Comité français de l’UICN

259-261 rue de Paris
93100 Montreuil
Tél : 01 47 07 78 58
E-mail : uicn@uicn.fr
Site : http://www.uicn.fr

L’association dépend de l’UICN, le plus vaste réseau mondial de protection de l’environnement qui rassemble plus de 1400 membres, dont 1213 ONG, 23 organisations de peuples indigènes et 212 gouvernements et agences gouvernementales, ainsi que plus de 18.000 experts bénévoles répartis dans plus de 160 pays. Basée en Suisse, elle a 42 bureaux régionaux et nationaux, ainsi que des centaines de partenaires du secteur public et privé et des ONG du monde entier. Au-delà de son expertise technique, l’UICN souligne «l’importance de lier la spiritualité, la religion, la culture et la conservation».
Quant à la branche française de l’UICN, elle regroupe le ministère de l’Ecologie et celui des Affaires étrangères, 13 organismes publics, 47 ONG, ainsi qu’un réseau d’environ 250 experts rassemblés au sein de commissions thématiques et de groupes de travail. Le Comité français de l’UICN est donc très institutionnel, loin des modes d’opérer des ONG écologistes radicales. Contrairement à celles-ci, le discours porte en grande partie sur la protection de la faune et de la flore, plus que sur la critique de la société industrielle. Elle travaille donc avec des ONG au caractère institutionnel, comme le WWF, FNE, la LPO ou encore la FNH. Tous les quatre ans, l’UICN organise le congrès mondial de la nature réunissant environ 50.000 personnes et qui vote des recommandations. En 2020, les recommandations se sont articulées autour de trois grands axes : «Renforcer les actions sur des espèces et des écosystèmes particuliers» ; «Soutenir des politiques et des stratégies environnementales plus ambitieuses» ; «Lutter contre des pressions particulières pesant sur la biodiversité». Parmi ces recommandations, il y a par exemple «renforcer la conservation des grands singes à l’échelle des pays», «traiter les crimes environnementaux comme des infractions», «lutter contre la déforestation importée» ou encore «généraliser les pratiques et techniques alternatives à l’utilisation des pesticides de synthèse». Le congrès de 2021 a été organisé par le Comité français à Marseille. Pour ce congrès, la présidente de la branche française de l’UICN a souligné «un vrai enjeu sur la santé-environnement. Pas à cause de la crise de la Covid mais parce que les gens qui travaillent sur ces questions de zoonoses sont persuadés de leur urgence et de leur ampleur. Cinq maladies liées à la dégradation des habitats ou de l’environnement apparaissent chaque année. La plupart du temps, elles restent sanctuarisées dans certaines zones, mais elles peuvent aussi connaître l’ampleur de la Covid-19. Lors du congrès, au moins trois motions d’urgence porteront sur la question des zoonoses et de la crise sanitaire.»
Peu connue du grand public, l’UICN est mentionnée dans les médias surtout pour la publication chaque année de la «Liste rouge de l’UICN» qui «constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales». Cependant, en novembre 2016, une étude parue dans la revue américaine Science Advances considère que la liste rouge de l’UICN sous-estime le nombre d’espèces en danger en se privant des avancées des technologies géospatiales, telles que les cartes numériques.
Par ailleurs, elle n’hésite pas non plus à travailler avec des entreprises comme EDF, Veolia Environnement ou Danone. La présidente de l’UICN France déclare : «Il faut agir sur le plan des grandes industries. C’est le message que doit envoyer l’UICN. Je suis assez convaincue que le monde économique est en train de bouger. Les débats préparatoires au plan français avec des grands acteurs comme le Medef, Aéroports de Paris ou les chefs d’entreprises marseillais, ont montré qu’ils avaient conscience de l’urgence. Pas toujours pour des raisons philanthropiques mais parce que les ressources en matières premières sont menacées ou parce qu’il y a un vrai risque de responsabilité.» Malgré le fait que l’association soit plus discrète que son association sœur, le WWF, son travail d’expertise a une influence importante que ce soit dans les négociations internationales, auprès du PNUE, ou auprès des gouvernements. L’UICN est à l’origine de l’expression «développement durable».

Association de la loi de 1901, créée en 1992.

