CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)

29 Cours Manuel de Falla
26000 Valence
Tél. : 04 75 41 82 50 – Fax : 04 75 81 26 48
Email : contact@criirad.org
Site : http://www.criirad.org

Profil

logo-criiradLa CRIIRAD est une association antinucléaire utilisant l’expertise scientifique comme outil de contestation. C’est ainsi qu’elle se déclare «indépendante des exploitants du nucléaire, de l’État et de tous partis politiques». Cependant, il existe une proximité entre la CRIIRAD et EELV, exigeant une sortie du nucléaire, du fait notamment que l’association a été créée par l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi. Néanmoins, Roland Desbordes, le président de la CRIIRAD, prétend que son association «n’invite pas à renoncer au nucléaire, ce n’est pas une association anti-nucléaire. Notre mission consiste à alerter nos concitoyens sur les risques associés à telle technique, telle pollution, tel déchet». Pour éviter une image d’association militante, la CRIIRAD ne fait pas partie du Réseau Sortir du Nucléaire. Son mode d’opérer inspirera la création d’autres associations comme le CRIIGEN et le CRIIREM, feignant elles aussi leur nature militante.
Avec 14 salariés, l’association agit sur deux plans : mener des campagnes anxiogènes auprès du grand public sur le danger de la pollution radioactive (aliments, radon, eau, etc.) et réaliser des études de détection de la radioactivité, principalement à la demande de collectivités locales. Ce discours anxiogène sert bien évidemment les campagnes des associations antinucléaires, et celles-ci, comme par exemple EELV ou Greenpeace, commandent ponctuellement des études à la CRIIRAD. L’association est régulièrement sollicitée par les médias, avec un discours alarmiste. La peur qu’elle suscite à travers ses campagnes permet à l’association d’alimenter son fonds de commerce qui consiste à vendre des analyses, des études, des formations, etc., sur la radioactivité. Ainsi, suite à sa participation à l’émission «Pièces à conviction» (France 3) en 2009 sur le thème «Le scandale de la France contaminée», les ventes de radiamètres par la CRIIRAD ont explosé pour atteindre les 96.700 euros. Lors de l’accident nucléaire qui est survenu au Japon en mars 2011, la CRIIRAD a été très active tant en France, avec de multiples interventions médiatiques, qu’au Japon.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1986.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Estelle Berger : présidente
  • Dominique Malvaud : secrétaire
  • Marie-Noëlle Roux-Lefebvre : secrétaire adjointe
  • Bertrand Nouvelot : trésorier
  • Christine Malfay-Régnier : trésorière adjointe
  • Richard Garella
  • Jean-Noël Antoine
  • Jacqueline Collard
  • Danièle Cour
  • Gilles Cousin
  • Didier Glatigny
  • Jacques Redoux
  • Didier Latorre
  • Paul Michalon

Equipe

  • Marion Jeambrun : co-directrice
  • Julien Syren : co-directeur
  • Catherine Del Pino : relations adhérents
  • Nathalie Guehl : secrétariat-comptabilité
  • Mathilde Hospital : communication
  • Laure Barthélémy : chargée d’étude de dossiers
  • Bruno Chareyron : conseiller scientifique
  • Colette Bey : technicienne environnement
  • Marion Jeambrun : chargée d’étude, responsable du laboratoire
  • Stéphane Monchâtre : secrétaire polyvalente
  • Jérémie Motte : chargé d’étude, responsable du service Balises
  • Julien Syren : chargé d’étude, responsable du service Radon-radiamètres
  • Corinne Castanier : recherche en radioprotection

Historique

La CRIIRAD a été créée par Michèle Rivasi, juste après l’accident de Tchernobyl, afin d’apporter une expertise contradictoire à celle des autorités. Michèle Rivasi fut la première présidente de la CRIIRAD, remplacée en 1997 par Roland Desbordes.

Activités

Outre ses travaux d’expertise et d’études radioécologiques pour les collectivités locales, la CRIIRAD intervient dans de nombreuses conférences (entre 50 et 100) et foires ou salons liés à l’environnement (47 en 2010) comme Marjolaine, Artemisia, Bio Nature,… Elle mène aussi des campagnes. Elle se mobilise par exemple contre l’ajout de substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction, et demande l’abrogation d’un arrêté ministériel du 5 mai 2009 qui a instauré une procédure de dérogation sur ces pratiques. Depuis plusieurs années, la CRIIRAD mène une campagne «Pas de radioactivité dans nos assiettes», avec 164 associations, 190 professionnels de l’alimentation, 5 syndicats et 5 collectivités territoriales. L’association est aussi engagée contre l’irradiation des aliments et a participé au Collectif français contre l’irradiation des aliments. La CRIIRAD organise des stages sur la radioactivité et la radioprotection, ainsi que sur l’utilisation d’un compteur Geiger. Parmi les priorités de la CRIIRAD, il y a la révision des normes de radioactivité présente dans l’eau potable, ainsi que la demande de voir considérer comme un délit «la diffusion d’informations mensongères ou manifestement erronées». Lors de l’accident nucléaire qui est survenu au Japon en mars 2011, la CRIIRAD a été très active tant en France qu’au Japon, où l’association a effectué des mesures de radioactivité.
En octobre 2012, la CRIIRAD participe à la création du Collectif Mines d’Uranium pour lutter «contre les effets environnementaux et sanitaires des mines d’uranium en France et au Niger». En mars 2014, la CRIIRAD lance une pétition «la mise en service d’une balise de surveillance de l’air gérée en toute indépendance par le laboratoire de la CRIIRAD». En novembre 2014, la CRIIRAD publie un rapport international qui dénonce les impacts de l’extraction de l’uranium. En février 2015, la CRIIRAD lance une pétition pour une «réduction drastique des niveaux de contamination autorisés en cas d’accident nucléaire».

Finances

En 2024, 580.063 euros proviennent de la générosité du public, c’est-à-dire 58% de l’ensemble des recettes, avec notamment 4818 adhérents. Une autre part de leurs recettes provient des ventes et prestations de service lucratives (analyses ponctuelles, études radioécologiques, vente et location de radiamètres, formations, etc.) qui s’élève à 185.453 euros en 2024. Il existe aussi des conventions de partenariat avec plusieurs collectivités locales concernant la gestion de balises, des actions de contrôle, etc., dont le Conseil régional de Rhône-Alpes, le département de la Drôme, le département de l’Isère, etc.
En 2011, le groupe écologiste au Parlement européen, sous l’impulsion des eurodéputées EELV Eva Joly et Michèle Rivasi, a participé au financement d’une mission de la CRIIRAD au Mali. En 2016, la CRIIRAD a reçu 5000 euros de la Réserve parlementaire du Groupe écologiste à l’Assemblée nationale.
A noter qu’en 2013, la CRIIRAD a changé de locaux. Sans prendre en compte la valeur du bâtiment, les produits seraient de 1.092.584 euros et les charges de 1.131.400 euros.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20241.004.427 €999.251 €5176 €
20231.147.689 €1.152.007 €-4319 €
20221.042.317 €1.134.673 €-92.356 €
20211.016.669 €1.015.511 €1158 €
20201.008.334 €1.002.496 €5838 €
20191.050.002 €1.100.132 €-50.131 €
20181.096.586 €1.095.232 €1354 €
20171.120.716 €1.115.522 €5194 €
20161.100.783 €1.082.231 €18.552 €
20151.059.447 €1.077.293 €-17.846 €
20141.107.383 €1.118.407 €-11.024 €
20132.043.150 €2.081.966 €-38.816 €
20121.649.128 €1.070.188 €578.940 €
20111.252.304 €1.129.544 €122.760 €
2010858.402 €879.680 €-21.278 €
2009872.981 €850.479 €22.502 €
2008812.547 €715.216 €97.331 €

Principales sources extérieures de financement

2014
Région Rhône-Alpes192.623 €
Département Drôme52.000 €
Département Ardèche30.240 €
Département Isère24.750 €
Agglomération de Montélimar8000 €
2013
Région Rhône-Alpes285.183 €
Département Drôme54.000 €
Département Isère18.000 €
Réserve parlementaire EELV15.000 €
Département Ardèche12.892 €
Agglomération de Montélimar7790 €
Réserve parlementaire du sénateur EELV André Gattolin5000 €
Publié dans association, CRIIRAD | Commentaires fermés sur CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)

Colibris

18-20, rue Euryale Dehaynin
75019 Paris
Tél. : 01 42 15 50 17
Email : info@colibris-lemouvement.org
Site : http://www.colibris-lemouvement.org

Profil

logo-colibrisAssociation centrée sur la personnalité et les interventions multiples de son fondateur, Pierre Rabhi, Colibris revendique, fin 2018, 107 groupes locaux en France, 4900 cotisants et 330.000 personnes se reconnaissant dans les valeurs du mouvement. L’association est en pleine croissance, d’une part grâce à la médiatisation de Pierre Rabhi et, d’autre part, sous l’impulsion du succès du film Demain, coréalisé par Cyril Dion, un responsable de Colibris.
Colibris milite pour un changement radical de société, affirmant la nécessité de «sortir de l’idéologie de la croissance indéfinie» et de «choisir la sobriété volontaire et heureuse». Elle est convaincue que le changement viendra par le bas, en multipliant des initiatives individuelles. Colibris entend ainsi arriver à une «masse critique» susceptible de faire basculer l’ensemble de la société.
Axé sur le changement individuel, le mouvement des Colibris participe peu aux mobilisations d’autres ONG écologistes, que ce soit sur le climat, la pollution ou autre. Comme l’explique Pierre Rabhi, «Si on ne fait pas de travail sur soi-même, sur sa mutation personnelle, ça ne sert à rien. On rentre dans le cycle de la protestation stérile». Le directeur de Colibris, Mathieu Labonne, ajoute : «Si on veut changer le monde avec une démarche trop militante, ça peut être violent. Un peu triste. Ça peut diviser. Alors que notre idée, c’est que tous les humains aspirent à mieux vivre». Dans cet esprit, Colibris crée des réseaux pour lesquels sont proposés des actions dans différents domaines : pratiquer l’agroécologie, convertir les cantines au bio, utiliser les écomédecines, créer une monnaie locale, mettre en place des lieux d’éducation alternative, etc. Colibris a par exemple encouragé la participation à des séances de coaching basées sur le «Self-Leadership, la sociocratie et l’Holacratie», comme au sein des Ateliers du Devenir Humain, organisés notamment par Isabelle Desplats, l’une des cofondatrices de Colibris dont c’est l’activité professionnelle. De même, Colibris a lancé une campagne pour créer des «Oasis», c’est-à-dire des «lieux écologiques et solidaires» car «l’être humain est avant tout un être de relation, et que le sentiment d’appartenance à une communauté est nécessaire à son épanouissement».
Pierre Rabhi
étant lui-même influencé par les préceptes ésotériques de l’agriculture biodynamique, on retrouve une présence importante des milieux anthroposophiques au sein de Colibris. L’association a notamment reçu des soutiens financiers de la Nef et de Weleda, tous deux d’inspiration anthroposophique.
Malgré des idées proches de la décroissance, Colibris offre une image «people», en exhibant par exemple ses marraines comme la chanteuse Zaz ou les comédiennes Marion Cotillard et Mélanie Laurent, séduisant ainsi les milieux bobos. Son discours radical n’empêche pas non plus l’association d’avoir le soutien d’entreprises comme Biocoop, Ecover (produits de nettoyage) ou le Groupe Léa Nature, et d’organiser des événements en direction des chefs d’entreprise. En janvier 2017, l’association a lancé «le chant des colibris, l’appel du monde de demain», signé par différentes personnalités, dont Nicolas Hulot et Françoise Nyssen alors qu’ils étaient encore au gouvernement. Enfin, Colibris dirige la collection «Domaine du possible», chez Actes Sud, la maison d’édition dirigée par Françoise Nyssen.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en septembre 2006, sous le nom de «Mouvement pour la terre et l’humanisme». En juin 2009, son nom devient «Colibris, Mouvement pour la terre et l’humanisme» et, en septembre 2012, «Colibris».

Dirigeants

Cercle de pilotage

  • Anaïs Bouzon
  • Anne Corihons
  • Chloé Bernardino
  • Elisabeth Faule
  • Emmanuelle Ribes
  • Eric Favre
  • Hélène Pirc
  • Valérie Chabredier

Equipe

  • Chloé Bernardino : chargée de mission Programme Jeunes
  • Eric Favre : accompagnateur de projets de transition écologique
  • Floriane Hamon : coordination et animation des territoires
  • Isabelle Gentilhomme : coordinatrice communication
  • Jean-Christophe Nougaret : référent communication
  • Valentin Bertron : coordinateur de l’université des Colibris
  • Virginie Mazet : animation des communautés

Historique

L’association a été créé quand Pierre Rabhi a pris la décision de ne pas présenter sa candidature aux élections présidentielles de 2007. Il a préféré fonder une «organisation citoyenne», comme pendant militant et politique à l’association Terre & Humanisme, qu’il a créée en 1994 pour promouvoir l’agroécologie.

Activités

En 2009, l’association a organisé une quinzaine de rencontres «Colibris». En mai 2009, Colibris a organisé la «1ère soirée des entrepreneurs Colibris», avec la participation d’une centaine d’entrepreneurs «engagés dans une démarche de développement humain et écologique». En octobre 2009, environ 250 personnes des réseaux Colibris se sont réunies au 1er Forum Colibris sur le thème «Comment nos actions locales peuvent-elles influer sur la société». En décembre 2009, Colibris a accompagné la ville de Rennes dans l’élaboration de son plan climat territoire, avec un Forum Ouvert organisé par Colibris et son partenaire Awareness. Le site organise aussi un réseau social avec de nombreux acteurs et projets locaux. En 2010, l’association a été mobilisée dans la promotion du film Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau, une amie de Pierre Rabhi. En 2013, il y a eu la sortie de Pierre Rabhi, au nom de la terre, un autre film cette fois-ci entièrement consacré à Pierre Rabhi. L’axe des activités pour 2010 est  de changer de paradigme en agriculture, avec l’élaboration d’un plan de transition pour l’agriculture française. L’axe des activités pour 2010 était de changer de paradigme en agriculture, avec l’élaboration d’un plan de transition pour l’agriculture française. La fréquentation du site de Colibris a connu un essor avec près de 300.000 visites en 2010 et 1 million en 2016.
Pour profiter de l’exposition médiatique des élections de 2012, Colibris a lancé en octobre 2011 la campagne «Tous Candidats» afin de créer «un vaste mouvement populaire capable d’agir localement et d’influer sur les grandes tendances économiques et politiques, à l’échelle nationale et européenne». 27.000 personnes se sont déclarées candidat à cette occasion et, dans cette dynamique, Colibris a organisé en juillet 2012 l’Université des Colibris pour établir les grandes lignes d’un programme. En parallèle, Colibris a organisé 25 forums citoyens TNT (Transformons nos Territoires) dans toute la France, qui ont permis l’émergence de 218 plans d’actions locaux et plusieurs dizaines de projets. A la suite de cela, l’association a élaboré un «Plan de Transition de la société, à destination de tous : citoyens, entrepreneurs et élus». En 2013 , Colibris mène campagne sur les différentes thématiques de ce plan, appelé aussi «la (R)évolution des Colibris» : «(Ré)inventer l’économie», «Planter ce que nous mangeons !», «(R)êves d’école». En 2014, «Localiser l’économie !», , «Révolutionner l’éducation !», «Réinventer la démocratie !», «(R)évolutionner l’énergie», «Soyons le changement !». Au premier semestre 2014, Colibris a poursuivi avec deux nouvelles campagnes : «(Ré)inventer la démocratie» et «Débranche tout».
En janvier 2016, Colibris a organisé une conférence à Paris, intitulée «Le sens de la communauté», avec plus de 1000 personnes. A la mi-2016 est lancée La Fabrique des colibris, une plateforme d’entraide citoyenne qui «accompagne les porteurs de projets dans leurs demandes de matériel, financement, ressources humaines,…» En janvier 2017, dans le cadre des élections présidentielles et législatives, Colibris a lancé «le Chant des colibris, l’appel du monde de demain», qui invite à agir «pour limiter notre impact sur la planète» et «à porter de nouvelles idées jusque dans les sphères politiques». Cet appel a été signé par différentes personnalités, dont Nicolas Hulot et François Nyssen qui sont aujourd’hui tous deux au gouvernement. En 2018, quatre évènements du Chant des colibris ont été organisés, dont un à Casablanca avec Pierre Rabhi. Le projet du Chant des colibris est en pause en 2019.
Fin 2014, Colibris lance le projet Oasis, qui consiste à créer des lieux qui, à leur échelle, «sont la maquette de la société plus écologique et plus humaine que nous avons à construire». Colibris affirme qu’il existe plus de 800 lieux de ce type en France. En 2018, le mouvement a créé la SCIC Coopérative Oasis, qui vise «à faciliter l’accompagnement et le financement des oasis via un mécanisme de collecte d’épargne citoyenne». Fin janvier 2016, le MOOC «Concevoir une oasis» (Massive Open Online Courses = cours en ligne ouvert à tous) a été lancé et «23.000 participants ont ainsi découvert des clés pour créer une oasis, lors de 17 modules représentant un total d’environ 25 heures de cours». En septembre 2018 a été lancé le MOOC intitulé «Quelle démocratie pour demain ?» En 2018, Colibris a lancé l’Agora des colibris, «un laboratoire d’idées participatif» sur différents thèmes : «Comment rendre accessible au plus grand nombre une alimentation de qualité ?», «(Re)Humanisons le Web», «Se reconnecter à la nature».
Depuis 2011, Colibris poursuit un travail de coédition avec Actes Sud dans le cadre de la collection «Domaine du possible». En 2012, Colibris a co-créé le bimensuel Kaizen (35.000 exemplaires et 12.000 abonnés en 2017) et participe à sa ligne éditoriale. En contrepartie, la SARL Eko Libris (chiffre d’affaires de 1,1 millions d’euros en 2016 et dont Colibris est actionnaire minoritaire), qui édite le magazine, propose aux colibris un tarif préférentiel, donne de la visibilité au mouvement dans ses pages et offre un outil de diffusion des idées de Colibris auprès du grand public. En 2018, Colibris a réalisé quatre Cahiers d’activité pour enfants avec les éditions Nathan : l’alimentation, la nature en ville, le potager et les quatre saisons.

