LPO (Ligue pour la protection des oiseaux)

8 rue du Docteur Pujos CS 90263
17305 Rochefort Cedex
Tél. : 05.46.82.12.34
Email : lpo@lpo.fr
Site : http://www.lpo.fr

[tab name= »Profil »]

Logo LPOAvec ses 57.000 adhérents et sa présence dans 79 départements, la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) est une des principales institutions de la protection environnementale. Depuis plus de cent ans, elle est engagée dans la défense des oiseaux. Sa popularité est importante, renforcée par la notoriété médiatique de son président Allain Bougrain Dubourg. Elle est un interlocuteur privilégié des autorités publiques. La LPO a notamment été un acteur clef pendant le Grenelle de l’environnement et les Conférences environnementales. La LPO propose à l’Etat, aux collectivités régionales et locales, son expertise sur le patrimoine naturel, notamment lors de projets d’infrastructures. La LPO est propriétaire de plus de 1800 hectares de terrains aux enjeux environnementaux importants et gère 27 réserves naturelles nationales ou régionales. Depuis sa création, la LPO promeut la création de refuges pour la faune sauvage. Avec 550 salariés, elle peut aussi compter sur les 8000 bénévoles du réseau.
Outre ses nombreux projets concernant directement les oiseaux, elle a fait campagne contre tout ce qui menacerait la biodiversité, comme les pesticides ou les OGM. Ainsi, en 2012, la LPO a décidé de modifier son objet social pour s’ouvrir à la biodiversité tout en conservant son logo et en y ajoutant la mention «Agir pour la biodiversité». La LPO, en partenariat avec France Nature Environnement, Humanité et Biodiversité et la Fondation pour la Nature et l’Homme, conduit depuis plusieurs années des actions de lobbying auprès des parlementaires dans l’objectif de renforcer la prise en compte des questions environnementales dans les projets de loi.
La LPO utilise aussi l’arme judiciaire. En 2017, 69 procédures judiciaires ont été engagées. Cependant, elle cherche plutôt la négociation à la confrontation. La LPO tisse d’ailleurs des partenariats avec des entreprises comme le cimentier Cemex, EDF, Fondation Léa Nature, Botanic, etc. Ainsi, entre 2004 et 2009, elle a participé à un réseau d’amélioration de la biodiversité, animé par le Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement (FARRE). De même, sur la problématique des lignes électriques et des éoliennes dont sont victimes de nombreux oiseaux, la LPO cherche, en collaboration avec EDF, à trouver des solutions afin de neutraliser les dangers. Cependant, certains y voient des collusions, comme Le Canard enchaîné qui estime fin 2013 que «les défendeurs de la nature se vendent à EDF», reprochant à la LPO Hérault d’avoir «adoubé par une étude d’impact» la construction de plusieurs éoliennes sur le causse d’Aumelas. Le Canard enchaîné ajoute aussi que deux hauts responsables de la LPO Hérault ont ensuite été engagés à EDF.
La LPO est notamment membre du Comité français de l’UICN et du Réseau Action Climat.

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[tab name= »Structure »]

La LPO est née en 1912 sous l’égide de la Société nationale de protection de la nature (SNPN). En 1925, il y a une première structuration avec la création de la Fédération des groupements français pour la protection des oiseaux, avec Jean Delacour comme président. En 1964, la LPO connaît une nouvelle structuration en étant associée à la Fédération française d’ornithologie. Deux ans plus tard, la LPO devient une structure indépendante et cesse donc d’être une sous-section de la SNPN. Association de la loi de 1901, elle est reconnue d’utilité publique depuis 1986. Elle est le représentant officiel de BirdLife International en France depuis 1993. Outre la structure nationale, la LPO compte 35 associations locales. Elle est présente dans 12 régions et 79 départements. La LPO souhaite désormais pouvoir s’appuyer sur des entités à l’échelle des nouvelles régions politiques et administratives. Elle encourage donc la reconnaissance de nouvelles entités LPO à ces nouvelles échelles plutôt qu’à celle des départements. Ainsi, en 2016, la coordination LPO Rhône-Alpes et l’association locale régionale LPO Auvergne se sont regroupées afin de créer une nouvelle coordination LPO Auvergne-Rhône-Alpes. De même, la coordination LPO Lorraine s’est agrandie avec les LPO Alsace et Champagne-Ardenne et porte désormais le nom de coordination LPO Grand-Est.

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[tab name= »Dirigeants »]

Conseil d’administration

  • Allain Bougrain-Dubourg : président
  • Marie-Paule de Thiersant : secrétaire générale
  • Maud Lelievre : secrétaire générale adjointe
  • Anne-Marie Ducroux : vice-présidente
  • Dominique Chevillon : vice-présidente
  • Philippe de Grissac : vice-président
  • Michel Cramois : trésorier
  • Christine Jean : trésorier adjoint
  • Bertrand Alliot
  • Yves Barnabé
  • François Grimal
  • Evelyne Haber
  • Christian Joulot
  • Olivier Le Gall
  • Guilhem Lesaffre
  • François Letourneux
  • Pierre Maigre
  • Frédéric Malher
  • Frédéric Malvaud
  • Bernard Marchise
  • Sandrine Mor
  • Yves Muller
  • Vincent Ponelle
  • Michel Terrasse

Direction générale

  • Yves Verilhac : directeur général
  • Dominique Aribert : directrice pôle protection de la nature
  • Vanessa Lorioux : directrice pôle mobilisation citoyenne
  • Emilie Gobert : directrice pôle développement
  • Olivier Denoue : secrétaire général exécutif
  • Jean-François Magne : responsable délégation régionale Ile-de-France
  • Annabelle Roca : responsable délégation territoriale Aquitaine
  • Jérôme Roger : responsable délégation territoriale Limousin
  • Céline Gracieux : responsable délégation territoriale Poitou-Charentes
  • Jackie Chevallier : assistante de direction
  • Carine Carbon Bremond : chargée des relations médias
  • Colette Carichiopulo-Delaporte : responsable mission juridique
  • Vincent Ramard : juriste

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[tab name= »Historique »]

La LPO est née en 1912, lors d’une séance de la Société nationale d’acclimatation de France, sous l’égide de la Société nationale de protection de la nature (SNPN). En 1921, le premier refuge LPO, appelé «Refuge de la Cabine», est créé dans le nord de la France. En 1964, la LPO ne compte que 300 membres, mais elle va connaître un essor, suite à sa mobilisation lors de la marée noire du Torrey Canyon. L’association passe alors à 3000 membres. La LPO connaîtra un nouveau développement en 1986 avec le médiatique Allain Bougrain-Dubourg comme président.

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[tab name= »Activités »]

La LPO est très active dans des projets de conservation et de protection de l’environnement. Elle met en œuvre 10 des 16 plans nationaux de restauration d’oiseaux parmi les plus menacés de France et coordonne des programmes européens (Life Nature) de sauvegarde d’espèces et de milieux menacés. Elle gère la réintroduction d’espèces menacées, comme les vautours fauves et moines dans les Grands Causses et les outardes canepetières en Poitou-Charentes. La LPO accueille chaque année des milliers d’oiseaux blessés, tombés du nid ou mazoutés dans ses 7 centres de sauvegarde. Avec son réseau de délégations, la LPO gère  27 réserves naturelles. La LPO propose aussi au grand public de mettre en place des refuges pour les oiseaux. En 2017, le réseau des Refuges LPO compte plus de 23.395 Refuges LPO. Elle a aussi des activités de sensibilisation du grand public, à travers des visites guidées, des conférences, des expositions, ses 30 sites internet, Fête de la nature, la Nuit de la chouette…, ainsi que par le biais de ses publications comme L’OISEAU Mag. En janvier 2019, pour la 7e année consécutive, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle ont invité le grand public à participer au Comptage national des oiseaux des jardins. En 2017, la LPO France estime avoir sensibilisé 370.000 personnes.
La LPO est aussi très présente au sein des instances nationales de concertation et d’expertise. Par exemple, le président et une vice-présidente de la LPO siègent au Comité économique social et environnemental (CESE ), le président est membre de la Conférence nationale de la transition écologique (CNTE), la LPO participe au Conseil national de la protection de la nature (CNPN), etc. La LPO participe à plusieurs comités de pilotage nationaux, dont la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB ), Natura 2000, Éviter-Réduire-Compenser (ERC), le Groupe national pour les milieux humides et la Stratégie nationale de création d’aires protégées (SCAP).
Comme elle le fait remarquer, son action ne peut pas être réduite à la protection des oiseaux. La LPO mène en effet des campagnes avec d’autres associations écologistes, comme sur la loi OGM, en 2008, où elle avait fait ses propres propositions d’amendement avec la FNH et FNE, différentes de celles élaborées entre autres par la Confédération paysanne et Greenpeace. En 2009, en marge de sa campagne «Pesticides : des abeilles piquées au vif !», visant en particulier le Cruiser, la LPO a collaboré avec Agir pour l’environnement, Générations Futures et l’UNAF, pour lancer un comité de soutien des élus à l’abeille et à l’apiculture. En octobre 2017, la LPO organise le premier colloque «Objectif Zéro Phyto» et, quelques jours plus tard, demande la suspension immédiate du Sulfoxaflor, qu’elle considère être un «pesticide tueur d’abeilles». En octobre 2018, la LPO soutient «L’appel des coquelicots» demandant l’interdiction de tous les pesticides, lancé par Fabrice Nicolino.
En 2010, la LPO a poursuivi, en collaboration avec FNE, la Humanité & Biodiversité et la FNH ses actions de lobbying et de veille parlementaire, en se mobilisant par exemple sur la loi Grenelle 2, adoptée en juillet 2010. La LPO se félicite que sur les 373 amendements présentés par elle et ses partenaires, 85 ont été adoptés. En 2012, la LPO s’est engagée aux côtés de BirdLife Europe et de PAC 2013 «pour faire émerger une PAC (Politique Agricole Commune) plus juste, avec de véritables mesures de verdissement», lançant notamment une pétition sur ce sujet. Lors de la Conférence Environnementale de septembre 2012, la LPO était présente aux différentes tables-rondes (énergie, fiscalité, biodiversité, gouvernance), soutenant en particulier le projet de création d’une Agence nationale de la biodiversité. Dès 2013, la LPO a mis en œuvre son programme «Urbanisme, Bâti & Biodiversité» (U2B), pour «impliquer la biodiversité dans l’urbanisme». En août 2015, la LPO lance une pétition pour «mettre fin au massacre illégal des oiseaux familiers», qui aura recueilli 322.929 signatures. La LPO utilise également l’arme judiciaire. En 2017, il y a eu 69 procédures judiciaires, principalement des plaintes pour atteintes aux oiseaux protégés et des infractions de chasse.
Pour mieux affirmer son côté généraliste, la LPO a décidé de développer pour 2012-2017 sept axes stratégiques nouveaux, parmi lesquels «Renforcement de la présence de la LPO sur le champ du respect du vivant et de la cause animale», «Évolution des actions de conservation vers les espaces pour répondre aux exigences de conservation des espèces» et «Extension du champ d’action de la LPO à la biodiversité». Concernant ce dernier axe, la LPO a mené des combats en 2015 en faveur des loups et des bouquetins. La LPO entend également «structurer une équipe opérationnelle d’actions militantes» et «développer l’action d’influence et le lobbying». La LPO a ensuite adopté un nouveau plan stratégique portant sur la période 2017-2021 avec quatre axes : «Démultiplier l’engagement en faveur de la biodiversité», «La mobilisation citoyenne», «Les activités de la LPO à l’international et outre-mer», «Sécuriser et optimiser le fonctionnement de la LPO».

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[tab name= »Finances »]

Concernant le siège national de la LPO, les dons et legs représentent 23% de ses produits en 2019. Depuis 2012, la LPO tente de déployer une stratégie de diversification des sources de financement, en diminuant la dépendance vis-à-vis du secteur public (36,5% de ses ressources en 2019) et en augmentant la contribution des fondations et des entreprises. Ces chiffres ne prennent pas en compte les 35 associations LPO locales, régionales ou départementales. A titre d’exemple, en 2019, la LPO Auvergne-Rhône-Alpes  dépasse les 6 millions d’euros de recettes et la LPO PACA avoisine les 2 millions.

AnnéeProduitsChargesRésultat
201920.198.403 €20.035.423 €162.980 €
201817.792.579 €18.284.427 €-491.847 €
201715.548.355 €14.662.208 €886.147 €
201614.175.932 €13.651.532 €524.400 €
201512.560.351 €12.766.611 €-206.259 €
201412.883.244 €12.995.238 €-111.994 €
201313.258.401 €12.976.932 €281.468 €
201213.523.297 €13.732.345 €-209.048 €
201113.789.960 €13.718.914 €71.046 €
201012.026.849 €11.947.164 €79.685 €
200911.150.609 €10.668.268 €482.341 €
200810.066.296 €9.306.681 €759.615 €
20078.368.000 €8.278.028 €89.972 €

Répartition des financements

Principales sources de financement

En 2019, l’Etat français a octroyé 2.991.659 de subventions à la LPO (contre 2.935.881 en 2018, 2.412.668 en 2017, 2.475.986 euros en 2016, 2.422.280 euros en 2015, 2.463.492 euros en 2014, 2.775.356 euros en 2013, 2.288.814 euros en 2012, 2.477.703 euros en 2011 et 3.461.598 en 2010). La même année, la LPO a reçu 644.961 euros des Conseils régionaux (contre 340.815 euros en 2018), 593.981 euros des Conseils généraux (contre 474.633 euros en 2018), 344.221 euros des communes (contre 304.526 euros en 2018). Les Agences de l’eau ont octroyé 272.238 euros (contre 293.122 euros en 2018). En 2019, l’Agence française pour la biodiversité a donné 228.334 euros. En 2016, la LPO a reçu a reçu 7000 euros de la Réserve parlementaire du Groupe écologiste à l’Assemblée nationale et 2000 euros de la sénatrice écologiste Corinne Bouchoux. La LPO reçoit aussi des aides de l’Union européenne (Life, Interreg, Feder…). En 2019, les subventions européennes s’élèvent à 1.502.976 euros (contre 1.584.292 euros en 2018, 1.524.701 euros en 2017, 1.155.185 euros en 2016).
Côté fonds privés, l’exercice 2019 s’est traduit par des financements de la part des entreprises et des fondations de l’ordre de 1.159.998 euros (contre 1.079.963 euros en 2018, 1.289.534 euros en 2017, 1.031.778 en 2016, 1.202.799 euros en 2015 et 870.000 euros en 2014). La LPO revendique 37 partenaires privés en 2019. Les «grands partenaires» de la LPO sont EDF (680.000 euros entre 2008 et 2011), le cimentier Cemex (plus de 500.000 euros entre 2003 et 2009), la Fondation Nature & Découvertes, VINCI Autoroutes. Parmi les autres partenaires en 2019, la LPO mentionne notamment : Aigle, Botanic, Bouygues Construction, Bouygues Immobilier, Danone, Enedis, la Fondation Léa Nature, Eiffage, RTE, Séché Environnement, SNCF, Vinci, Vrai!… Diverses fondations aident également la LPO comme la Fondation Mava, Fondation LISEA Biodiversité, Fondation du Patrimoine… La Fondation Nature & Découvertes a octroyé, en 2010, 29.393 euros de dons au siège national de la LPO, ainsi que bon nombre de subventions à des antennes locales de l’association. Entre 1994 et 2006, la Fondation Nature & Découvertes a donné environ 120.000 euros à la LPO nationale.

