Reporterre

La ruche
24 rue de l’Est
75020 Paris
Tél. : 01 85 09 65 60
Email : planete@reporterre.net
Site : http://www.reporterre.net

Convaincu que «l’écologie est politique, et ne peut se réduire à des questions de nature et de pollution», Reporterre est un site d’informations dans la mouvance de l’écologie politique, promouvant un journalisme «plus proche des ZAD que des couloirs de l’Assemblée». Avec 16.000 visiteurs uniques quotidiens revendiqués, Reporterre s’est surtout fait connaître au moment de la couverture des manifestations anti-barrage de Sivens, obtenant par exemple en exclusivité, le témoignage de la famille de Rémi Fraisse, ce jeune homme tué par un jet de grenade. Reporterre a aussi assuré un suivi très régulier de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
La ligne éditoriale est orientée par le fondateur de Reporterre, l’ancien journaliste du Monde Hervé Kempf. Ce dernier se définit comme «objecteur de croissance» et fustige le capitalisme, les riches et l’oligarchie, les accusant d’être responsables de la crise écologique. Hervé Kempf estime que le niveau de vie occidental «doit changer, ce qui se traduira par une baisse du niveau de vie matériel. C’est le défi majeur de nos sociétés». En juin 2017, il déplore que «dans le maelström politique de l’année 2017, l’écologie politique (…) a, de fait, disparu. (…) Faute, sans doute, de n’avoir pas trouvé une expression commune de sa critique du capitalisme, de la croissance, de l’empire de la technologie, face à la puissance du néolibéralisme mondialisé». Et s’interroge : «Peut-on à la fois parler d’effondrement, d’anthropocène, de décroissance, et continuer à tutoyer le système 
Reporterre affirme être «impartial» tout en ajoutant être «en empathie avec les mouvements écologiste, altermondialiste, et alternatif». Selon Reporterre, «la crise écologique est le problème fondamental», à tel point que le média cherche les causes du terrorisme «du côté du changement climatique» et explique que «les migrants venus de Syrie sont aussi des réfugiés climatiques».
En avril 2018, Reporterre a été critiqué pour avoir été le premier média à avoir diffusé la fake news selon laquelle il y aurait eu un blessé grave à l’occasion de l’évacuation du site de Tolbiac de l’université Paris-I.

La structure de soutien du site Reporterre, sur les plans juridique et financier, est La Pile (Association pour une presse libre et écologique), une association de la loi de 1901, créée en décembre 2012 et présidée par Olivier Mugler, gérant d’un magasin Biocoop.

Responsables de La Pile

  • Olivier Mugler : président
  • Jean-Pierre Chevalier
  • Christine Laurent
  • Pascale Solana
  • Véronique Kempf
  • Hervé Kempf

Equipe de Reporterre

  • Hervé Kempf : rédacteur en chef
  • Marie Astier : journaliste
  • Lorène Avocat : journaliste
  • Emilie Massemin : journaliste
  • Philippe Desfilhes : journaliste
  • Tiffany Blandin : journaliste pigiste
  • Martin Cadoret : journaliste pigiste
  • Gaspard d’Allens : journaliste pigiste
  • Moran Kerinec : journaliste pigiste
  • Pierre Isnard-Dupuy : journaliste pigiste
  • Mathilde Dorcadie : journaliste pigiste
  • Baptiste Giraud : journaliste pigiste
  • Grégoir Souchay : journaliste pigiste
  • Vladimir Slonska-Malvaud : journaliste pigiste
  • Violette Bonnebas : journaliste pigiste
  • Nicolas de La Casinière : journaliste pigiste
  • Julie Lallouet-Geffroy : journaliste pigiste
  • Berth : dessinateur
  • Red ! : dessinateur
  • Tommy : dessinateur
  • Eric Coquelin : photographe
  • Angélina Tessier : chargée de développement
  • Etienne Bonnet : animateur des stands
  • Charles Dannaud : secrétaire de la rédaction

En 1989, suite à l’accident de Tchernobyl, Hervé Kempf décide de lancer Reporterre, le premier magazine sur l’écologie à paraître depuis La Gueule Ouverte et Le Sauvage, dans les années 70. Avec 4400 abonnés payants et vendu en moyenne 26.000 exemplaires par mois, Reporterre s’interrompt après neuf numéros, faute de moyens financiers insuffisants. Devenu chroniqueur du Monde sur les questions environnementales, Hervé Kempf crée en 2007 un blog baptisé Reporterre, qui «veut être le forum de tous ceux qui imaginent le nouveau monde, un monde où l’on arrêtera de détruire l’environnement et qui retrouvera l’idéal de la justice». En septembre 2013, Hervé Kempf quitte Le Monde, justifiant son départ «par le refus répété de la direction du Monde de le laisser réaliser des reportages à propos du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes». Début 2013, l’association La Pile (Association pour une presse indépendante, libre et écologique) est constituée pour structurer le site, l’animer collectivement et le développer.

En 2017, ses ressources viennent à plus de 74% de dons de lecteurs. En mars 2017, Reporterre lance une campagne de financement participatif afin «de vivre à 100 % du soutien de ses lecteurs, avec un avenir assuré par des dons mensuels». Début juillet 2017, plus de 77.000 euros étaient récoltés. Fin 2017, Reporterre lance une nouvelle campagne de dons et affirme début 2018 avoir récolté plus de 80.000 euros.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2017348.776 € 379.915 €-30.584 €
2016309.380 €340.856 €-28.673 €
2015306.041 € 243.058 €62.983 €
2014135.664 €108.574 €27.090 €
2013non connunon connunon connu

Répartition des financements

 

Principales sources extérieures de financement

En 2014, Reporterre a reçu 10.000 euros du groupe écologiste à l’Assemblée nationale et, en 2015, 3000 euros de la Réserve parlementaire du député écologiste André Gattolin. En 2016, il a reçu 3000 euros de la Réserve parlementaire du député écologiste Noël Mamère. En 2017, il a reçu 5000 euros du député socialiste Pouria Amirshahi.
En 2016, Reporterre a reçu une subvention de 12.188 euros de la Région Ile-de-France, et de 15.000 euros en 2015 pour «l’édition d’un guide illustré et attrayant à destination des professionnels de la presse et responsables associatifs sur les questions entourant la COP21». En 2015, la Mairie de Paris a attribué une subvention de 2000 euros. La même année, Reporterre a reçu 12.500 euros du ministère de la Culture et 10.000 euros du ministère de l’Ecologie. Il y a aussi eu des subventions de la Fondation Un monde par tous, de la Fondation de France, de la Fondation La Luciole et de Fondation pour une Terre humaine.

2017
Fondation Un monde par tous20.000 €
Fondation de France20.000 €
Ministère de la Culture14.281 €
Fondation La Luciole10.000 €
Mairie de Paris5000 €

 

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