Bureau

  • Maud Lelièvre : présidente
  • Jean Jalbert : vice-président
  • Sébastien Mabile : vice-président
  • Emmanuel Michau : vice-président
  • Guillemette Rolland : vice-président
  • Emmanuel Delannoy : secrétaire général
  • Nirmala Seon-Massin : secrétaire générale adjointe
  • Valérie Collin : trésorière
  • Cécile Erny : trésorière adjointe

L’Equipe

  • Sébastien Moncorps : directeur
  • Florence Clap : programme «politiques de la biodiversité»
  • Laure Debeir : programme «aires protégées»
  • Florian Kirchner : programme «espèces»
  • Nicolas Salaun : programme «coopération internationale»
  • Anne Caillaud : programme «outre-mer»
  • Clémentine Azam : programme «écosystèmes»
  • Yohann Soubeyran : chargé de mission «espèces outre-mer»
  • Emmanuelle Sarat : coordinatrice «Centre de ressources sur les espèces exotiques envahissantes»
  • Valérie Moral : chargée de mission «collectivités territoriales et biodiversité»
  • Melina Gersberg : chargée de mission «entreprises et biodiversité» – partenariats EDF, ENGIE, Veolia et L’Occitane
  • Fanny Brunstein : chargée de mission «entreprises et biodiversité» – partenariats HeidelbergCement France, Eqiom et Primagaz
  • Lena Baraud : chargée de mission «espèces menacées»
  • Paul Esteve : programme Petites Initiatives/FFEM
  • Justine Delangue : chargée de mission «Solutions fondées sur la nature»
  • Erwan Cherel : chargée de mission «Gestion des aires protégées»
  • Elena Gorchakova : chargée de mission «Biodiversité Pacifique»
  • Grégoire Savourey : chargé de mission «Biodiversité Océan indien»
  • Gaëlle Vandersarren : coordinatrice «Pôle-relais zones humides tropicales»
  • Alix Sauve : chargée de mission «Liste rouge des écosystèmes»
  • Jean-François Sys : chargé de mission «Biodiversité marine»
  • Magali Pausin : chargée de mission «Pays en développement et biodiversité»
  • Madeleine Freudenreich : chargée de mission «Espèces exotiques envahissantes»
  • Clara Singh : chargée de mission «Espèces exotiques envahissantes»
  • Fabien Kufel : chargé de projet pour le partenariat avec le Conseil départemental des Bouches du Rhône
  • Manrifa Moustoifa Ali : chargé de projet «Appui à la société civile de Mayotte»
  • Angeline Lollia : chargée des activités pédagogiques du Pôle-relais zones humides tropicales
  • Emilie Dupouy : chargée de communication
  • Aurélie Valromex : assistante de communication, chargée des réseaux sociaux
  • Katherine Claudet : responsable administrative et financière
  • Samira Kerroumi : comptable
  • Orly Djoué Yao : secrétaire administrative

Commissions

  • Martine Bigan : Sauvegarde des espèces
  • Gilles Kleitz : Aires protégées
  • Christine Vurbel Alonso : Education et communication
  • Freddy Rey : Gestion des écosystèmes
  • Violaine de Pontavice : Droit et politiques environnementales

Groupes de travail

  • Nyls De Pracontal : Outre-Mer
  • Georges Ribiere : Montagne
  • Frédérick Herpers : Mer et littoral
  • Daniel Vallauri : Forêts
  • Stéphane Woynaroski : Collectivités et biodiversité
  • Coline Jacobs : Entreprises et biodiversité
  • Soline Archambault : Patrimoine mondial
  • Jean-Philippe Siblet : Liste verte des aires protégées
  • Sébastien Pinchon : Pays en développement et biodiversité
  • Pascal Cavallin : Wilderness et nature férale
  • Patrick Blandin : Ethique

L’UICN a été fondée par le biologiste Sir Julian Huxley et Sir Peter Scott en octobre 1948, lors d’une conférence internationale à Fontainebleau, sous le nom «Union internationale pour la protection de la nature (UIPN)». L’organisation, dont le siège se trouve à Gland (Suisse), changea de nom en 1956 pour «Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles». En 1980, l’UICN publie, avec la collaboration du PNUE, de la FAO, de l’UNESCO et du WWF, la Stratégie mondiale de la conservation, un programme où apparaît pour la première fois l’expression «développement durable».

