Comité français de l’UICN

Musée de l’Homme
17, Place du Trocadéro
75016 Paris
Tél : 01 47 07 78 58
E-mail : uicn@uicn.fr
Site : http://www.uicn.fr

logo_uicnL’association dépend de l’UICN, le plus vaste réseau mondial de protection de l’environnement qui rassemble 1071 ONG et 216 gouvernements et agences gouvernementales, ainsi que 16.151 experts bénévoles répartis dans plus de 170 pays. Basée en Suisse, elle a 42 bureaux régionaux et nationaux, ainsi que des centaines de partenaires du secteur public et privé et des ONG du monde entier. Au-delà de son expertise technique, l’UICN souligne «l’importance de lier la spiritualité, la religion, la culture et la conservation».
Quant à la branche française de l’UICN, elle regroupe le ministère de l’Ecologie et celui des Affaires étrangères, 8 organismes publics, 42 organisations non-gouvernementales, ainsi qu’un réseau d’environ 250 experts rassemblés au sein de commissions thématiques et de groupes de travail. Le Comité français de l’UICN est donc très institutionnel, loin des modes d’opérer des ONG écologistes radicales. Contrairement à celles-ci, le discours porte en grande partie sur la protection de la faune et de la flore, plus que sur la critique de la société industrielle. Elle travaille donc avec des ONG au caractère institutionnel, comme le WWF, FNE, la LPO ou encore la FNH. Peu connue du grand public, elle est mentionnée dans les médias surtout pour la publication chaque année de la «Liste rouge de l’UICN» qui «constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales». Cependant, en novembre 2016, une étude parue dans la revue américaine Science Advances considère que la liste rouge de l’UICN sous-estime le nombre d’espèces en danger en se privant des avancées des technologies géospatiales, telles que les cartes numériques.
Par ailleurs, elle n’hésite pas non plus à travailler avec des entreprises comme EDF, Veolia Environnement ou Danone. Malgré le fait que l’association soit plus discrète que son association sœur, le WWF, son travail d’expertise a une influence importante que ce soit dans les négociations internationales, auprès du PNUE, ou auprès des gouvernements. L’UICN est à l’origine de l’expression «développement durable».

Association de la loi de 1901, créée en 1992.

Bureau

  • Bernard Cressens (Réserves Naturelles de France) : président
  • Valérie Collin (Noé Conservation) : vice-présidente
  • Maud Lelièvre : vice-présidente
  • François Letourneux (Office pour les Insectes et leur Environnement) : vice-président
  • Dominique Py (FNE) : secrétaire générale adjointe
  • Cécile Ostria (FNH) : trésorière

L’Equipe

  • Sébastien Moncorps : directeur
  • Florence Clap : programme «politiques de la biodiversité»
  • Thierry Lefebvre : programme «aires protégées»
  • Florian Kirchner : programme «espèces»
  • Nicolas Salaun : programme «coopération internationale»
  • Anne Caillaud : programme «outre-mer»
  • Pauline Teillac-Deschamps : programme «écosystèmes»
  • Yohann Soubeyran : espèces exotiques envahissantes et espèces menacées
  • Emmanuelle Sarat : espèces exotiques envahissantes
  • Valérie Moral : collectivités territoriales et biodiversité
  • Matthieu Thune : entreprises et biodiversité
  • Elodie Russier Decoster : entreprises et biodiversité
  • Hélène Colas : projet «espèces menacées»
  • Paul Esteve : programme Petites Initiatives/FFEM
  • Justine Delangue : services économiques
  • Marine Benoiste : chargée de mission «Solutions fondées sur la nature»
  • Sophie Coste-Durieux : gestion des aires protégées
  • Pauline Malterre :  gestion des aires protégées
  • Elena Gorchakova : BEST 2.0 Pacifique
  • Fiona Roche : chargée de mission «Appui Société Civile de Mayotte»
  • Jérôme Spaggiari : projets «Biodiversité Océan indien»
  • Gaëlle Vandersarren : chargée de mission «Pôle-relais zones humides tropicales»
  • Aurélien Carré : liste rouge des écosystèmes
  • Jean-François Sys : Méditerranée
  • Emilie Dupouy : communications outre-mer
  • Doriane Blottière : chargée de projet «espèces exotiques envahissantes»
  • Katherine Claudet : responsable administrative et financière
  • Samira Kerroumi : secrétaire administrative et comptable
  • Hélène Klein : assistante ressources humaines
  • Orly Djoué Yao : secrétaire administrative