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Sea Shepherd France

22 rue Boulard
75014 Paris
Email : contact@seashepherd.fr
Site : http://www.seashepherd.fr/

[tab name= »Profil »]

logo-sscsSea Shepherd France est la branche française de la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS), une association radicale internationale basée aux Etats-Unis qui a été fondée en 1977. Avec une présence dans une quinzaine de pays, l’activité principale de la SSCS est d’utiliser plusieurs grands bateaux dans des actions directes en mer contre notamment la chasse à la baleine, aux phoques, contre la pêche aux requins, au thon rouge, etc. Le président et fondateur de la SSCS, Paul Watson, estime que «d’ici 2048 il n’y aura plus de pêche parce qu’il n’y aura plus de poissons. Si on veut protéger les océans, il faut un moratoire de 50 ans sur la pêche industrielle dès maintenant». Certaines de ces actions sont violentes, comme des éperonnages, des abordages en pleine mer et des sabotages sur des navires à quai. L’association n’hésite pas à utiliser des bombes fumigènes et chimiques, ou des mines sous-marines. La SSCS se targue d’avoir coulé une dizaine de navires et en avoir éperonnés autant. En 2018, la SSCS a mené 31 campagnes d’actions directes. En août 2017, l’ONG a cependant déclaré la fin de son combat contre les baleiniers japonais, qui disposent selon elle d’une «technologie de niveau militaire» qui la rend impuissante.
En France, Sea Shepherd revendique une centaine de volontaires et s’occupe principalement de récolter des fonds pour les actions en mer de la SSCS, puisqu’en 2015 près de 60% des recettes financières ont été destinées aux campagnes internationales. En outre, avec des 14 groupes locaux en France métropolitaine, Sea Shepherd France mène des campagnes de communication, en particulier en étant présent lors de foires et salons. L’antenne française participe à plus de 150 évènements par an. La SSCS bénéficie aussi de parrainages de «people», comme les comédiens Pierce Brosnan, Martin Sheen, Sean Penn, Christian Bale, Pamela Anderson, etc.
L’association est fortement centrée sur la personnalité charismatique de son fondateur, Paul Watson, considéré comme un héros par les membres de la Sea Shepherd. Cofondateur de Greenpeace, Paul Watson en a été expulsé car ne partageant pas leurs méthodes «non-violentes». Selon Pierre Gleizes, photographe attitré de Greenpeace, «la principale différence entre les deux organisations : les membres de Greenpeace ne mettent jamais la vie des autres en danger. Ils ne prennent des risques que pour eux-mêmes.»
La violence des actions de la Sea Shepherd est cohérente avec la pensée écologiste ultra-radicale de Paul Watson. Ce dernier est antispéciste, refusant de placer l’homme au-dessus des autres espèces d’animaux. Ainsi, à propos de la mort de quatre chasseurs de phoques, Paul Watson avait déclaré que c’est «une tragédie, mais le massacre de centaines de milliers de bébés phoques est une tragédie beaucoup plus grave». Ami de Brigitte Bardot, Paul Watson se définit lui-même comme un «conservationniste conservateur» et défend des thèses malthusiennes extrémistes : «Nous devons radicalement et intelligemment réduire la population humaine à moins d’un milliard d’individus. (…) Soigner le corps d’un cancer nécessite une thérapie invasive et radicale, et par conséquent, soigner la biosphère du virus humain devra aussi nécessiter une approche invasive et radicale.» Il assume avoir décrit les être humains comme étant le «Sida de la Terre» et estime qu’il faudrait accorder un droit de faire des enfants qu’aux personnes «intelligentes» et «responsables».

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[tab name= »Structure »]

Association de la loi 1901, créée en 2006. En 2019, l’association revendique 14 groupes locaux en France. En 2012, la Sea Shepherd Boutique, une société par actions simplifiée à associé unique, a été créée afin de vendre des produits à l’effigie de la SSF. La SSF est propriétaire du capital de la Sea Shepherd Boutique.

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[tab name= »Dirigeants »]

Conseil d’administration

  • Paul Watson : président d’honneur
  • Lamya Essemlali : présidente
  • Christophe Wszolek : webmaster

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[tab name= »Historique »]

Dans les années 70, au sein de Greenpeace, Paul Watson participe aux premières actions en mer contre la chasse à la baleine. En 1977, il emmène, avec d’autres membres de Greenpeace, Brigitte Bardot sur la banquise, au large des côtes du Labrador, pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la chasse aux phoques. La même année, il quitte Greenpeace et fonde l’Earthforce Environmental Society. Avec le soutien financier de Fund For Animals et de la Royal Society for the Prevention Of Cruelty to Animals, Paul Watson achète en 1978 un ancien chalutier britannique, le Westella, qu’il rebaptise le Sea Shepherd. Le 6 avril 1981, la Sea Shepherd Conservation Society est officiellement enregistrée comme association caritative dans l’Etat de l’Oregon aux Etats-Unis.

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[tab name= »Activités »]

Estimant ne pouvant pas changer les choses par des pétitions ou des campagnes de témoignages, la Sea Shepherd privilégie les actions directes. De 2006 à 2007, la SSCS a par exemple mené l’opération Leviathan afin d’intervenir contre les opérations illégales de chasse à la baleine par la flotte japonaise dans le Sanctuaire de baleines en Antarctique. Cette opération a été suivie par les opérations Migaloo, Musashi, Waltzing Matilda, qui se sont toutes déroulées an Antarctique de 2008 à 2010. De 2010 à 2011, il y a eu l’opération No Compromise, la septième campagne de défense des baleines de la SSCS. Durant l’été 2010, la SSCS a lancé l’opération BlueRage en défense du thon rouge en mer Méditerranée. La SSCS mène aussi régulièrement des actions aux îles Féroé pour défendre les globicéphales noirs. La SSCS mène des actions pour l’arrêt de la chasse aux dauphins au Japon ; pour la protection des îles Galápagos ; pour l’arrêt de la chasse aux phoques au Canada ; pour l’arrêt de la chasse aux requins. En décembre 2012, Sea Shepherd France rejoint une coalition de 13 ONG «pour faire cesser le commerce international de l’ours polaire». De mai à septembre 2013, Sea Shepherd France a mené l’Opération Gwelan Rescue pour protéger le goéland (gwelan en Breton). La SSCS, avec Ocean Alliance, a embarqué en juin 2014 pour le projet Opération Toxic Gulf 2014, une action commune «ayant pour but la recherche et la documentation des impacts dévastateurs et durables de la marée noire du Deepwater Horizon de BP sur la vie et les écosystèmes marins dans le golfe du Mexique». Fin août 2014, lors d’une opération aux Iles Féroé, 14 activistes de Sea Shepherd sont arrêtés et 3 bateaux de Sea Shepherd France saisis. De juin à septembre 2015, Sea Shepherd France s’est associé au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage «Volée de Piafs» pour venir en aide aux poussins goélands et aux adultes blessés durant leur période de nidification. En juillet 2015, Sea Shepherd a lancé l’Opération Mare Nostrum qui vise à dénoncer la pollution marine en Méditerranée. Dans ce cadre, plusieurs plongées ont été organisées pour ramasser des déchets qui tapissent les fonds marins, qui seront par la suite recyclés. En août 2015, Sea Shepherd France a organisé un rassemblement dans plusieurs villes françaises sous la bannière #StandUp250, en mémoire des centaines de dauphins tués aux îles Féroé. En décembre 2015, des équipes de Sea Shepherd France ont organisé au Cap Roux des patrouilles anti-braconnage pour «enrayer la pêche illégale qu’elle soit professionnelle ou récréative». En 2019, l’association lance l’opération Nyamba 3 afin de défendre les tortues marines à Mayotte. En avril 2019, Pour sa nouvelle campagne de sensibilisation, l’association Sea Shepherd a décidé de faire entendre la «souffrance» des océans, en diffusant «un cri de détresse» composé de sons d’animaux agonisants. En juin 2019, l’association lance une campagne «Fumer tue l’océan» pour lutter contre les mégots dans les océans. Sea Shepherd utilise aussi l’arme judiciaire. En avril 2019,par exemple, elle a déposé plainte auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer contre l’aquarium Nausicaà après la mort prématurée des trente requins-marteaux du centre aquatique.
En France, une centaine de bénévoles répartis dans 14 groupes locaux de Sea Shepherd France participent à de nombreux événements de propagande et de récolte de fonds. En 2015, ils sont intervenus dans 216 événements, principalement des foires et des salons, mais aussi des concerts et des conférences.
L’association s’est beaucoup mobilisée avec une campagne «SOS, sauvez notre capitaine», suite à l’arrestation de leur leader à l’aéroport de Francfort-sur-le-Main le 13 mai 2012, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica portant sur des faits datant de 2002. Paul Watson est en effet accusé d’avoir mis en danger un équipage de bateau lors d’une opération contre la chasse aux requins en 2002. Le 18 mai 2012, Paul Watson est libéré sous caution de 250.000 euros payés par l’acteur Pierce Brosnan. Depuis le 22 juillet, Paul Watson est en cavale et Interpol a émis une notice rouge le concernant. Le 28 octobre 2013, il est retourné aux Etats-Unis pour témoigner au procès de Sea Shepherd concernant une de ces campagnes contre les baleiniers en Antarctique –à laquelle il avait participé malgré son exil. Début juillet 2014, il a quitté les Etats-Unis pour la France, où il a été accueilli par sa fidèle alliée Brigitte Bardot, à Saint-Tropez. Exilé pendant deux ans en France, où il a notamment rencontré José Bové et son ami Nicolas Hulot, Paul Watson est retourné aux Etats-Unis en août 2016.

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[tab name= »Finances »]

La plupart des ressources de l’association proviennent de dons collectés auprès du public et SSF déclare «qu’au moins 90% de tous les dons sont directement reversés dans nos campagnes d’action directe». Il est un fait que SSF n’a aucun loyer (son adresse est celle de l’hôtel géré par Franck Laval, président d’Ecologie sans Frontière) et n’a aucun salarié. SSF affirme ne pas accepter de subventions «pour rester libre de ses prises de positions et de ses choix de campagnes». Néanmoins, à l’occasion des Rencontres Associations et Philanthropes (RAP) de 2020 organisées par 1% for the Planet, l’association a reçu 28.500 euros de la Fondation Léa Nature, Ekibio et Physiologicvet. SSF a reçu également des subventions à l’occasion des RAP de 2018 et 2017, mais les montants ne sont pas connus. En 2018, SSF a reçu 15.000 euros de la Fondation Nature & Découvertes. En 2016, la Fondation Léa Nature a octroyé une subvention de 10.000 euros à SSF et une somme identique en 2015.
Par ailleurs, la SAS Sea Shepherd Boutique a été créée en 2012 afin de vendre en ligne des produits avec la marque «Sea Shepherd». L’association détient 100% des actions de cette société commerciale. Il est expliqué que «le produit des ventes réalisées sur la boutique en ligne Sea Shepherd aura vocation à financer les actions de l’Association Sea Shepherd». La société a été dirigée jusqu’en septembre 2016 par Lamya Essemlali, la présidente de la SSF, et depuis lors par Erwann Merrien, directeur Juridique et Assurances dans une compagnie maritime. Le chiffre d’affaires de la Sea Shepherd Boutique a été de 108.097 euros en 2013 (contre 50.561 euros en  2012), et depuis lors la société ne communique plus ses résultats financiers. En 2019, la Sea Shepherd Boutique a reversé 196.000 euros à la SSF (contre 225.000 euros en 2018, 211.000 euros en 2017 et 64.849 euros en 2016).
L’association compte mettre en place un fond de dotation permettant de recevoir des legs.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20192.058.461 €1.883.020 €175.441 €
20181.452.001 €1.653.929 €-201.927 €
20171.313.126 €1.251.662 €61.465 €
20161.225.607 €1.327.507 €-101.900 €
20151.058.433 €715.031 €343.402 €
2014non connunon connunon connu
2013700.750 €534.318 €166.432 €
2012454.745 €426.009 €28.736 €
2011316.894 €316.039 €855 €
2010151.974 €167.577 €-15.603 €

Quant à la branche américaine de la SSCS, elle a eu 7,2 millions de dollars de produits en 2017. En 2012, Paul Watson explique que la SSCS a un budget global de 20 millions de dollars américains (15 millions d’euros). En 2011, les revenus de la SSCS aux Etats-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada et Equateur se sont élevés à 13,3 millions de dollars. Depuis 2007, la branche hollandaise de la SSCS a reçu au total 16,5 millions d’euros de la Loterie néerlandaise des Codes Postaux.
Plusieurs journalistes ont souligné les liens troubles entre Paul Watson et le multi-millionaire Pritam Singh (de son vrai nom Paul Arthur Labombard), un investisseur immobilier américain spécialisé notamment dans des projets d’hôtels de luxe dans les Keys, un archipel de Floride. Ann Johnston, la femme de Singh, a donné environ 2,7 millions de dollars à la SSCS en 1997 sous forme d’actions. D’autres opérations financières auraient eu lieu avec une certaine opacité entre les intérêts de Pritam Singh et la SSCS et Paul Watson. Pritam Singh est président de la Sea Shepherd USA et a assuré l’intérim de la direction de l’association quand Paul Watson était exilé en France.

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Fondation GoodPlanet

Domaine de Longchamp
1 Carrefour de Longchamp
75116 Paris
Tél. : 01.48.42.01.01
E-mail : accueil.domaine@goodplanet.org
Site : http://www.goodplanet.org

[tab name= »Profil »]

logo-goodplanetLa mission de la Fondation GoodPlanet est la promotion du développement durable à travers des actions de sensibilisation du grand public et des milieux scolaires ainsi que la mobilisation d’acteurs économiques et politiques en les associant à leurs actions. Cette sensibilisation se fait principalement par l’image, au travers de films, d’expositions, de livres, etc. Il y a également eu, en mai 2017, l’ouverture du Domaine de Longchamp, un domaine de 3,5 hectares conçu comme «premier lieu dédié à l’écologie et l’humanisme à Paris».
La question du réchauffement climatique est au centre de la plupart des actions de la Fondation GoodPlanet, avec en particulier son programme Action Carbone Solidaire qui «propose aux entreprises, particuliers et collectivités de calculer, réduire et compenser leurs émissions de gaz à effet de serre (GES)». Dans ce cadre-là, la Fondation GoodPlanet finance chaque année une vingtaine de projets dans les pays du Sud.
Sans base d’activistes, la Fondation GoodPlanet ne s’inscrit donc pas dans les courants historiques de l’écologie politique ou du naturalisme. Il s’agit en fait d’une structure permettant au photographe Yann Arthus-Bertrand de lancer différentes initiatives et projets environnementaux, en parallèle à ses activités lucratives (films, livres, posters, etc.). L’impact auprès du grand public est important du fait de la notoriété de Yann Arthus-Bertrand, en particulier de ses photos, de ses documentaires à la télévision et de ses films comme Home ou Human.
A l’instar de la Fondation Nicolas Hulot, la Fondation GoodPlanet a un profil très institutionnel et un fort partenariat avec le monde de l’entreprise (comme Coca-Cola, Suez, Fondation EDF, Pernod Ricard…) et de la finance. Par exemple, le président de la branche belge de GoodPlanet est aussi un ancien responsable de Samsung et l’actuel directeur européen de la Responsible Business Alliance, une coalition rassemblant des entreprises internationales actives dans divers secteurs, comme le commerce de détail, l’automobile, les jouets, ou encore des fabricants de matériel électrique, électronique et informatique. Alain Juppé a notamment assuré la vice-présidence de GoodPlanet en 2009, et la Fondation arrive à obtenir le parrainage de personnalités de haut plan (chefs d’Etat, secrétaire général de l’ONU…) pour ses initiatives. A part avec le WWF, la Fondation GoodPlanet entretient très peu de relations avec les autres associations écologistes. D’autant plus que les Amis de la Terre dénoncent BNP Paribas, le principal partenaire de la Fondation GoodPlanet avec la banque privée suisse Lombard Odier & Cie, pour être la «première banque française à financer le charbon». De même, Basta! a dénoncé la campagne 10:10 de la Fondation, affirmant à ce propos que «le Medef et Yann Arthus-Bertrand réinventent le greenwashing».
A noter que dans un rapport parlementaire de 2011, la Fondation GoodPlanet a été épinglée en raison du soutien apporté par Yann Arthus-Bertrand à l’organisation de la coupe du monde de football de 2022 au Qatar, alors que par ailleurs le Qatar a financé la traduction en arabe de son film Home.

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[tab name= »Structure »]

Fondation reconnue d’utilité publique, créée en 2009, reprenant le rôle et les activités de l’association GoodPlanet à but non lucratif loi 1901 créée en juillet 2005. La Fondation GoodPlanet détient la totalité des parts de l’EURL My Planet.
En novembre 2008, la Fondation GoodPlanet Suisse a été créée, présidée par le banquier Thierry Lombard. Fin 2014, sa liquidation est opérée et, selon décision du Département fédéral de l’intérieur du 1er décembre 2014, la fondation est dissoute. Sa liquidation étant terminée, elle est radiée en février 2016.
Le 10 mai 2011, la Fondation GoodPlanet a officiellement lancé GoodPlanet Belgium en Belgique. La branche belge de GoodPlanet est née grâce à la collaboration de l’ONG Green et de la Fondation Roi Baudouin. Son partenaire au départ a été JCDecaux, Nº1 mondial de la publicité urbaine, Spadel, Belgacom et B.Post.