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
2024791.592 €782.760 €8832 €
2023951.849 €1.109.548 €-157.699 €
20221.088.077 €1.243.802 €-155.725 €
20211.332.935 €1.276.187 €56.748 €
20201.240.244 €1.193.878 €46.366 €
20191.268.446 €1.246.959 €21.487 €
20181.322.530 €1.323.722 €-1192 €
20171.301.229 €1.281.772 €62.456 €
20161.281.431 €1.110.724 €170.707 €
20151.013.044 €999.010 €14.034 €
2014785.604 €757.937 €27.667 €
2013703.087 €699.111 €3976 €
2012645.051 €674.789 €-29.738 €
2011653.656 €595.532 €58.124 €
2010392.775 €429.092 €-36.317 €
2009352.331 €417.686 €-65.355 €

Fin 2023, Colibris explique : «La situation économique n’a pas été clémente, avec une inflation persistante qui a mis à l’épreuve notre modèle économique reposant à près de 80 % sur les dons et les cotisations citoyens. Nous sommes conscient.e.s de la nécessité de revoir nos stratégies financières afin de garantir notre pérennité et notre capacité à continuer à servir notre mission.» Ainsi, en 2024, l’association a nettement baissé son budget, expliquant : «L’association retrouve des finances proches de celles qu’elle a connue entre 2013 et 2014. C’est un retour à une certaine sobriété financière, aux essentiels et aux fondamentaux du mouvement.»
Colibris est opaque concernant les sommes accordées par les différentes sources de financement. En 2024, Colibris déclare que 73% de ses ressources proviennent de dons citoyens, et 11% de mécénat. L’association a bénéficié d’un produits partage de 54.598 euros de la Nef, banque d’inspiration anthroposophique.
Côté subventions publiques, Colibris a reçu 10.994 euros de l’Ademe en 2023 (contre 17.416 euros en 2021) et 3400 euros du ministère de l’Education (contre 4550 euros en 2021). L’association reçoit des aides de certains acteurs privés : Fondation SNCF (90.000 euros en 2022), Fondation la Nef (5000 euros en 2022 et en 2021), Fondation de France (10.000 euros en 2022 et 12.000 euros en 2021), Fondation Ekibio (2000 euros en 2022 et 6000 euros en 2021), 1% for the Planet (3890 euros en 2022). En 2018, Colibris a reçu 5000 euros de la fondation Terra Symbiosis pour l’organisation en 2019 des «rencontres nationales Education et reconnexion à la nature». En 2019, Colibris affiche un seul partenaire financier : la Fondation Maif.
Josette Amor, proche de Pierre Rabhi et trésorière de Terre & Humanisme dont il est le fondateur, est à l’origine du livret Agir diffusé par le Crédit Coopératif au bénéfice de Colibris. Cette épargne a rapporté à Colibris 35.070 euros en 2011 et 25.000 euros en 2010. A noter qu’en 2015 Terre & Humanisme a récolté 523.885 euros grâce à cette épargne.
En 2009, Pierre Rabhi a lancé une collecte de dons baptisée «Appel des 4000». Sans savoir s’il y a de gros donateurs dans cette collecte, celle-ci a rapporté 341.854 euros en 2011 (contre 171.348 euros en 2010). La boutique en ligne de Colibris a enregistré en 2018 la vente de plus de 10.000 produits pour une somme d’environ 160.000 euros (contre 6660 produits en 2017 pour 77.194 euros et, en 2016, plus de 14.000 produits pour une somme de 191.754 euros). En termes d’aides en nature, le WWF a hébergé les bureaux de Colibris au domaine de Longchamp, dans le Bois de Boulogne, jusqu’au printemps 2009.

Principales sources extérieures de financement

2011
Ecover40.000 €
Fondation Pierre Rabhi35.418 €
Weleda20.000 €
Groupe Léa Nature15.000 €
Fondation de France10.000 €
Fondation Nature Vivante5000 €

Publié dans association, Colibris | Commentaires fermés sur Colibris

Bio Consom’acteurs

10 rue Beaumarchais
93100 Montreuil
Tél. : 09 83 22 55 00
E-mail : contact@bioconsomacteurs.org
Site : http://www.bioconsomacteurs.org

Profil

Bio Consom’acteurs a été créé en 2004 par la chaîne de magasins Biocoop, bien que l’association affirme sur son site avoir été constituée «par des membres de la société civile». Elle entend promouvoir l’agriculture biologique, d’une part auprès des consommateurs et d’autre part auprès des pouvoirs publics en menant ponctuellement des actions de lobbying. L’association exige un moratoire sur les OGM, promeut les produits biologiques ainsi qu’un commerce équitable. Bio Consom’acteurs s’oppose aux produits bio «industriels» qui auraient «parcouru en avion des milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre table» ou qui auraient été cultivés «sous serres chauffées et dans des conditions sociales inacceptables».
Dès sa création en 2005, l’un des objectifs de Bio Consom’acteurs a été d’obtenir le statut d’association de défense des consommateurs en rassemblant au minimum 10.000 adhérents. Toutefois, le dossier de demande d’agrément déposé auprès des pouvoirs publics a été rejeté, l’association ayant été sans doute jugée trop proche des distributeurs de produits bio. En effet, le fondateur de Bio Consom’acteurs, et son président jusqu’en 2014, a été secrétaire général de Biocoop pendant près de 20 ans. De plus, l’association siège au conseil d’administration de Biocoop, «en tant qu’association de consommateurs de produits biologiques».
Réunissant environ 200 adhérents en 2023, Bio Consom’acteurs entend devenir la «Vigie de la Bio» et mène des actions de communication destinées au grand public, comme la publication de guides ou le lancement de pétitions. L’association cible en particulier les enfants avec des interventions dans des écoles et la publication de jeux. En 2022, Bio Consom’acteurs a obtenu l’agrément Jeunesse Éducation Populaire. Toutefois, ces jeux relèvent davantage de la propagande idéologique que de la pédagogie. Ainsi, dans leur jeu «Panique à TransiSchool» publié en 2021 et financé par l’Agence française de développement, plusieurs des «coupables» à trouver sont des enfants d’industriels, à l’image de «Haroun Deup» qui défend le «groupe industriel familial qui fabrique d’un côté des produits chimiques, et de l’autre les moyens de s’en soigner». Bio Consom’acteurs explique que «leur mobile» est de «gagner le plus d’argent possible, c’est d’ailleurs une mission qui se transmet de génération en génération : préserver les intérêts de leur famille, bien implantées dans le système capitaliste néolibéral».
Bio Consom’acteurs a aussi copiloté le projet «0 phyto 100% bio» avec Générations Futures et Agir pour l’environnement, et participé à BioNutriNet, une étude sur «l’impact des régimes alimentaires bio sur la santé et l’environnement».

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 2005. En 2023, Bio Consom’acteurs revendique 29 relais locaux actifs dans 23 départements. En décembre 2011, l’association a modifié ses statuts en vue de l’obtention de l’agrément de reconnaissance d’utilité publique, mais sans succès. En 2022, ils ont obtenu l’agrément Jeunesse Éducation Populaire.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Julien Kien : président
  • Patricia Charton : vice-présidente
  • Arnaud Chevalier : vice-président
  • Agnès Mayanobe : secrétaire
  • Benjamin Ball : vice-secrétaire
  • Marie-Rose Coustaty : trésorière
  • Serge Rivet : vice-trésorier
  • Christelle Moussa : vice-trésorière
  • Alix Caron
  • Anaïs Arrivé
  • Kim Vo Dinh
  • Louise Sénéchal
  • Rynel Mavoungou
  • Marie Lucy
  • Simon Vacheron

Equipe

  • Julien Lucy : directeur
  • Marion Delnondedieu : coordinatrice du pôle pédagogique
  • Blanche Lafaurie : chargée d’action éducative et de projets
  • Julie Abraham : responsable communication et développement
  • Jean-Baptiste Ouvrard-Arnaud : chargé d’action éducative

Comité de soutien

  • Alain Duez
  • Christian Vélot
  • Claude Gruffat
  • Claude Aubert
  • Cyriaque Crosnier-Mangeat
  • Denis Lairon
  • Denise et Daniel Vuillon
  • Dominique Marion
  • Eric Darche
  • François Thiery
  • François Veillerette
  • Gilles-Eric Séralini
  • Henri Joyeux
  • Jacky Blanc
  • Jacques Caplat
  • Jacques Olivier
  • Jacques Pélissard
  • Jean Montagard
  • Jean-Loup Mouysset
  • Jean-Paul Jaud
  • Jérôme Celle
  • Joël Spiroux de Vendômois
  • Laurence Salomon
  • Laurent Espinosa
  • Lylian Le Goff
  • Marc Dufumier
  • Marc Jolivet
  • Marie-Monique Robin
  • Valérie Cupillard
  • Michaël Latz
  • Patrice Halimi
  • Philippe Derruder
  • Philippe Desbrosses
  • Pierre Gevaert
  • Yves Michel
  • Yann Olivaux
  • Stéphanie Pageot

Activités

Communication et publications. Bio Consom’acteurs mène des campagnes de propagande en faveur du bio avec la publication de «guides pratiques et engagés» ou d’«outils pédagogiques» à l’attention des plus jeunes. En 2023, l’association a déclaré avoir «sensibilisé près de 9000 personnes sur 20 territoires, lors de près de 100 événements ou animations sur le terrain, dont 5 webinaires, près de 120 actions pédagogiques ou éducatives (écoles, collèges, universités) et 16 stands lors d’événements.»
Depuis 2019, l’association participe au projet «Fair Future», porté par 10 organisations et financé par l’AFD, qui vise à mener des actions collectives à l’éducation au commerce équitable. Ce projet débouche en 2021 avec le lancement d’un autre jeu intitulé «Panique à la TransiSchool !», «pour sensibiliser les jeunes entre 11 et 15 ans» et qui vise à «expliquer les valeurs de l’agriculture biologique et du commerce équitable». En 2023, ils sont intervenus dans près de 92classes, de la primaire au collège, en utilisant «Du champ à l’assiette» et «Panique à la TransiSchool». Sur 2021, 650 élèves ont été sensibilisés avec «Panique à la TransiSchool» par Bio consom’acteurs ou par l’un de ses partenaires. En 2023, l’association compte poursuivre son implication dans Fair Future, notamment avec l’adaptation de la séquence «du champ à l’assiette» pour les écoles élémentaires, avec la conception d’un cycle d’accompagnement de collèges avec Panique à la Transischool (en partenariat avec Artisans du Monde) et l’organisation d’un concours d’éloquence à destination des étudiants avec Max Havelaar France et FAIRe un monde équitable.
En 2009, l’association a publié son premier guide, intitulé La bio en questions, 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur. Ce guide de 16 pages, gratuit, a été réédité et mis à jour à plusieurs reprises et, fin 2023, il a été diffusé au total à 702.000 exemplaires par les correspondants locaux de l’association et les principales enseignes de distribution bio telles Biocoop, Botanic, Les Nouveaux Robinsons, etc., et par le Conseil Général des Pays de Loire. En 2021, l’association a diffusé le guide «La boussole des labels», «pour mettre en avant les avantages d’une bio, locale et paysanne».
En mars 2015, l’association édite 500 mallettes «pédagogiques» Ludobio destinées à proposer aux enfants dès 6 ans des «activités ludiques sur les spécificités de l’agriculture biologique». Fin 2023, il reste 50 jeux sur les 1000 qui avaient été réédités en 2019. Depuis 2018, Bio consom’acteurs est partenaire du bureau d’étude Eco2 Initiative sur le projet «Nos cantines engagées pour le climat», cofinancé par l’Ademe et qui «vise à réduire l’impact carbone des repas dans les cantines scolaires».
En 2008, l’association a participé à la réalisation d’une plaquette sur les pesticides en partenariat avec Agir pour l’environnement. De même, Bio Consom’acteurs participe à la campagne «La Biodiversité, ça se cultive aussi !» lancée en 2010 par Agir pour l’Environnement et le Réseau Semences Paysannes. En 2013, elle a relayé trois campagnes d’Agir pour l’Environnement : sur les pesticides, l’élevage industriel et les perturbateurs endocriniens. L’association est également impliquée dans la production du film Zéro Phyto, 100% Bio, réalisé par Guillaume Bodin en 2017. Depuis 2015, l’association  participe au projet Innovez Bio, sans la cadre d’un partenariat avec l’ITAB, qui «vise à favoriser en milieu rural le développement de l’innovation issue des systèmes agri-alimentaires biologiques».
Depuis 2020, Bio Consom’acteurs participe à la campagne «L’Addition» qui vise «à informer, conseiller et valoriser les lieux (bar, café, restaurant, tiers-lieu, club, co-working)  qui s’engagent à développer des pratiques de consommation équitables, bio, locales et tendant vers le zéro-gaspi». Depuis juin 2018, l’association organise des ateliers «DIY» sur des thèmes comme «Je fais mes cosmétiques bio» ou «Je fais mes produits d’entretien naturels». En 2019, l’association a organisé près de 30 ateliers de «sensibilisation à la consommation responsable».
Depuis 2019, Bio Consom’acteurs est partenaire de l’application myLabel, «un outil d’aide à la consommation saine, éthique et responsable qui accompagne la communauté d’utilisateurs sur ses choix en délivrant les informations disponibles suivant les dimensions Santé, Environnement et Social».
Depuis 2014, Bio Consom’acteurs est partenaire de l’étude BioNutriNet, une étude sur la consommation des aliments issus de l’agriculture biologique. En décembre 2016, l’association a publié une web-bande dessinée intitulée «Qui sont les mangeurs bio ?», réalisée à partir des premiers résultats de l’étude BioNutriNet. En 2019, un second épisode de la web-bande dessinée a été publié, abordant «les effets d’une alimentation bio sur l’environnement et la santé».
Evénements : L’association multiplie les interventions dans divers événements, comme par exemple en 2021 au Festival WWOOF Fest à Lyon, Forum des associations de Montreuil, ou en 2019 : Agroparade à Strasbourg, stand au Village équitable de Max Havelaar, Festival We Love Green, Festival Lollapalooza, Marche mondiale contre Monsanto, Salon de l’Agriculture (stand de l’Agence Bio)… Bio Consom’acteurs participe régulièrement aux salons Marjolaine (Paris) et Primevère (Lyon). En 2021, l’association a organisé deux conférences à l’académie du Climat à Paris, pour le Festival Alimenterre.
Lobbying. En 2013, Bio Consom’acteurs a été l’une des associations fondatrices du club parlementaire Objectif Bio et a également rejoint le Collectif pour une Transition Citoyenne, aux côtés notamment des Amis de la Terre, Biocoop, La Nef, ATTAC, Colibris… En 2014, l’association a soumis des propositions d’amendements dans le cadre de la loi d’avenir sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt. La même année, elle a aussi co-piloté le projet «0 phyto 100% bio» avec Générations Futures et Agir pour l’environnement, pour recenser les villes et villages bio, et les villes et villages sans pesticides, sur des sites dédiés. L’animation de cette campagne se poursuit. Fin mars 2016, Bio Consom’acteurs a animé une table-ronde à l’Assemblée nationale avec ses copartenaires pour lancer le «kit collectivités», qui «détaille les démarches à réaliser pour ne plus utiliser de pesticides dans les espaces publics et introduire des produits biologiques dans les cantines». En mai 2018, Sophie Lakhdar, présidente Bio Consom’acteurs, est intervenue aux auditions sur les «nouvelles techniques de sélection variétale» organisées par la commission de l’environnement du Parlement européen. Depuis 2021, l’association promeut le «Planetscore», un étiquetage sur les produits alimentaires conçu par le secteur bio. Bio Consom’acteurs est actif au sein de différents groupements d’ONG, comme le Collectif Nourrir et le Collectif pour une Transition Citoyenne.
Contentieux. Fin 2022, Bio Consom’acteurs s’est associé à un collectif d’ONG pour déposer un recours en justice et saisir le Conseil d’Etat afin «de faire reconnaître la tromperie du consommateur qui dure depuis plus de 10 ans et mettre un terme au greenwashing entretenu par la mention HVE».