Le Comité français de l’UICN fournit un travail d’expertise important sur la biodiversité et la protection environnementale, sur les océans, les forêts, les zones humides, les montagnes, etc. Il est régulièrement sollicité par l’Elysée pour participer à des sommets internationaux, comme les réunions des pays les plus industrialisés. Chaque année, il publie La liste rouge mondiale des espèces animales et végétales menacées dans le monde, un document bien médiatisé. Fin 2020, l’UICN estime que sur 128.918 espèces évaluées, 35.765 sont menacées d’extinction. En juin 2019, le Comité français de l’UICN publie la présentation de la Liste rouge de écosystèmes en France, un «nouvel outil d’évaluation de l’état de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes et sa mise en œuvre en France».
Depuis juin 2000, le Comité français de l’UICN organise annuellement le Congrès français de la nature pour débattre des priorités et des enjeux de la biodiversité en France et dans le monde. Les différentes sessions du congrès ont permis d’adopter 50 résolutions et recommandations et de préparer les contributions françaises aux congrès mondiaux de l’UICN, à la stratégie nationale pour la biodiversité, aux élections politiques, au Grenelle de l’Environnement ou encore à l’Année internationale de la biodiversité en 2010. L’édition 2019 a réuni 300 représentants des organisations, experts et partenaires du Comité français de l’UICN à Marseille. En septembre 2021, c’est le comité français de l’IUCN qui organise à Marseille le congrès mondial de la nature.
En juin 2013, l’UICN France publie un rapport destiné aux collectivités afin de leur proposer «un cadre d’analyse et de réflexion pour définir leurs indicateurs de biodiversité». En septembre 2014, il organise, à Orléans, les premières assises nationales consacrées aux invasions biologiques. En novembre 2015, à l’occasion de la COP21, l’UICN France appelle à promouvoir le rôle des écosystèmes dans la lutte contre les changements climatiques. En juin 2016, l’UICN France publie «une synthèse des liens établis et prévisibles entre le changement climatique et les risques naturels en montagne». Au même moment, l’ONG décide de s’investir dans le dossier «loup», en estimant nécessaire de mettre rapidement en place une stratégie permettant de garantir une présence pérenne du loup en France et les conditions de la coexistence durable entre cette espèce et les activités humaines.
Depuis 2007, l’UICN assure aussi la gestion du Programme de Petites Initiatives du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (entre 1994 et 2016, les ressources du Fonds se sont élevées à 435 millions d’euros) dont l’objectif est de contribuer à renforcer les capacités de la société civile africaine sur les enjeux environnementaux. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en collaboration avec le magazine Terre Sauvage, organise la Fête de la nature qui prévoit environ 5000 manifestations pour sensibiliser le grand public à la biodiversité. Il organise aussi régulièrement, avec l’Agence des aires marines protégées, un colloque national des aires marines protégées.

L’UICN n’a que très peu d’autofinancement et dépend donc principalement de subventions. Les subventions publiques représentent plus de 70% de ses recettes.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20192.893.659 €2.891.819 €1841 €
20182.238.540 €2.237.364 €1176 €
20171.999.383 €1.998.854 €529 €
20162.060.354 €2.059.298 €1056 €
20151.985.791 €1.984.394 €1397 €
20142.384.192 €2.383.905 €287 €
20132.071.308 €2.069.469 €1839 €
20121.381.868 €1.379.449 €2419 €
20111.298.570 €1.297.531 €1039 €
20101.735.238 €1.735.080 €158 €
2009non connunon connunon connu
20081.154.314 €1.144.949 €9364 €
2007782.617 €773.525 €9092 €