Commissions

  • Serge Muller : Sauvegarde des espèces
  • Michel Badre : Aires protégées
  • Patrick Falcone et Fabien Chenel : Education et communication
  • Nirmala Seon Massin : Gestion des écosystèmes
  • Sébastien Mabile : Droit et politiques environnementales

Groupes de travail

  • Anne-Gaëlle Verdier: Outre-Mer
  • Hélène Denis : Montagne
  • Frédérick Herpers : Mer et littoral
  • Alexis Ducousso : Forêts
  • Stéphane Woynaroski : Collectivités locales
  • Denis Leca : Entreprises et biodiversité
  • Vincent Boullet : Patrimoine mondial
  • Jean-Philippe Siblet : Liste verte des aires protégées
  • Sébastien Pinchon : Pays en développement et biodiversité

L’UICN a été fondée par le biologiste Sir Julian Huxley et Sir Peter Scott en octobre 1948, lors d’une conférence internationale à Fontainebleau, sous le nom «Union internationale pour la protection de la nature (UIPN)». L’organisation, dont le siège se trouve à Gland (Suisse), changea de nom en 1956 pour «Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles». En 1980, l’UICN publie, avec la collaboration du PNUE, de la FAO, de l’UNESCO et du WWF, la Stratégie mondiale de la conservation, un programme où apparaît pour la première fois l’expression «développement durable».

Le Comité français de l’UICN fournit un travail d’expertise considérable concernant la biodiversité et la protection environnementale, sur les océans, les forêts, les zones humides, les montagnes, etc. Il est régulièrement sollicité par l’Elysée pour participer à des sommets internationaux, comme les réunions des pays les plus industrialisés. Chaque année, il publie La liste rouge mondiale des espèces animales et végétales menacées dans le monde, un document bien médiatisé. Depuis juin 2000, le Comité français de l’UICN organise annuellement le Congrès français de la nature qui réunit ses organismes membres, ses experts et ses partenaires pour débattre des priorités et des enjeux de la biodiversité en France et dans le monde. Les différentes sessions du congrès ont permis d’adopter 50 résolutions et recommandations et de préparer les contributions françaises aux congrès mondiaux de l’UICN, à la stratégie nationale pour la biodiversité, aux élections politiques, au Grenelle de l’Environnement ou encore à l’Année internationale de la biodiversité en 2010. En juin 2013, l’UICN France publie un rapport destiné aux collectivités afin de leur proposer «un cadre d’analyse et de réflexion pour définir leurs indicateurs de biodiversité». En septembre 2014, il organise, à Orléans, les premières assises nationales consacrées aux invasions biologiques. En novembre 2015, à l’occasion de la COP21, l’UICN France appelle à promouvoir le rôle des écosystèmes dans la lutte contre les changements climatiques. En juin 2016, l’UICN France publie «une synthèse des liens établis et prévisibles entre le changement climatique et les risques naturels en montagne». Au même moment, l’ONG décide de s’investir dans le dossier «loup», en estimant nécessaire de mettre rapidement en place une stratégie permettant de garantir une présence pérenne du loup en France et les conditions de la coexistence durable entre cette espèce et les activités humaines.
Depuis 2007, l’UICN assure aussi la gestion du Programme de Petites Initiatives du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (plus de 5 millions d’euros depuis sa création) dont l’objectif est de contribuer à renforcer les capacités de la société civile africaine sur les enjeux environnementaux. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en collaboration avec le magazine Terre Sauvage, organise la Fête de la nature qui prévoit plusieurs milliers de manifestations pour sensibiliser le grand public à la biodiversité. Il organise aussi régulièrement, avec l’Agence des aires marines protégées, un colloque national des aires marines protégées.