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[tab name= »Dirigeants »]

Collège des fondateurs

  • Yann Arthus-Bertrand : président fondateur
  • Olivier Dulac : BNP Paribas
  • Thierry Lombard : Lombard Odier Darier Hentsch & Cie
  • Bérengère Primat

Collège des membres de droit

  • Ministère de l’Intérieur
  • Jean-Michel Valantin : ministère de l’Education Nationale
  • Ministère de la Transition écologique et solidaire

Collège des personnalités qualifiées

  • Serge Orru
  • François Hisquin
  • Véronique Jaquet
  • Olivier Le Grand
  • Frédérique Raoult

Bureau de la fondation

  • Yann Arthus-Bertrand : président fondateur
  • Véronique Jaquet: vice-présidente
  • François Hisquin : secrétaire
  • Olivier Le Grand : trésorier

Comité scientifique

  • Gilles Boeuf
  • Jacques Estienne
  • Jeanne Etiemble
  • Jean Gadrey
  • Marc Gillet
  • Marion Guillou
  • Benoît Leguet
  • Sylvie Lemmet
  • Denis Loyer
  • Michel Prieur
  • Olivier Rech

Equipe

  • Yann Arthus-Bertrand : président
  • Françoise Jacquot : assistante photo
  • Véronique Jaquet : vice-présidente
  • Régine Salmon : secrétaire générale
  • Fernanda Lopes : gestionnaire comptable & administrative
  • Eric Boisteaux : directeur du Domaine de Longchamp
  • Sarah Barracco : responsable de la programmation
  • Guillaume Rietsch : chargé de production
  • Sophie Duriez : chargée des bénévoles
  • Camila Moraes : chargée des expositions
  • Bianca Bolos : chargée de l’accueil des publics
  • Thomas Nanin : jardinier
  • Rudy Masset : chargé de services généraux
  • Cédric Javanaud : responsable pôle sensibilisation
  • Aline Masmontail : chargée de mission
  • Capucine Salinson : chargée de mission jeunesse
  • Antoine Rochard : chargé de projets transition agroécologique et alimentaire
  • Perrine Judenne : chargée de médiation
  • Ninon Gouronnec : chargée de médiation
  • Mathieu Gay : chef de projet – Mission Énergie
  • Gabrielle Belviso : coordinatrice réseau – Mission Énergie
  • Marion Lecoq : chargée de projet – Mission Énergie
  • Matthieu Jousset : responsable Action Carbone Solidaire
  • Claire Sellier : chargée de projets Action Carbone Solidaire
  • Nitin Pagare : chargé de projet carbone
  • Eve Verdot : responsable RSE
  • Quentin Jouffre : chargé de projet
  • Zoé Quesnay : chargée de projet
  • Inès Barbier : directrice de la communication
  • Florent Manelli : responsable des Partenariats
  • Jonathan Ouaret-Gave : chargé de communication et relations presse
  • Steeve Bois : responsable informatique et web
  • Adèle Melice-Dodart : responsable Création Graphique et Digitale
  • Julien Leprovost : rédacteur magazine GoodPlanet
  • Gwenaelle Rouillet : maintenance informatique
  • Jacqueline Goffart : community manager du film Home, responsable des diffusions des films

[/tab]

[tab name= »Activités »]

La Fondation GoodPlanet mène des actions de sensibilisation sur la protection de l’environnement qui allient souvent films, expositions de photographies, posters, ventes de livres, d’agendas, etc. Ce fut le cas avec les films Home, Des forêts et des hommes (2011), Planète Océan (2012), ou encore Human (vu par 3 millions de personnes sur France 2) et Terra (2015). Il y a aussi eu le projet «6 milliards d’Autres», devenu «7 milliards d’Autres» depuis le 31 octobre 2011.
En septembre 2014, à la veille du Sommet sur le Climat à New York, la Fondation GoodPlanet sort son livre 60 solutions face au changement climatique, préfacé par le président François Hollande et par Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU. L’exposition de photographies liée au livre a été inaugurée en janvier 2015 à Pékin, en présence du Premier ministre Manuel Valls. Dans la continuité, et à l’occasion de la COP21 fin 2015, la Fondation GoodPlanet a lancé le programme «La solution est dans l’assiette !» avec des partenaires comme Findus, Engie, Vrai et Jardin Bio. Ce programme répertorie «60 solutions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par notre alimentation». Des outils pédagogiques sont développés pour ce programme, tels des kits posters, webdocumentaire, infographies, jeux et quizz… La Fondation vise ainsi à apporter des réponses concrètes au grand public pour diminuer son impact sur la planète. En octobre 2017, dans le cadre de la COP12 de la Convention sur les Espèces Migratrices, la Fondation a distribué un livre de sensibilisation de 160 pages intitulé TERRA Their future is our future pour la défense de la biodiversité au niveau international.  En 2010, GoodPlanet a aussi lancé, avec l’Ademe et le WWF, la campagne 10:10 qui demande à chaque citoyen de s’engager à réduire de 10% ses émissions à effet de serre sur douze mois. Cette initiative a été soutenue par le Medef, l’UMP, le PS, le PCF, Les Vert et Cap 21. Il y a eu 7000 événements dans 180 pays.
La Fondation GoodPlanet anime aussi «Action Carbone Solidaire», un programme qui propose aux entreprises, institutions et particuliers de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en finançant des projets comme la plantation d’arbres, l’installation de cuiseurs solaires ou la construction de réservoirs à biogaz. En 2018, 25 projets ont été soutenus dans 12 pays, dont 3 en France portant notamment sur l’agroforesterie. Par exemple, en novembre 2017, Total a signé avec la Fondation GoodPlanet un accord pour déployer 8400 biodigesteurs dans l’Etat du Telangana en Inde.
La Fondation a aussi financé en 2016 plusieurs projets de terrain dans le cadre du programme «Time for the Planet», avec le soutien d’Omega, en Indonésie et au Botswana. Ces projets ont été poursuivis en 2017.
La Fondation propose également un accompagnement RSE aux entreprises, collectivités et institutions. Dans ce cadre, depuis 2006, la Fondation GoodPlanet a réalisé environ 70 bilans carbone. En tout, c’est une cinquantaine d’entreprises qui ont déjà sollicité la Fondation GoodPlanet pour cet accompagnement. Ainsi, avec les magasins Casino, la Fondation GoodPlanet a conseillé en matière de consommation responsable début juin 2013, se félicitant que «tous les produits mis en avant par Casino dans son catalogue et qui répondaient aux critères de GoodPlanet ont vu leurs ventes augmenter d’environ 30%.» Ce partenariat s’est poursuivi en 2014 avec la campagne «Choisir c’est Agir». Ou encore, par exemple, la Fondation organise depuis 2013 des animations pour les collaborateurs du Fouquet’s sur les problématiques du gaspillage alimentaire, sur l’alimentation durable, les déchets ménagers… En 2016, la Fondation GoodPlanet a notamment sensibilisé les équipes d’Hermès à l’alimentation durable. En 2017, elle accompagne SIACI St Honoré dans sa stratégie bas carbone. Elle a aussi conçu et développé deux livrets de sensibilisation pour les clients de BNP Paribas Asset Management aux enjeux du développement durables. En 2018, après avoir identifié les principales sources d’émissions GES de Glasseo, spécialiste de la pose de vitrages automobiles à domicile, la Fondation a défini un plan d’action pour réduire de 14% l’impact carbone de son activité.
En juin 2015, la Mairie de Paris a accordé la concession du Domaine de Longchamp à la Fondation GoodPlanet pour 30 ans, un domaine de 3,5 hectares où siège la fondation et le WWF. L’objectif est de créer, grâce notamment au soutien du Groupe Noctis, un «lieu de référence internationale», ouvert au plus grand nombre, consacré aux «enjeux sociaux et environnementaux de notre époque». Dans ce projet, concrétisé en mai 2017, il y a notamment des lieux d’expositions pour les photographies de Yann Arthus-Bertrand. En 2018,  un Pavillon dédié à l’alimentation durable a été créé avec le soutien d’Elior et le parrainage d’Alain Ducasse. En 2016, la Fondation GoodPlanet a élaboré une charte alimentaire à destination des partenaires et prestataires qui seront présents au Domaine de Longchamp. Les voitures et bus électriques sont fournis par le Groupe Bolloré et la communication est soutenue par JCDecaux. Entre mai et décembre 2018, le site a accueilli 120.000 visiteurs. Ce projet avait d’abord été initié dès 2004 par le  WWF qui voulait faire du domaine un «site pilote de développement durable». Mais l’association écologiste n’avait pas réussi à réunir les 6 millions d’euros pour ce projet.
Depuis 2009, la Fondation GoodPlanet a un site Internet d’information sur l’environnement et le développement durable : GoodPlanet.info. En 2018, il aurait été consulté par plus de 322.000 personnes et il y aurait 32.611 abonnés aux «News» hebdomadaires.

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[tab name= »Finances »]

La Fondation GoodPlanet a une forte dépendance vis-à-vis des subventions privées, en particulier vis-à-vis des structures de la BNP. En 2019, environ la moitié des recettes provenaient de mécénats d’entreprises privées. Pour sa part, GoodPlanet Belgium a un budget d’environ 3 millions d’euros en 2019.
La dotation de la Fondation GoodPlanet comprend 1 million d’euros, effectuée par les membres fondateurs en vue de la reconnaissance de GoodPlanet comme établissement d’utilité publique. Elle est constituée par le versement de 500.000 euros de l’association GoodPlanet, de 100.000 euros de BNP Paribas, de 250.000 euros de Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, de 150.000 euros de Cortal Consors. Tous les actifs et contrats de l’association GoodPlanet ont été absorbés par la Fondation.
La Fondation GoodPlanet détient à 100% l’EURL MyPlanet, mandatée pour effectuer tous les actes commerciaux dérivant des missions de la Fondation (gestion des droits d’auteur et de diffusion des films Home et Human, redevances commerciales du Domaine, prestations RSE et Carbone…), ainsi que les activités de séminaires (Ecole GoodPlanet). Le chiffre d’affaires de MyPlanet a été de 2.269.300 euros euros en 2019.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20193.689.554 €3.133.143 €556.411 €
20182.648.357 €2.568.873 €79.484 €
20173.501.302 €3.572.486 €-71.184 €
20163.982.723 €4.092.163 €-109.440 €
20155.916.711 €5.816.668 €100.043 €
20146.166.754 €6.309.760 €-143.006 €
201310.058.316 €10.143.590 €-85.274 €
20126.646.355 €6.547.908 €98.447 €
20115.200.709 €5.339.211 €-138.502 €
20105.267.949 €5.357.080 €-89.131 €
20096.003.720 €5.738.208 €265.512 €
20085.263.857 €5.280.380 €-16.523 €
20073.109.758 €3.025.003 €84.755 €

Il y a d’abord les mécènes «fondateurs» : BNP Paribas et Thierry Lombard (ancien associé gérant de Lombard Odier Darier Hentsch). En janvier 2009, L’Expansion affirmait que la BNP était donatrice de 2 millions d’euros. A travers son programme «Investir Utile», BNP Paribas Personal Investors a reversé, depuis 2006, plus de 500.000 euros à la Fondation GoodPlanet (dons réalisés par BNP Paribas Personal Investors et les Sociétés de gestion partenaires).
Il y a aussi les mécènes «bienfaiteurs» qui s’engagent au moins sur 3 ans, comme BNP Parisbas Investment Partners et Suez. Par le passé la Fondation a connu les mécènes bienfaiteurs suivants : Casino, Suez Environnement, Henkel et Ethical Coffee Company. Parmi les partenaires «programmes», on peut notamment mentionner : Fondation EDF, Coca-Cola, Fondation Suez, Fondation Bettencourt Schueller, Véolia Propreté, Antargaz, Botanic, Hermès Paris, Taxis G7, groupe Galeries Lafayette, Elior, Canon, groupe Clarins, Institut Mérieux, etc. On sait aussi qu’en 2008, Air France a décidé, en investissant 5 millions d’euros sur trois ans, de soutenir un projet de lutte contre la déforestation à Madagascar, en partenariat avec GoodPlanet. En décembre 2018, la Fondation a organisé la première édition du Nature Gala, dîner de Gala annuel et vente aux enchères au profit de la Fondation GoodPlanet et du Jane Goodall Institute, permettant de récolter 346.679 euros. En 2019, les ventes/Gala ont permis de récolter 637.550 euros.
Enfin, il y a les partenaires institutionnels : ministère de l’Ecologie (30.000 euros en 2009), ministère de l’Education, l’Agence française de développement, ADEME (210.000 euros en 2009 et 90.000 euros en 2010), PNUE, la Ligue de l’enseignement, la Région Ile-de-France (17.237 euros en 2017, 7500 euros en 2013, 20.000 euros en 2010). En 2015, la Fondation GoodPlanet a reçu 20.000 euros de la réserve parlementaire du député Jérôme Chartier (LR).

Principales sources extérieures de financement

2019
Sophie Marion226.476 €
MAIF225.000 €
Fonds de Dotation METRO200.000 €
BNP Paribas Asset Management100.000 €
Suez70.000 €
Moët Hennessy50.000 €
Stop Hunger50.000 €
Galeries Lafayette50.000 €
ITNI46.000 €
Omega43.000 €
Maisons du voyage40.000 €
Kon40.000 €
Meeschaert39.582 €
Guerlain30.000 €
Marcel28.364 €
Fondation Claude et Sofia Marion25.000 €
Antargaz25.000 €
Cewe25.000 €
BNPP24.000 €
Octo Technology20.000 €
Swen Capital20.000 €
Comgest15.708 €
SIA15.000 €
Raja15.000 €
Elora15.000 €
Linktogether15.000 €
Natixis12.000 €
Palais des thés10.626 €
Hope10.542 €
Ponticelli10.000 €
L'Oréal10.000 €
UNFP10.000 €
Shroder10.000 €
Quantalys10.000 €
Swaroski10.000 €
Sacrepod10.000 €
Freehills10.000 €
Alliance710.000 €
G78470 €
Maison de la finance7500 €
EDF7057 €
Groupe ADP6120 €
2018
MAIF225.000 €
BNP Paribas184.000 €
Thierry Lombard75.000 €
Suez73.000 €
Culturespaces60.000 €
Galeries Lafayette50.000 €
Mayer Brown50.000 €
Stop Hunger50.000 €
Octo Technology49.000 €
Fondation Didier et Martine Primat48.700 €
Maisons du voyage40.000 €
Groupe Koné40.000 €
Kaviari34.920 €
Antargaz32.510 €
Eurostar28.711 €
SAS MGP20.800 €
ITNI20.000 €
Bärchen15.449 €
Taxis G715.130 €
AGEFI15.000 €
Fondation de France15.000 €
Olive15.000 €
Comgest14.320 €
Blachère Illumination13.000 €
Fondation EDF12.604 €
Groupe ADP12.080 €
Vineta Monaco9500 €
Pukka Herbs9000 €
Planète Claire7500 €
SARL Urbantech5000 €
Fondation Ensemble5000 €
Oriflame5000 €

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Eau et Rivières de Bretagne

2, rue Crec’h Ugen
22810 Belle-Isle-en-Terre
Tél. : 02 96 43 08 39
Email : crir@eau-et-rivieres.org
Site : http://www.eau-et-rivieres.asso.fr

[tab name= »Profil »]

Avec 103 associations adhérentes et 1134 adhérents individuels, Eau & Rivières de Bretagne (ERB) intervient dans les quatre départements bretons, la Manche et la Loire-Atlantique, pour lutter contre la dégradation de la qualité de l’eau des sources, de rivières, des estuaires, du littoral. Au départ, ERB s’est cantonné à la défense du saumon avant d’élargir ses combats dans les années 70. Elle dénonce donc les pollutions (rejets industriels, urbains, pollutions agricoles), l’érosion des sols, favorisée par certaines méthodes de culture, la rectification des cours d’eau, la destruction des zones humides, la multiplication des plans d’eau et le gaspillage de l’eau. Plus généralement, le président d’ERB déplorait en 2011 qu’«on oublie d’accuser et de se questionner sur notre “modèle de société”, basé sur une croissance, pourtant si peu respectueuse des hommes et de leur environnement». Un édito de leur revue en 2012 parlait de «changer de modèle», fustigeant «des modes de production et de consommation, aussi destructeurs des hommes que de leur environnement».
ERB est particulièrement mobilisée contre les nitrates et exige une réduction du cheptel animal en Bretagne, prenant régulièrement comme cible le «lobby agro-industriel». Pour ERB, il y a trop d’animaux et trop d’engrais. L’association dénonce par exemple les projets de «mégaporcheries». ERB s’oppose aussi à l’utilisation de pesticides. L’association participe chaque année à la Semaine sans pesticides organisée par Générations Futures et a rejoint l’appel demandant l’interdiction des pesticides de synthèse lancé par Nous voulons des coquelicots. En mars 2019, l’association a aussi lancé une opération «Stop aux champs orange», où elle incite à poster des photos de champs jaunis par les désherbants afin de stigmatiser les agriculteurs conventionnels.
Aidée d’une équipe d’une vingtaine de permanents et d’une bonne centaine de militants, l’association s’appuie sur un réseau d’adhérents fort de plus d’un millier de personnes, et rassemble une petite centaine d’associations locales réparties dans le grand ouest. Elle a un côté institutionnel, avec un financement public important, qui fait d’ERB une force de lobbying incontournable en Bretagne dans toutes les négociations concernant l’eau. Elle ambitionne désormais de créer une fédération bretonne des associations de protection de la nature afin de «peser ensemble dans le débat, tout en respectant leur identité propre». [/tab]

[tab name= »Structure »]

Association de la loi de 1901, créée en 1969 et agréée par l’Etat au titre de la protection de la nature (depuis 1978), au titre de la défense et de l’information des consommateurs, au titre de l’éducation nationale, au titre de l’éducation populaire. En 2013, ERB a été habilitée à participer au débat sur l’environnement dans le cadre des instances consultatives de la région Bretagne. En 2014, ERB engage la demande de reconnaissance d’utilité publique. En avril 2017, ERB participe à la création de la Fédération Bretagne Nature Environnement.