Pétitions. Fin 2011, en collaboration avec la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) et l’association Terre de liens, Bio Consom’acteurs lance une pétition «Osons la bio !» pour interpeller les candidats aux présidentielles et législatives, pour que ceux-ci s’engagent «à soutenir avec force le développement de la bio par des mesures financières, fiscales et d’accompagnements techniques». Cette pétition a récolté près de 55.000 signatures. En 2012, suite à l’étude choc de Gilles-Eric Séralini sur le maïs NK603, Bio Consom’acteurs  lance une pétition pour demander «un moratoire sur l’importation de tous les OGM» et la remise en cause de toutes les autorisations de mise en marché accordées OGM «du fait de l’insuffisance et l’inadéquation des tests et des protocoles adoptés». Cette pétition a recueilli plus de 54.000 signatures. En décembre 2014, Bio Consom’acteurs a lancé une pétition «La bio pour tous», récoltant à peine 23.000 signatures sur un objectif de 50.000. En 2023, Bio Consom’acteurs a soutenu la pétition de la FNAB «Stop Mépris Bio».

Finances

Fin 2023, Bio Consom’acteurs dispose de 111.162 euros de fonds propres.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2024438.283 €486.028 €-47.745 €
2023454.297 €442.509 €11.788 €
2022293.923 €276.980 €16.943 €
2021176.543 €168.250 €8293 €
2020196.492 €195.507 €985 €
2019157.332 €161.377 €-4045 €
2018124.965 €143.740 €-18.775 €
2017119.843 €85.056 €34.788 €
2016136.713 €126.559 €10.154 €
2015147.743 €167.724 €-19.981 €

Principales sources extérieures de financement

En 2024, Bio Consom’acteurs est opaque concernant les diverses subventions reçues. L’association déclare avoir reçu 58.276 euros en 2023 sous forme de mécénat et partenariats, principalement du groupe Ecotone), du Fonds de dotation Ekibio et de la Fondation Léa Nature. En 2022, l’association a reçu 24.000 euros des Comptoirs de la bio, 23.000 euros de la marque Evernat (groupe Ecotone), 10.000 euros de la marque Nutergia, 6000 euros du Fonds de dotation Ekibio (contre 10.000 euros en 2021, 7000 euros en 2020), 6000 euros de la Fondation SNCF et 5000 euros de la Fondation Léa Nature (contre 10.000 euros en 2021, 5000 euros en 2020 et en 2019). En 2021, l’association a reçu 5000 euros d’Arcadie, 1500 euros du fonds de dotation Biocoop (contre 5000 euros en 2020 et en 2019) et 1937 euros du magasin Biocoop Canal Bio (Paris 19e), dans le cadre de son programme de fidélité. En 2020, Bio Consom’acteurs a reçu 10.000 euros d’Arcadie (même somme en 2018), 4000 euros de la Fédération Artisans du Monde, 2500 euros de la Fondation Nature & Découvertes (même somme en 2019), 2500 euros de Max Havelaar France (contre 5000 euros en 2018). Le magasin Biocoop Canal Bio a donné 2765 euros du magasin en 2019 et 1224 euros  en 2018. Sur son site, Bio Consom’acteurs affiche aussi les autres partenaires financiers suivants : Ademe, Agence française de développement, Agence Bio, France Active.
En 2024, les subventions et concours publics s’élèvent à 144.826 euros, c’est-à-dire 33% des recettes (contre 142.163 euros en 2023). En 2023, Bio Consom’acteurs a reçu 80.000 euros de l’Agence française de développement et 60.000 euros de la Ville de Paris (contre 25.000 euros en 2022, 50.000 euros en 2021, 6000 euros en 2020, 7000 euros en 2019). En 2023, elle a reçu 9000 euros de la Ville de Poitiers. L’association a reçu 18.945 euros de la région Ile-de-France en 2017 (contre 13.000 euros en 2016, 37.388 euros en 2015, 14.333 euros en 2014, 9000 euros en 2013, 13.000 euros en 2012, 15.000 euros en 2011 ainsi qu’en 2010). En 2023, l’association a reçu 8000 euros des ministères (contre 3600 euros en 2018, 37.000 euros en 2014). En 2016, elle a reçu 5000 euros de la réserve parlementaire du groupe écologiste à l’Assemblée nationale (contre 5000 euros en 2015 et 3000 euros en 2014) et 2000 euros du sénateur écologiste Jean Desessard.
Environ 30% des ressources viennent des épargnes Codesol et Livret Jeune Agir du Crédit Coopératif, et du compte Epargne Nature de La Nef, une banque d’inspiration anthroposophe. Dans les deux cas, une partie des intérêts est reversée à Bio Consom’acteurs. Avec les épargnes solidaires du Crédit Coopératif, Bio Consom’acteurs a reçu 131.791 euros en 2024 (contre 133.117 euros en 2023, 65.542 euros en 2022, 24.205 euros en 2020, 30.752 euros en 2019, 24.241 euros en 2017, 21.172 euros en 2016, 23.420 euros en 2015, 37.812 euros en 2014, 32.897 euros en 2013, 33.567 euros en 2012, 25.894 euros en 2011 et 16.000 euros en 2010).
En 2014, Bio Consom’acteurs a reçu 3000 euros de la Fondation Nature & Découvertes pour créer «une mallette pédagogique destinée aux acteurs de l’environnement, pour leurs interventions de sensibilisation». Près de 100.000 exemplaires du premier livret La bio en questions ont été commandés par les Conseils régionaux Pays-de-la-Loire et Provence-Alpes-Côte-d’Azur afin d’être distribués dans les établissements scolaires de ces régions. En 2013, le Fonds Humus a financé la réimpression de ce livret. Le guide Etudie en bio a obtenu une subvention de 2000 euros de la Ville de Paris et 3000 euros en 2014. Les postes salariés sont soutenus par la Région Ile-de-France et le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.
En 2015, Sophia Lakhdar, administratrice de Bio Consom’acteurs et présidente depuis 2016, est devenue première dauphine du concours Miss bio 2015 organisé par Femininbio, remportant 3000 euros qu’elle a reversé à l’association. En octobre 2015, Bio Consom’acteurs lance une campagne de communication «grand public qui met en scène des fruits et légumes dans des situations cocasses», permettant de réunir plus de 12.000 euros.

Publié dans association, Bio Consom'acteurs | Commentaires fermés sur Bio Consom’acteurs

Agir pour l’Environnement

11 rue du Cher
75020 Paris
Tél. : 01.40.31.02.37
Email : contact@agirpourlenvironnement.org
Site : http://www.agirpourlenvironnement.org

Profil

Revendiquant environ 20.000 adhérents en 2025 et présidé par l’ancienne directrice de la rédaction de 60 Millions de Consommateurs, APE se donne comme rôle principal de fédérer des associations autour de campagnes consistant à diffuser des dépliants de propagande, à envoyer des cartes postales «pétitions» ciblant les responsables politiques et économiques concernés. Depuis sa création, APE a lancé une quarantaine de campagnes de lobbying sur des thèmes  multiples : nanoparticules, OGM, 4×4, agro-carburants, pollution lumineuse, déchets ménagers, pesticides, 5G, nucléaire, chasse, etc. Depuis quelques années, l’association semble privilégier des campagnes électroniques (notamment des pétitions en ligne), s’appuyant sur un réseau de près de 650.000 contacts. En 2016, APE n’hésite pas, par exemple, à stigmatiser sur les réseaux sociaux, via un trombinoscope, les sénateurs qui ont rejeté le principe d’une interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes et qualifiés de «sénaTUEURS d’abeilles».
Appelant à une «décroissance nécessaire», APE a adopté une attitude critique vis-à-vis du Grenelle de l’environnement, tout en collaborant étroitement avec des associations fortement impliquées dans le processus de négociation. Depuis, APE a participé aux concertations sur le bilan de santé de la PAC ainsi qu’au Grenelle des ondes. Dénonçant les «grands projets inutiles et imposés», l’association voit dans les «zadistes» une «nouvelle forme d’engagements (qui) s’exprime de plus en plus bruyamment». APE estime que «les associations de protection de l’environnement ne peuvent être en reste», n’hésitant pas à les critiquer : «Enfermées dans un tête-à-tête stérile, elles en ont oublié le sens profond de l’engagement. Les causeries expertes ont un peu facilement négligé l’ingratitude du travail militant.» APE ajoute : «La détermination et la radicalité qui s’expriment localement et globalement nous obligent à redéfinir notre stratégie afin d’articuler le nécessaire dialogue avec les décideurs sans renoncer à l’exigence écologique.» Impliquée contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’association a apporté son soutien à divers acteurs locaux opposés par exemple au Grand contournement ouest de Strasbourg ou encore contre un «projet de ferme usine envisageant de rassembler près de 4000 bovins».
APE est aussi en pointe dans le lobbying institutionnel, organisant par exemple des colloques à l’Assemblée nationale, ou en participant à la création en 2010 d’un Comité de soutien des élus à l’Abeille et aux Apiculteurs, et en 2013, d’un Comité de soutien des élus pour les alternatives aux pesticides. En 2019, elle se félicite d’avoir «contribué à obtenir l’abandon de la ferme-usine des 4000 bovins (71) ainsi qu’un avis négatif pour celle de Houlbec (27), obtenu l’adoption d’un moratoire sur le dioxyde de titane tout en diffusant une nouvelle enquête sur la présence du TIO2 dans les dentifrices, fait condamner la société DowAgrosciences et annuler l’autorisation de mise sur le marché du sulfoxaflor, soutenu les maires ayant adopté des arrêtés anti-pesticides, mobilisé notre réseau pour obtenir l’arrêt des aides fiscales à l’incorporation de l’huile de palme dans les carburants et incité les sympathisants d’Agir pour l’Environnement à créer plus de 15.000 zones de BZZZ».
APE a une certaine proximité avec Europe Ecologie-Les Verts. Stéphen Kerckhove, délégué général d’APE, a longtemps milité chez les Verts et a signé début mai 2011, avec Yves Cochet, un appel de soutien à la candidature de Nicolas Hulot. Le président d’APE jusqu’en 2011, Domi Bernard, est depuis longtemps un compagnon du parti écologiste et est ami d’Yves Cochet. Le président suivant d’APE, Philippe Colomb, était responsable de la Commission Nationale Lesbiennes, Gais, Bis et Trans à EELV. Quant au secrétaire de l’association, il collabore avec la commission agricole d’EELV, et le trésorier est un militant du parti écologiste.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1996. En mars 2012, APE adopte de nouveaux statuts permettant l’adhésion de particuliers. Depuis décembre 2015, elle est agréée pour la protection de l’environnement. Depuis décembre 2016, elle est habilitée pour prendre part au débat sur l’environnement se déroulant dans le cadre des instances consultatives nationales ayant vocation à examiner les politiques d’environnement.

Dirigeants

Bureau

  • Marie-Jeanne Husset : présidente
  • Annie Lefur : secrétaire
  • Eric Ledoux : trésorier

Equipe salariée

  • Stéphen Kerckhove : directeur général
  • Aurore Bonnefoi : responsable de la coordination et des ressources humaines
  • Jacques Caplat : coordinateur des campagnes agriculture et alimentation
  • Mathias Chaplain : coordinateur des campagnes agriculture & alimentation
  • Olivier Charles : animateur des campagnes climat, énergie et transports
  • Benoit Maigret : chargé des outils numériques
  • Magali Leroy : chargée des enquêtes, analyses et investigations
  • Philippe Migrenne : chargé de l’administration
  • Lucie Pelous : coordinatrice des campagnes biodiversité
  • Joe Tanesse : chargée de l’administration
  • Manon Rieutord : coordinatrice des campagnes modes de vie
  • Clara Sondarjee : chargée de la communication

