Reporterre

La ruche
84 quai de Jemmapes
75010 Paris
Tél. : 01 85 09 65 60
Email : planete@reporterre.net
Site : http://www.reporterre.net

logo-reporterreConvaincu que «l’écologie est politique, et ne peut se réduire à des questions de nature et de pollution», Reporterre est un site d’informations dans la mouvance de l’écologie politique, promouvant un journalisme «plus proche des ZAD que des couloirs de l’Assemblée». Avec 25.000 visites quotidiennes revendiquées, Reporterre s’est surtout fait connaître au moment de la couverture des manifestations anti- barrage de Sivens, obtenant par exemple en exclusivité, le témoignage de la famille de Rémi Fraisse, ce jeune homme tué par un jet de grenade.
La ligne éditoriale est orientée par le fondateur de Reporterre, l’ancien journaliste du Monde Hervé Kempf. Ce dernier se définit comme «objecteur de croissance» et fustige le capitalisme, les riches et l’oligarchie, les accusant d’être responsables de la crise écologique. Hervé Kempf estime que le niveau de vie occidental «doit changer, ce qui se traduira par une baisse du niveau de vie matériel. C’est le défi majeur de nos sociétés». Reporterre affirme être «impartial» tout en ajoutant être «en empathie avec les mouvements écologiste, altermondialiste, et alternatif». Selon Reporterre, «la crise écologique est le problème fondamental», à tel point que le média cherche les causes du terrorisme «du côté du changement climatique» et explique que «les migrants venus de Syrie sont aussi des réfugiés climatiques».

La structure de soutien du site Reporterre, sur les plans juridique et financier, est La Pile (Association pour une presse libre et écologique), une association de la loi de 1901, créée en décembre 2012.

Bureau

  • Olivier Mugler : président
  • Hervé Kempf : secrétaire
  • Pascale Solana
  • Barnabé Binctin
  • Véronique Kempf

Rédaction

  • Hervé Kempf : rédacteur en chef
  • Barnabé Binctin
  • Marie Astier
  • Olivier Mary
  • Andrea Barolini
  • Philippe Desfilhes
  • Elisabeth Schneiter
  • Christine Laurent

En 1989, suite à l’accident de Tchernobyl, Hervé Kempf décide de lancer Reporterre, le premier magazine sur l’écologie à paraître depuis La Gueule Ouverte et Le Sauvage, dans les années 70. Avec 4400 abonnés payants et vendu en moyenne 26.000 exemplaires par mois, Reporterre s’interrompt après neuf numéros, faute de moyens financiers insuffisants. Devenu chroniqueur du Monde sur les questions environnementales, Hervé Kempf crée en 2007 un blog baptisé Reporterre, qui «veut être le forum de tous ceux qui imaginent le nouveau monde, un monde où l’on arrêtera de détruire l’environnement et qui retrouvera l’idéal de la justice». En septembre 2013, Hervé Kempf quitte Le Monde, justifiant son départ «par le refus répété de la direction du Monde de le laisser réaliser des reportages à propos du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes». Début 2013, l’association La Pile (Association pour une presse indépendante, libre et écologique) est constituée pour structurer le site, l’animer collectivement et le développer.

En 2015, ses ressources viennent à plus de 47% de dons de lecteurs, à 33% de subventions et à 18% de production vendue (conférences, animation de débats, vente d’articles et de photos, redevances d’édition de livres).

AnnéeProduitsChargesRésultat
2015306.041 € 243.058 €62.983 €
2014135.664 €108.574 €27.090 €
2013non connunon connunon connu

Répartition des financements

 

Principales sources extérieures de financement

En 2014, Reporterre a reçu 10.000 euros du groupe écolo à l’Assemblée nationale et, en 2015, 3000 euros de la Réserve parlementaire du député écologiste André Gattolin. En 2015, Reporterre a reçu une subvention de 15.000 euros de la Région Ile-de-France pour «l’édition d’un guide illustré et attrayant à destination des professionnels de la presse et responsables associatifs sur les questions entourant la COP21». La même année, Reporterre a reçu 12.500 euros du ministère de la Culture et 10.000 euros du ministère de l’Ecologie. Il y a aussi eu des subventions de la Fondation Un monde par tous, de la Fondation de France, de la Fondation La Luciole et de Fondation pour une Terre humaine.

 

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