[/tab]

[tab name= »Dirigeants »]

Conseil d’administration

  • Alain Bonnec : président
  • Jean-Yves Piriou : vice-président
  • Jean Peuzin : secrétaire général
  • Marie Feuvrier : secrétaire générale adjointe
  • Emile Besneux
  • Marie-Pascale Deleume
  • Anne-Marie Pichon
  • Jean-Luc Pichon
  • Philippe Derouillon-Roisne
  • Laurent Le Berre
  • Philippe Nicol
  • Jean Hascoet
  • Jean-Pierre Bageot
  • Guy Nogues
  • Jean-Paul Runigo
  • Pierre Loisel
  • Jean-Pierre Le Lan
  • Guy Le Henaff
  • Dominique Le Goux
  • Mickaël Raguénès

Equipe salariée

Pôle régional

  • Arnaud Clugery : directeur opérationnel, porte-parole
  • Vincent Lefebvre : directeur Education et Finances
  • Pauline Kerscaven : chargée de mission Communication et Partenariat
  • Brieuc Le Roch :  chargé de mission juridique
  • Estelle Le Guern : chargée de mission Agriculture
  • Françoise Bonizec : comptable

Centre régional d’Initiation à la Rivière

  • Vincent Lefebvre : directeur
  • Bruno Coquin : directeur adjoint
  • Jimmy Dorey : responsable aquarium
  • David Guégan : animateur
  • Christelle Rohon : animatrice
  • Clément Couanon : animateur

Délégations départementales

  • Dominique Legoux : chargée de mission Santé pesticides
  • Mickaël Raguénès
  • Pauline Pennober : chargée de mission Politiques de l’eau
  • Maëlle Turriès : animatrice

Education à l’environnement dans les délégations

  • Anouck Bonjean
  • Mickaël Raguénès
  • Michel Riou : Biodiversité
  • Laura Gourrier

[/tab]

[tab name= »Historique »]

En 1969, des pêcheurs de saumon et des naturalistes inquiets de la disparition de ce poisson des rivières bretonnes fonde l’Association Pour la Protection du Saumon en Bretagne  (APPSB). Dans les années 70, l’association mène des opérations «rivières propres», mobilisant des milliers de bénévoles pour le nettoyage des cours d’eau. En 1983, elle est rebaptisée «Eau & Rivières de Bretagne» et élargit son action et sa réflexion à l’ensemble des problèmes de gestion et de protection de l’eau et des milieux naturels, de la source à la mer.

[/tab]

[tab name= »Activités »]

ERB mène des actions de sensibilisation du grand public sur la question de l’eau, à travers différents documents comme par exemple des fiches techniques sur les nitrates et santé, sur les cyanobactéries ou sur la contamination de l’eau par les pesticides. Elle publie aussi des livrets pédagogiques comme par exemple, en 2015, l’un consacré aux animaux mal aimés l’autre aux estuaires ; en 2016, l’un sur les continuités écologique et un autre sur le petit peuple de la mare ; en 2018, l’un sur la biodiversité en péril et le second intitulé Perles, éphémères et porte-bois. ERB publie un magazine trimestriel éponyme diffusé à environ 2000 exemplaires.
Elle a également un site éducatif et a créé le Centre Régional d’Initiation à la Rivière (CRIR), une «structure permanente de sensibilisation, d’éducation et de formation dans le domaine de l’environnement» destinée aux milieux scolaires. En 2018, le CRIR a permis à ERB de sensibiliser 12.864 enfants. Les nombreuses actions menées dans les établissements scolaires bénéficient d’un agrément de cinq ans accordé en 2013 par le recteur de l’Académie de Rennes. Une autre initiative pédagogique, baptisée L’aquarium des curieux de nature, a accueilli 4476 visiteurs en 2018. ERB organise ponctuellement des conférences et des colloques, comme en novembre 2015 sur le thème «Le changement climatique et ses impacts sur la ressource en eau et les milieux aquatiques» ou, en décembre 2016, sur le thème «Pesticides, de l’eau à l’homme».
Chaque année, ERB organise différentes animations contre les pesticides, à l’occasion de la Semaine sans pesticides organisée par  Générations Futures. En 2008, ERB a publié un guide technique Réduire l’usage des pesticides. L’association organise aussi depuis 2004 la fête du jardinage et de l’agriculture paysanne au mois de mai. L’édition de 2018 a attiré environ 3500 visiteurs. A partir de décembre 2013, ERB a rejoint un groupe restreint d’associations pour soutenir Gilles-Eric Séralini suite à la dépublication de son étude choc sur un maïs OGM. Depuis 2017, ERB utilise la plateforme nationale interactive www.sentinelledelanature.fr, un outil collaboratif partagé des associations du réseau de FNE. Ainsi, en mars 2019, l’association a lancé une opération «Stop aux champs orange», où elle incite à poster des photos de champs jaunis par les désherbants afin de stigmatiser les agriculteurs conventionnels.
ERB a également une force lobbying institutionnelle puisqu’elle est représentée au sein de 76 commissions de niveau national, régional et départemental. Elle participe à différentes instances lorsqu’elle est choisie par les autorités publiques pour y représenter les usagers, par exemple pour participer aux Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). En 2010, ERB a publié un guide destiné aux élus afin «d’apporter tout à la fois l’information utile sur les SAGE, de montrer aux travers d’exemples concrets et précis les mesures positives qui sont déjà mises en œuvre à travers notre région, et de donner des idées pour les SAGE en cours d’élaboration ou de révision».
L’association a aussi une stratégie contentieuse qui «participe aujourd’hui largement de sa réputation nationale, et dissuade le cas échéant la généralisation de comportements défavorables à l’environnement». Fin 2018, l’association suit 32 dossiers pour lesquelles des actions pré-contentieuses ont été entreprises devant les tribunaux : 15 dossiers devant les juridictions judiciaires et 17 devant les juridictions administratives. Ces actions concernent par exemple des faits d’utilisation non-conforme de pesticides, de pollution des eaux, d’abandon de déchets, de destruction de zone humide, de non respect des règles d’épandage de lisier, etc.

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[tab name= »Finances »]

En 2019, les subventions d’exploitation représentent environ 43% des produits d’ERB. L’autofinancement est assuré principalement par de la vente de biens et de services (en grande partie des animations scolaires, qui représentent 242.755 euros en 2019), les cotisations ne représentant que 2,6% des ressources financières. En 2019, l’Etat a attribué 122.000 euros  à ERB (contre 102.000 en 2018, 2017, 2016 et 2015, 90.000 euros en 2014, 102.000 euros en 2013, 107.000 euros en 2012 et 91.034 euros en 2011). En 2017, ERB a reçu 5000 euros du sénateur Joël Labbé. Le Conseil régional de Bretagne a engagé un montant de 108.818 euros en 2019 pour ERB (contre 110.000 euros en 2018, 109.431 euros en 2016, 57.895 € en 2015, 115.127 euros en 2014, 110.000 euros en 2013, 116.672 euros en 2012, en 2011 et en 2010, et 300.000 euros en 2008). Le département des Côtes d’Armor a donné de 56.000 euros en 2019 (contre 64.350 euros en 2015, 79.712 euros en 2014, 55.100 euros en 2013, 67.792 euros en 2012 et 68.470 euros en 2011), le département d’Ille-et-Vilaine a octroyé 21.800 euros et celui du Finistère 13.500 euros. L’agglomération de Lorient a accordé 11.300 euros en 2018. ERB bénéficie d’une aide de 112 collectivités locales qui s’élève à 21.800 euros en 2019. En 2019, Guingamp Paimpol Agglomération a donné 32.000 euros. Depuis 2003, l’Agence de l’eau a une convention de partenariat avec ERB, avec une subvention de 82.874 euros en 2019 (contre 93.110 euros en 2018 et 84.970 euros en 2017).
Concernant les subventions privées, ERB déclare en 2019 : «Nous comptons également douze entreprises bienfaitrices. La plupart sont des sociétés spécialisées dans la production, la distribution et le commerce de produits bio. Nous avons également décroché un partenariat d’envergure avec la Fondation Léa NatureLa Fondation Patagonia a ponctuellement octroyé des subventions à ERB : 5300 euros en 2010, 5800 euros en 2009.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20191.060.461 €1.095.064 €-34.504 €
2018943.424 €994.003 €-50.578 €
2017932.058 €949.977 €-17.919 €
2016903.848 €885.965 €17.883 €
2015930.251 €904.071 €26.180 €
2014856.845 €833.599 €23.246 €
2013816.880 €803.718 €13.162 €
2012848.103 €820.039 €28.064 €
2011828.188 €833.342 €-5154 €
2010858.537 €807.106 €51.431 €
2009917.365 €846.050 €71.315 €
2008869.972 €794.246 €75.726 €
2007791.639 €755.774 €35.865 €

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Sciences Citoyennes

38, rue Saint-Sabin
75011 Paris
Tél. : 01.43.14.73.65
Email : contact@sciencescitoyennes.org
Site : http://sciencescitoyennes.org

[tab name= »Profil »]

logo-sciences-citoyennesSciences Citoyennes plaide pour des «sciences sans croissance». L’association fustige en effet la croissance économique, estimant que «se soumettre à ce diktat économique (…) est, aujourd’hui, littéralement suicidaire». En outre, elle qualifie le  développement durable et la croissance verte comme «des leurres fallacieux». Elle partage ainsi les convictions décroissantes de Jacques Testart, président d’honneur de l’association, ou d’autres administrateurs comme Fabrice Flipo. En conséquence, Sciences Citoyennes s’oppose aux différents aspects de la «technoscience» (les OGM, la géo-ingénierie, les nanotechnologies, etc.) et prétend vouloir favoriser la «réappropriation citoyenne et démocratique de la science, afin de la mettre au service du bien commun».
Sciences Citoyennes veut donc accroître l’intervention de la société civile, des forces associatives, consuméristes et syndicales dans les choix scientifiques et techniques. Pour justifier la présence des ONG dans la gouvernance de la science et de l’expertise, Sciences Citoyennes dénigre systématiquement les évaluations et études scientifiques officielles concernant les technologies auxquelles elle est opposée. Comme l’explique un des responsables de Sciences Citoyennes, André Cicolella : «Nous avons besoin de développer et d’organiser une expertise à partir du mouvement citoyen, pour nous opposer aux travaux et aux expertises des pouvoirs publics.»
Sciences Citoyennes s’occupe notamment d’un projet qui tient à cœur Jacques Testart, à savoir des conventions de citoyens, c’est-à-dire des conférences de citoyens qui permettraient d’émettre des recommandations sur certains choix techniques. Sciences Citoyennes est aussi très active dans la défense des «lanceurs d’alerte», comme par exemple Gilles-Eric Séralini ou Christian Vélot. Elle a été à l’origine d’un projet de loi sur les lanceurs d’alerte, déposé au Sénat en 2012 mais, selon Sciences Citoyennes, «détricoté par la démocratie parlementaire». Si les actions de Sciences Citoyennes prennent souvent des apparences institutionnelles (projets de loi, participation à des colloques ou à des programmes de recherche publics, etc.), la plupart de ses responsables sont des militants très engagés, n’hésitant pas à régulièrement soutenir, par exemple, les actions des Faucheurs Volontaires d’OGM.
Sciences Citoyennes a participé à la création du Réseau Environnement Santé et est engagée sur les problématiques de transparence et de lobbying. Sciences Citoyennes est également impliquée dans différents réseaux internationaux comme l’European network of scientists for social and environmental responsibility (réseau européen de chercheurs engagés qui milite principalement contre les OGM), Living knowledge (réseau international des boutiques de sciences), ALTER-EU (plate-forme d’ONG travaillant sur les conflits d’intérêts), Forum Mondial Sciences et Démocratie, ou encore une alliance informelle d’ONG sur la réforme de l’EFSA.
La plupart des activités de Sciences Citoyennes s’inscrivent dans les projets de la Fondation pour le progrès de l’homme, principal bailleur de l’association et là où siège Sciences Citoyennes, dont un des programmes est de «donner à la société la maîtrise de l’orientation des choix technoscientifiques». Sans base militante et n’ayant que 177 adhérents en décembre 2019, Sciences Citoyennes a cependant une importante force de frappe intellectuelle, ayant la capacité de tisser des liens avec des réseaux étrangers comme celle de multiplier des interventions au niveau national.

[/tab]

[tab name= »Structure »]

Association de la loi de 1901, créée en 2003. Baptisée au départ «Fondation Sciences Citoyennes», elle change de nom en 2016 pour «Sciences Citoyennes». L’association explique : «La Préfecture de police de Paris a souhaité voir retirer le terme “fondation” de notre nom, car ne correspondant pas à l’une des huit formes juridiques de fondation définies par la loi.»

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[tab name= »Dirigeants »]

Conseil d’administration

  • Jacques Testart : président d’honneur
  • Kévin Jean : président
  • Dominique Cellier : vice-président
  • Catherine Bourgain : trésorière
  • Aurore Grandin : membre du bureau
  • Edgar Blaustein : membre du bureau
  • Jérôme Santolini : membre du bureau
  • Arnaud Apoteker
  • Julien Armijo
  • Camille Besombes
  • Christophe Boëte
  • Pierre Bouvier-Muller
  • François Briens
  • André Cicolella
  • Vincent Daubin
  • Laurent Dianoux
  • Ghislaine Filliatreau
  • Isabelle Goldringer
  • Arthur Hellouin de Menibus
  • Maryvonne Holzem
  • Yanick Lasica
  • Bénédicte Lefèbvre
  • Eveline Manna
  • Pascale Moity-Maïzi
  • Elena Pasca
  • Benjamin Raimbault
  • Christian Vélot
  • François Warlop

Salariés

  • Aude Lapprand : déléguée générale
  • Cyril Fiorini : coordinateur
  • Fabien Piasecki : coordinateur
  • Glen Millot : coordinateur
  • Marie Laot : chargée d’administration

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[tab name= »Historique »]

L’association doit son existence au financement de la Fondation pour le progrès de l’homme (FPH), une fondation de droit suisse dirigée par Matthieu Calame. La FPH a en effet engagé depuis les années 1996-1999 une réflexion sur la «science citoyenne», et vise ainsi à peser à terme sur les choix technologiques en France. En juin 1999, Pierre Calame, le directeur général de la FPH à l’époque, écrit un Manifeste pour une science citoyenne, responsable et solidaire. Une première association – l’Association pour une attitude scientifique responsable – est fondée en Suisse pour porter les principes développés dans le Manifeste. C’est dans ce même esprit que la FPH cofinance un colloque organisé par EcoRev’ en novembre 2001 à Paris sur le thème «Quelles sciences pour quelle société ?». Parmi les intervenants du Colloque, on trouve plusieurs futurs responsables de la FSC, à savoir André Cicolella, Christophe Bonneuil, Laurent Dianoux, Jean-Paul Gaudillière et Jacques Testart. Un an à peine après ce colloque, la Fondation Sciences Citoyennes est fondée et financée à hauteur de 80 à 90% par la FPH. Cette dernière héberge Sciences Citoyennes dans ses locaux, dont l’action s’inscrit dans un programme de la FPH intitulé «Réintroduire les choix scientifiques dans le champ de la démocratie».