Activités

Campagnes : Chaque année, APE lance trois à quatre actions, soit des «Campagnes» soit des «Alertes». Ces campagnes peuvent se faire par la diffusion de documents papier (entre 60.000 et 150.000 exemplaires) et/ou par des pétitions. APE fédère des partenaires associatifs connus pour leur expérience dans la thématique de la campagne, parmi lesquels le Générations Futures, FNE, Greenpeace, Amis de la Terre, WWF, Réseau Action Climat, UNAF, FNAB, Réseau Semences Paysannes, Nature & Progrès, LPO, etc. Au-delà des associations écologistes, APE a développé des partenariats avec la Confédération paysanne, Attac, la CLCV, etc. Les dernières campagnes d’APE ont été : «Alerte aux microplastiques», «Nucléaire : une campagne présidentielle…atomisée ?», «Pesticides non merci !», «Ma récré au vert, laisse béton !», «Stop à la 5G !», «Stop aux nanoparticules !», «Du bio et local dans les cantines, c’est possible !», «Aviation, le crash climatique».
Fort d’un réseau électronique de près de 500.000 internautes, APE mène aussi des campagnes électroniques. Ainsi, en mai 2016, l’association a diffusé un trombinoscope des «sénaTUEURS d’abeilles», ciblant les sénateurs qui ont rejeté le principe d’une interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes. Cette action a fait le buzz avec près de 10.000 «partages» sur Facebook en moins de 48 heures. En mai 2018, l’association réitère cette opération avec un vote sur le glyphosate. Partagé près de 80.000 fois, APE estime avoir touché près d’un million de personnes avec ce trombinoscope, «apportant ainsi la nécessaire publicité aux travaux parlementaires sans laquelle une démocratie se réduit à un échange nocturne réservé aux fidèles serviteurs des lobbies de l’agrochimie».
APE affirme que plus de 10.000 «zones de BZZZ» (espaces refuges pour les insectes pollinisateurs) ont été créées à son initiative en 2021, portant à plus de 50.000 le nombre de zones créées en France depuis 2017.
En 2014, en partenariat avec Générations Futures et Bio Consom’acteurs, APE a développé deux sites visant «à référencer les communes réduisant l’utilisation des pesticides et promouvant une alimentation bio dans la restauration collective». Dans un second temps, les associations ont lancé en 2015 un prix «0 phyto 100% bio».
Pétitions et sondages. Dans le cadre de ses campagnes, APE utilise des pétitions et des sondages. Il y a notamment les pétitions suivantes : «Stop aux jets privés ! » (26.797 signatures), «Les nouveaux OGM doivent être strictement réglementés en Europe» (316.133 signatures), «Sauvons l’élevage de plein air !» (133.548 signatures), «Stop à la 5G» (129.232 signatures).
En 2022, APE publie un sondage selon lequel 63% des personnes interrogées se déclarent prêts à réduire leur vitesse à 110 km/h sur l’autoroute. En 2020, APE rend public un baromètre annuel portant sur la perception des Français vis-à-vis des questions écologiques. En 2019, un sondage commandé par APE montre que 88% des personnes interrogées se déclarent favorables à une interdiction des plastiques à usage unique.
Communication : En juillet 2022, APE publie un rapport d’analyse selon lequel 78% eaux embouteillées les plus vendues en France sont contaminées par des microplastiques. En mars 2016, APE rend publiques les analyses révélant la présence de nanoparticules dans quatre produits alimentaires courants. En janvier 2017, publication de nouvelles analyses montrant la présence de nanoparticules dans des chewing-gums Leclerc et les bonbons Têtes Brulées. En mars 2017, APE publie sur le site internet www.infonano.org, une base de données répertoriant plus de 300 produits alimentaires suspectés de contenir des nanoparticules. Plusieurs pétitions contres les nanos sont diffusées par l’association, ciblant en particulier le dioxyde de titane. APE s’est rapprochée des éditions Rue de l’Échiquier afin d’envisager le lancement en 2022 ou 2023 d’une collection de livres pédagogiques dédiés aux questions écologiques.
Evénements et manifestations : Chaque année, APE est coordinatrice du «Jour de la Nuit», une opération de sensibilisation à la protection de la biodiversité nocturne «ainsi qu’une prise de conscience du problème de pollution lumineuse». Fédérant une quinzaine d’associations, la 16e édition en 2024 a compté environ 500 animations (balades nocturnes, observations des étoiles, sorties nature, extinctions des lumières).
En mars 2021, APE avec la Confédération paysanne et Nature & Progrès ont symboliquement déployé plus de 300 panneaux représentant une abeille poing levé face au Conseil d’Etat, pour protester contre la ré-autorisation des néonicotinoïdes.
Juridique : APE utilise aussi l’arme juridique. En février 2021, APE et la Confédération paysanne ont déposé un référé devant le Conseil d’Etat en vue d’obtenir la suspension de la réautorisation des néonicotinoïdes pour le traitement des semences de betteraves sucrières. En décembre 2020, le Conseil d’Etat a rejeté les recours d’APE et de Priartem dans le dossier 5G. En février 2020, dans le cadre d’un référé suspension engagé par le collectif des maires anti-pesticides contre la décision prise par le gouvernement de fixer des zones sans traitements pesticides de 3 à 20 mètres à proximité des habitations, APE a décidé, avec l’appui de Maître Corinne Lepage, de déposer un mémoire en intervention volontaire devant le Conseil d’Etat. En novembre 2019, suite à une action d’APE et de l’UNAF, le Tribunal administratif de Nice a annulé l’autorisation de mise sur le marché de deux insecticides systémiques, le «Transform» et le «Closer».
Lobbying : APE déclare avoir dépensé entre 25.000 et 50.000 euros en 2024, entre 75.000 et 100.000 euros en 2023, entre 25.000 et 50.000 euros en 2022 et en 2021, entre 10.000 et 25.000 euros en 2019 et en 2020, pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 9 actions de lobbying en 2024 (contre 6 en 2023, 9 en 2022, 10 en 2021, 7 en 2020, 3 en 2019).
En mars 2016, APE avec Générations Futures et Bio Consom’acteurs ont lancé à l’Assemblée Nationale, un kit «collectivité» destiné à accompagner les élus locaux «dans le développement de l’agriculture biologique et la suppression des pesticides». L’association a aussi mené une campagne de lobbying auprès des députés pour qu’ils votent la loi visant à favoriser l’alimentation bio et locale dans les cantines. En 2018, l’association, en lien avec la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, a également mené campagne «afin d’interpeller le ministère de l’Agriculture sur les retards de paiement dûs aux paysans bio». En mars 2013, dans le cadre de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, APE a lancé, avec Générations Futures et l’UNAF, le Comité des élus pour les alternatives aux pesticides.  En 2009, en marge de sa campagne «Pesticides : des abeilles piquées au vif !» visant en particulier le Cruiser, APE a lancé avec la LPO, Générations Futures et l’UNAF, un comité de soutien des élus à l’abeille et à l’apiculture.

Finances

En 2024, les ressources proviennent de donateurs/adhérents, dont 28% sont des prélèvements automatiques mensuels. Fin 2024, APE a  817.962 euros en «disponibilités». En 2017, l’association avait décidé «de renoncer à toutes subventions publiques afin de garantir son indépendance». L’association affirmait en 2020 : «Notre indépendance financière est complète puisqu’aucune subvention publique ou privée n’a été versée à l’association en 2019 et ce pour la troisième année consécutive.» En 2021, l’association a déclaré : «Le pari fait en 2017 de réduire drastiquement la part des subventions, afin d’éviter d’être exposé aux pressions des financeurs a été réussi.»

AnnéeProduitsChargesRésultat
20241.925.290 €1.810.288 €115.002 €
20231.612.432 €1.566.185 €46.247 €
20221.692.434 €1.595.392 €97.042 €
20211.513.097 €1.359.140 €153.957 €
20201.595.152 €1.433.968 €161.184 €
20191.375.336 €1.215.209 €160.127 €
2018852.326 €777.586 €74.740 €
2017713.017 €709.362 €3655 €
2016600.620 €524.319 €76.301 €
2015513.472 €478.785 €34.687 €
2014435.424 €423.404 €12.020 €
2013355.588 €354.681 €907 €
2012323.056 €313.682 €9374 €
2011315.844 €308.152 €7692 €
2010314.197 €327.740 €-13.543 €
2009410.250 €394.289 €15.961 €
2008301.040 €297.676 €3364 €
2007308.033 €294.756 €13.277 €

Principales sources extérieures de financement

2016
Aides à l'emploi20.473 €
Réserve parlementaire de Denis Baupin12.000 €
Ministère de l'Ecologie 10.000 €
Biocoop8000 €
Ville de Paris 7000 €

2015
Conseil régional d'Ile-de-France 61.705 €
Réserve parlementaire de Denis Baupin13.000 €
Aides à l'emploi11.000 €
Biocoop8000 €
Ville de Paris 7000 €
Ministère de l'Ecologie 6000 €

2014
Conseil régional d'Ile-de-France 28.294 €
Réserve parlementaire EELV15.500 €
Aides à l'emploi11.000 €
Ville de Paris 8000 €
Ministère de l'Ecologie 7000 €

2013
Ministère de l'Ecologie 15.000 €
Réserve parlementaire EELV15.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 12.941 €
Aides à l'emploi11.250 €
Ville de Paris 8000 €

2012
Aides à l'emploi25.000 €
Ministère de l'Ecologie 15.000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 12.410 €
Ville de Paris 8000 €
Réserve parlementaire3500 €

2011
Aides à l'emploi31.593 €
Ministère de l'Ecologie 10.000 €
Ville de Paris8000 €
Conseil régional d'Ile-de-France 7000 €
Réserve parlementaire4500 €

2010
Aides à l'emploi37.920 €
Conseil régional d'Ile-de-France 35.466 €
Ministère de l'Ecologie25.000 €
Ville de Paris8000 €
Réserve parlementaire5000 €

2009
Amis de la Terre Europe40.000 €
Aides à l'emploi35.466 €
Conseil régional d'Ile-de-France 26.250 €
Ville de Paris18.000 €
Ministère de l'Ecologie15.000 €

Publié dans Agir pour l'environnement, association | Commentaires fermés sur Agir pour l’Environnement

Fondation Ekibio

Z.A. La Boissonnette
07340 Peaugres
Tél. : 04.75.32.43.60
E-mail : segolene.ohl@ekibio.fr
Site : https://www.ekibio.fr/la-fondation/

Profil

Avec un chiffre d’affaires de plus de 95,4 millions d’euros en 2024, et passé sous le contrôle du Groupe Léa Nature en 2014, le Groupe Ekibio est l’un des acteurs majeurs français de la transformation et de la mise sur le marché de produits exclusivement dédiés à la bio. Didier Perréol, président-fondateur du Groupe Ekibio et grand admirateur de Pierre Rabhi, est notamment le pionnier du commerce de quinoa en France et en Europe. En 2008, il a créé la Fondation d’entreprise Ekibio (ex-Nature Vivante), avec pour mission «de sensibiliser les citoyens à l’influence de l’alimentation sur la protection de l’environnement, de la santé et la restauration de la biodiversité agricole et du lien de solidarité entre producteurs et consommateurs». Outre les dons aux associations, la Fondation Ekibio a octroyé des subventions au webmedia Reporterre pour la rédaction de 15 articles «sur le thème des alternatives agricoles et alimentaires» entre 2018 et 2020. Toutefois, Didier Perréol étant également président du Synabio (Syndicat national des transformateurs et distributeurs de produits naturels et de culture biologique) ainsi que président de Maison de la bio, deux structures de lobbying de l’industrie bio, son activité philanthropique est principalement orientée vers la promotion du bio et vers la stigmatisation des produits conventionnels concurrents. La Fondation est aussi parrainée par deux des principaux responsables de Générations Futures, François Veillerette et Maria Pelletier.
Ekibio octroie des subventions par le biais d’une autre structure — l’Institut de l’Alimentation Bio — ainsi que par l’association 1% for the Planet.  En 2020, deux marques d’Ekibio sont adhérentes à 1% for the Planet (Ecodoo et Douce Nature). Avec Ecodoo, Ekibio a reversé environ 60.000 euros à 1% for the Planet en 2019.
Outre les subventions accordées aux associations écologistes, la Fondation Ekibio organise chaque année «La bio dans les étoiles». Avec cet événement, Didier Perréol explique vouloir «créer un véritable forum, une sorte de Davos du bio dans le Nord-Ardèche.» «La bio dans les étoiles» a déjà réuni les acteurs clefs de l’écologisme comme Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Philippe Desbrosses, François Veillerette, Marie-Monique Robin, Gilles-Eric Séralini, Michèle Rivasi, Marc Dufumier, Audrey Pulvar, Hervé Kempf, Maria Pelletier… En novembre 2016, la Fondation Ekibio a soutenu la campagne de la Fondation Léa Nature contre les perturbateurs endocriniens.

Structure

Fondation d’entreprise créée le 29 décembre 2008. D’abord appelée «Fondation Nature Vivante», elle a adopté le nom «Fondation Ekibio» en 2014.

Dirigeants

Conseil d’administration (2021)

Au titre des fondateurs

  • Didier Perréol : président
  • Richard Madignier : trésorier

Au titre des représentants du personnel

  • Sandrine Buffat
  • Erik Martin
  • Julie Delobre
  • Cyrille Faure
  • Thierry Chiesa

Au titre des personnalités qualifiées

  • Guillaume Fichepoil
  • Céline Crelerot
  • Flavio Carrasqueirra
  • Laurent Teil
  • Delphine Pade

Parrains

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
2024135.000 €145.557 €-10.557 €
202397.500 €109.078 €-11.578 €
2022183.000 €194.496 €-11.496 €
2021245.000 €251.808 €-6808 €
2020210.000 €208.825 €1175 €
2019200.000 €212.536 €-12.536 €
2018200.000 €181.058 €18.942 €
2017208.000 €158.535 €49.465 €
2016123.660 €110.888 €12.772 €
2015117.000 €60.033 €56.967 €
2014127.236 €157.825 €-30.589 €

En 2024, la Fondation Ekibio a octroyé 100.500 euros de subventions pour 28 projets dont 18 en région Auvergne Rhône-Alpes (contre 81.800 euros en 2023, 148.900 euros en 2022). En 2021, la fondation a octroyé 204.400 euros de subventions pour 34 projets (contre 173.088 euros pour 46 projets en 2020, 168.745 euros pour 43 projets en 2019).
A travers sa marque Ecodoo, Ekibio est également partenaire de la Semaine sans pesticides organisée par Générations Futures. Du 6 janvier au 21 février 2020, dans le cadre de l’opération «Donnons du sens à nos actes de consommation», Ekibio a sponsorisé Générations Futures par la vente de produits des marques Ekibio (Priméal, Le Pain des Fleurs, Ma vie sans gluten, Bisson, Douce Nature, Ecodoo).
En 2015, la Fondation a créé le fonds de dotation «Institut de l’alimentation bio», qui a pour but de «favoriser, soutenir et développer des activités d’intérêt général dans les domaines de la santé humaine et de la protection de l’environnement» et de «contribuer à une meilleure compréhension des enjeux d’une alimentation saine et bio et d’agir pour la préservation d’un environnement alimentaire naturel». En 2018, dans le cadre de la 13ème Semaine sans pesticides, l’Institut de l’Alimentation Bio a co-organisé avec Générations Futures et la FCPE un concours de courts-métrages à destination des collégiens et lycéens sur le thème de «la santé dans l’assiette».

Liste des subventions attribuées par la Fondation Ekibio

2024

  • Secrets toxiques (année 1/3) : 10.000 €
  • Terre de Liens AURA (année 1/2) : 8000 €
  • L’école comestible (année 1/2) : 7000 €
  • Inf’OGM (année 3/3) : 6000 €
  • Un Plus Bio : 6000 €
  • Pétale 07 (année 1/2) : 6000 €
  • La Sauge – projet sur Givors (69) : 5000 €
  • Regar2moi : 5000 €
  • SOL : 4000 €
  • Terre de Milpa : 3500 €
  • Jardin de Valérianne : 3500 €
  • Justice Pesticides : 3000 €
  • Médiane : 3000 €
  • Maison des Familles Villeurbanne : 3000 €
  • L’Accueillette (année 1/2) : 3000 €
  • Réseau Marguerite : 3000 €
  • Art Terre – CPIE Chablais Léman : 3000 €
  • Rezonance : 2500 €
  • Mieux manger au cinéma : 2000 €
  • Bio Consom’acteurs : 2000 €
  • Pour notre santé : 2000 €
  • Les jardins nourriciers : 2000 €
  • Epicentre : 1500 €
  • GESRA : 1500 €
  • Cultivons : 1500 €
  • VRAC Métropole Nantes : 1500 €
  • Collectif Alimenterre : 1000 €
  • Victoria per cor : 1000 €

2023

  • Fondation de France (Fondation Léa Nature) : 15.000 €
  • Secrets toxiques : 11.500 €
  • L’école comestible (année 2/2) : 7000 €
  • Réseau des Petites Cantines : 6300 €
  • Inf’OGM (année 2/3) : 6000 €
  • Terre de Liens AURA : 5000 €
  • Un Plus Bio : 4500 €
  • Bio Consom’acteurs (année 2/2) : 3000 €
  • Petite cantine Villeurbanne : 3000 €
  • Tiers-Lieu de l’inclusion et de l’alimentation Lyon Métropole : 2500 €
  • Sport dans la Ville Vacances et formation : 2000 €
  • Réseau des AMAP Centre Val de Loire : 2000 €
  • Pic Assiette (année 2/2) : 2000 €
  • Centre Socio-culturel L’équipage : 2000 €
  • Les jardins nourriciers : 2000 €
  • Agrotech Annonay : 1500 €
  • Réseau Marguerite : 1500 €
  • KIWI : 1500 €
  • Vivre les initiatives ensemble : 1500 €
  • Ecocitoyenneté (année 2/2) : 1000 €
  • CIVAM 07 : 1000 €

2022

  • Fondation de France (Fondation Léa Nature) : 35.000 €
  • Secrets toxiques : 15.000 €
  • Terre de Liens AURA : 10.000 €
  • SOL : 8200 €
  • L’école comestible (année 1/2) : 7000 €
  • Un Plus Bio : 7000 €
  • Inf’OGM (année 1/3) : 6000 €
  • Lobby des consciences (année 2/2) : 5000 €
  • Petite cantine Croix Rousses : 5000 €
  • Petite Cantine Vieux Lyon : 5000 €
  • Les Jeunes Pousses (année 2/2) : 5000 €
  • Agrotech Annonay : 4000 €
  • Bio Consom’acteurs (année 1/2) : 3000 €
  • Justice Pesticides : 3000 €
  • AGRIBIO Rhône&Loire : 3000 €
  • Pic Assiette (année 1/2) : 3000 €
  • Marteaux du jardin : 3000 €
  • Heko Farm : 3000 €
  • Ecocitoyenneté (année 1/2) : 3000 €
  • Le recho : 2000 €
  • Valdequint : 2000 €
  • Réseau Marguerite : 2000 €
  • Miamuse : 2000 €
  • Vert le jardin : 2000 €
  • Victoria Per Cor : 1500 €
  • Epicentre : 1200 €
  • Cultures en herbes : 1000 €
  • GRAP : 1000 €
  • Entré c’est ouvert : 500 €
  • Vent de Bio : 500 €