L’UICN est opaque concernant ses finances, ne détaillant pas sur son site ses sources financières. L’UICN n’a que très peu d’autofinancement et dépend donc principalement de subventions. Les subventions publiques représentent plus de 70% de ses recettes. En 2017, ministères et services déconcentrés assurent environ 26% de son budget, les établissements publics et assimilés environ 30% et les entreprises environ 11%. En 2016, l’UICN a reçu 426.500 euros des ministères (contre 574.518 euros en 2015 et 317.309 euros en 2014). En 2016, l’UICN a reçu 64.000 euros de la Ville de Marseille (contre 160.000 euros en 2015),  20.000 euros du Conseil régional d’Ile-de-France (contre 72.266 euros en 2015 et 22.493 euros en 2014) et 20.000 euros de la Région Centre-Val de Loire. En 2015-2016, l’UICN a reçu 30.000 euros de la Fondation L’Occitane. En 2016, la Fondation Veolia a octroyé 40.000 euros à l’UICN (contre 20.000 euros en 2014).

AnnéeProduitsChargesRésultat
20171.999.383 €1.998.854 €529 €
20162.060.354 €2.059.298 €1056 €
20151.753.492 €1.752.095 €1397 €
2014non connunon connunon connu
20132.071.308 €2.069.469 €1839 €
20121.381.868 €1.379.449 €2419 €
20111.298.570 €1.297.531 €1039 €
20101.735.238 €1.735.080 €158 €

Principales sources extérieures de financement

2013
Ministère de l'Ecologie372.827€
Fonds Français pour l'Environnement Mondial207.147 €
Mayotte133.500 €
Conseil régional d'Ile-de-France120.335 €
Aquaculture100.000 €
EDF88.895 €
Ville de Marseille88.180 €
GDF-Suez82.660 €
Veolia65.370 €
Fonds Mécénat65.000 €
GSM54.860 €
Ministère de l'Outre-mer54.000 €
ONF54.000 €
Ministère de l'Agriculture50.000 €
Holcim44.030 €
Conseil régional d'Aquitaine40.000 €
Conseil régional du Centre40.000 €
Conseil régional du Pas-de-Calais39.450 €
Lafarge36.370 €
IUCN International34.640 €
GSM30.000 €
CIL28.378 €
Ademe26.000 €
Te Me Um23.058 €
Nausicaa22.500 €
Alterre Bourgogne10.463 €

2012
Ministère de l'Ecologie390.672 €
Fonds Français pour l'Environnement Mondial201.618 €
Agence des aires marines protégées84.902 €
GSM81.200 €
GDF-Suez
74.315 €
Ministère de l'Outre-mer68.400 €
EDF44.595 €
Veolia40.050 €
Conseil régional du Centre40.000 €
ONF39.700 €
Conseil régional d'Ile-de-France34.664 €
Conseil régional d'Aquitaine28.000 €
Fondation Veolia26.350 €
Te Me Um23.058 €
Alterre Bourgogne21.000 €
Ademe20.072 €
Aides à l'embauche20.852 €
Fondation Nature & Découvertes20.000 €
Fondation EDF20.000 €
Lafarge21.506 €
Conseil régional du Pas-de-Calais10.000 €
Ville de Marseille10.000 €
DEAL Mayotte8500 €
Nausicaa2500 €
Pierre Fabre1200 €
Expancience1000 €

2011
Ministère de l'Ecologie340.000 €
Fonds Français pour l'Environnement Mondial205.862 €
Ministère de l'Outre-mer113.000 €
Lafarge84.724 €
GSM79.650 €
GDF-Suez68.485 €
Veolia35.270 €
Fondation Nature & Découvertes31.000 €
Ministère de l'Agriculture29.544 €
EDF26.725 €
WWF France25.000 €
ONF24.700 €
Aides à l'embauche24.566 €
Te Me Um20.979 €
Fondation Veolia20.000 €
Fondation EDF20.000 €
Agence nationale de la recherche18.040 €
Alterre Bourgogne15.000 €
DEAL Mayotte15.000 €
ONERC12.100 €
Conseil régional d'Aquitaine12.000 €
CIRAD10.000 €
Fonds Biome10.000 €
Conseil régional de la Réunion10.000 €
Agence des aires marines protégées9652 €
Ademe8602 €
Province Sud de Nouvelle-Calédonie8530 €
Fondation Léa Nature5000 €

 

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