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[tab name= »Activités »]

Les activités de Sciences Citoyennes sont de deux ordres : celles subventionnées par des structures publiques régionales, nationales ou européennes, avec une apparence plus institutionnelle, et celles, principalement financées par la Fondation pour le progrès de l’homme (FPH), ayant une portée plus militante.
Ainsi, Sciences Citoyennes a participé à plusieurs programmes européens : PERARES, CREPE, TRAMS, etc. Ces programmes portent principalement sur les liens entre société civile et les politiques de recherche. En 2018, Sciences Citoyennes a rejoint un consortium de huit organisations européennes afin de préparer un nouveau projet dénommé TeRRIFICA (Territorial Responsible Reasearch and Innovation Fostering Innovative Climate Actions). Sciences Citoyennes est aussi partie prenante dans le programme REPERE (Réseau d’échange et de projets sur le pilotage de la recherche et l’expertise), une des suites du Grenelle de l’environnement, et subventionné par le ministère de l’Ecologie. Par ailleurs, plusieurs responsables de Sciences Citoyennes ont participé à des PICRI (Partenariat institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation) avec la Région Ile-de-France. En 2012, Sciences Citoyennes a réalisé une étude financée par la Fondation de France destinée à dresser un état des lieux de la recherche participative en France. L’association poursuit en 2016 son partenariat avec la Fondation de France pour «une expérimentation d’accompagnement à la co-construction des savoirs». En 2016, Sciences Citoyennes a commencé un projet portant sur «la programmation de la recherche et le financement des différents modes de production des savoirs tels que la recherche-action ou la recherche participative». Au début de l’été 2018, cela a débouché sur un premier appel à projets de recherche participative du dispositif CO3 (Co-Construction des Connaissances), soutenu par l’Ademe, la FPH, la Fondation de France, Agropolis Fondation et la fondation Carasso.
Sciences Citoyennes est aussi impliquée dans la problématique de la transparence. Déplorant «les carences démocratiques au sein du réseau ETAL (Encadrement et Transparence des Activités de Lobbying)» auquel elle participait, Sciences Citoyennes est désormais en lien direct avec le réseau européen Alter-EU. En juin 2015, Sciences Citoyennes a signé une tribune dans Libération intitulée «Dialogue environnemental : rendons la parole aux citoyens». En septembre 2015, Sciences Citoyennes a participé au colloque «Science versus Lobbying» organisé à Bruxelles par l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO).
Au printemps 2016, l’association a participé à une réunion organisée par Inf’OGM et le Réseau Semences Paysannes, réunissant différentes organisations s’intéressant aux questions des nouvelles technologies de modification du vivant. Depuis septembre 2016, Sciences Citoyennes soutient la campagne de la Confédération paysanne contre les «nouveaux OGM» et les brevets. En février 2018, l’association, conjointement avec le CRIIGEN, a organisé une journée de formation sur «les nouvelles techniques de manipulation du vivant».
Sciences Citoyennes a fait du lobbying pour deux projets de loi qu’elle a rédigés : l’un sur les conventions de citoyens, l’autre sur la création d’une Haute autorité de l’Alerte et de l’Expertise. En automne 2012, le groupe EELV au Sénat a déposé une proposition sur les lanceurs d’alerte calquée sur celle élaborée en 2010 par Sciences Citoyennes. Cependant, Sciences Citoyennes déplore que ce projet de loi ait été «détricoté par la démocratie parlementaire». L’association poursuit toujours sont lobbying, privilégiant les milieux institutionnels. En décembre 2013, Sciences Citoyennes a organisé au Palais du Luxembourg un colloque sur le thème «Alerte, expertise et démocratie». En 2015, en collaboration avec Transparency International France, Sciences Citoyennes a organisé un cycle de débats «pour l’amendement de la protection de nos lanceurs d’alerte, avec notamment une loi cadre, une Autorité indépendante et la préfiguration d’une Maison pour les lanceurs d’alerte (MLA)». Le premier colloque a eu lieu en février à l’Assemblée nationale, le deuxième en avril à l’auditorium confédéral de la CFDT, et le troisième en septembre, à nouveau à l’Assemblée nationale. En octobre 2018, l’association Maison des Lanceurs d’Alerte (MLA) était officiellement constituée autour d’un collectif de 17 fondateurs (dont Transparency International France, Greenpeace, le CRIIGEN et le Réseau Environnement Santé). Sciences Citoyennes participe aussi à un groupe d’étude du Conseil d’État sur l’alerte.
Sciences Citoyennes a soutenu ces dernières années plusieurs lanceurs d’alerte, dont Pierre Méneton, Véronique Lapides, Christian Vélot, Jacques Poirier. L’association est très impliquée dans des campagne de soutien à Gilles-Eric Séralini par exemple lors de son procès en diffamation en 2011 contre Marc Fellous, responsable de l’AFBV, ou à l’occasion de la publication en 2012 de l’étude du CRIIGEN sur le NK603 et le Roundup. Sciences Citoyennes avait d’ailleurs été conviée par la FPH, pour participer «au week-end stratégique d’information organisé par le CRIIGEN à Barjac, lors de la publication médiatisée des travaux de G.E. Séralini et de son équipe», et cela afin «de se former sur les réponses à apporter au discrédit jeté sur ces travaux».
En mars 2010, Sciences Citoyennes a co-organisé avec le CRIIGEN et l’ENSSER un séminaire au Parlement européen à Bruxelles sur le thème : «Santé : l’expertise en question. Conflits d’intérêts et défaillances de l’évaluation». De façon plus générale, Sciences Citoyennes organise et participe à de nombreux colloques et conférences. En mars 2015, Sciences Citoyennes a organisé le 4e Forum Mondial Sciences et Démocratie (FMSD) à Tunis. L’association organise aussi chaque année un festival de films appelé «Science en bobines» et dont l’affluence a été en 2017 d’environ 1700 personnes qui ont assisté à l’une des 32 projections-débats du festival. En janvier 2011, Sciences Citoyennes a sorti un livre intitulé Labo Planète – Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens, issu de sept conférences du cycle de débat Dialogues Sciences Planète (organisé par Sciences Citoyennes entre octobre et décembre 2007) et rédigé par Jacques Testart, Catherine Bourgain et Agnès Sinaï. En avril 2015, Sciences Citoyennes a organisé un cycle de formation sur les thèmes suivants : Recherche participative et tiers-secteur scientifique ; Lobbying et conflits d’intérêts ; Expertise et lanceurs d’alerte ; Maîtrise du vivant : réalités et contrôles. Fin 2015, en marge de la COP21, Sciences Citoyennes a publié divers documents sur la géo-ingénierie et a été présente à plusieurs manifestations. En mars 2017, Sciences Citoyennes a participé à l’organisation du colloque «Construire les savoirs avec tou.te.s ? Recherches participatives avec les personnes en situation de pauvreté» qui s’est tenu au CNRS. En avril 2017, quelques militants de Sciences Citoyennes ont diffusé des tractes lors de la «Marche pour les sciences», dans lequel l’association propose «une reprise en main démocratique de la recherche». Au même moment, a publié un plaidoyer sur le thème «Sciences sans croissance». En novembre 2017, Sciences Citoyennes a organisé une table-ronde sur le thème de la post-vérité. En 2018, l’association organise un cycle de 3 colloques «pour une recherche scientifique responsable». En février 2018, Science Citoyennes a organisé, conjointement avec le CRIIGEN une formation sur les nouvelles techniques de manipulation génétique.
Sciences Citoyennes est un acteur clef dans un réseau européen de chercheurs engagés, baptisé «European Network of scientists for social and environmental responsibility» (ENSSER). Depuis octobre 2018, l’association est représentée au conseil d’administration par Arnaud Apoteker. Sciences Citoyennes participe également au collectif d’associations (regroupant Greenpeace, les Amis de la Terre, ATTAC, Sherpa et Via Campesina) qui anime le site Combat-monsanto.org. En 2009, Sciences Citoyennes a également participé à la création du Réseau Environnement Santé, dont le responsable, André Cicolella, fait partie du CA de Sciences Citoyennes.
Lobbying : Sciences Citoyennes déclare avoir dépensé annuellement moins de 10.000 euros en 2020 et en 2019, pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 2 actions de lobbying en 2018 et 4 actions en 2019.

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[tab name= »Finances »]

Sciences Citoyennes n’a récolté que 16.397 euros de cotisations en 2020 et ses revenus proviennent en très grande partie de subventions. Les financements publics (ministères de la Recherche, de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, la Ville de Paris, Union européenne) représentent en 2020 environ 29% de leurs ressources (79.739 euros), tandis que les financements privés équivalent à 49% de leurs produits (132.513 euros). L’association peut avoir d’autres sources minimes d’autofinancement  comme «la vente de livres ou les prestations et interventions rémunérées des membres du Conseil d’Administration». Il y a eu aussi l’organisation de formations, comme celle proposée par le groupe de travail Manipulation du Vivant en partenariat avec le CRIIGEN, en 2018.
En 2020, Sciences Citoyennes a reçu 3000 euros de la Mairie de Paris. En 2019, côté subventions publiques, Sciences Citoyennes a reçu 4200 euros du Fonds pour le développement de la vie associative (contre 2100 euros en 2018) et 5000 euros des ministères (contre 5000 euros en 2018 et 17.000 euros en 2017). En 2017, l’association a reçu 2000 euros de la députée socialiste Sandrine Mazetier. En 2016, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) soutient Sciences Citoyennes pour un projet d’appui à la recherche participative. Ce financement, d’un montant de plus de 100.000 euros devrait s’étaler sur 4 ans. En 2017, l’association a reçu 12.950 euros de la Région Ile-de-France. La Fondation pour le progrès de l’homme (FPH) reste le principal bailleur de l’association, assurant environ 57% du budget en 2018 (auparavant, la FPH assurait environ 70% du budget de Sciences Citoyennes). En 2019, la FPH a octroyé 21.138 euros. Il faut ajouter à cela le fait que Sciences Citoyennes est hébergée dans les locaux de la FPH et que cette prestation en nature est estimée à 32.000 euros. Depuis 2017, Sciences Citoyennes est opaque concernant la liste de ses bailleurs et les différentes sommes octroyées. L’association souligne «l’appui important et désormais historique de fondations comme la Fondation Un Monde par Tous et la Fondation de France».
La Rapport financier 2013 de Sciences Citoyennes ne mentionne pas les 8000 euros accordés par la réserve parlementaire d’EELV cette année-là.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2020269.497 €261.397 €8100 €
2019302.290 €291.613 €10.677 €
2018271.783 €271.627 €155 €
2017244.039 €243.678 €361 €
2016242.540 €256.757 €-14.218 €
2015251.170 €255.613 €-4443 €
2014241.956 €240.268 €1688 €
2013270.766 €270.634 €132 €
2012263.987 €263.041 €946 €
2011236.472 €261.839 €-25.367 €
2010214.974 €211.553 €3421 €
2009243.619 €240.185 €3434 €
2008243.670 €241.950 €1720 €
2007254.716 €205.681 €49.035 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

2016
Fondation pour le progrès de l’homme140.000 €
Ademe28.000 €
Fondation de France20.000 €
Fondation Un Monde par Tous12.000 €
Réserve parlementaire9000 €
Agence Nationale de la Recherche2000 €
Fondation La Ferthé2000 €

2015
Fondation pour le progrès de l’homme132.500 €
Réserve parlementaire 23.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France18.250 €
Fondation de France18.000 €
Fondation Un Monde par Tous7500 €
Union européenne3672 €

2014
Fondation pour le progrès de l’homme135.000 €
Fondation de France30.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France14.250 €
Réserve parlementaire EELV10.000 €
Union européenne10.000 €
Association Agropolis9000 €
Un monde par tous7500 €
Réserve parlementaire Corinne Bouchoux (EELV)3900 €

2013
Fondation pour le progrès de l’homme115.000 €
Ministère de l'Ecologie41.707 €
Fondation Isvara20.372 €
Conseil général d'Ile-de-France19.250 €
Union européenne15.895 €
Fondation de France12.000 €
Un monde par tous10.000 €
Réserve parlementaire EELV8000 €
Association Agropolis7000 €
Fondation Léa Nature4000 €

2012
Fondation pour le progrès de l’homme100.000 €
Fondation de France40.000 €
Ministère de l'Ecologie29.940 €
Conseil régional d'Ile-de-France25.000 €
Fondation Isvara24.000 €
Un monde pour tous12.500 €
Union européenne10.087 €

2011
Fondation pour le progrès de l’homme80.000 €
Ministère de l'Ecologie50.560 €
Union européenne27.854 €
Conseil régional d'Ile-de-France24.750 €
Un monde pour tous7500 €

2010
Fondation pour le progrès de l’homme80.000 €
Union européenne60.710 €
Conseil régional d'Ile-de-France24.600 €
Ministère de l'Ecologie23.520 €
Un monde pour tous7500 €

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Humanité et Biodiversité (ex-Ligue ROC)

94, rue Lafayette
75010 Paris
Tél. : 01.43.36.04.72
Email : contact@humanite-biodiversite.fr
Site : http://humanite-biodiversite.fr/

[tab name= »Profil »]

logo-humanite_et_biodiversiteHumanité et Biodiversité (H&B), présidée de 2001 à 2015 par le médiatique Hubert Reeves, intervient depuis sa création sur la thématique de la chasse. Revendiquant 2065 adhérents en 2018, elle défend des mesures permettant d’assurer la sécurité des non chasseurs et de limiter l’impact de la chasse, par exemple par la limitation ou l’interdiction de la chasse des espèces en mauvais état de conservation, pas de chasse en période de reproduction, par le renforcement des effectifs de la garderie, par la disparition à terme de la chasse à courre, par l’interdiction de l’agrainage du sanglier, etc.
Depuis 2004, elle inscrit son action dans le cadre global de la préservation de la biodiversité. D’ailleurs, en 2011, elle a décidé d’adopter le nom «Humanité et Biodiversité» à la place de «Ligue ROC». C’est ainsi que H&B a décidé de faire émerger le sujet biodiversité auprès des décideurs économiques, notamment en collaborant avec le groupement des CCI, le MEDEF et par des partenariats avec des entreprises privées, comme Eiffage ou Suez.
Les politiques publiques constituent un autre axe d’intervention. H&B est en effet un partenaire privilégié des autorités publiques. Les responsables de l’association se félicitent d’être «reçus à de nombreuses reprises par la ministre mais aussi reçus par le président de la République. Ces réunions “off”, de plus en plus nombreuses (…), sont importantes pour faire bouger des lignes». Ainsi, la ministre de l’Ecologie a confié à Christophe Aubel, jusque-là directeur de H&B, la direction générale de l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Cette proximité avec le pouvoir a incité plusieurs administrateurs à démissionner en 2009, déplorant que l’association «ne s’oppose plus, elle sert de caution aux ministères». Il est vrai que les statuts de l’association établis en 2004 ne mentionnent plus l’opposition à la chasse. H&B siège dans une trentaine de comités, commissions et groupes de travail, et a participé à plus de 200 réunions en 2017. Elle a été l’une des 8 ONG nationales partie prenante des Conférences Environnementales. H&B collabore avec France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et la Ligue pour la protection des oiseaux pour faire en commun du lobbying parlementaire, notamment via le dépôt d’amendements aux projets de lois.
Enfin, H&B a lancé un réseau d’Oasis Nature, en incitant particuliers, collectivités ou entreprises à créer des «espaces propices à la préservation de la biodiversité» tout en respectant la charte Oasis Nature. En 2018, H&B recense 830 Oasis Nature, couvrant 2993 hectares. Par ailleurs, H&B demande l’abandon de la notion d’espèces «nuisibles» pour retenir l’expression «espèces à problèmes». Elle propose en outre la mise en place de schémas de préservation et de mise en valeur du patrimoine naturel à l’échelle d’écorégions.

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[tab name= »Structure »]

Association de la loi de 1901, créée en 1976. Elle est reconnue d’utilité publique et, par arrêté du 7 février 2013, elle est habilitée pour prendre part au débat sur l’environnement se déroulant dans le cadre des instances consultatives nationales. C’est ainsi qu’Humanité et Biodiversité est l’une des 8 ONG nationales qui a été partie prenante des Conférences Environnementales sous la présidence de François Hollande.

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[tab name= »Dirigeants »]

Bureau

  • Bernard Chevassus-au-Louis : président
  • Patrick Hubert : vice-président
  • Jean-Pierre Bompard: vice-président
  • Nadia Loury : secrétaire générale
  • Sylvain Boucherand : trésorier
  • Patrice Hirbec : trésorier adjoint

Autres administrateurs

  • Michel Badré
  • Nelly Boutinot
  • Bernard Delay
  • Mireille Delprat
  • Anne-Marie Hallier
  • Nathalie Frascaria Lacoste
  • Gilles Lecuir
  • Jacqueline Denis Lempereur
  • Alain Naessens
  • Gilles Pipien
  • Carine Ritan
  • Claude Saunier

Président d’honneur

  • Hubert Reeves

Equipe

  • Sandrine Bélier : directrice
  • Sandrine Pouillet : assistante responsable administrative et financière
  • Antoine Charpentier : chargé de mission «Politiques de la biodiversité»
  • Chloé Begue : chargée de mission «Droit et Economie de la Biodiversité»
  • Berdis Aouameur : secrétaire

Comité de réflexion

  • Philippe Cury
  • Olivier Frérot
  • Yann Laurans
  • Jean-Claude Lefeuvre
  • Xavier Leroux
  • Philippe Lévêque
  • Virginie Maris
  • Gilles J. Martin
  • Serge Morand
  • Anne-Caroline Prévot-Julliard
  • Patrice Valantin
  • Maurice Wintz
  • Michel Badré
  • Bernard Chevassus-au-Louis
  • Patrick Hubert
  • Gilles Pipien

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[tab name= »Historique »]

Le Rassemblement des opposants à la chasse (ROC) a été créé en janvier 1976 par des militants comme Serge Boutinot, Jean-Claude Nouët, Théodore Monod, Bernard Groslier, Paule Drouault. Avec la présidence d’Hubert Reeves, le nom est devenu en 2001 «Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs» et a adopté une posture moins radicale que ses fondateurs, participant de façon plus conciliante aux négociations avec les autorités publiques. Le 26 mars 2011, l’association a changé de nom pour s’appeler dorénavant «Humanité et Biodiversité».