2021

  • Fondation Léa Nature : 50.000 €
  • Secrets Toxiques : 13.000 €
  • ADAF : 12.000 €
  • Envol Vert : 10.000 €
  • Inf’OGM : 8000 €
  • Plateforme Pour une autre PAC : 8000 €
  • Colibris : 8000 €
  • Bio Consom’acteurs : 7000 €
  • Un Plus Bio : 7000 €
  • Terre & Humanisme : 6500 €
  • L’école comestible : 6000 €
  • Sport dans la ville : 5000 €
  • Agribio Ardèche : 5000 €
  • Les Jeunes Pousses : 5000 €
  • SOL : 5000 €
  • Lobby des consciences : 5000 €
  • Les pieds dons le plat : 5000 €
  • CIVAM 07: 4000 €
  • Yes We Camp Foresta: 4000 €
  • CIE : 3000 €
  • Cultures en herbes : 3000 €
  • Veni Verdi : 3000 €
  • Fédération des centres sociaux 69 : 3000 €
  • Réseau Marguerite : 3000 €
  • Centre social de la Sovines : 2500€
  • Agrotech Annonay : 2500 €
  • Eclaireurs de France : 2000 €
  • Heko Form: 2000 €
  • Victoria Per Cor: 1600 €
  • J’aime le Vert : 1500 €
  • Gesro : 1500 €
  • AGIPE : 1300 €
  • Trièves Transition Ecologie : 1000 €

2020

  • Terre de Liens Rhône-Alpes : 10.000 €
  • Adaf : 10.000 €
  • Un Plus Bio : 8500 €
  • Les Pieds dans le Plat : 8000 €
  • Inf’OGM : 8000 €
  • Pour Une Autre PAC : 8000 €
  • Bio Consom’acteurs : 7000 €
  • Générations Futures : 6238 €
  • L’école Comestible : 6000 €
  • SOL : 6000 €
  • Agribio Ardèche : 5000 €
  • Mille Pousses : 5000 €
  • La Petite Cantines d’Oullins : 5000 €
  • Cultivons Nos Toits : 5000 €
  • Reporterre: 5000 €
  • En Chantier : 4000 €
  • Envol Vert : 4000 €
  • SOS Senior : 4000 €
  • Les Rateleurs : 4000 €
  • Le Recho : 4000 €
  • Carrefour Agroécologique de l’Ouest : 4000 €
  • Agipe : 3200 €
  • Habitat Jeunes Montpellier : 3000 €
  • Bio Consomm’acteurs Réunion : 3000 €
  • V’ile Fertile : 3000 €
  • Les Jardins de Lucie : 3000 €
  • Gesra : 2500 €
  • Terre & Humanisme : 2200 €
  • Valdec’quint : 2200 €
  • Association Les 4 Saisons : 2000 €
  • Rezonance : 2000 €
  • Vent de Bio : 2000 €
  • Urbanescence : 2000 €
  • Zeste : 2000 €
  • Heko Farm : 2000 €
  • Ardab : 1500 €
  • J’aime le Vert : 1500 €
  • Belle Bouffe : 1500 €
  • Cultivons Nos Toits : 1500 €
  • Conscience et Impact Ecologique : 1500 €
  • Cpie Haut Jura : 1500 €
  • Education Populaire : 1200 €
  • Eco-Citoyenneté : 1050 €
  • Trieves Transitions Ecologie : 1000 €

2019

  • Association Dromoise d’Agroforesterie : 12.000 €
  • Cultivons nos toits : 12.000 €
  • Fondation Léa Nature : 10.000 €
  • Institut de l’alimentation bio : 10.000 €
  • Inf’OGM : 8000 €
  • Plateforme Pour une autre PAC : 8000 €
  • Ville de Grenoble : 8000 €
  • Génération Cobayes : 6800 €
  • Un plus bio : 6500 €
  • AGIPE : 6000 €
  • Reporterre : 5000 €
  • URCPIE AURA : 5000 €
  • Vitacolo : 5000 €
  • Agribio Ardèche : 5000 €
  • Petit à petit : 5000 €
  • Terre & Humanisme : 4445 €
  • CIVAM 26 : 4000 €
  • Association les 4 Saisons : 4000 €
  • Intermède Robinson : 4000 €
  • Localvore : 4000 €
  • Vini Verdi : 3000 €
  • CPIE Rouergue : 3000 €
  • Maison de Courcelles : 3000 €
  • GESRA : 2500 €
  • Rezonance : 2000 €
  • Vent de bio : 2000 €
  • La Légumerie : 2000 €
  • CPIE Tarn : 2000 €
  • Les Cols Verts : 2000 €
  • Eco-citoyenneté : 1800 €
  • Kiwi Organisation : 1500 €
  • Conscience et impact écologique : 1500 €
  • ARDAB : 1500 €
  • Clefs : 1500 €
  • CPIE Haut Jura : 1500 €
  • Cultures en herbes : 1300 €
  • Harjes : 1000 €
  • Verts de terre : 1000 €
  • Terre d’enfance : 900 €
  • Fête une autre Terre : 500 €
  • XLBB : 500 €
Publié dans Financeurs, Fondation Ekibio | Commentaires fermés sur Fondation Ekibio

Les Amis de la Terre

 Mundo M – 47 avenue Pasteur
93100 Montreuil
Tél. : 01.48.51.32.22
Email : secretariat@amisdelaterre.org
Site : http://www.amisdelaterre.org

Profil

Avec Greenpeace et le WWF, les Amis de la Terre (ATF) constituent l’une des grandes associations écologistes généralistes, faisant partie du réseau des Friends of the Earth International présent dans 75 pays et réunissant 2 millions de membres sur les cinq continents. Pionnière de la bataille écologiste – elle a fêté ses 50 ans en 2020 –, la branche française des Amis de la Terre n’a aujourd’hui plus la même stature qu’auparavant et revendique à peine 4200 adhérents en 2023. Pour s’assurer de la visibilité, les ATF s’associent à de nombreuses campagnes avec des groupes comme Alternatiba, ATTAC, le Réseau Sortir du nucléaire ou des syndicats comme la Confédération paysanne, leur permettant d’avoir un impact non négligeable. L’ancrage sur le territoire, avec 23 groupes locaux, constitue aussi un atout des ATF. L’association affirme avoir eu plus de 860 retombées dans les médias (presse écrite, télévision, radio…) en 2023. Son slogan est : «Mobiliser, résister, transformer».
En France, les campagnes des ATF portent principalement sur les questions de climat mais aussi sur les thèmes responsabilité des acteurs financiers, responsabilité des entreprises et industries extractives, nucléaire, forêts, agriculture, déchets. Idéologiquement, les ATF considèrent «que seul un mouvement massif permettra de renforcer le rapport de force nécessaire pour changer le système, et celui-ci doit s’ancrer dans la radicalité, à savoir mener des actions permettant de transformer notre système à la racine». L’association dénonce «les impacts du système capitaliste actuel et de la société de surconsommation qui en découle» car ils «impactent de manière irrémédiable notre planète et les populations». En conséquence, ils proposent une vision radicale de la société, reposant sur la décroissance : «La notion de croissance durable, verte ou non, est un oxymore et une solution marketing visant à permettre la poursuite d’un modèle de développement insoutenable.» Constatant «qu’il est illusoire de vouloir découpler la croissance économique de ses impacts sur la biosphère», les ATF «participent pleinement du mouvement pour la décroissance. La décroissance, c’est d’abord la dé(-)croissance, c’est à dire la nécessité pour tout être humain de se libérer de l’imaginaire de la croissance.» Ils veulent aussi définir, pour chaque type de ressource, «un seuil minimum et un plafond maximum de consommation». Malgré des positions radicales, les ATF ont collaboré au Grenelle de l’Environnement, bénéficient d’un financement public conséquent et siègent au Conseil économique, social et environnemental.
En perte de vitesse ces dernières années, les ATF entendent s’orienter vers un «nouveau projet» et une «nouvelle réorganisation». Constatant qu’ils n’ont «pas encore su trouver et imposer (leur) identité» dans le paysage digital, les ATF tentent de mettre en place une nouvelle stratégie de communication, notamment avec la refonte de leur site Internet, une présence accrue sur les réseaux sociaux, des vidéos courtes et des actions terrains «de plus en plus relayées par les médias».

Structure

Association de la loi 1901, créée en 1970. Elle est agréée pour la protection de l’environnement depuis 1978. Les ATF sont une fédération qui forme un réseau de 23 groupes locaux autonomes, dont certains sont constitués en association pouvant récolter des adhésions.

Dirigeants

Conseil fédéral

  • Laura Thieblemont : co-présidente
  • Marie Cohuet : co-présidente
  • Benoît Derouet : secrétaire
  • Irène Colonna d’Istria : vice-secrétaire
  • Clément Tranain : trésorier
  • Joseph D’halluin : vice-trésorier
  • Aurélien Petit
  • Charlène Fleury
  • Christian Bougès
  • Christophe Lebrun
  • Gabriel Malek
  • Jean Reynaud
  • Lounes Dupeux
  • Marc Gastaldello
  • Marie-Sara Bouloumou
  • Nicolas Versavel
  • Sasha Arfeuille
  • Victor Vauquois

Equipe salariée

  • Anna-Lena Rebaud : chargée de campagne gaz fossile et transition juste
  • Camille Grandperrin : chargée de campagne et contentieux
  • Florent Hairet : responsable administratif et financier
  • Frédéric Amiel : coordinateur
  • Gabriel Mazzolini : chargé de mobilisation
  • Hugo Emo : chargé de collecte
  • Julia Orain : chargée de communication
  • Juliette Renaud : coordinatrice
  • Lorette Philippot : chargée de campagne Banques
  • Manon Castagné : chargée de campagne Agriculture
  • Marcellin Jehl : chargé de contentieux et plaidoyer
  • Marine Arcaina : chargée de mobilisation
  • Marion Cubizolles : chargée de communication et presse
  • Pierre Condamine : chargé de campagne surproduction
  • Valentine Jeuffrain : chargée des relations adhérents et administration
  • Roula Mamlouk : chargée de campagne et contentieux

Historique

Les ATF sont la branche française de l’association américaine Friends of the Earth (FOE), fondée elle-même en 1969 par David Brower. Il s’agit à l’origine de l’une des premières véritables organisations écologistes militantes dont l’objectif ne consistait plus à préserver la faune et la nature mais à combattre la société industrielle. Les ATF ont joué un rôle important dans les années 70, notamment en publiant en français le livre malthusien radical La Bombe P de Paul Ehrlich, en s’impliquant dans la lutte antinucléaire puis en organisant la campagne présidentielle du premier candidat écologiste, René Dumont, en 1974. La branche française a perdu de sa splendeur dans les années 80-90 et essaye de se relancer depuis quelques années.

Activités

Campagnes : En France, les Amis de la Terre mènent au niveau national de multiples campagnes sur diverses thématiques comme l’alimentation et l’agriculture, la surproduction, climat-énergie, finances et multinationales, la lutte contre les lobbies, les forêts, etc. Les activités de lobbying ou d’expertise sont souvent effectuées par les Friends of the Earth Europe, répercutées ensuite en France.
Ces dernières années, les principales campagnes des ATF sont : «Total, rendez-vous au tribunal», «Banques et climat : le compte n’y est pas», «Amazon solde le climat»,«La terre aux paysan·nes, l’agro-industrie hors champ !», «Pas un euro d’argent public pour les énergies fossiles», «Mode : une tendance destructrice»,«Engrais chimiques : merci et au revoir !», «Société générale, plein gaz sur les fossiles», «Vers un traité à l’ONU»,«Devoir de vigilance : une loi pionnière contre l’impunité des multinationales».
Entre 2008 et 2015, les ATF ont organisé en partenariat avec Peuples Solidaires et le CRID, les Prix Pinocchio du développement durable afin de «récompenser trois grandes entreprises françaises qui abusent, dans leur communication, d’arguments “verts” et d’approches volontaires inefficaces quand la réalité de leurs pratiques sur le terrain – notamment dans les pays du Sud, laisse à désirer». Cet événement bénéficiait d’une bonne couverture médiatique. En 2020, les ATF ont organisé une édition agriculture du Prix Pinocchio, en partenariat avec la Confédération paysanne.
Publications : Depuis 1971, l’association publie La Baleine, le «plus vieux journal écologiste militant». En 2023, il y a eu 3 numéros, disponibles en ligne.
Les ATF publient régulièrement des notes de presse et des rapports (9 en 2023), dont par exemple : Energies fossiles dans nos assiettes : la face cachée des engrais, Textile : Pour en découdre avec la surproduction, Total au tribunal : les communautés ougandaises attaquent le géant pétrolier français, La terre aux paysan·nes : l’agro-industrie hors-champ !
Formations : Depuis 2017, les ATF coorganisent le Camp Climat, avec Alternatiba et Action Non-Violente COP21, associations affiliées à la Fédération. Pour eux, cela permet «de former massivement de nouvelles personnes souhaitant s’impliquer activement au sein du mouvement climat et ainsi de renforcer les groupes locaux existants». En 2020, il y a eu une édition décentralisée, avec 18 Camps Climat régionaux, avec près de 2400 personnes formées. En 2021, plus de 2100 personnes dans 19 villes de France auraient bénéficié «de centaines de formations pratiques et théoriques, pour participer activement au mouvement pour le climat et la justice sociale».
Lobbying : En 2023 et 2024, les ATF déclarent dépenser annuellement entre 100.000 et 200.000 euros (contre 75.000 et 100.000 euros auparavant), pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 8 actions de lobbying en 2024 (contre 11 en 2023, 10 en 2022 et 2021, 6 en 2020). Au niveau européen, les ATF ont déclaré en 2019 avoir dépensé entre 50.000 et 99.999 euros dans des activités de lobbying. En 2007, l’association a participé activement au Grenelle de l’Environnement et a également été présente aux Conférences environnementales depuis 2012. Les ATF sont représentés au Conseil économique, social et environnemental.
Contentieux : En 2015, par exemple, les Amis de la Terre et huit autres organisations ont déposé un recours pour obtenir un moratoire sur la vente et la culture des «OGM cachés». En juillet 2017, après 11 ans de combat, les ATF ont obtenu un arrêt du Conseil d’État enjoignant le gouvernement «de prendre des mesures relatives à la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire, en particulier en matière de concentrations excessives de particules fines et de dioxyde d’azote, et ce, dans les plus brefs délais». En avril 2019, rejet par le Conseil d’Etat du recours déposé par les ATF en 2018 contre le Conseil constitutionnel, «pour que la transparence soit faite sur le poids des lobbies dans ses décisions». En octobre 2019, les ATF et cinq autres associations lancent une action en justice pour dénoncer un projet pétrolier de Total en Ouganda. Suite à un recours contre Total en 2018, le tribunal administratif de Marseille prononce en 2021 une annulation partielle de l’autorisation de la raffinerie de La Mède et oblige Total à prendre en compte les impacts de son approvisionnement en huile de palme.

Finances

En 2024, La concentration des bailleurs privés s’est accrue (environ 75% de ces subventions sont apportées par trois bailleurs) avec en tête FILE et ECF (59% des subventions privées). L’autofinancement (adhésions et dons) progresse encore cette année, atteignant 573.477 euros).