Principales sources extérieures de financement

L’UICN est opaque concernant les sommes octroyées par ses différents partenaires.
En 2019, l’UICN a reçu 730.802 euros des ministères (contre 689.514 euros en 2018, 552.485 euros en 2017, 426.500 euros en 2016, 574.518 euros en 2015 et 317.309 euros en 2014).
Parmi les subventions pluriannuelles, on peut mentionner : 1.764.480 euros du Fonds français pour l’environnement mondial (2016-2021), 447.234 de l’UICN (2015-2020), 330.000 euros de la Fondation Mava (2019-2021), 160.000 euros du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône (2018-2019), 100.000 euros de la communauté d’agglomération Cap Excellence (2017-2020), 92.270 euros de l’Ademe, 90.000 euros de la Région Nouvelle Aquitaine (2018-2021).
En 2017, l’UICN a reçu 96.000 euros de la Ville de Marseille (contre 64.000 euros en 2016 et 160.000 euros en 2015). En 2016, l’UICN a reçu  20.000 euros du Conseil régional d’Ile-de-France (contre 72.266 euros en 2015 et 22.493 euros en 2014) et 20.000 euros de la Région Centre-Val de Loire.
Concernant les aides du secteur privé, l’UICN a reçu 30.000 euros de Véolia (2014-2016), 60.000 euros de la Fondation Véolia (2014-2016), 60.000 euros de Calcia (2015-2016), 60.000 euros de la Fondation L’Occitane (2016-2018), 60.000 euros d’Engie (2015-2016), 60.000 euros d’EDF (2014-2016), 25.000 euros de Lafarge (2015-2016), 2000 euros de la Fondation Léa Nature en 2017 et en 2018.

2013
Ministère de l'Ecologie372.827€
Fonds Français pour l'Environnement Mondial207.147 €
Mayotte133.500 €
Conseil régional d'Ile-de-France120.335 €
Aquaculture100.000 €
EDF88.895 €
Ville de Marseille88.180 €
GDF-Suez82.660 €
Veolia65.370 €
Fonds Mécénat65.000 €
GSM54.860 €
Ministère de l'Outre-mer54.000 €
ONF54.000 €
Ministère de l'Agriculture50.000 €
Holcim44.030 €
Conseil régional d'Aquitaine40.000 €
Conseil régional du Centre40.000 €
Conseil régional du Pas-de-Calais39.450 €
Lafarge36.370 €
IUCN International34.640 €
GSM30.000 €
CIL28.378 €
Ademe26.000 €
Te Me Um23.058 €
Nausicaa22.500 €
Alterre Bourgogne10.463 €

2012
Ministère de l'Ecologie390.672 €
Fonds Français pour l'Environnement Mondial201.618 €
Agence des aires marines protégées84.902 €
GSM81.200 €
GDF-Suez
74.315 €
Ministère de l'Outre-mer68.400 €
EDF44.595 €
Veolia40.050 €
Conseil régional du Centre40.000 €
ONF39.700 €
Conseil régional d'Ile-de-France34.664 €
Conseil régional d'Aquitaine28.000 €
Fondation Veolia26.350 €
Te Me Um23.058 €
Alterre Bourgogne21.000 €
Ademe20.072 €
Aides à l'embauche20.852 €
Fondation Nature & Découvertes20.000 €
Fondation EDF20.000 €
Lafarge21.506 €
Conseil régional du Pas-de-Calais10.000 €
Ville de Marseille10.000 €
DEAL Mayotte8500 €
Nausicaa2500 €
Pierre Fabre1200 €
Expancience1000 €

2011
Ministère de l'Ecologie340.000 €
Fonds Français pour l'Environnement Mondial205.862 €
Ministère de l'Outre-mer113.000 €
Lafarge84.724 €
GSM79.650 €
GDF-Suez68.485 €
Veolia35.270 €
Fondation Nature & Découvertes31.000 €
Ministère de l'Agriculture29.544 €
EDF26.725 €
WWF France25.000 €
ONF24.700 €
Aides à l'embauche24.566 €
Te Me Um20.979 €
Fondation Veolia20.000 €
Fondation EDF20.000 €
Agence nationale de la recherche18.040 €
Alterre Bourgogne15.000 €
DEAL Mayotte15.000 €
ONERC12.100 €
Conseil régional d'Aquitaine12.000 €
CIRAD10.000 €
Fonds Biome10.000 €
Conseil régional de la Réunion10.000 €
Agence des aires marines protégées9652 €
Ademe8602 €
Province Sud de Nouvelle-Calédonie8530 €
Fondation Léa Nature5000 €

 

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