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[tab name= »Activités »]

Humanité & Biodiversité mène des campagnes de sensibilisation, avec des ouvrages et des DVD à l’attention du grand public, et participe à des événements comme la Fête de la nature. H&B est surtout très impliquée dans les processus de négociation avec les autorités, comme en 2008 où elle a participé au Grenelle de l’Environnement, à la Table Ronde sur la Chasse (TRC) mise en place par le Gouvernement (qui a abouti à la signature d’un accord sur les dates d’ouverture), et aux rencontres «Animal et société». En 2011, l’association (avec FNE, FNH et la LPO) s’est mobilisée contre le chantier «Vers un urbanisme de projet», initié en juin 2010 par Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat chargé du Logement, visant à faciliter la construction, en accélérant et simplifiant les procédures.
En 2011, H&B a lancé son projet de réseau baptisé les Oasis Nature, avec le soutien de la Fondation Norauto. Un peu sur le modèle des refuges LPO, il s’agit de créer des «espaces propices à la préservation de la biodiversité» en respectant une charte. Seuls les adhérents de l’association peuvent faire partie de ce réseau. En 2016, H&B revendique 658 Oasis.
En mars 2012, H&B sort un film coproduit avec l’Inra et intitulé La biodiversité, des clés pour un débat. En septembre 2012, H&B a participé à la Conférence environnementale et s’est félicitée de l’annonce de la création d’une Agence de la biodiversité «directement issue de notre plateforme, le Président reprenant quasiment mot pour mot notre façon de présenter l’agence». En janvier 2013, l’association est partenaire du MEDEF pour l’organisation d’un colloque sur le thème «Entreprises et biodiversité». En octobre 2014, H&B co-organise un colloque sur le thème «La santé dépend-elle de la biodiversité ?». En février 2015, l’association a organisé, avec l’UNESCO, un colloque sur les interactions climat et biodiversité. En juillet 2015, H&B dépose un recours devant le Conseil d’Etat contre de nouveaux arrêtés augmentant le du nombre maximal de loups pouvant être tués. En vue de la COP21, H&B sort en novembre 2015 un film intitulé La biodiversité face aux changements climatiques, avec  les interventions de Hubert Reeves, Jean Jouzel, Bernard Chevassus-au-Louis… En 2016, H&B signe une convention avec les ministères de l’Education nationale et de l’Ecologie pour qu’ils travaillent «à enrichir la formation des enseignants en matière de biodiversité». En février 2016, le directeur de H&B est nommé pour mettre en place l’Agence française de la biodiversité. En décembre 2016, H&B a co-organisé un colloque interdisciplinaire sur le thème «Quelles éthiques pour les relations humains-biodiversité ?». En mars 2017, dans le cadre de la campagne présidentielle, l’association lance ses «10 propositions pour 2017-2022 – Pour une biodiversité mieux connue, mieux gérée et mieux partagée». En mai 2017, H&B signe une lettre ouverte avec sept autres ONG (dont Les Amis de la Terre, FNE, FNH et la LPO) appelant le président Emmanuel Macron à créer «un grand ministère de l’environnement». En 2017, H&B a inauguré le lancement d’un partenariat avec la SEM Ville Renouvelée, dans la métropole lilloise. L’objectif est de faire un réseau Oasis Nature dans la zone de l’Union (Roubaix-Tourcoing-Wattrelos), composé de neuf îlots de verdure. Depuis juillet 2017, H&B est partenaire d’Act4nature, une initiative lancée par EpE (Entreprises pour l’Environnement) «ayant pour objectif de mobiliser les entreprises pour protéger, valoriser et restaurer la biodiversité». En juillet 2018, H&B estime que le plan gouvernemental pour la biodiversité a bien identifié les principales cibles, mais considère que «la principale faiblesse de ce plan réside dans la quasi-absence de moyens nouveaux». En octobre 2018, H&B donne ses 4 priorités pour une réduction de l’usage des pesticides : «inscrire la lutte chimique dans une perspective de “dernier recours”», «organiser et accompagner la transition», «améliorer l’évaluation et la biovigilance, en appliquant le principe de précaution», «ne pas se focaliser sur la distinction entre substances “naturelles” et substances “de synthèse”». Dans un manifeste publié en novembre 2018, H&B et une soixante d’associations dénoncent «les excès et provocations de la chasse».
L’association intervient aussi comme membre du Comité français de l’UICN et de France Nature Environnement.

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[tab name= »Finances »]

AnnéeProduitsChargesRésultat
2019451.556 €431.574 €19.982 €
2018478.465 €437.358 €41.107 €
2017604.196 €502.329 €101.867 €
2016550.406 €389.929 €160.477 €
2015502.286 €486.348 €15.938 €
2014496.699 €467.276 €29.423 €
2013465.694 €411.094 €54.600 €
2012292.340 €361.924 €-69.584 €
2011254.685 €317.449 €-62.764 €
2010277.017 €218.671 €58.346 €
2009242.950 €246.931 €-3981 €
2008214.763 €213.838 €925

Répartition des financements en 2016

Sources des financements

En 2019, H&B a reçu 160.000 euros des ministères (contre 180.000 euros en 2018, 205.000 euros en 2017, 190.000 euros en 2015, 150.000 euros en 2014, 155.000 euros en 2013, 45.000 euros en 2012 ainsi qu’en 2011). En 2016, l’association a reçu une subvention du ministère de l’Ecologie (210.000 € dans le cadre d’une Convention Pluriannuelle 2016-2019), une subvention du ministère de l’Agriculture (30.000 €) et une subvention de l’Onema (6000 €) pour l’organisation du colloque «Quelles éthiques pour les relations humains-biodiversité ?». En 2019, l’AFB a octroyé 30.000 euros pour la réalisation d’une étude sur les nouveaux indicateurs de biodiversité en milieu agricole. Pour des partenariats de projets à cheval sur l’année 2017 et 2018, H&B a reçu 65.500 euros de l’AFB et 40.000 euros de la Sem Lille Métropole. En 2014, H&B a aussi reçu 5000 euros de la Réserve parlementaire du sénateur UMP André Pierre et, en 2013, 15.000 euros du député PS Jean-Paul Chanteguet et 5000 euros de la députée PS Geneviève Gaillard. En 2008, le ministère de l’Ecologie avait octroyé une aide de 10.000 euros à l’association, notamment pour l’aider dans sa participation au Grenelle de l’environnement. En 2010, le ministère de l’Ecologie a augmenté cette aide à 15.000 euros.
Côté privé, en 2019, le groupe Eiffage a donné 40.000 euros et le Laboratoire d’initiatives foncières et territoriales innovantes a donné 9000 euros. Pour 2019-2020, ECT donne 50.000 euros et le Groupe Nexity 40.000 euros. En 2014, H&B a reçu 15.000 euros de la Fondation Norauto pour le projet de réseau des Oasis Nature (contre 30.000 euros par an entre 2011 et 2013). Parmi les autres partenaires financiers en 2020, H&B mentionne : Cemex, Groupe Casino, UNPG, UNICEM, Land’Act.

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Publié dans association, Ligue ROC | Commentaires fermés sur Humanité et Biodiversité (ex-Ligue ROC)

Zero Waste France

1, passage Emma Calvé
75012 Paris
Tél. : 09 86 54 38 88
E-mail : adherent@zerowastefrance.org
Site : http://www.zerowastefrance.org

[tab name= »Profil »]

logo-zero-wasteZero Waste France (ZWF) est spécialisé dans la problématique des déchets et affiche comme objectif «une société zéro déchet, zéro gaspillages». Avec ses 2600 adhérents et 52 groupes locaux, ZWF mène campagne en faveur d’une gestion écologique des déchets, notamment avec leur réduction à la source (en quantité et en toxicité). La bataille contre l’enfouissement et l’incinération des déchets constitue l’un des axes forts de l’association, avec en particulier la mobilisation contre la reconstruction de l’incinérateur Ivry-Paris 13. ZWF propose notamment aux collectivités locales de changer leur gestion des déchets par différents moyens : détourner les déchets des filières dites «d’élimination» avec une politique de compostage domestique ou collectif, valorisation de l’organique en milieu urbain, mise en place de la redevance incitative, etc.
Depuis 2003, ZWF est fortement critiqué par le professeur en toxicologie Jean-François Narbonne sur le dossier des incinérateurs, les qualifiant de «démagogues (…) qui apeurent les foules», alors que l’ensemble des incinérateurs «rejette moitié moins de dioxine que les feux de cheminées». L’association, qui travaille surtout avec des campagnes de lobbying auprès des élus locaux et du grand public, a participé au Grenelle de l’environnement au sein du groupe «déchets». Toutefois, ZWF est toujours resté très critique sur les avancées du Grenelle dans ce domaine, allant même manifester le 4 mai 2010 devant l’Assemblée nationale «pour dénoncer la mainmise des lobbies sur le processus Grenelle».
Pour élargir son lobbying à l’échelle internationale, l’association a rejoint au début des années 2000, le réseau GAIA (Global Alliance for Incineration Alternatives) qui rassemble prés de 800 organisations militant contre l’incinération. En 2010, plusieurs organisations membres de GAIA (dont ZWF) ont créé le réseau Zero Waste Europe.

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[tab name= »Structure »]

Association de la loi de 1901, créée en 1997. L’association est agréé pour la protection de l’environnement depuis 2007. En septembre 2014, le CNIID est rebaptisé «Zero Waste France». 52 groupes locaux ZWF se sont formés, notamment à Lyon, Grenoble, Paris, Strasbourg, Vence, Rochefort, Rouen, Nice, Aix-Marseille, Montpellier, Corse.

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[tab name= »Dirigeants »]

Conseil d’administration

  • Anne-Laure Paty : présidente
  • Joerg Adamczewski
  • Didier Bergeret
  • Ghislain Gardarin
  • Anne-Fleur Hug
  • Michel Knoerr
  • Clément Le Fur
  • Salvo Manzone
  • Edouard Marchal
  • Camille Plard
  • Simon Roux
  • Caroline Siguret
  • Benjamin Thiant

Equipe salariée

  • Juliette Franquet : directrice
  • Alice Abbat : chargée de mission consigne
  • Valentine Cancel : responsable du réseau des groupes locaux
  • Pauline Debrabandere : responsable du programme Territoires
  • Aurélien Dumont : chargé des relations adhérents et des partenariats
  • Alice Elfassi : responsable des affaires juridiques
  • Marine Foulon : responsable communication
  • Louise Rieffel : responsable administrative et financière
  • Julie Sauvêtre : chargée de projets
  • Moïra Tourneur : responsable du plaidoyer
  • Thierry Zuili : chargé de sensibilisation citoyenne

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[tab name= »Activités »]

Zero Waste France (ZWF) organise régulièrement des conférences ou des projections de documentaires avec débats (une vingtaine en 2011). Depuis 2008, l’association propose des formations sur la gestion des déchets. Ainsi, en janvier 2015, ZWF organise la première formation sur la mise en œuvre de la démarche Zero Waste en France (1280 euros par personne pour deux journées). En 2015, ZWF a organisé deux formations dans le cadre de son programme «Territoires Zero Waste», visant en particulier les collectivités territoriales.
En septembre 2010, ZWF a publié, en collaboration avec Les Amis de la Terre, une étude intitulée L’obsolescence programmée, symbole de la société du gaspillage, prenant comme exemple les appareils électriques et électroniques. ZWF n’hésite pas non plus à mener des actions plus militantes, comme en juin 2010, il est intervenu (avec Les Amis de la Terre et Agir pour l’environnement) lors d’une conférence de presse d’Eco-Emballages «pour informer les journalistes sur les dérives et dysfonctionnements liés à l’éco-organisme». Lors de la Semaine européenne de la réduction des déchets 2010, ZWF avait proposé une «autopsie» de poubelle en public, «afin de mettre en évidence le potentiel de réduction de nos déchets». Cette démarche bien relayée par les médias a incité ZWF à la renouveler, notamment sur des stands de sensibilisation. En novembre 2016, ZWF et sa quinzaine de groupes locaux se sont mobilisés dans le cadre de la Semaine européenne de la réduction des déchets.
En septembre 2010, ZWF a publié un guide à destination des élus locaux intitulé Agir localement pour une nouvelle politique déchet : clés de compréhension et bonnes pratiques. En avril 2011, ZWF a initié dans le 11e arrondissement de Paris, le projet «Mon commerçant m’emballe durablement». Cette initiative vise à développer l’utilisation d’emballages réutilisables et la réintroduction de la consigne dans le commerce alimentaire de proximité. En 2015, ZWF  a créé et anime le Réseau VRAC afin d’aider les professionnels à mettre en place la vente en vrac. Avec plus de 300 membres début 2016, le Réseau VRAC va devenir une véritable association professionnelle.
Avec le soutien du Réseau Action Climat, ZWF a porté plainte en mars 2011 auprès de l’autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) contre la campagne menée par l’Observatoire du Hors Média (OHM) sur les prospectus. Fin 2011, ZWF a été mandaté par l’association étudiante Sciences Po environnement pour réaliser un audit de la gestion des déchets sur le campus parisien de Sciences Po et proposer des pistes d’amélioration. En 2012, ZWF s’est engagé aux côtés d’une trentaine d’autres associations dans la campagne «Stop aux subventions à la pollution» lancée par le Réseau Action Climat France et la Fondation Nicolas Hulot. L’association a aussi publié un dictionnaire de 56 pages pour «donner une autre lecture des mots du vocabulaire déchets les plus compliqués». En septembre 2012, ZWF rejoint le Rassemblement pour la Planète. En juin 2013, ZWF lance sa campagne de mobilisation nationale «Je veux mon bac bio» pour le tri à la source des biodéchets, avec notamment une pétition qui rassemble près de 10.000 signataires. A l’occasion des élections européennes en mai 2014, ZWF a demandé aux candidats de s’engager sur ses propositions pour la révision des directives européennes sur les déchets qui commence en 2014. En novembre 2014, l’association publie le livre Le scénario Zero Waste. L’ouvrage sera vendu à plus de 5000 exemplaires. En parallèle, ZWF a lancé une pétition pour «la mise en œuvre d’une société Zero Waste». En septembre 2015, ZWF et le Collectif 3R ont présenté un Plan pour la Baisse des Ordures Ménagères, une alternative citoyenne zéro déchet à la reconstruction de l’incinérateur Ivry-Paris 13. En octobre 2015, en amont de la COP21, En amont de la COP 21, Zero Waste France, Zero Waste Europe et ACR+ ont présenté un rapport sur l’impact climatique de la gestion des déchets et les bénéfices des démarches Zero Waste en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Fin 2015, ZWF a été mobilisé à l’occasion de la COP21, notamment au sein de la Coalition Climat 21, organisant conférences, animations et formations. Dans ce contexte, l’association et le Collectif 3R ont organisé une action pour dénoncer l’incinérateur d’IP13. En novembre et décembre 2015, ZWF a organisé une «Caravane du droit» qui a sillonné la France pour aider dans leurs démarches juridiques des associations et collectifs qui se mobilisent autour de la question des déchets. En mai 2016, ZWF s’associe à ShareLex pour lancer un «LaboLex» afin de répondre aux questions concrètes sur l’ouverture de structures du réemploi et de la réutilisation. En juillet 2016 s’est déroulé le premier Festival Zero Waste avec quelque 5000 participants à 200 sessions (atelier pratique, conférences…) du Festival. En octobre 2016, ZWF récolte 31.115 euros grâce à un financement participatif afin de mettre en place dès 2017 la «Maison du Zéro déchet»,  «le premier lieu entièrement consacré aux démarches zéro déchet (individuelles, territoriales, entrepreneuriales) en France, et plus globalement à l’économie circulaire, la consommation responsable et solidaire». En juin 2017, ZWF dénonce «l’introduction de nouveaux couverts jetables et d’un suremballage supplémentaire chez McDonald’s». Le 1er juillet 2017, la Maison du Zéro déchet ouvre ses portes. Elle comporte une boutique et organise des ateliers pratiques, conférences, projections-débat ou encore formations.