AnnéeProduitsChargesRésultat
20241.874.409 €1.900.624 €-26.216 €
20231.621.924 €1.620.168 €1756 €
20221.493.627 €1.481.689 €11.938 €
20211.198.871 €1.182.442 €16.429 €
20201.151.017 €1.059.298 €91.719 €
20191.032.433 €926.386 €106.048 €
2018993.850 €980.947 €12.903 €
2017898.888 €889.230 €9658 €
2016837.431 €831.359 €6072 €
2015892.513 €887.376 €5137 €
2014828.427 €826.317 €2110 €
2013729.674 €726.982 €2692 €
2012747.790 €875.240 €-127.450 €
2011973.856 €934.177 €39.679 €
2010848.660 €861.155 €-12.495 €
2009966.789 €950.285 €16.504 €
2008834.458 €887.907 €-53.449 €
2007689.319 €670.103 €19.216 €

Principales sources extérieures de financement

2024
Foundation for International Law for the Environment385.159 €
European Climate Foundation180.000 €
Schmidt Family Foundation151.935 €
Ministère de l'Ecologie70.000 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme50.000 €
Fondation Un monde par tous45.000 €
Fondation KR33.000 €
Fondation Olin30.000 €
Grassroots20.000 €
OAK (via FOEE)20.000 €
Fondation Léa Nature15.000 €
Wellspring13.625 €
Fondation SAGE8218 €
The Open Society Initiative for Europe5394 €

2023
Foundation for International Law for the Environment269.764 €
European Climate Foundation235.913 €
The Open Society Initiative for Europe85.334 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme75.330 €
Ministère de l'Ecologie75.000 €
Grassroots40.000 €
Fondation KR32.333 €
Fondation Olin30.000 €
Fondation Un monde par tous27.734 €
Fondation Léa Nature15.000 €
Wellspring14.949 €
Fondation SAGE14.800 €
Institut pour la gouvernance et le développement durable9269 €
ADEME7496 €

2022
European Climate Foundation252.084 €
Foundation for International Law for the Environment110.600 €
The Open Society Initiative for Europe102.351 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme96.670 €
Ministère de l'Ecologie92.489 €
Fondation Gould Family44.224 €
Fondation KR31.000 €
Fondation Olin30.000 €
ADEME30.000 €
Grassroots25.000 €
Fondation Un monde par tous22.266 €
Institut pour la gouvernance et le développement durable22.136 €
Fondation Léa Nature15.000 €
Friends of the Earth International13.205 €
Fondation SAGE12.764 €

2021
European Climate Foundation227.536 €
The Open Society Initiative for Europe149.737 €
Ministère de l'Ecologie100.000 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme48.000 €
Fondation Un monde par tous43.209 €
Fondation KR31.000 €
Fondation Olin30.000 €
Grassroots25.000 €
Fondation Léa Nature25.000 €
ADEME17.500 €
Friends of the Earth Europe15.000 €
Center for climate integrity8211 €
Subventions à l'emploi600

2020
European Climate Foundation194.150 €
The Open Society Initiative for Europe112.218 €
Ministère de l'Ecologie105.000 €
Fondation Gould Family45.317 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme38.251 €
Fondation KR31.000 €
ADEME29.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
UICN25.000 €
UE DG Agri22.593 €
Fondation Olin20.000 €
Grassroots20.000 €
Friends of the Earth Europe13.600 €
Fondation Léa Nature7000 €
Subventions à l'emploi2843 €

2019
European Climate Foundation150.823 €
The Open Society Initiative for Europe118.969 €
Ministère de l'Ecologie105.000 €
Fondation Olin40.000 €
Fondation KR36.667 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme34.683 €
UE DEAR25.785 €
Grassroots25.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
ADEME21.000 €
UE DG Agri18.977 €
Fair for Trade10.000 €
UE DG EVENT "Future We Want"9107 €
Subventions à l'emploi5893 €
Isvara Foundation4500 €
Patagonia Foundation4287 €

2018
Ministère de l'Ecologie115.000 €
BPC Kambio (Léa Nature)100.000 €
European Climate Foundation70.000 €
Fondation KR41.572 €
Fondation Olin40.000 €
Fondation Open Society36.378 €
Fondation de France30.551 €
ADEME26.300 €
Léa Nature25.000 €
Grassroots25.000 €
UE DEAR22.815 €
Fondation Sunrise20.000 €
Fondation Abbé Pierre19.500 €
UE School of sustainibility 18.861 €
UE DG Agri17.254 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme16.666 €
Fondation un monde par tous10.000 €
Fondation Rainforest Norvège5000 €
Fondation Nature et Découvertes5000 €
Transport & Environment5000 €
Subventions à l'emploi4009 €

2017
European Climate Foundation123.369 €
Ministère de l'Ecologie115.000 €
Fondation Sunrise54.008 €
UE School of sustainibility 51.179 €
ADEME46.088 €
Fondation Olin40.000 €
JMG Foundation28.727 €
Fondation un monde par tous25.000 €
Fondation KR22.428 €
Grassroot20.000 €
UE DEAR9914 €
Fondation Osife7347 €
Fondation Abbé Pierre5500 €
Région Ile-de-France5000 €
Réserve parlementaire de Danielle Auroi5000 €
Mairie de Paris4500 €
Fondation de France4033 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin3000 €

2016
Ministère de l'Ecologie115.000 €
European Climate Foundation100.000 €
UE School of sustainibility 56.431 €
UE Financiarisation37.095 €
ADEME35.000 €
JMG Foundation26.273 €
Grassroot25.000 €
Fondation un monde par tous20.000 €
UE DEAR14.334 €
Association Res Publica12.387 €
Mairie de Paris6000 €
Réserve parlementaire de Ronan Dantec5000 €
Réserve parlementaire de Danielle Auroi5000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin4000 €
Fondation Sunrise3721 €

2015
Ministère de l'Ecologie95.000 €
UE School of sustainibility 81.379 €
Réseau FOEI72.463 €
Fondation ECF70.000 €
UE Industries extractives 69.802 €
UE Financiarisation 59.247 €
ADEME31.452 €
UE DEAR 36.344 €
Fondation Grassroots30.000 €
Conseil régional d’Ile-de-France 25.000 €
Rausing 12.000 €
Fondation un monde par tous10.000 €
Réserve parlementaire EELV 5000 €
Réserve parlementaire sénateur EELV André Gattolin 5000 €
Fondation chèque déjeuner 5000 €
Peuples solidaires5000 €
New venture fund 4000 €
Ministère de la Jeunesse 3500 €
Corporate European Observatory1000 €

2011
Ministère de l'Ecologie124.000 €
Région Ile-de-France100.000 €
Charles Stewart Mott Foundation60.000 €
Milieudefensie55.000 €
Aides à l'emploi (IDF)49.733 €
CEE Bankwatch Network37.069 €
ADEME36.200 €
Amis de la Terre (Rép. tchèque)32.762 €
Fondation Isvara22.685 €
CRID22.000 €
Amis de la Terre (Autriche)20.760 €
Fern11.251 €
Caisse des dépôts et consignations10.000 €
Amis de la Terre (Europe)10.000 €
Fondation Grassroots9000 €
Patagonia Foundation7302 €
Fondation pour une Terre humaine5667 €
Fondation de France5000 €

2010
Ministère de l'Ecologie102.500 €
Charles Stewart Mott Foundation92.396 €
Milieudefensie66.553 €
Aides à l'emploi (IDF)42.940 €
CEE Bankwatch Network37.669 €
ADEME30.193 €
IUCN Pays-Bas25.069 €
CRID22.022 €
Agence européenne d'éducation et de formation18.000 €
Fern11.399 €
Amis de la Terre (Autriche)20.760 €
Fern11.251 €
Fondation Grassroots10.000 €
Amis de la Terre (Hongrie)7552 €
Coalition Eau-Eau vive6000 €
Fondation pour une Terre humaine5667 €
Fondation de France5000 €
Réserve parlementaire (Yves Cochet)5000 €
Patagonia Foundation3315 €
Ministère de la Jeunesse3220 €
Friends of the Earth International3120 €

Publié dans Amis de la Terre, association | Commentaires fermés sur Les Amis de la Terre

Fondation Ecotone (ex-Fondation Bjorg, Bonneterre et Citoyens)

217 chemin du Grand Revoyet
69561 Saint-Genis-Laval Cedex

Profil

Avec un chiffre d’affaires de 710 millions d’euros en 2024, dont un peu de la moitié en France, le groupe Ecotone (ex-Wessanen) revendique être le leader européen de l’alimentation bio, végétarienne, et équitable. Il détient 16 marques, dont Bjorg, Bonneterre, Alter Eco,  Danival, Whole Earth et Clipper. Leader des produits biologiques en grandes surfaces en France, Bjorg, Bonneterre et Compagnie, filiale d’Ecotone, finance quelques ONG écologistes, comme Inf’OGM ou Générations Futures, dont elle est partenaire de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Elle a aussi apporté son soutien aux films Tous Cobayes! de Jean-Paul Jaud et Demain de Cyril Dion.
En mars 2018, Bjorg, Bonneterre et Compagnie a décidé de créer la Fondation Bjorg, Bonneterre et Citoyens, sous l’égide de la Fondation de France, rebaptisée en 2021 «Fondation Ecotone», bien que des subventions peuvent être octroyées par les marques dépendant d’Ecotone.  L’activité affichée de la fondation consiste notamment à «sensibiliser le plus grand nombre à l’importance et l’intérêt d’une alimentation saine et durable». La Fondation Ecotone entend donc principalement financer des projets qui vont inciter les consommateurs à acheter les produits du groupe puisque leur manifeste est de «transmettre à chacun l’envie de changer ses habitudes alimentaires et de manger bio». La fondation soutient des actions autour de 3 axes : «Restaurer et protéger les écosystèmes» ; «Favoriser les connaissances sur la biodiversité» ; Eduquer et sensibiliser.»
Depuis son lancement, elle a six projets «majeurs», comme le soutien pendant 4 ans à Solagro, à travers la diffusion de son modèle «Afterres 2050» qui «propose des pistes de réflexions autour d’une transition agricole, alimentaire et énergétique en France d’ici 2050». La fondation apporte également son soutien à Cacao Forest (en faveur «d’un nouveau modèle de culture du cacao»), Inf’OGM, Générations Futures et Bio Consom’acteurs (pour le projet Ludobio). La Fondation Ecotone a aussi financé un «Calculateur d’Empreinte Pesticides» ainsi que la «carte Adonis, qui détaille l’usage des pesticides en France», développés et mis en ligne par Solagro. Ces projets sur les pesticides visent à convaincre les consommateurs de s’orienter vers les produits bio, comme l’explique Christophe Barnouin, président d’Ecotone, : «Ce Calculateur d’Empreinte Pesticides vise à sensibiliser les citoyens consommateurs et citoyennes consommatrices à l’impact réel de leurs habitudes de consommation sur leur santé et leur environnement. En optant notamment pour des produits issus de l’agriculture biologique, nous pouvons collectivement renverser le cours actuel des choses et préserver la richesse de notre écosystème dès aujourd’hui et pour les générations futures.»
Le budget global pour l’intégralité des projets serait de 350.000 euros. Bjorg affirme que d’ici 2025, elle aura investi dans la fondation 2,5 millions d’euros «pour contribuer au développement d’un système alimentaire durable».

Structure

Fondation sous égide de la Fondation de France, créée en 2017. Elle n’a donc pas de personnalité morale et juridique distincte de la Fondation de France qui l’abrite mais bénéficie des avantages de celle-ci.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Emilie Lowenbach : présidente
  • Amandine Boucher : déléguée générale
  • Alexander Wezel : expert externe
  • Philippe Pointereau : expert externe
  • Fondation de France
  • Isabelle Negrier : expert interne
  • Ludivine Court : expert interne
  • Benoît Dadolle : expert interne

Finances

La Fondation Ecotone est totalement opaque concernant ses finances. Elle est financée directement par Ecotone.

Liste non exhaustive des associations bénéficiaires des subventions

2023

2022

2021

2020

  • Afac-Agroforesteries : 26.667 €
  • Agroecology Europe : 25.000 €
  • Inf’OGM : 20.000 €
  • Générations Futures
  • Pour une autre PAC
  • Solagro
  • Cacao Forest
  • Agribio 04
  • Ecolo Crèche

2019

2018

2016

2015

2014

2013

Publié dans Financeurs, Non classé | Commentaires fermés sur Fondation Ecotone (ex-Fondation Bjorg, Bonneterre et Citoyens)

Foodwatch

53, rue Meslay
75003 Paris
Tél. : 01 43 20 86 49
E-mail : info@foodwatch.fr
Site : https://www.foodwatch.org/fr/

Profil

Foodwatch se présente comme une association de défense des consommateurs dont l’objectif est d’informer ces derniers «des pratiques trompeuses de l’industrie et des risques sanitaires sur le marché alimentaire européen». Cependant, contrairement aux grandes associations consuméristes, foodwatch se définit comme une «organisation politique» et elle s’inscrit clairement dans la mouvance écologiste.
En effet, fondée d’abord en Allemagne en 2002, puis aux Pays-Bas en 2009, en France en 2013 et en Autriche en 2020, foodwatch est une initiative de Thilo Bode, ancien directeur général de Greenpeace Allemagne (1989-1995) et de Greenpeace International (1995-2001). La directrice générale de foodwatch France est, elle aussi, une ancienne coordinatrice de campagne à Greenpeace (2009-2015). De même, le trésorier de l’association est, par ailleurs, directeur financier de Greenpeace, et une administratrice de foodwatch est directrice de la collecte de fonds chez Greenpeace. L’association travaille en partenariat avec diverses associations écologistes, comme Générations Futures, le Réseau Environnement Santé, Agir pour l’environnement et la Fondation pour la Nature et l’Homme. De plus, foodwatch n’aurait pas pu voir le jour sans l’aide financière au départ de certains acteurs des milieux écologistes, bio et anthroposophes allemands. Cependant, en 2023, foodwatch a reçu l’agrément pour exercer sur le plan national les droits reconnus aux associations agréées de consommateurs par le code de la consommation.
Avec à l’appui des campagnes médiatiques et de pétitions, la stratégie de foodwatch consiste à cibler, avec une communication professionnelle, certains produits alimentaires bien connus du grand public et de dénoncer ce qu’elle appelle les arnaques à l’étiquette, c’est-à-dire les étiquetages abusifs ou trompeurs. Foodwatch mène aussi des campagnes alarmistes contre les OGM, le glyphosate, certains additifs ou encore sur le risque de migration de substances toxiques dans l’alimentation. En 2023, foodwatch a eu plus de 3300 recensions dans les médias (télévision, documentaires, radio et web) rien qu’en France (contre 3700 en  2022).
L’association s’oppose à la spéculation sur les denrées alimentaires et milite également contre le TAFTA, le traité transatlantique en cours de négociation entre l’Europe et les Etats-Unis car il «menace les consommateurs et le contenu de leurs assiettes», ainsi que contre le CETA, un projet d’accord similaire entre l’UE et le Canada. Selon foodwatch, «l’étiquetage extensif des OGM ou l’interdiction de substances potentiellement dangereuses présentes dans l’agriculture et l’alimentation, mesures que défend foodwatch, deviendraient quasiment impossible avec l’adoption de ces traités».

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 2013. Par arrêté ministériel du 6 janvier 2023, foodwatch France a reçu l’agrément pour exercer sur le plan national les droits reconnus aux associations agréées de consommateurs par le code de la consommation.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Stéphanie Anker : présidente
  • Laurent Wainer : trésorier
  • Kathy Abiteboul : secrétaire
  • Anne-Marie Schmit
  • Loïc Cadin

Equipe

  • Karine Jacquemart : directrice générale
  • Ingrid Kragl : directrice de l’information
  • Camille Dorioz : directeur de campagnes
  • Davila Aworer : responsable Base de données et relations donateurs et donatrices
  • Emma Wibrotte  : chargée de projets web & webmarketing
  • Myriam Ezzine : responsable communication digitale et engagement
  • Audrey Morice : chargée de campagnes
  • Delphine Bunel : assistante administration et relations donateurs·rices
  • Julie Caron : directrice du développement
  • Ophélie Gass : responsable Administration et Finances

Historique

A la fin de son mandat de directeur de Greenpeace International, Thilo Bode décide de fonder une ONG de lobbying sur les questions alimentaires, affirmant avoir été motivé par la crise de la vache folle. En 2001, Thilo Bode rencontre Henner Ehringhaus, un ancien responsable du WWF International et ancien vice-président de l’entreprise anthroposophe Weleda, qui l’introduit auprès de donateurs potentiels issus de l’agriculture bio pour financer cette initiative. Thilo Bode crée d’abord foodwatch à Berlin en 2002, puis une branche hollandaise en 2009, française en 2013 et autrichienne en 2020.

