une revue d’ornithologie bretonne.

En 2015, les dons et cotisations représentent environ 8% du budget de Bretagne Vivante. L’association est très dépendante des subventions publiques puisque rien que l’Etat assure environ un quart de ses subventions perçues.
Bretagne Vivante est opaque concernant les sommes versées par chaque partenaire financier. En 2016, l’association a reçu 10.000 euros de la Réserve parlementaire du député PS Hervé Pellois. En 2015, l’Etat a octroyé 574.383 euros (contre 459.612 euros en 2014, 606.674 euros en 2013, 824.152 euros en 2012). La Région Bretagne a accordé 200.067 euros en 2015 (contre 284.658 euros en 2014). Brest Métropole apporte une subvention d’environ 47.000 euros par an. L’association peut aussi gérer les subventions européennes concernant les programmes LIFE. Parmi les autres sources extérieures de financement, Bretagne Vivante mentionne notamment : les fonds européens FEDER, FEADER, LEADER et LIFE +, Fédération bretonne des CAF, Agence des Aires Marines Protégées, IFREMER, Fondation de France, Fondation Nature et Découvertes, Union Nationale des Industries de Carrières et Matériaux de construction (UNICEM), Ville de Brest, Nass & Wind…

AnnéeProduitsChargesRésultat
20163.457.471 €3.638.299 €-180.828 €
20153.459.258 €
3.516.986 €-57.728 €
20143.557.777 €3.584.336 €-26.559 €
20133.267.017 €3.321.359 €-54.342 €
20123.164.767 €3.188.469 €-23.702 €

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