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[tab name= »Finances »]

AnnéeProduitsChargesRésultat
2019 575.040 €561.263 €13.777 €
2018601.977 €509.583 €92.393 €
2017402.325 €398.830 €3495 €
2016462.709 €454.883 €7826 €
2015436.474 €438.263 €-1789 €
2014409.085 €426.373 €-17.288 €
2013235.696 €238.349 €-2653 €
2012229.115 €223.105 €6010 €
2011234.217 €223.565 €10.652 €
2010240.799 €213.976 €26.823 €
2009222.992 €240.631 €-17.639 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

2019
Ademe40.000 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Subventions européennes17.500 €
DRJSCS - FDVA13.000 €
Aides à l'emploi (IDF)12.333 €
Ville de Paris10.000 €
Vitamont7500 €
Recyclivre6445 €
DRIEE6000 €
Fondation Léa Nature5000 €

2018
Ademe81.400 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Aides à l'emploi (IDF)27.760 €
Maif20.000 €
Secours Catholique20.000 €
Fondation Léa Nature10.000 €
Green Friday8000 €
Camif5509 €
Zero Waste Europe4500 €
Spareka3500 €

2017
Aides à l'emploi (IDF)33.801 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Fondation Changing Market19.000 €
Mairie de Paris17.400 €
Fondation Lemarchand10.000 €
Day by Day7850 €
Région Ile-De-France5000 €
La Poste5000 €
Réserve parlementaire2000 €

2016
Fondation Carasso54.420 €
Aides à l'emploi (IDF)43.427 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Ademe20.000 €
Fondation Changing Market19.000 €
Région Ile-de-France11.750 €
Réserve parlementaire5000 €
Fondation Vitamont5000 €
Fondation Léa Nature3500 €

2015
Fondation Carasso54.420 €
Région Ile-de-France
38.750 €
Aides à l'emploi (IDF)29.368 €
Ministère de l'Ecologie28.000 €
Mairie de Paris13.500 €
Réserve parlementaire EELV6000 €
Réserve parlementaire Arnaud Leroy (PS)6000 €
Fondation Léa Nature1500 €

2014
Fondation Carasso117.000 €
Ministère de l'Ecologie33.000 €
Région Ile-de-France15.000 €
Réserve parlementaire EELV15.000 €
Aides à l'emploi (IDF)12.932 €

2013
Ministère de l'Ecologie16.219 €
Aides à l'emploi (IDF)10.917 €
Patagonia Foundation8879 €
Réserve parlementaire EELV8000 €
Lush5000 €

2012
Aides à l'emploi (IDF)13.833 €
Ministère de l'Ecologie15.000 €
Patagonia Foundation8125 €
Citizen Green7000 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Réserve parlementaire3500 €

2011
Aides à l'emploi (IDF)17.744 €
Ministère de l'Ecologie19.000 €
Patagonia Foundation8125 €
Citizen Green7000 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Fondation Nicolas Hulot5000 €
Réserve parlementaire4000 €

2010
Aides à l'emploi (IDF)29.750 €
Ministère de l'Ecologie15.000 €
Patagonia Foundation5852 €
Réserve parlementaire4000 €
WWF3600 €
Health Care Without Harm1474 €

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Sortir du Nucléaire

9 rue Dumenge
69317 Lyon Cedex 04
Tél : 04 78 28 29 22
Email : contact@sortirdunucleaire.fr
Site : http://www.sortirdunucleaire.org

[tab name= »Profil »]

logo-sdnLe Réseau Sortir du nucléaire (SDN) fédère plus de 911 associations qui soutiennent une charte demandant l’abandon des projets d’enfouissement des déchets nucléaires, de traitement du combustible usé, l’arrêt des exportations d’électricité, l’arrêt des réacteurs en fonctionnement, le non-renouvellement du parc nucléaire et l’abolition des armes nucléaires.
SDN privilégie quatre axes de campagne : les problématiques de la gestion des déchets et des matières radioactives ; opposition au «rafistolage» des vieux réacteurs et aux réacteurs de 3ème ou 4ème génération ; opposition au nucléaire civil et nucléaire militaire ; convergence de la lutte antinucléaire avec les autres luttes. SDN est à l’origine de nombreuses manifestations et actions contre le nucléaire, qu’il soit civil ou militaire. Depuis 2004, il est en pointe dans l’opposition à l’EPR ou à l’ITER (projet de recherche sur la fusion nucléaire). Il défraye quelques fois la chronique en révélant des documents confidentiels sur la sûreté nucléaire. Il a une force de lobbying importante auprès des élus, des collectivités, des syndicats, etc. Le Réseau adopte une posture radicale, refusant notamment de participer au Grenelle de l’environnement ainsi qu’à toute concertation avec la mission Granite sur l’enfouissement des déchets nucléaires. Il pratique aussi la guérilla juridique offensive avec une trentaine d’actions en cours à l’encontre d’Areva, d’EDF et du CEA.
Cependant, une grave crise interne a secoué le Réseau en 2010, marquée par le licenciement de Stéphane Lhomme, qui était porte-parole du réseau depuis 2002, et la révocation de membres du CA. En 2011, un autre administrateur claque la porte du conseil d’administration du Réseau, se demandant : «On ne sait plus très bien s’il est devenu une composante du mouvement pour une transition énergétique (…) ou s’il reste une organisation spécifiquement antinucléaire.» En 2014, le Réseau vote pour la réhabilitation des militants exclus en 2010 et a entamé une démarche de réconciliation. En 2016, le Conseil d’administration estime qu’«après des années de tumulte (…), un climat constructif s’est instauré, qui a permis le recentrage sur les objectifs fondamentaux du Réseau. (…) Désormais nous assumons pleinement une mise en cause globale du nucléaire “dit civil” et militaire».
Bien que ce conflit ait affecté la cohésion du Réseau, SDN reste une des principales références, avec la CRIIRAD, dans la lutte contre le nucléaire et l’accident de Fukushima a permis au Réseau de mobiliser davantage et d’être plus visible dans les médias.

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[tab name= »Structure »]

Association de la loi de 1901, créée en 1997. Il s’agit d’une fédération de plus de 911 associations et de plus de 61.000 signataires de sa charte. Il existe aussi des associations locales «Sortir du nucléaire».

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[tab name= »Dirigeants »]

Conseil d’administration

  • Brigitte Alban
  • Anthony Buffet
  • Bernard Cottier
  • Angélique Huguin
  • Alain Joffre

Equipe

  • Julien Baldassarra : chargé de la dynamique associative et des mobilisations
  • Laure Barthélemy : chargée de recherche et d’animation de la Surveillance Citoyenne des Installations Nucléaires
  • Nadia Boukacem : secrétaire et chargée de l’accueil téléphonique
  • Guillaume Burato : webmestre technique
  • Florian Brunet : responsable Administratif, Financier et Levée de fonds
  • Anne-Lise Devaux : chargée de communication auprès du grand public et pour la recherche de fonds
  • Marie Frachisse : coordinatrice des questions juridiques
  • Laura Hameaux : responsable campagnes, actions, mobilisations et activités extérieures
  • Charlotte Mijeon : chargée de communication médias et des relations extérieures
  • Annie Orenga : comptable
  • Wladimir Quénu : maquettiste-iconographe
  • Aimée Sauvage : responsable boutique et matériel militant
  • Benoît Skubich : webmestre éditorial

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[tab name= »Historique »]

Le Réseau Sortir du Nucléaire est issu de la mobilisation contre Superphénix. C’est à partir de 1995 que commence à se structurer le Réseau Sortir du Nucléaire, à l’initiative des Européens contre Superphénix. En 1997, la première assemblée générale de coordination nationale antinucléaire se déroule à Agen et rédige la charte du Réseau Sortir du Nucléaire. Sont présents à cette assemblée une trentaine de personnes représentants : les Européens contre Superphénix, le forum Plutonium, la Coordination nationale des collectifs contre l’enfouissement des déchets radioactifs, Greenpeace, le Comité Malville, Stop Golfech, les Amis de la Terre, le comité Stop Civaux, la FRAPNA, Les Verts, la LCR, etc. La charte qui fut établie repose sur la phrase : «Nous voulons une décision immédiate de sortie du nucléaire.»

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[tab name= »Activités »]

Sortir du nucléaire (SDN) soutient les actions et luttes antinucléaires, qu’elles soient locales ou nationales. Il a mené différentes campagnes comme, depuis 2004, contre l’EPR, ou encore en 2008 et en 2009 sur le thème «ni nucléaire, ni effet de serre». En 2009, il organise une manifestation de 10.000 personnes à Colmar, pour demander la fermeture de la centrale de Fessenheim. SDN fait aussi un travail d’investigation, lui permettant d’avoir un impact médiatique important.  Ainsi, en novembre 2002, le Réseau, sur la base de documents de l’Autorité de sûreté nucléaire restés confidentiels, révèle que «34 réacteurs nucléaires français (sur 58) sont inadaptés au risque sismique». L’information fait la une des journaux télévisés et de quotidiens nationaux. De même, en 2004, lors de l’émission de télévision France Europe Express sur France 3, Stéphane Lhomme accuse Anne Lauvergeon (présidente d’Areva) de causer de graves atteintes à l’environnement et à la santé des travailleurs et riverains des mines d’uranium au Niger. Plus récemment, en janvier 2009, SDN révèle sur la base d’informations publiées sur le site Internet de l’Autorité de sûreté nucléaire que «les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments». Le Monde a consacré à cette affaire l’éditorial de son édition datée du 14 janvier 2009. En novembre 2010, en partenariat avec Greenpeace, SDN s’est beaucoup mobilisé à l’occasion du onzième transport de déchets vitrifiés de La Hague à Gorleben. En 2011, SDN a participé à de nombreuses actions contre les transports des déchets nucléaires. Cette campagne se poursuit encore avec SUD-Rail. Le 11 mars 2012, pour l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima, SDN organise une chaîne humaine de 60.000 personnes entre Lyon et Avignon. En 2013, l’action est renouvelée à Paris, avec 20.000 manifestants, dont une forte participation internationale. En février 2013, environ 500 personnes se sont rassemblées devant le siège d’Areva pour «dénoncer la guerre pour l’uranium au Mali». En avril 2013, SDN lance la campagne «Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés», afin de «mettre en lumière les différentes étapes de la chaîne du combustible» et les «nuisances qu’elle engendre». Pour cela, SDN a travaillé à renforcer ses équipes de vigies des transports sur le terrain. En mars 2014, une manifestation de 7000 personnes a été organisée en Alsace «pour exiger la fermeture de Fessenheim». En novembre 2014, près de 80 actions «Occupe ton rond-point» ont été organisées partout en France «pour dire STOP au rafistolage».
En 2016, SDN a principalement axé son activité autour de 4 thématiques et objectifs prioritaires : «soutenir et amplifier la lutte à Bure pour bloquer le projet Cigéo, s’opposer aux réacteurs EPR en construction à Flamanville et en projet à Hinkley Point, empêcher la prolongation des réacteurs vieillissants et obtenir des avancées en faveur du désarmement en soutenant l’ensemble des acteurs mobilisés contre le nucléaire militaire». Afin de dénoncer la «faillite économique de la filière nucléaire», SDN mis en avant le slogan «Nucléaire, arrêtons les frais !», avec une pétition lancée avec cette thématique. En février 2016, SDN a organisé le premier Congrès du mouvement antinucléaire, à Angers, avec «pour ambition de réunir toutes les composantes du mouvement antinucléaire français».
SDN publie une revue trimestrielle Sortir du nucléaire qui est tirée à 15.000 exemplaires. Le Réseau diffuse diverses publications, notamment la brochure Changeons d’ère, sortons du nucléaire (340.000 exemplaires) et la carte «Nucléaire, danger permanent» (215.000 exemplaires).
S’appuyant sur «une surveillance citoyenne efficace», SDN manie aussi l’arme juridique avec trente dossiers en cours à l’encontre d’Areva, d’EDF et du CEA, «qu’il soit question de pollution radioactive ou de manquements à la réglementation environnementale, ou encore qu’il s’agisse d’empêcher de grands projets de l’industrie nucléaire». Le Réseau revendique près d’une dizaine de victoires juridiques.

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[tab name= »Finances »]

Jusqu’à présent, l’association est presque en autofinancement total, les adhésions et dons représentant près de 88% des entrées. Cependant, certains dons proviennent d’entreprises mais l’association ne mentionne pas combien et pour quel montant. Près de la moitié des recettes est effectuée par prélèvement automatique.
Le Réseau Sortir du Nucléaire (SDN) se targue de ne recevoir aucune subvention d’exploitation. En 2019,  SDN a reçu 12.800 euros de subventions, mais provenant du fonds de dotation Pour un futur sans nucléaire, géré par le Réseau. Ce fonds a été créé en 2011 afin de recueillir des legs ou donations importantes. Pour l’exercice 2015-2016, le fonds de dotation a reçu un don de 50.000 euros. Les subventions restent cependant modestes : environ 13.000 euros en 2016-2017, 16.500 euros en 2015-2016 (OAA, Fondation Mifran, Fondation Horizon), 11.500 euros en 2014-2015, 24.525 euros en 2013-2014 (Fondation Patagonia, Fondation Horizon, OAA), contre 4000 euros en 2012-2013, et 29.296 euros en 2011-2012. En 2016, l’association a reçu 3000 euros du sénateur André Gattolin.  A mentionner aussi une subvention de 24.000 euros accordée par une fondation française en raison de difficultés de trésorerie début 2010. Il s’agit sans doute de la Fondation pour une Terre humaine qui a participé au financement du «Jeûne-action» pour l’abolition des armes nucléaires qui a eu lieu à Paris du 26 avril au 7 mai 2010.
De plus, compte tenu de la «situation financière inquiétante» au moment de l’Assemblée Générale de 2009, leur Commissaire aux comptes avait déclenché une procédure d’alerte en janvier puis en mars 2010. A sa demande, l’ensemble de l’équipe salariée de l’association a été mis en chômage partiel à hauteur de 50% pour la période du 26 avril au 31 décembre 2010. En août 2016, SDN estime que sa situation financière «reste fragile et à consolider. Nous avons régulièrement des problèmes de trésorerie : nous vivons au jour le jour».
A noter qu’en raison du passage de la comptabilité en année civile, le compte de résultat 2016-2017 a été établi sur 16 mois.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20191.059.350 €966.466 €92.884 €
20181.039.402 €1.045.369 €-5967 €
2016-20171.610.468 €1.475.604 €134.864 €
2015-20161.126.972 €1.077.523 €49.449 €
2014-20151.154.194 €1.167.248 €-13.054 €
2013-20141.044.833 €993.720 €51.113 €
2012-20131.042.317 €1.094.129 €-51.812 €
2011-20121.180.081 €1.174.386 €5695 €
2010-20111.165.411 €1.115.952 €49.459 €
2009-20101.032.712 €1.015.092 €17.620 €
2008-20091.031.422 €1.064.262 €-32.840 €
2007-2008968.229 €1.006.095 €-37.866 €
2006-2007972.138 €981.227 €-9089 €

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Isvara Foundation

Liechtenstein
Email : info@isvarafoundation.org
Site : http://www.isvarafoundation.org/

[tab name= »Profil »]

logo-fondation-isvaraBasée au Liechtenstein, l’Isvara Foundation a été créée en 2007 par le millionnaire Ayman Jallad, qui détient l’entreprise Ezzat Jallad & Fils basée au Liban, concessionnaire exclusif du géant américain Caterpillar pour le Liban, la Jordanie et l’Autorité palestinienne. Cependant, et bien qu’elle finance des campagnes pour davantage de transparence dans le lobbying, la Fondation est totalement opaque. Non seulement il n’y a ni rapports moraux ni rapports financiers sur son site, mais il n’y a pas non plus d’adresse postale, de liste des responsables ou d’éléments concernant la structure de la fondation. Ayman Jallad affirme qu’il a entièrement financé sa fondation avec une donation personnelle et qu’elle est indépendante du Groupe Jallad.  L’Isvara Foundation est administrée par un conseil de fondation à la banque suisse UBS, à Zurich. En outre, Olivier Hoedeman, l’un des conseillers de la fondation depuis sa création, est par ailleurs cofondateur de Corporate Europe Observatory, une ONG anti-lobby qui a reçu plus de 2,3 millions d’euros de l’Isvara Foundation depuis 2007.
En raison de son opacité et du manque d’information concernant la fondation, la branche européenne de Transparency International a décidé de ne pas solliciter de subventions auprès de cette structure.
L’Isvara Foundation déclare octroyer des subventions aux organisations qui œuvrent «pour arrêter les politiques néolibérales non durables et socialement destructrices qui caractérisent le processus dominant actuel de la mondialisation dirigée par les entreprises». La Fondation soutient en particulier des campagnes de lobbying «ciblant les institutions internationales qui imposent des politiques profitant aux sociétés transnationales tout en nuisant aux communautés locales, et qui menacent de causer un effondrement écologique dans le monde entier». Promouvant «un changement radical dans les centres mondiaux du pouvoir», la Fondation vise notamment les institutions comme l’Organisation mondiale du commerce, la Banque mondiale, la Commission européenne, etc.
Ayman Jallad, qui dit avoir été un temps administrateur de Greenpeace, déclare: «Je ne suis pas socialiste mais je ne pense pas que le business devrait diriger le monde», ajoutant que la Commission européenne est une cible de choix car elle est «très contrôlée par les multinationales». Il affirme en 2017 ne pas faire de politique, mais admet «qu’il admire Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, le leader travailliste Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne et le sénateur démocrate américain Bernie Sanders».
Au départ, l’Isvara Foundation déclarait soutenir annuellement entre 40 et 50 initiatives dans une vingtaine de pays, dont des campagnes contre le lobbying des entreprises, contre les OGM et les biocarburants, contre la spéculation financière, etc. Pour 2018, elle affirme avoir alloué 18 subventions à des groupes et coalitions de la société civile, soutenant des initiatives dans des pays comme la Belgique, la République tchèque, la Colombie, l’Indonésie, l’Espagne, la Suisse, la Tunisie, l’Ouganda et le Royaume-Uni. Elle précise: «Parmi les initiatives soutenues figuraient des campagnes contre les projets miniers, pétroliers et gaziers nuisibles, une maîtrise accrue par rapport à une influence excessive des entreprises, des activités de promotion de politiques commerciales et d’investissement durables, la souveraineté alimentaire, les droits humains, la justice climatique, la responsabilité des entreprises et les droits des communautés rurales, ainsi que des projets médias progressistes.»