Activités

Campagnes : Les principales campagnes portent sur les thématiques «arnaques sur l’étiquette», «scandales et fraudes alimentaires» et «alimentation & santé».
La dénonciation d’arnaques sur l’étiquette constitue le principal moyen de l’association pour occuper l’espace médiatique. En 2014, foodwatch lance ses cinq premières campagnes contre les «ruses légales». L’association dénonce, par exemple, la mention «100% filet» sur l’emballage de filets de dinde Leclerc, laissant croire que le produit est totalement constitué de viande de dinde. Quant au yaourt bio Vrai, foodwatch pointe du doigt la mention «arôme fruits rouges» car il ne contient pas de morceaux de fruits mais seulement un arôme qui n’est pas bio. En janvier 2015, Triballat Noyal annonce l’arrêt de la commercialisation de son yaourt bio Vrai arôme naturel fruits rouges. En juillet 2015, Leclerc décide de supprimer la mention «100% filet» sur l’emballage. Depuis, foodwatch dénonce chaque année plusieurs arnaques à l’étiquette. En septembre 2022, foodwatch dénonce la shrinkflation, ou inflation masquée, en révélant la pratique de l’industrie agroalimentaire qui consiste à réduire la taille des produits, tout en augmentant leur prix au kilo ou au litre.
Concernant les scandales et fraudes, foodwatch est notamment intervenu dans l’affaire de l’eau minérale filtrée, les affaires Spanghero (viande de cheval), Lactalis (lait infantile contaminé) ou encore les dossiers des pizzas Buitoni contaminées à la bactérie E.Coli et des Kinder à la salmonelle.
Sur les aspects santé, foodwatch s’oppose à certains additifs alimentaires, s’étant par exemple allié à Agir pour l’environnement pour dénoncer l’additif E171 (dioxyde de titane). En décembre 2018, dans une tribune publiée dans Le Monde, 22 organisations de la société civile dont foodwatch, interpellent Bercy pour concrétiser la suspension de l’E171. Après l’interdiction de l’E171, foodwatch, en partenariat avec l’application Yuka et La ligue contre le cancer, a lancé une nouvelle campagne en novembre 2019 pour exiger «l’interdiction des nitrites ajoutés dans l’alimentation». Depuis 2021, l’association dénonce l’oxyde d’éthylène, un «désinfectant cancérogène, mutagène et reprotoxique, qui a contaminé des milliers d’aliments vendus et consommés partout en Europe où son utilisation est pourtant interdite».
En octobre 2015, en partenariat avec André Cicolella du Réseau Environnement Santé, foodwatch révèle que des aliments de grande consommation, conditionnés dans des emballages carton – souvent recyclés –, «sont contaminés par des huiles minérales, hydrocarbures dangereux pour la santé». Foodwatch demande des mesures urgentes à ce sujet et lance une pétition en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Quelques mois plus tard, foodwatch se félicite que E.Leclerc, Carrefour, Lidl, Intermarché, Casino et Système U se sont formellement engagés à bannir les MOAH de leurs aliments.
Foodwatch se mobilise aussi contre les pesticides. L’association s’est jointe, par exemple, à une quarantaine d’organisations européennes (Amis de la Terre, Générations Futures, Greenpeace, Réseau Environnement Santé, Fondation Sciences Citoyennes…) pour faire pression sur la Commission européenne sur la question du glyphosate.
Publications : Foodwatch publie ponctuellement des rapports, comme The dark side of grains, le côté obscur des céréales (2023), Les enfants, cibles du marketing de la malbouffe : l’heure de l’action politique (2023), Malbouffe : 10 exemples illustrant la surexposition des plus jeunes au marketing et à la publicité des produits trop gras, trop sucrés, trop salés (2023), Locked-in Pesticides (2022), Pesticides : Stop au boomerang empoisonné ! (2020). En 2021, l’association a publié le livre Manger du faux pour de vrai.
Pétitions :
En appui de ses campagnes, foodwatch lance régulièrement des pétitions (dont certaines en partenariat avec d’autres ONG), comme par exemple en 2025, une pétition européenne pour interdire l’aspartame, en partenariat avec La Ligue contre le cancer et Yuka. Parmi les autres pétitions lancées : «Non à l’aspartame dans nos aliments et boissons !» (229.407 signatures), «Thon et mercure : la grande distribution doit retirer le poison de ses rayons»  (51.440 signatures), «Accords de commerce : ni UE-Mercosur, ni CETA !» (158.553 signatures), «Supermarchés : sortez les pesticides de nos céréales !» (103.640 signatures), «Dérivés de pétrole dans nos aliments : non aux huiles minérales !» (204.977 signatures), «En finir avec le glyphosate en Europe… enfin !» (628.723 signatures).
Lobbying : Foodwatch déclare avoir dépensé entre 75.000 et 100.000 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs en 2023 (entre 50.000 et 75.000 euros en 2022, entre 25.000 et 50.000 euros  en 2021, entre 200.000 et 300.000 euros en 2020, et entre 10.000 et 25.000 euros annuellement en 2019, en 2018 et en 2019). Elle a déclaré 5 actions de lobbying en 2023, 3 en 2022 et 4 en 2021.
Contentieux : L’association utilise ponctuellement l’arme juridique. En avril 2016, foodwatch lance une action administrative contre Auchan, pour obtenir le retrait de ses lentilles corail, qui affichaient la plus forte contamination par les hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH) parmi les produits testés. En février 2018, l’association porte plainte avec plusieurs parents dans l’affaire Lactalis «pour 12 infractions qui engagent la responsabilité de tous les acteurs impliqués». En 2019, foodwatch a porté plainte contre le site internet «biologiquement.com», car ce dernier «vend des produits prônant des allégations “anticancer”», alors que ce type de pratique tombe «sous le coup de l’illégalité». La même année, elle a aussi porté plainte «contre le cabinet de lobby de Monsanto», car deux responsables de l’association font «partie des personnes fichées dans leur dossier d’influence sur le glyphosate». En 2022, l’association porte plainte, aux côtés des familles victimes, dans l’affaire des pizzas Buitoni (Nestlé) contaminées à la bactérie E.coli et dans celle concernant les chocolats Kinder contaminés à la salmonelle (Ferrero). En 2024, elle porte plainte contre Nestlé Waters et Sources Alma dans l’affaire des eaux minérales illégalement filtrées.

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
20231.261.762 €1.191.945 €69.818 €
20221.052.499 €1.000.049 €52.450 €
20211.654.852 €932.624 €722.228 €
2020771.413 €776.748 €-5334 €
2019809.550 €783.836 €25.715 €
2018886.133 €817.561 €68.572 €
2017762.451 €683.419 €79.031 €
201635.681 €542.946 €-507.265 €
201544.960 €268.558 €-223.598 €

Foodwatch France affirme être «uniquement financée par les dons de particuliers, fondations ou sociétés». En fait, pendant plusieurs années, ses ressources ont presque entièrement dépendu de foodwatch Allemagne. Elle précise que pour son lancement, elle aurait reçu de foodwatch Allemagne des aides d’environ 130.000 euros en 2013 et de 200.000 euros en 2014. Foodwatch Allemagne a octroyé à foodwatch France un don de 580.000 euros en 2018 (contre 610.000 euros en 2017, 12.500 euros en 2016 et 30.000 euros en 2015). De novembre 2014 à décembre 2016, le montant total des prêts de foodwatch Allemagne en faveur de sa branche française s’élève à 760.000 euros, prêts intégralement abandonnés en 2021 par foodwatch Allemagne (ce qui a fait augmenter les produits pour cette année-là). Donc, depuis sa création, foodwatch France a reçu plus de 2 millions d’euros de la branche allemande.
L’objectif de foodwatch France a ensuite été de financer son travail en France par des dons et les cotisations de ses membres. Ce n’est qu’en 2016 qu’elle a  mis en place les moyens de récolter des dons. En 2023, l’effort de recherche de fonds représente 22% de ses ressources, c’est-à-dire 280.923 euros. Les dons en 2023 représentent 964.485 euros (contre 816.886 euros en 2022, 668.939 euros en 2021, 406.431 euros en 2020, 201.513 euros en 2019, 92.814 euros en 2018, 41.289 euros en 2017 et 20.673 euros en 2016). En 2023, l’association a aussi reçu 265.684 euros de «contributions financières sans contrepartie» qui correspondent «aux fonds versés par d’autres associations ou fondations sous forme de mécénat, partenariats, ou tout autre concours, et en particulier par foodwatch Allemagne». Sur ce même exercice, l’association a reçu 82.944 euros en provenance d’Allemagne et 180.535 euros en provenance de Suisse. En 2018, l’association a reçu une subvention de 108.097 euros de Google Ad Grants et 98.345 euros en 2017 (il s’agit de publicité offerte par Google avec des liens sponsorisés, les «Adwords»).
Au nom de l’indépendance, foodwatch dit ne pas accepter d’argent provenant de l’industrie agro-alimentaire, de fonds publics, ni des grandes entreprises de la distribution alimentaire. Cependant, pour son capital de démarrage d’environ 1,5 million d’euros, foodwatch Allemagne a emprunté à la GLS Bank, une banque d’inspiration anthroposophe, et reçu d’importantes subventions notamment du milliardaire Rolf Gerling, administrateur d’un institut de recherche sur l’agriculture biologique, d’Alfred Ritter, fondateur de l’entreprise agroalimentaire Ritter Sport, de Karl Ludwig Schweisfurth, producteur bio, Nikolai Fuchs, coordinateur européen de Demeter International, la marque agricole d’inspiration anthroposophe.
Foodwatch France précise : «Tous les dons supérieurs ou égaux à 500 euros par an, qu’ils soient effectués par des entreprises ou des particuliers, feront l’objet d’un contrôle, afin d’exclure tout lien avec les secteurs mentionnés. Les noms de tous les grands donateurs (à partir de 5000 euros) sont cités sur le site internet de foodwatch – c’est la condition sine qua non pour que nous acceptions ces fonds.»
En 2023, les ressources de foodwatch Allemagne s’élèvent à environ 4,6 millions d’euros et environ 850.000 euros pour foodwatch Pays-Bas.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés sur Foodwatch

Réseau Action Climat

Mundo M – 47 avenue Pasteur
93100 Montreuil
Tél. : 01 48 58 83 92
Email : infos@rac-f.org
Site : https://reseauactionclimat.org/

Profil

Le Réseau Action Climat-France (RAC-F) est une des principales structures de lobbying sur le thème de l’effet de serre et du changement climatique. Il encourage «l’ambition climatique de la France et son soutien au cadre européen en actant l’objectif de baisse d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre en 2030». Il est le représentant français du réseau mondial d’ONG concernées par les changements climatiques, le Climate Action Network (CAN), qui revendique plus de 1900 ONG membres dans 130 pays. Le RAC-F fédère 27 associations nationales (dont Greenpeace, le WWF, Les Amis de la Terre, Agir pour l’environnement, LPO, Réseau Sortir du nucléaire, Zero Waste France, France Nature Environnement, Fondation pour la nature et l’homme, WECF France…), 10 associations locales et 35 adhérents individuels.
L’objectif de RAC-F est notamment de «porter d’une seule voix auprès des décideurs des solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les principaux secteurs responsables : transport, agriculture et alimentation, logement, industrie lourde, production et consommation d’énergie, etc.» Il effectue donc principalement un travail de communication auprès du grand public, y compris dans les écoles, par le biais d’interventions médiatiques, de débats ou de documents de campagnes. En 2023, le RAC-F a notamment édité avec l’ADEME un «kit de formation» sur les enjeux du changement climatique.
Le RAC-F a pour mission de «dénoncer les lobbies ou les Etats qui ralentissent ou affaiblissent l’action internationale» et son président estime que «la surconsommation de masse et nos modes de vie deviennent des questions environnementales prioritaires». Le réseau souligne aussi la nécessité «d’adopter une vision féministe de la diplomatie climatique» car «c’est reconnaître que les économies extractivistes, productivistes et colonialistes sont intrinsèquement liées au système de domination patriarcale.»
En amont des négociations internationales sur le climat, le RAC-F fait un lobbying important auprès des décideurs français et des cabinets ministériels. Toutefois, le président du RAC-F estime que «le rapport des forces nous est pour l’instant défavorable», ajoutant que «le RAC et les autres ONG ont leur part de responsabilité dans cette situation. Notre message reste souvent perçu comme anxiogène (…).» Il préconise de «communiquer bien davantage sur les solutions que nous proposons en matière de consommation et de production d’énergie et, plus encore, sur les opportunités qu’elles représentent pour l’emploi non délocalisable, le pouvoir d’achat, la réduction de la précarité énergétique, la santé, etc.».
Le RAC-F dénonce ce qu’il appelle de «fausses solutions», comme le nucléaire car il «comporte trop de risques pour être un vrai progrès pour le climat», ou encore les agrocarburants et le label bas-carbone qualifiés de «greenwashing». Le RAC-F demande que la France supprime «les nombreuses subventions nocives pour l’environnement, qui vont à l’encontre du principe pollueur-payeur», notamment les avantages fiscaux pour l’aviation, les transporteurs routiers, les agrocarburants, le fioul utilisé comme carburant, les engrais, etc.
De même, sur les questions agricoles, RAC-F propose de «réduire la consommation de viande, de lait et de produits laitiers car leurs productions sont de grosses émettrices de GES», de manger bio et de «développer une véritable agriculture durable et paysanne». De manière plus générale, RAC-F dénonce les risques liés à l’adoption d’accords commerciaux, comme le TAFTA ou le CETA, «qui menacent les acquis de l’accord de Paris».
Outre ses activités en France, RAC-F coordonne le Réseau Climat & Développement, comprenant plus de 80 ONG francophones, qui vise entre autres à «renforcer l’influence de la société civile et des délégués africains francophones dans les négociations internationales sur le climat»

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1996. Le RAC-F est agréé au niveau national comme association de protection de l’environnement, association d’intérêt général et association nationale de jeunesse et d’éducation populaire. Il est reconnu par la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques.

Dirigeants

Bureau exécutif

  • Edouard Toulouse : président
  • Charlotte Izard : trésorière
  • Philippe Quirion
  • Antoine Bonduelle
  • Damien Demailly
  • Lucile Dufour
  • Raphaëlle Gauthier
  • Venance Journé

Equipe salariée

  • Morgane Créach : directrice
  • Carole Brun : Directrice administrative et financière
  • Emmanuel Bernard : gestionnaire administratif
  • Mathilde Lebourgeois : Directrice communication
  • Benjamin Crettenand : chargé de sensibilisation au changement climatique
  • Anne Bringault : Directrice des programmes
  • Alix Mazounie : coordinatrice des programmes
  • Cyrielle Denhartigh : coordinatrice des programmes
  • Ronan Groussier : Responsable Agriculture
  • Benoit Granier : responsable alimentation
  • Pierre Leflaive : responsable transports
  • Alexis Chailloux : Responsable Transports
  • Antoine Durand : Responsable Transition écologique et emplois
  • Aurélie Brunstein : Responsable Industrie
  • Emeline Notari : Responsable Financements de la Transition Ecologique
  • Clara Sannicolo : Responsable Climat & Territoires
  • Caroline François-Marsal : Responsable Europe
  • Gaia Febvre : Responsable Politiques Internationales
  • Marine Pouget : Responsable gouvernance internationale sur le climat
  • Bastien Cuq : Responsable énergie

Activités

Communication et publications. RAC-F publie régulièrement des brochures, des notes de position, des briefings presse, des études… En 2023, RAC-F a édité 22 publications, a diffusé 35 communiqués de presse et a eu 1550 retombées presse. En 2024, le RAC-F a publié une douzaine de rapports dont COP29 : face à un climat de plus en plus invivable, la solidarité des peuples, Diplomatie féministe : un levier puissant de lutte pour la justice climatique, La biodiversité au cœur de la crise climatique – Décryptage COP16, Réduire le trafic aérien de manière juste et efficace. RAC-F publie aussi des documents davantage destinés au grand public, comme en 2024 trois publications sur les «bonnes pratiques dans les transports : offres tarifaires, réseaux cyclables, cars express…», ou en 2022 la brochure Répondre aux défis climatiques : l’alimentation, ou encore, en 2017, la bande dessinée Planetman contre le changement climatique qui «vise à montrer que tout le monde peut agir pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre».
RAC-F a développé en 2018 un outil de suivi en ligne des politiques publiques baptisé «Observatoire Climat Energie» qui «permet de suivre les objectifs présents dans les lois et les textes réglementaires». RAC-F a participé à la création du Collectif Nourrir «pour élaborer sa nouvelle position sur l’alimentation ainsi que dans les travaux de consultation sur la déclinaison de la PAC en France».
En juin 2012, avec la FNH, le RAC-F lance une campagne avec un appel «Stop aux subventions à la pollution» soutenu par une trentaine d’associations, plus de 50 économistes et 14.000 signataires. Depuis 2012, le RAC-F travaille sur le sujet des émissions liées à la consommation. Il participe également au débat sur la transition énergétique au sein du Conseil national du débat sur la transition énergétique et des groupes de travail. Le RAC-F anime des formations auprès d’associations, de collectivités et de services déconcentrés de l’Etat sur les changements climatiques et les Plans Climat Energie Territorial.
En 2022, dans la perspective de l’élection présidentielle, RAC-F a publié un bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron et de sa majorité présidentielle sur le climat et la transition énergétique, estimant que «la plupart des indicateurs sont donc dans le rouge». Le réseau a ensuite diffusé «sept axes pour le climat» ainsi que décrypté les différents programmes des candidats.
Lobbying : Le RAC-F suit les engagements et les actions de l’Etat et des collectivités locales en ce qui concerne la lutte contre l’effet de serre, avec un lobbying soutenu auprès des élus. C’est avant tout l’interlocuteur privilégié des autorités lors des négociations internationales, comme avec lors des différentes COP. En 2021, le RAC-F a participé à la COP26 et «réalisé un travail de coordination de ses associations membres, de positionnement, de plaidoyer et de sensibilisation médiatique. Il a ainsi poussé la France à augmenter ses financements climat, stopper ses subventions publiques aux projets d’énergies fossiles à l’étranger et financer les pertes et dommages liées au changement climatique».
En 2007, le Réseau Climat & Développement (RC&D) a été créé pour «renforcer l’influence de la société civile et des délégués africains francophones dans les négociations internationales sur le climat». Ce réseau regroupe aujourd’hui plus de 80 associations africaines et est coordonné par RAC-F et ENDA Energie. RAC-F participe a des études concernant le climat. En 2015, le RC&D a créé une équipe spéciale d’«ambassadeurs climatiques» composée de 6 membres, chargés de relayer ses positions.
RAC-F déclare avoir dépensé annuellement depuis 2017 moins de 10.000 euros pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 55 actions en 2023, 3 actions en 2022, 5 actions de lobbying en 2021, 7 actions en 2020 et en 2019, 8 actions en 2018 et 6 actions en 2017. Pour le lobbying auprès des instances européennes, l’association déclare 1,8 équivalents temps plein.