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[tab name= »Structure »]

Le siège de l’Isvara Foundation se trouve au Liechtenstein mais elle n’est pas répertoriée dans le registre de commerce de la Principauté.

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[tab name= »Dirigeants »]

  • Ayman Jallad : président
  • Olivier Hoedeman (Corporate Europe Observatory) : conseiller

La Fondation a 5 autres membres dont on ne connaît pas l’identité.

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[tab name= »Finances »]

L’Isvara Foundation est totalement opaque concernant ses finances. En 2011, elle a soutenu 47 initiatives dans plus de 17 pays (contre 41 initiatives en 2010 dans plus de 19 pays). Pour 2018, elle affirme avoir alloué 18 subventions dans au moins une dizaine de pays.

Liste non exhaustive des associations bénéficiaires des subventions

2019

  • Global Justice Now (ex-WDM) :  118.691
  • Friends of the Earth International :  133.039 €
  • Corporate Europe Observatory :  91.000 €
  • Friends of the Earth Europe :  50.000 €
  • Amis de la Terre France : 4500 €

2018

  • Global Justice Now (ex-WDM) : 279.605 €
  • Friends of the Earth International : 259.181 €
  • Corporate Europe Observatory : 191.000 €
  • Friends of the Earth Europe : 100.000 €
  • Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation : 10.000 €
  • Viva Salud
  • Centrum pro média, ekologii a demokracii

2017

  • Friends of the Earth International : 257.317 €
  • Global Justice Now (ex-WDM) : 226.669
  • Corporate Europe Observatory : 200.000 €
  • Friends of the Earth Europe : 123.994 €
  • Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation : 59.068 €
  • Focus on the Global South

2016

  • Friends of the Earth International : 248.519 €
  • Corporate Europe Observatory : 199.990 €
  • Global Justice Now (ex-WDM) : 136.500 €
  • Friends of the Earth Europe : 95.821 €
  • Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation : 51.159 €
  • Global Forest Coalition : 15.137 €

2015

  • Corporate Europe Observatory : 199.990 €
  • Friends of the Earth International : 184.968 €
  • Friends of the Earth Europe : 80.185 €
  • Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation : 39.000 €
  • Global Justice Now (ex-WDM) : 25.600 €
  • Trade Justice Movement : 1600 €
  • War on Want

2014

  • Friends of the Earth International : 400.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 200.000 €
  • Global Justice Now (ex-WDM) : 189.103 €
  • Friends of the Earth Europe : 175.185 €
  • Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation : 45.000 €
  • Transnational Institute : 43.966 €
  • Trade Justice Movement : 21.000 €
  • Spinwatch : 17.500 €
  • Frank Bold Society : 15.000 €
  • Coordination européenne Via Campesina : 15.000 €
  • European Coalition for Corporate Justice : 5150 €
  • GMWatch
  • Earth Open Source

2013

  • Friends of the Earth International : 427.411 €
  • World Development Movement : 367.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 199.990 €
  • Friends of the Earth Europe : 95.000 €
  • Coordination européenne Via Campesina : 50.000 €
  • Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation : 48.000 €
  • Transnational Institute 35.616 €
  • Compass : 26.750 €
  • Fondation Sciences Citoyennes : 20.372 €
  • GRAIN : 19.368 €
  • Acces Info Europe : 7532 €
  • Frank Bold Society : 4000 €
  • GMWatch
  • Earth Open Source
  • Pro Public

2012

  • Friends of the Earth International 400.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 200.000 €
  • Friends of the Earth Europe : 95.000 €
  • Amazon Watch : >85.000 €
  • Transnational Institute : 31.194 €
  • GRAIN : 27.676 €
  • Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation : 25.000 €
  • Fondation Sciences Citoyennes : 24.000 €
  • GMWatch
  • Earth Open Source

2011

  • Friends of the Earth International : 416.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 199.990 €
  • Spinwatch : 33.000 €
  • Transnational Institute : 24.054 €
  • Amis de la Terre France : 22.685 €

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JMG Foundation (Fondation Goldsmith)

c/o Sedes Treuhand Anstalt
Städtle 36
9490 Vaduz
Liechtenstein
Email : jon@jmgfoundation.org et infos@jmgfoundation.org

[tab name= »Profil »]

Logo JMGBasées au Liechtenstein et complètement opaques, la JMG Foundation et la Fondation Goldsmith ont été créées par le prédateur financier franco-britannique Sir James Goldsmith, en collaboration avec son frère Edward («Teddy»), le fondateur de la revue radicale L’Ecologiste. Selon Teddy Goldsmith, l’objectif était de «financer, principalement en Angleterre et en France, des campagnes contre l’industrie nucléaire, l’agriculture industrielle (en particulier le génie génétique) et la mondialisation économique». Pour le journaliste écologiste Fabrice Nicolino, «sans l’argent de la fondation (Goldsmith), bon nombre d’actions contre la mondialisation n’auraient jamais vu le jour». Après la mort de leur père Jimmy en 1997, Zac et Ben Goldsmith ont repris le flambeau du financement des mouvements écologistes. Ils sont par ailleurs tous deux engagés au sein du Parti conservateur britannique. Le premier a été un député Tory et assiste, depuis septembre 2019, aux réunions du gouvernement de Boris Johnson en tant que ministre d’Etat pour l’Environnement, l’Alimentation et les Affaires rurales. Le second préside le Conservative Environment Network, un forum «pour les conservateurs qui soutiennent la conservation et la décarbonisation».
Entre 2004 et 2008, la JMG Foundation a davantage subventionné des actions concernant le changement climatique. Depuis 2008, la priorité est donnée à la lutte contre la déforestation, l’agriculture «industrielle» et la mondialisation. Ben Goldsmith explique que «plus récemment, nous nous sommes intéressés à l’industrie de l’élevage, laquelle est selon moi l’une des industries les plus abominables de la planète, en ce qui concerne les fermes usines». Quant au choix des partenaires, Ben Goldsmith constate que la fondation s’oriente «très souvent vers des ONG qui excellent en campagnes et lobbying. (…) dès que l’on voit un changement positif, cela a commencé neuf fois sur dix avec une campagne choc auprès du grand public.» Concernant la stratégie globale, Ben Goldsmith explique par exemple à propos de la lutte contre la déforestation tropicale : «Dans un monde idéal, la fondation pourrait dépenser une partie de son argent dans des projets de conservation. Cependant, nous ne pensons pas que cela constitue l’utilisation la plus stratégique des fonds. La déforestation ne sera pas maîtrisée sans s’attaquer à l’approvisionnement en produits de base agricoles tels que l’huile de palme et la viande bovine, ou sans résoudre le problème de la gouvernance médiocre de nombreux Etats forestiers (…). Pour les bailleurs de fonds, cela peut impliquer de travailler en amont de la question forestière, par exemple avec des groupes qui militent pour réformer la politique agricole et commerciale européenne ou pour modifier les chaînes d’approvisionnement des entreprises.»
Afin de mieux établir sa stratégie de subventions en France, la JMG Foundation avait fait réaliser en 2006 une étude «pour aider à cartographier le mouvement écologiste français et analyser les différentes ONG, en particulier dans les domaines du transport, du climat, de l’agriculture de proximité et bio.» A l’époque, la fondation affirmait avoir financé Greenpeace France, les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, le Réseau Sortir du Nucléaire, le CNIID, le MDRGF et Inf’OGM.
La JMG Foundation,  sans statut d’organisme de bienfaisance, est dirigée par Jon Cracknell qui travaille pour la famille Goldsmith depuis 1993. En 2003, il a aidé la famille Goldsmith à mettre sur pied The Ecology Trust ainsi que le Manuka Club, fondé par Ben Goldsmith (l’un des fils de Jimmy), afin de financer de petites associations écologistes au Royaume-Uni. Mais Jon Cracknell joue aussi un rôle important dans l’organisation de réseaux de fondations dans le domaine de l’environnement. Il a ainsi aidé à lancer l’Environmental Funders Network qui réunit environ 50 fondations, pour la plupart britanniques, engagées dans le financement d’associations écologistes. On y trouve notamment la Fondation pour une Terre humaine et la Fondation pour le progrès de l’homme.

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[tab name= »Structure »]

Il existe au moins deux fondations de la famille Goldsmith basées au Liechtenstein : la Fondation Goldsmith, créée en décembre 1989 (numéro FL-0001.117.135-6), et la JMG Foundation, créée en mai 1996 (numéro FL-0001.529.725-6).

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[tab name= »Historique »]

En mai 1972, Jimmy Goldsmith avec son frère Teddy organisent un dîner avec une quinzaine de banquiers et d’industriels britanniques au Ritz de Londres pour entendre Aurelio Peccei, le fondateur du Club de Rome. Cette rencontre marque le lancement de l’Ecological Foundation, «pour financer toutes sortes d’initiatives en matière d’environnement». Enregistrée comme «charity» en décembre 1972. Cette fondation, de taille modeste, a eu relativement peu d’activités car Jimmy Goldsmith était très impliqué dans ses opérations financières.
Quand Jimmy Goldsmith s’est retiré des affaires, il a décidé de créer la Fondation Goldsmith en 1989 et la JMG Foundation (d’après les initiales de James Michael Goldsmith) en 1996, peu avant son décès, «pour financer, principalement en Angleterre et en France, des campagnes contre l’industrie nucléaire, l’agriculture industrielle (en particulier le génie génétique) et la mondialisation économique». A la mort du financier britannique, Teddy Goldsmith et deux fils de Jimmy – Zac et Ben – ont convaincu la famille de poursuivre l’activité de la fondation.
Quant à l’Ecological Foundation, elle a poursuivi ses activités jusqu’en 2005, avec des dépenses annuelles entre 150.000 et 300.000 £ dans les années 2000.

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[tab name= »Dirigeants »]

  • Jon Cracknell : directeur
  • Harriet Williams : grants manager

Direction JMG Foundation

  • Ben Goldsmith : président du conseil de la fondation
  • Zeno Goldsmith : conseiller : membre du conseil de la fondation
  • Prof. Dr. Peter Harold Athanassoglou : membre du conseil de la fondation

Direction Fondation Goldsmith

  • Ben Goldsmith : président du conseil de la fondation
  • Prof. Dr. Peter Harold Athanassoglou : membre du conseil de la fondation
  • Sir Christophe Braun (Eastseas Offices SA) : membre du conseil de la fondation
  • Nathalie Chaix (Eastseas Offices SA) : membre du conseil de la fondation

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[tab name= »Finances »]

La JMG Foundation et la Fondation Goldsmith sont totalement opaques, n’ayant même pas de site internet et ne donnant aucune information sur ses bilans et sur les sommes versées aux associations écologistes.

Liste non exhaustive des associations bénéficiaires des subventions

2019

  • Sustain : 47.000 €
  • Rainforest Action Network : >44.000 €
  • Fern : 35.220 €
  • Green Alliance : > 35.000 €
  • Unlock Democracy : 30.000 €
  • Friends of the Earth Europe
  • GM Freeze
  • Unchecked UK
  • Wildlife Asia
  • EcoNusa
  • Yayasan Ekosistem Lestari
  • PanEco Foundation
  • Climate Action Network Europe

2018

  • Friends of the Earth Europe : 100.194 €
  • Rainforest Action Network : >44.000 €
  • Fern : 33.978 €
  • Sustain : 31.500 €
  • Unlock Democracy : 30.000 €
  • Amazon in Focus : >22.500 €
  • Environmental Investigation Agency : 22.500 €
  • Green Alliance : >10.000 €
  • Amazon Watch : >8500 €
  • ClienEarth : 5000 €
  • Ashden
  • ShareAction
  • Yayasan Ekosistem Lestari
  • Friends of the Earth UK
  • GMWatch
  • GM Freeze
  • Wildlife Asia
  • Tusk Talk
  • Public Citizen

2017

  • Global Justice Now : 80.000 €
  • Friends of the Earth Europe : 64.390 €
  • Corporate European Observatory : 56.429 €
  • Rainforest Action Network : >44.000 €
  • Global Witness : 34.000 €
  • Fern : 33.369 €
  • Les Amis de la Terre : 28.727 €
  • Environmental Investigation Agency : 22.500 €
  • Arsbokslut : 11.500 €
  • Forest Peoples Programme : 4400 €
  • GMWatch
  • GM Freeze
  • Environmental Paper Network
  • Public Citizen
  • Compassion in World Farming
  • The Sumatran Orangutan Conservation Programme
  • Tusk Talk
  • War on Want
  • Unlock Democracy
  • Denkhausbremen

2016

  • Friends of the Earth Europe : 110.416 €
  • Corporate European Observatory : 104.671 €
  • BankTrack : 45.000 €
  • Fern : 42.584 €
  • Global Witness : 34.000 €
  • Les Amis de la Terre : 26.273 €
  • Trade Justice Movement : 16.500 €
  • Inf’OGM : 10.000 €
  • Rainforest Action Network : >8500 €
  • Akcja Demokracja : 4500 €
  • GMWatch
  • Forest Peoples Programme
  • Today and Tomorrow Educational Foundation
  • Transnational Institute
  • Environmental Paper Network
  • Générations Futures
  • Chatham House

2015

  • Friends of the Earth Europe : 97.045 €
  • Transnational Institute : 51.000 €
  • Rainforest Action Network : >42.000 €
  • Global Witness : 38.000 €
  • Global Justice Now : 38.000 €
  • BankTrack : 23.680 €
  • Inf’OGM : 20.000 €
  • Corporate European Observatory : 10.000 €
  • GMWatch
  • Climate Justice Programme
  • Environmental Paper Network
  • Générations Futures
  • Chatham House

2014

  • Corporate European Observatory : 75.000 €
  • Global Witness : 46.000 €
  • Rainforest Action Network : >42.000 €
  • Global Justice Now : 32.500 €
  • Friends of the Earth Europe : 29.042 €
  • Transport & Environment : >25.000 €
  • BankTrack : 22.000 €
  • Environmental Investigation Agency : 6000 €
  • Transnational Institute : 2539 €
  • AITEC
  • Environmental Paper Network
  • Compassion in World Farming
  • Soil Association
  • Générations Futures
  • Chatham House

2013

  • Friends of the Earth Europe : 43.906 €
  • Rainforest Action Network : >42.000 €
  • ClientEarth : 37.500 €
  • Corporate European Observatory : 35.000 €
  • Générations Futures : 28.000 €
  • Inf’OGM : 10.000 €
  • BankTrack : 3600 €
  • CRIIGEN
  • Rainforest Foundation
  • Rainforest Action Network
  • Environmental Paper Network

2012

  • Friends of the Earth Europe : 72.623 €
  • Rainforest Action Network : >50.000 €
  • Global Witness : 54.000 €
  • Corporate European Observatory : 40.000 €
  • Environmental Investigation Agency : 28.000 €
  • Générations Futures : 26.000 €
  • BankTrack : 25.300 €
  • Inf’OGM
  • Rainforest Foundation

2011

  • Rainforest Action Network : >100.000 €
  • Rainforest Foundation UK : 54.000 €
  • Générations Futures : 26.000 €
  • Inf’OGM : 20.000 €
  • BankTrack : 6189 €
  • Friends of the Earth Europe
  • ClientEarth

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