Finances

En 2023, RAC-F dépend à 93% de subventions pour un montant de 1.877.569 euros (62% de subventions privées, 28% de subventions publiques françaises, 3% de subventions publiques européennes).

AnnéeProduitsChargesRésultat
20232.020.395 €1.980.699 €39.696 €
20221.847.105 €1.779.238 €67.867 €
20211.765.694 €1.721.787 €43.908 €
20201.252.236 €1.206.080 €46.156 €
2019989.279 €971.887 €17.392 €
20181.033.829 €1.019.838 €13.991 €
2017942.150 €930.574 €11.576 €
2016907.458 €901.299 €6159 €
2015985.689 €979.338 €6351 €
2014902.583 €901.448 €1135 €
2013859.464 €858.461 €1003 €
2012655.871 €654.582 €1289 €
2011599.901 €598.506 €1395 €
2010664.014 €662.828 €1186 €
2009447.406 €445.770 €1636 €
2008464.729 €461.176 €3553 €
2007230.865 €227.815 €3050 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

RAC-F est opaque concernant les sommes octroyées par ses différentes sources de financement. En 2022, l’Agence française de développement (AFD) a octroyé 425.736 euros sur trois ans afin de «renforcer la structuration et les capacités de la société civile française sur le climat pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris». Sur son site, l’Oak Foundation dit avoir donné une somme de 500.000 dollars sur trois ans. La Fondation pour le progrès de l’homme a donné 20.000 euros en 2020 et 2019, et plus de 9000 euros chaque année depuis 2015.
En 2019, RAC-F a reçu 153.300 euros des ministères (contre 165.775 en 2018, 272.725 euros  en 2017, 277.840 euros en 2016, 167.470 euros en 2015, 155.800 euros en 2014, 173.000 euros en 2013 et 230.281 euros en 2012). La Ville de Paris a octroyé 10.000 euros en 2019 (contre 12.000 euros en 2018).
En 2016, RAC-F a reçu 12.000 euros de la  Réserve parlementaire du groupe EELV à l’Assemblée nationale, 5000 euros du député PS Jean-Paul Chanteguet, 2000 euros de la députée PS Geneviève Gaillard, 5000 euros du sénateur Ronan Dantec et 2000 euros de la sénatrice Chantal Jouanno. En 2016, le collectif a reçu 42.000 euros de la Région Ile-de-France (contre 15.000 euros en 2015, 5833 euros en 2013 et 10.583 en 2012) et 10.000 euros de la Ville de Paris. En 2014, il a reçu 15.000 euros de la Réserve parlementaire du groupe EELV à l’Assemblée nationale. En 2015, il a reçu 5000 euros du sénateur écologiste Jean-Vincent Placé (contre 16.000 euros en 2013).

2023
European Climate Foundation742.000 €
ADEME268.173 €
Ministères120.000 €
Union européenne (LIFE)51.576 €
Mairie de Paris3000 €
Oak Foundationnon connu
AFDnon connu
Climate Worksnon connu
ECOSnon connu
European Public Health Alliancenon connu
Feedbacknon connu
Fondation Carassonon connu
Fondation Patagonianon connu
Fondation Porticusnon connu
Fondation Léa Naturenon connu
Fondation pour le progrès de l'Hommenon connu
2022
European Climate Foundation609.024 €
ADEME251.379 €
Ministères150.000 €
Union européenne (LIFE)51.576 €
Mairie de Paris7000 €
Oak Foundationnon connu
AFDnon connu
Climate Worksnon connu
ECOSnon connu
Feedbacknon connu
Fondation Carassonon connu
EUKInon connu
Fondation pour le progrès de l'Hommenon connu
2020
European Climate Foundation479.795 €
ADEME256.999 €
Oak Foundation243.000 €
Ministère de la Transition écologique135.000 €
Union européenne (LIFE)59.113 €
Fondation pour le progrès de l'Homme20.000 €
Publié dans association, Réseau Action Climat | Commentaires fermés sur Réseau Action Climat

Maud Fontenoy Fondation

La Maison Champs-Elysées
8, rue Jean Goujon
75008 Paris
E-mail : contact@maudfontenoyfondation.com
Sites : http://www.maudfontenoyfondation.com

Profil

logo-maud-fontenoy-fondationAssociation de droit néerlandais et «hébergée» par le luxueux hôtel-boutique 5 étoiles «La Maison Champs-Elysées», la Maud Fontenoy Fondation (MFF) affirme défendre une écologie «pragmatique» et «sans idéologie». Elle a «pour vocation de sensibiliser le grand public, plus particulièrement la jeune génération aux enjeux et défis à relever pour préserver les océans», principalement par la distribution gratuite de kits pédagogiques dans les écoles quand celles-ci en font la demande. Selon la MFF, plus de 120.000 enfants ont travaillé avec leurs supports pédagogiques en 2016.
La fondation a un caractère familial puisque dans l’équipe se trouvent la mère de Maud Fontenoy ainsi que ses deux frères et sa belle-sœur, tous ayant par ailleurs des responsabilités au sein du petit empire immobilier créé par le père de la navigatrice.
La MFF jouit d’une bonne notoriété grâce à la personnalité très médiatique de Maud Fontenoy et sa stratégie de communication impliquant des people. Ainsi, la fondation est parrainée par Luc Besson et, lors de son gala annuel, de nombreuses vedettes sont conviées (Alain Delon, Claude Lelouch, Patrick Bruel, Nolwenn Leroy, Michel Drucker, Marion Cotillard, Monica Bellucci, Richard Berry, etc.). Outre ces vedettes, la MFF bénéficie du soutien de personnalités politiques comme Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Jack Lang ou Jean-Louis Borloo.
A l’instar de la Fondation pour la Nature et l’Homme et de la Fondation GoodPlanet, la MFF entretient un partenariat étroit avec le monde de l’entreprise et de la finance. L’un des administrateurs de la fondation est François Pinault, ancien PDG du groupe Pinault-Printemps-Redoute, et dans son combat, elle reçoit le soutien d’importants hommes d’affaires comme Vincent Bolloré, Laurent Dassault, Gérard Mestrallet, mais aussi Dominique Desseigne, PDG du groupe Lucien Barrière. Les partenaires officiels sont : Carrefour, Hase, Orpea et le groupe Sodoca, numéro un de la distribution pour le bâtiment et l’industrie.
Certaines associations écologistes de terrain sont assez circonspectes à propos des actions de la MFF. France Nature Environnement estime par exemple que «hormis son kit, elle n’apparaît pas beaucoup sur nos terrains, que ce soit l’éducation ou la défense du littoral». Pour sa part, le journal radical La décroissance a organisé une pétition intitulée «Débarquons Maud Fontenoy des écoles», demandant que les «kits pédagogiques» de sa fondation ne soient plus distribués dans les écoles. Reporterre s’aligen sur cette position, estimant que ces kits constituent «une privatisation de l’éducation».

Structure

Association à but non lucratif, enregistrée le 14 novembre 2007 à la Chambre de Commerce d’Amsterdam, sous le n°34287893. Son siège social est situé à Loosduinenstraat 30, 2729CZ Zoetermeer. Il existe aussi une association de la loi 1901 baptisée «Maud Fontenoy France», déposée en avril 2009, dont le siège social est à l’adresse postale de la Maud Fontenoy Fondation, à «La Maison Champs-Elysées».

Dirigeants

Conseil d’administration de la MFF (2008)

  • Saskia Schuit
  • Maud Fontenoy
  • François Pinault
  • Aude-Justine Degeorges Fontenoy

Bureau de l’association Maud Fontenoy France

  • Maud Fontenoy : présidente
  • Aude-Justine Degeorges Fontenoy : secrétaire
  • Nadine Cauet : trésorière

Equipe

  • Florentine Leloup : secrétariat général
  • Roch Fontenoy : logisticien
  • Aude-Justine Degeorges Fontenoy : comptabilité
  • Cyril Petit : graphiste

Comité d’experts

  • Francis Vallat
  • Jean de Kervasdoué
  • Jean-Marie Chevalier
  • Pierre-Georges Dachicourt
  • Lahsen Ababouch
  • Gauthier Chapelle
  • Nardo Vicente
  • Pierre Audigier
  • Stéphane La Barre

Parrain

  • Luc Besson

Activités

Depuis 2009, la MFF élabore un kit pédagogique pour les écoles primaires (en collaboration avec l’Unicef) et pour les collèges (en collaboration avec l’UICN) afin de sensibiliser les jeunes aux enjeux de l’accès à l’eau, aux dangers de la pollution marine et au cycle de l’eau. La MFF affirme qu’elle distribue gratuitement chaque année ces kits «à toutes les écoles primaires» et «à tous les collèges». En réalité, il est difficile d’estimer le nombre de kits réellement distribués puisqu’ils sont envoyés «sur demande». Chaque été, la MFF organise la «Tournée des Plages» avec un «village itinérant» dans une vingtaine de villes-étapes du littoral français pour sensibiliser les vacanciers, avec le soutien notamment du Conservatoire du Littoral. La MFF organise aussi chaque année un «défi scolaire national», avec une remise de prix aux lauréats organisée lors de la Journée mondiale de l’environnement. Le nombre d’inscrits aux défis scolaires est d’environ 1500, c’est-à-dire quelque 40.000 élèves. En 2018, un accord-cadre de partenariat a été signé entre la MFF et le ministère de l’Education pour la période 2018-2020.
Tout au long de l’année, la MFF accueille des scolaires sur le Tahia, le voilier de Maud Fontenoy. De plus, elle travaille en partenariat avec le Secours Populaire pour offrir, par exemple, une journée de navigation à des enfants défavorisés. Ou encore, comme en août 2013, accueillir  sur l’île Sainte-Marguerite située en face de Cannes 400 enfants du Secours Populaire Français qui n’étaient jamais partis en vacances et n’avaient jamais vu la mer.
En 2012-2013, la MFF a organisé une campagne d’affichage, réalisée par BETC Euro RSCG. En mai 2013, la MFF propose de faire signer la Charte pour sauver les océans, «dix gestes clés qui permettent à chacun d’adopter une attitude écoresponsable dans sa vie quotidienne». En décembre 2013, la MFF s’est associée à l’Union nationale du sport scolaire pour lancer le trophée 2i2d, initiative innovation pour le développement durable. En septembre 2014, la MFF a présenté officiellement les nouveaux kits pédagogiques scolaires 2014-2015. En octobre 2014, la MFF diffuse un clip d’animation pédagogique de 3 minutes sur l’Océan. En 2015, elle a lancé la campagne «Changement climatique : il est temps de se bouger !». Depuis 2015, la Fondation propose un livret pédagogique destiné aux écoles maternelles, élaboré en coopération avec le ministère de l’Education nationale : l’abécédaire L’océan c’est la vie. En 2019, la MFF a organisé le 1er prix Maternelle des Défis pour l’Océan.
En juin 2015, le Gala de charité de la MFF s’est tenu à l’Hôtel Bristol, sous le haut patronage du Prince Albert II de Monaco. Les bénéfices de la vente aux enchères, organisée à l’occasion de cette soirée, doivent financer les programmes pédagogiques de la Fondation mais également l’orphelinat de Madagascar «Les terreaux de l’espoir». En juillet 2015, la MFF a lancé une nouvelle campagne d’affichage, en vue de la COP21, composée de trois visuels réalisés par BETC EURO RSCG.

Finances

Les finances de la MFF comme celles de l’association Maud Fontenoy France sont opaques. Sur son site, il n’y a ni bilan ni détails des sommes octroyées. Comme l’explique un article de l’Express de juin 2011, «Maud Fontenoy n’aime pas parler d’argent. Le budget de sa fondation? “Environ 500.000 euros par an”, avance-t-elle après un long temps d’hésitation. Difficile d’en savoir plus : comme les autres structures de droit néerlandais, la Maud Fontenoy Foundation, basée à Zoetermeer, n’est pas tenue de publier ses comptes.»

Maud Fontenoy France

AnnéeProduitsChargesRésultat
2022246.478 €171.689 €74.789 €
202133.252 €186.876 €-153.624 €
2020174.094 €137.589 €36.505 €
2019447.249 €205.371 €241.878 €
201853.879 €135.022 €-81.143 €
201730.256 €182.049 €-151.793 €
201655.790 €246.860 €-191.070 €
2015429.257 €379.862 €49.395 €
2014438.746 €328.152 €110.594 €
2013887.600 €775.145 €112.456 €
2012941.132 €904.203 €35.172 €
2011669.843 €583.578 €134.670 €

Dans son Rapport d’activité 2019, la MFF affirme que ses ressources proviennent à 71% de dons et à 29% de sponsoring, sans donner davantage de précisions (contre 94% de mécénat d’entreprise et à 6% de dons privés en 2018). Dans son Rapport d’activité 2014, la MFF affirme avoir eu 438.795 euros de recettes, provenant principalement du mécénat. En 2013, elle a eu 792.000 euros de recettes, provenant du mécénat (600.000 euros), de dons divers (100.000 euros), du Gala caritatif (50.000 euros) et de subventions publiques (42.000 euros). Dans son Rapport d’activité 2012, la MFF affirme avoir eu 701.000 euros de recettes, provenant du mécénat (450.000 euros), de dons divers (140.000 euros), du Gala caritatif (110.000 euros) et de subventions publiques (1000 euros).
Sur le site de la MFF, les partenaires «officiels» sont les suivants suivants : Fondation Carrefour, Orpea, Groupe Socoda, Hase. D’autres partenaires apparaissent, notamment : Fondation Orange, Fondation EDF, Bolloré, Havas, La Poste, Altran, Kusmi Tea, Euro RSCG. Fin 2010, HSBC France a annoncé donner à la MFF 115.000 euros par an sur 3 ans affectés au programme d’éducation «sauvons la biodiversité marine» destiné aux collèges publics et privés en France. En 2017, la Fondation Carrefour a octroyé 50.000 euros pour «un outil pédagogique de sensibilisation à la lutte contre le gaspillage alimentaire destiné aux écoles primaires». En 2014, la Fondation Carrefour a octroyé une subvention de 100.000 euros pour une campagne de communication sur le thème «Changement climatique : il est temps de se bouger !». En 2013, la Fondation Carrefour a donné 150.000 euros pour un «kit pédagogique gratuit destiné à éveiller l’intérêt des collégiens pour les océans» et à le sensibiliser sur les questions de préservation.
En 2010, l’Ademe a octroyé 50.000 euros à Maud Fontenoy France. En 2009, la MFF a reçu 50.000 euros du ministère de l’Education nationale, 22.500 euros du ministère de l’Ecologie et 30.000 euros du ministère de l’Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales. En 2010, la fondation a reçu 50.000 euros du ministère de l’Education nationale et 20.000 euros du ministère de l’Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales. En 2013, le Conseil général des Alpes-Maritimes a octroyé une aide de 30.000 euros à Maud Fontenoy France, pour l’opération «Les oubliés des vacances en mer».
En avril 2013, Maud Fontenoy devient la nouvelle ambassadrice d’Optic 2000 avec à la clé une aide financière pour la MFF. Elle a un accord similaire avec la marque de poêles Hase dont elle est ambassadrice. De plus, chaque année un gala caritatif est organisé (à l’hôtel de la Marine en 2014, à l’Hôtel Bristol de Monaco en 2015, à bord de la péniche Ducasse sur Seine à Paris en 2019), dont le ticket d’entrée s’élevait en 2011 à 10.000 euros la table de dix couverts, afin de récolter des fonds.

Publié dans association, Maud Fontenoy Fondation | Commentaires fermés sur Maud Fontenoy Fondation